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Théâtre et autres arts

I. Le corps dans le spectacle vivant


Rapport de l’artiste à son corps. Possibilité de faire de son corps une oeuvre d’art. Le corps comme militant ou encore le corps sportif comme spectacle. 


La notion de corps est marqué par une série d’opposition. 

Corpus> dimension physique du corps humain, en opposition avec l’âme, principe vital => le corps est donc vu comme une matière. 

La voix est liée à l’oreille et au souffle mais est aussi sentie comme matérielle et est rattachée à l’âme. 

Pourtant, la voix est production physique et corporelle, tout comme le mouvement (on parle d’ailleurs de « geste vocal »). Alors pourquoi cette opposition a-t-elle traversé les siècles ? Parce qu’elle renforcée par l’usage de la communication verbale. 


Ce corps signifiant est celui qui nous intéresse. 

Le corps du spectateur est loin d’être passif il met en place une manifestation d’une activité intérieure et est l’expression d’une pratique culturelle très codifiée. L’acteur est par définition celui qui agit: il met son corps en jeu et construit pour le spectateur des conduites fictives. On a été éduqué a ne plus bouger ça na pas toujours été le cas mais le corps du spectateur est très surveiller. Le public bien éveiller fait silence et va suspendre tout mouvement avant l’applaudissement final. 


Le corps en scène: une juxtaposition d’éléments multiples 

  • le corps de l’acteur: un objet à distance et le support de processus de symbolisation 
  • Une triple nature du corps de l’acteur:
  • Le corps réelle (présence)
  • Le corps ludique (performance)
  • Le corps fictif du personnage (mimésis)


Exemple de l’opéra comique Le médecin malgré lui: une comédie de Molière (1666) transposée en livret pour Gounod en 1858 par les librettistes Barbier et Carré 

Un opéra comique: scènes chantées qui alternent avec des dialogues parlées (descend de la comédie-ballet). 

=> comment le cours des chanteurs et chanteuses occupe-t-il l’espace ? 


Un problème sui se pose d’ordre socio culturelle, avec une scène de violence conjugale. Martine est battue mais on ne la voit pas, le jeu avec la bienséance classique est réinventé pour ne pas permettre un voyeurisme autour de la violence, cela apporte une forme de comique. Les gestes masculins sont tournés en dérision. Les vêtements aussi mettent en avant cette dérision apportée à cet opéra. L’opéra fait chanté les personnages ensemble mais ils ne chantent pas la même chose. Ici, le corps est mobile dans l’espace de jeu. Les acteurs sautent, courent, se penchent, se cachent, ils dansent aussi, ce qui amènent tune mobilité des corps dans l’espace de jeu. Ce qui peut faire peur dans un opéra c’est le coté sombre etc. Cependant la mise en scène contemporaine permet une représentation des corps au delà de la représentation des partitions. 


Le corps et les arts 

Le corps a très longtemps été oublié. C’est la commedia Dell’arte qui marque un tournant dans la prise en compte de l’expressivité de la danse, du mime et du chant au théâtre. En dehors de cet exemple, il faut attendre le XXe siècle pour que le corps soit prit en compte comme unité organique. Les vertus expressives du corps va apparaitre autant en danse avec Isadora Duncan qu’en théâtre avec Vsevolod Meyerhold. 


Isadora Duncan va théorisé la danse libre et va l’expérimenté. Ce courant est né au début du XXe siècle et est sur les recherches des mouvements du corps en dehors de tout humanisme. Il s’oppose donc à la danse classique qui fige le corps autour de position fixatrices. Elle se présente ainsi sur scène avec un simple justaucorps et sans décor afin de montrer comment le corps va réagir en laissent libre cours à ses mouvements et dans la liberté de ses mouvements. 


Vsevolod Meyerhold devient chef de révolution et lance l’octobre théâtrale. Il milite pour le théâtre d’agitation. Pour lui la scène doit être un « verre grossissant ». Il cherche un jeu expressionniste. Il schématise des positions du corps humains à partir du constructivisme et des production de formes abstraites à partir de matériaux industriels. Il supprime aussi le rideau, la peinture et le décor dans un but de réunification de la salle et de la scène afin de ne pas laisser le spectateur indifférent. Il va ainsi concevoir la scénographie à partir du corps de l’acteur en mouvement et va estimer que l’imagination du spectateur va opérer. Les acteurs font la démonstration de la biomécanique (terme diffusé à partir de 1922 lors de son discours aux élèves du conservatoire de Moscou. Des exercices visant à leur fournir les lois qui règlent le mouvement faisant appel à divers disciplines comme la gymnastiques, les arts martiaux, la danse et le rythme. Il s’appuie sur les études de William James qui reconnaît trois étapes dans la façon dont un être humain réagit: d’abord un état psychologique puis une perception et enfin la transformation de cet état et de cette perception en état de conscience nommé émotion. Il s’inspire aussi de Taylor, qui cherche à ôter chez l’ouvrier tous les gestes industriels au processus de travail pour atteindre une productivité plus efficace. 

Une action en biomécanique début par un refus, ce qui prépare l’action est son opposé. Puis s’en suit la phrase et enfin la danse. 


Au début du XXe siècle, il ya donc un vrai questionnement sur la façon de rendre compte de ce corps en mouvement. 


On arrive en 1960, avec une valorisation du corps qui s’est accrue. 

Peter Brook dit dans l’espace vide « je peux prendre n’importe quel espace vide et l’appeler une scène. Quelqu’un travers cet espace vite pendant que quelqu’un d’autre l’observe, et c’est suffisant pour que l’acte théâtrale soit amorcé ». 



Théâtre et autres arts

I. Le corps dans le spectacle vivant


Rapport de l’artiste à son corps. Possibilité de faire de son corps une oeuvre d’art. Le corps comme militant ou encore le corps sportif comme spectacle. 


La notion de corps est marqué par une série d’opposition. 

Corpus> dimension physique du corps humain, en opposition avec l’âme, principe vital => le corps est donc vu comme une matière. 

La voix est liée à l’oreille et au souffle mais est aussi sentie comme matérielle et est rattachée à l’âme. 

Pourtant, la voix est production physique et corporelle, tout comme le mouvement (on parle d’ailleurs de « geste vocal »). Alors pourquoi cette opposition a-t-elle traversé les siècles ? Parce qu’elle renforcée par l’usage de la communication verbale. 


Ce corps signifiant est celui qui nous intéresse. 

Le corps du spectateur est loin d’être passif il met en place une manifestation d’une activité intérieure et est l’expression d’une pratique culturelle très codifiée. L’acteur est par définition celui qui agit: il met son corps en jeu et construit pour le spectateur des conduites fictives. On a été éduqué a ne plus bouger ça na pas toujours été le cas mais le corps du spectateur est très surveiller. Le public bien éveiller fait silence et va suspendre tout mouvement avant l’applaudissement final. 


Le corps en scène: une juxtaposition d’éléments multiples 

  • le corps de l’acteur: un objet à distance et le support de processus de symbolisation 
  • Une triple nature du corps de l’acteur:
  • Le corps réelle (présence)
  • Le corps ludique (performance)
  • Le corps fictif du personnage (mimésis)


Exemple de l’opéra comique Le médecin malgré lui: une comédie de Molière (1666) transposée en livret pour Gounod en 1858 par les librettistes Barbier et Carré 

Un opéra comique: scènes chantées qui alternent avec des dialogues parlées (descend de la comédie-ballet). 

=> comment le cours des chanteurs et chanteuses occupe-t-il l’espace ? 


Un problème sui se pose d’ordre socio culturelle, avec une scène de violence conjugale. Martine est battue mais on ne la voit pas, le jeu avec la bienséance classique est réinventé pour ne pas permettre un voyeurisme autour de la violence, cela apporte une forme de comique. Les gestes masculins sont tournés en dérision. Les vêtements aussi mettent en avant cette dérision apportée à cet opéra. L’opéra fait chanté les personnages ensemble mais ils ne chantent pas la même chose. Ici, le corps est mobile dans l’espace de jeu. Les acteurs sautent, courent, se penchent, se cachent, ils dansent aussi, ce qui amènent tune mobilité des corps dans l’espace de jeu. Ce qui peut faire peur dans un opéra c’est le coté sombre etc. Cependant la mise en scène contemporaine permet une représentation des corps au delà de la représentation des partitions. 


Le corps et les arts 

Le corps a très longtemps été oublié. C’est la commedia Dell’arte qui marque un tournant dans la prise en compte de l’expressivité de la danse, du mime et du chant au théâtre. En dehors de cet exemple, il faut attendre le XXe siècle pour que le corps soit prit en compte comme unité organique. Les vertus expressives du corps va apparaitre autant en danse avec Isadora Duncan qu’en théâtre avec Vsevolod Meyerhold. 


Isadora Duncan va théorisé la danse libre et va l’expérimenté. Ce courant est né au début du XXe siècle et est sur les recherches des mouvements du corps en dehors de tout humanisme. Il s’oppose donc à la danse classique qui fige le corps autour de position fixatrices. Elle se présente ainsi sur scène avec un simple justaucorps et sans décor afin de montrer comment le corps va réagir en laissent libre cours à ses mouvements et dans la liberté de ses mouvements. 


Vsevolod Meyerhold devient chef de révolution et lance l’octobre théâtrale. Il milite pour le théâtre d’agitation. Pour lui la scène doit être un « verre grossissant ». Il cherche un jeu expressionniste. Il schématise des positions du corps humains à partir du constructivisme et des production de formes abstraites à partir de matériaux industriels. Il supprime aussi le rideau, la peinture et le décor dans un but de réunification de la salle et de la scène afin de ne pas laisser le spectateur indifférent. Il va ainsi concevoir la scénographie à partir du corps de l’acteur en mouvement et va estimer que l’imagination du spectateur va opérer. Les acteurs font la démonstration de la biomécanique (terme diffusé à partir de 1922 lors de son discours aux élèves du conservatoire de Moscou. Des exercices visant à leur fournir les lois qui règlent le mouvement faisant appel à divers disciplines comme la gymnastiques, les arts martiaux, la danse et le rythme. Il s’appuie sur les études de William James qui reconnaît trois étapes dans la façon dont un être humain réagit: d’abord un état psychologique puis une perception et enfin la transformation de cet état et de cette perception en état de conscience nommé émotion. Il s’inspire aussi de Taylor, qui cherche à ôter chez l’ouvrier tous les gestes industriels au processus de travail pour atteindre une productivité plus efficace. 

Une action en biomécanique début par un refus, ce qui prépare l’action est son opposé. Puis s’en suit la phrase et enfin la danse. 


Au début du XXe siècle, il ya donc un vrai questionnement sur la façon de rendre compte de ce corps en mouvement. 


On arrive en 1960, avec une valorisation du corps qui s’est accrue. 

Peter Brook dit dans l’espace vide « je peux prendre n’importe quel espace vide et l’appeler une scène. Quelqu’un travers cet espace vite pendant que quelqu’un d’autre l’observe, et c’est suffisant pour que l’acte théâtrale soit amorcé ».