De quels droits certains hommes commandent-ils à d’autres hommes ?
Recherche du fondement du pouvoir dans l’Etat, déterminer quel est le détenteur de ce pouvoir, de cette souveraineté et comment s'exerce cette souveraineté dans l'Etat.
De quels droits certains hommes commandent-ils à d’autres hommes ?
Recherche du fondement du pouvoir dans l’Etat, déterminer quel est le détenteur de ce pouvoir, de cette souveraineté et comment s'exerce cette souveraineté dans l'Etat.
Réponses très différentes au cours des siècles. Des théories ont été établies pour déterminer le détenteur légitime de la souveraineté dans l’Etat. On peut distinguer :
Dans son épître aux Romains, Saint Paul affirme que “toute puissance vient de Dieu”, ce qui a conduit à une définition théocratique de la souveraineté. Deux interprétations principales émergent :
1. Théorie du droit divin surnaturel : Dans cette vision, le titulaire de la souveraineté est directement désigné par Dieu, ce qui fonde la monarchie de droit divin. Le roi, considéré comme l'élu de Dieu, détient un pouvoir absolu et n'est accountable à personne d'autre.
2. Théorie du droit divin providentiel : Selon cette interprétation, le pouvoir vient de Dieu, mais le titulaire n'est pas spécifiquement désigné par lui. Cette perspective, souvent adoptée par l'Église chrétienne, Saint Thomas d'Aquin, fait une distinction entre le pouvoir divin et le pouvoir exercé par les hommes. Elle ouvre la voie aux théories démocratiques de la souveraineté.
Sous l'Ancien Régime, les idées de souveraineté populaire et nationale n'étaient pas nouvelles. Saint Thomas d'Aquin et les monarchomaques ont plaidé pour limiter le pouvoir royal, montrant qu'une monarchie peut s'appuyer sur une théorie démocratique, où le peuple détient le pouvoir et l'accorde au roi.
La monarchie est un régime où le chef de l'État accède au pouvoir par hérédité, tandis que la République désigne un système où le chef est élu, sans hérédité.
Les théories démocratiques se sont approfondies pendant la Révolution française, donnant naissance à la souveraineté populaire et à la souveraineté nationale. La Constitution de 1958 tente de concilier ces deux concepts.
Jean-Jacques Rousseau n’a pas inventé la théorie de la souveraineté populaire, mais il en a approfondi les implications. Selon lui, la souveraineté appartient à chaque citoyen, chacun détenant une fraction du pouvoir. Comme il est impossible d’obtenir l’unanimité, Rousseau admet que les décisions doivent être prises à la majorité, ce qui conduit à la soumission de la minorité à la volonté générale, considérée comme infaillible.
Cette approche entraîne trois conséquences majeures :
1. Le vote est un droit pour chaque citoyen.
2. La souveraineté populaire implique le suffrage universel.
3. La théorie de la souveraineté, elle rejette tout régime représentatif,
La souveraineté implique la démocratie directe ou semi-directe, où le peuple désigne ses gouvernants par mandat impératif(=révocable à tout moment).
Sa théorie, bien que révolutionnaire, a été critiquée pour son impraticabilité et a connu des dérives, notamment lors de la Terreur de Robespierre, peu après l'adoption de la Constitution de 1793, qui préconisait la souveraineté populaire.
De quels droits certains hommes commandent-ils à d’autres hommes ?
Recherche du fondement du pouvoir dans l’Etat, déterminer quel est le détenteur de ce pouvoir, de cette souveraineté et comment s'exerce cette souveraineté dans l'Etat.
Réponses très différentes au cours des siècles. Des théories ont été établies pour déterminer le détenteur légitime de la souveraineté dans l’Etat. On peut distinguer :
Dans son épître aux Romains, Saint Paul affirme que “toute puissance vient de Dieu”, ce qui a conduit à une définition théocratique de la souveraineté. Deux interprétations principales émergent :
1. Théorie du droit divin surnaturel : Dans cette vision, le titulaire de la souveraineté est directement désigné par Dieu, ce qui fonde la monarchie de droit divin. Le roi, considéré comme l'élu de Dieu, détient un pouvoir absolu et n'est accountable à personne d'autre.
2. Théorie du droit divin providentiel : Selon cette interprétation, le pouvoir vient de Dieu, mais le titulaire n'est pas spécifiquement désigné par lui. Cette perspective, souvent adoptée par l'Église chrétienne, Saint Thomas d'Aquin, fait une distinction entre le pouvoir divin et le pouvoir exercé par les hommes. Elle ouvre la voie aux théories démocratiques de la souveraineté.
Sous l'Ancien Régime, les idées de souveraineté populaire et nationale n'étaient pas nouvelles. Saint Thomas d'Aquin et les monarchomaques ont plaidé pour limiter le pouvoir royal, montrant qu'une monarchie peut s'appuyer sur une théorie démocratique, où le peuple détient le pouvoir et l'accorde au roi.
La monarchie est un régime où le chef de l'État accède au pouvoir par hérédité, tandis que la République désigne un système où le chef est élu, sans hérédité.
Les théories démocratiques se sont approfondies pendant la Révolution française, donnant naissance à la souveraineté populaire et à la souveraineté nationale. La Constitution de 1958 tente de concilier ces deux concepts.
Jean-Jacques Rousseau n’a pas inventé la théorie de la souveraineté populaire, mais il en a approfondi les implications. Selon lui, la souveraineté appartient à chaque citoyen, chacun détenant une fraction du pouvoir. Comme il est impossible d’obtenir l’unanimité, Rousseau admet que les décisions doivent être prises à la majorité, ce qui conduit à la soumission de la minorité à la volonté générale, considérée comme infaillible.
Cette approche entraîne trois conséquences majeures :
1. Le vote est un droit pour chaque citoyen.
2. La souveraineté populaire implique le suffrage universel.
3. La théorie de la souveraineté, elle rejette tout régime représentatif,
La souveraineté implique la démocratie directe ou semi-directe, où le peuple désigne ses gouvernants par mandat impératif(=révocable à tout moment).
Sa théorie, bien que révolutionnaire, a été critiquée pour son impraticabilité et a connu des dérives, notamment lors de la Terreur de Robespierre, peu après l'adoption de la Constitution de 1793, qui préconisait la souveraineté populaire.