I. L'identification de l'arrêt
Cette première étape, bien que succincte, est fondamentale. Elle consiste à situer précisément la décision. Il faut mentionner la juridiction (ex: Cour de cassation, Chambre civile 1ère), la date de la décision et, si possible, le numéro de pourvoi ou la référence de publication (ex: Bull. civ., D., JCP). Une lecture attentive du visa de l'arrêt (le ou les textes de loi sur lesquels la décision s'appuie) est également cruciale car elle permet d'orienter l'analyse juridique. Par exemple, un arrêt visé par l'article 1240 du Code civil renverra à la responsabilité délictuelle, tandis qu'un visa sur l'article 1103 renverra à la force obligatoire des contrats. Cette phase d'identification permet de contextualiser l'arrêt dans le paysage juridique.
II. Les faits
La section des faits est le point de départ de toute analyse. Il s'agit de relater de manière neutre, concise et chronologique les éléments matériels à l'origine du litige. Seuls les faits pertinents pour la compréhension du problème juridique doivent être retenus. Il faut éviter toute qualification juridique prématurée et se concentrer sur les événements qui ont conduit les parties devant les tribunaux. Par exemple, si une vente immobilière est contestée, il faudra mentionner la date de la vente, les parties, l'objet de la vente et les circonstances de la contestation (ex: découverte d'un vice caché). Une bonne narration des faits permet de poser les bases nécessaires à l'analyse juridique à venir.
III. La procédure
Cette partie retrace le parcours judiciaire de l'affaire. Elle décrit les différentes étapes juridictionnelles par lesquelles le litige est passé avant d'arriver devant la juridiction dont l'arrêt est étudié. Il convient de mentionner qui a introduit l'instance, devant quelle juridiction (première instance, cour d'appel), la nature de la décision rendue par chaque juridiction (jugement, arrêt confirmatif ou infirmatif) et les raisons pour lesquelles la partie insatisfaite a interjeté appel ou formé un pourvoi en cassation. Cette étape est essentielle pour comprendre la position des différentes parties au fil du procès et l'évolution du litige.
IV. Les prétentions des parties (les moyens)
Dans cette section, l'étudiant doit exposer succinctement les arguments juridiques principaux (les moyens) développés par la partie qui a formé le pourvoi (le demandeur au pourvoi) pour contester la décision de la Cour d'appel. Ces moyens sont généralement articulés autour d'une violation ou d'une fausse application d'une règle de droit. Il est important de bien distinguer les arguments de fait des arguments de droit. Si l'arrêt est rendu sur pourvoi, il faut également relever la thèse défendue par la Cour d'appel dont la décision est contestée. Cette confrontation des arguments est cruciale pour dégager la question de droit.
V. La question de droit
La question de droit est l'épine dorsale de la fiche d'arrêt. Elle doit être formulée de manière générale, abstraite et impersonnelle, c'est-à-dire qu'elle ne doit pas faire référence aux noms des parties ou aux faits spécifiques de l'espèce. Elle doit être le problème juridique fondamental auquel la juridiction suprême est appelée à répondre. Par exemple, au lieu de dire
