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Séquence 2 : La méthodologie de la synthèse de documents


2.1 La synthèse de documents

- Une synthèse objective : vous ne devez rendre compte que des éléments et des informations contenus dans les documents. Cette nécessité impérative exclut formellement toute tentative de commentaire ou d’interprétation.


- Une synthèse ordonnée : les documents qui composent une synthèse sont de nature, d’époques et de styles très différents. L’objectif est de restituer l’information dans un ordre qu’il vous appartient de définir et qui permettra de bien comprendre quels sont les points importants développés par les différents documents. Il faut donc établir un plan : c’est par la qualité de son organisation que votre travail apparaîtra satisfaisant.


- La synthèse doit répondre à une exigence de concision même si elle n’est pas explicitement requise. Il appartient donc à chacun de déterminer selon ce qu’il juge être indispensable ou non.


Les qualités à développer

Les qualités d’analyse pour choisir les données :


- mettre en évidence les divers aspects d’un problème ;

- reformuler brièvement les informations contenues dans les documents sans trahir la pensée des auteurs ;

- ne pas introduire d’idées ou de commentaires personnels.

 

Les qualités de synthèse et de logique pour composer un exposé :

- confronter les idées de chacun des documents ;

- ordonner les idées principales et les arguments tirés de cette confrontation.

 

Les qualités d’expression pour rédiger un exposé en reformulant les données des documents :

- ne pas reprendre les mots du texte ;

- ne pas faire de citations (même entre guillemets) sauf une expression clé du dossier qui ne peut être reformulée (figure de style par exemple) ;

- faire preuve de concision (l’ensemble de la synthèse comportera trois à quatre pages au maximum)

- écrire correctement en respectant l’orthographe, la grammaire et les règles élémentaires de présentation


2.2 La consigne : définition


- Elle précise le thème du dossier (deux thèmes définis par le B.O : bulletin officiel)

- Elle présente les documents qui composent le dossier.

- Elle recommande d’être concis, d’organiser logiquement la synthèse, de rester objectif. 

L’intitulé du sujet est la première information à recueillir scrupuleusement.


2.3 L’identification des documents


2.3.1 Les documents d’information générale (articles de journaux, extraits de revues ou d’essais...)


L’essentiel d’un article répond aux questions : Qui ? Quoi ? Quand ? Comment ?


- Les documents littéraires

 

Il existe quatre genres littéraires :


- la poésie : Les Illuminations de Rimbaud, …

- le roman : Le rouge et le noir de Stendhal...

- le théâtre : Les précieuses ridicules de Molière, …

- la littérature d’idées, essai ou réflexion… : Les Pensées de Pascal, …


D’autres genres peuvent également faire partie des textes proposés pour la synthèse


- La nouvelle : Les contes fantastiques de Maupassant, …

- la fable : Les deux amis de La Fontaine, …

- la chanson : Le fou rire de Benabar, …

- l’autobiographie (exemples : mémoires, journal intime) : Le journal d’Anne Frank d’Anne Franck


Les documents iconographiques (caricatures, publicités, tableaux, statistiques...)


Ces textes écrits, ces images, s’inscrivent d’abord dans un espace qui leur est propre. C’est celui-ci que la lecture permet d’identifier. Le repérage est d’abord d’ordre visuel. Il consiste à « prélever » un certain nombre de signes, d’indices qui autorisent une hypothèse globale et intuitive sur la nature de la documentation. Cet examen, nécessairement rapide, observe un mouvement qui va du dehors jusqu’au cœur du document.

 

Les questions à se poser :


Repérer les autres éléments d’identification fournis par le texte ou le document iconographique :


- Le mode de discours (ou type de texte) : descriptif, narratif, argumentatif, explicatif, injonctif

- Le ton ou niveau de langue du texte : ton ironique, sarcastique.... - niveau de langue : soutenu, courant, familier, argotique



2.4 L’analyse de contenu


2.4.1 Comment étudier les textes du dossier ?


Les questions à se poser :


- Quel est le problème traité par le dossier ? Quelles idées le concernant sont proposées par les articles de presse, les essais ?

- Quelles idées peuvent être déduites des propos, des situations, des personnages des textes de fiction ?

La méthode d’analyse des documents écrits (verbaux) : Revoir la séquence 1 « Savoir analyser un texte ».


2.4.2 La méthode d’analyse des documents non verbaux


Pour étudier les documents iconographiques, la démarche s’organise en deux temps d’analyse :

la dénotation (relevé des éléments visibles) et la connotation (l’interprétation de ces éléments).


- La dénotation s’intéresse aux différentes fonctions de l’œuvre (identifier ce que l’on voit : où ? Quand ? Comment ? - ombres et lumières, couleurs - les lignes de cadrage - le point de vue...

- La connotation interprète ces éléments et montrent comment ils orientent la compréhension de l’œuvre.


Lire un graphique


- identifier la source

- préciser la nature : courbe, diagramme circulaire, tableau de chiffres, etc.

- repérer les faits traités et les données

- formuler une conclusion synthétique


Analyse du graphique :


Il s’agit d’un diagramme à bandes superposées.

C’est un outil d’analyse préliminaire des données utilisé pour montrer les segments d’un tout, ce type de diagramme peut contenir de nombreuses informations.

Dans ce diagramme, il est facile d’analyser les données présentées, puisqu’il y a seulement trois éléments par barre : natation, course et bicyclette.

On peut voir en un coup d’œil le pourcentage de temps consacré par chacune des femmes aux sports en question.

Dans l’exemple ci-dessus, Sarah a peut-être pris deux heures pour faire le triathlon et Laurie, trois, mais elles ont consacré le même pourcentage de leur temps à la première épreuve. Les deux ont consacré 30% de leur temps à la natation, mais Laurie y a consacré 54 minutes et Sarah, 36 minutes.

En d’autres termes, ce diagramme ne nous indique pas le classement, seulement le pourcentage de leur temps consacré à chacun des sports.


Lire une image photographique


Lire une image c’est réaliser quatre opérations :


- identifier les éléments techniques qui la composent : nombre de plans, présence de personnages, d’objets, éclairage, cadrage …

- étudier ce qu’elle signifie concrètement au premier degré (par rapport aux codes sociaux et culturels existants) : la dénotation.

- découvrir ce qu’elle évoque : ce qu’elle symbolise au-delà de la chose vue. Ces significations secondes, absentes de l’image peuvent avoir été fixées par la tradition culturelle : la connotation.

- synthétiser (synthèse dans la synthèse...) : l’information transmise par l’image et l’impression d’ensemble qu’elle laisse pour définir le message global qu’elle véhicule. Dans le cas particulier de l’image publicitaire, on cherchera en outre, à déterminer quelle est la cible visée par le publicitaire.


Analyse de la photographie de Doisneau :


- identifier : l’image est photographique, elle a été prise par un photographe reconnu de la seconde moitié du XXe siècle (1912-1994) : Robert Doisneau fut l’un des principaux représentants du courant de la photographie humaniste française.

La légende prête à l’image un caractère documentaire : elle donne à voir des écoliers dans une salle de classe parisienne, rue Buffon, en 1956.

- étudier : au premier plan deux écoliers assis devant un pupitre.

Les nuances infinies des gris (pupitre en bois, vêtements des élèves) dirigent le regard vers le visage de l’enfant qui réfléchit, éclairé par la lumière d’une fenêtre située un peu à droite. La mise au point est réalisée sur ce personnage, un léger flou trouble l’arrière-plan.

- découvrir : l’œil est attiré par ce personnage au premier regard. Le spectateur de cette image peut ensuite se diriger vers les autres élèves : dans le fond de l’image, plusieurs écoliers, penchés sur leur pupitre, le regard vers la gauche du cadre où se trouve sûrement leur instituteur Ceux-ci s’opposent au voisin du personnage central qui regarde l’ardoise d’à côté et à celui, qui au second plan fixe l’objectif du photographe d’un regard étonné.

- synthétiser : on peut se demander s’il s’agit d’une mise en scène ou au contraire d’un instantané saisi sur le vif. Le point de vue de Doisneau semble bien être celui d’un photographe qui ne cherche pas à s’effacer et semble vouloir nous montrer avec cette photographie ces moments et attitudes qui échappent à la discipline de la salle de classe.


Lire une affiche (cinéma - publicité)


Une affiche est une annonce publique, une proclamation : judiciaire (un jugement), légale (électorale), idéologique (affiches politiques) ou publicitaire.

L’affiche doit être vue : elle choisit un cadrage (du panorama au gros plan) ; une perspective (organisation des personnages et / ou objets du premier plan à l’arrière-plan).

Les lignes de force donnent un sens : lignes verticales, obliques et diagonales créent un mouvement d’ascension, du dynamisme ; les lignes horizontales élargissent l’espace ; les lignes courbes suggèrent des impressions de désordre, d’enfermement...Les couleurs ont des significations : couleurs chaudes ou froides, elles forment des effets dégradés, de contraste...

 

L’affiche a trois fonctions :


- référentielle : elle représente un objet, une réalité, elle apporte des informations sur un produit ;

- argumentative : elle communique toujours un message ;

- esthétique : elle vise à plaire, à déplaire ou à choquer.

En résumé on analysera ce que montre l’image (cadre, lieu, personnages), on identifiera sa source et sa destination pour mieux la comprendre.

 

Analyser un tableau


Pour étudier un tableau, la démarche s’organise en deux temps d’analyse : la dénotation (relevé des éléments visibles) et la connotation (l’interprétation de ces éléments)

- la dénotation s’intéresse aux différentes fonctions de l’œuvre (identifier ce que l’on voit : Où ? Quand ? Comment ? Ombres et lumières, couleurs - les lignes de cadrage - le point de vue...).

- la connotation interprète ces éléments et montrent comment ils orientent la compréhension de l’œuvre.


Analyse du tableau de Magritte :


René Magritte est un peintre surréaliste belge, né en 1898 à Lessines, dans le Hainaut et mort en 1967 à Bruxelles.

Titre du tableau : Le blanc-seing

Dans ce tableau, toutes les perspectives sont des parallèles.

Ce tableau paraît réel grâce à la perspective des troncs d’arbres, des frondaisons. Par exemple, une ligne de fuite passe en diagonale par la jambe arrière droite du cheval, le pied de la femme, la tête du cheval et une branche.

Si l’on se place sur la droite du tableau, on a l’impression que le cheval sort de la forêt. Quand on se place face au milieu du tableau, l’impression est différente.

Le tableau est plus ou moins réel selon la place de l’observateur et donc des lignes de fuite qu’il aperçoit depuis cette place.

Dans ce tableau, Magritte « casse » la perspective et la réalité en faisant apparaître des arbres et le paysage en arrière-plan devant le cheval, ce qui donne l’illusion que le corps du cheval estcoupé.

Le « blanc-seing » de Magritte est une illusion d’optique, comme nous les trouvons dans le surréalisme. D’ailleurs, c’est le cas avec toutes les œuvres de Magritte. Il démontre que les images sont trompeuses (décalage entre fiction et réalité).


2.5 Le tableau d’analyse


En créant un tableau résumant chaque document, faire apparaître les grands axes du dossier : vous obtiendrez une vue globale du problème.

Établir une grille de lecture est indispensable, elle permet d’ordonner ce qui apparaît tout d’abord comme un ensemble confus informations.

Toutes les idées importantes doivent y figurer ainsi qu’un certain nombre d’exemples. Un triple objectif : éclairer, organiser, vérifier

Le tableau d’analyse est un instrument de contrôle de votre travail qui vous servira à gagner en vitesse et en précision. Mais ce n’est qu’un instrument transitoire.

 

L’organisation du tableau d’analyse

L’organisation du tableau : une feuille de format A4 (sens horizontal).

Le tableau est constitué d’une colonne par documents. En haut de chaque colonne on note la référence du document (numéro du document, le titre, l’auteur, la source, la date) - la mention brève du profil du document (la nature du document...).

Une dernière colonne sera intitulée « pistes de réflexion ». 


2.6 Reformuler et confronter


Pour être efficace le tableau doit lui-même être assez court. On ne peut y faire entrer toutes les idées. On utilise des phrases nominales (sans verbe), des expressions. On reformule déjà lors de cette étape les idées essentielles.

2.6.1 Comment confronter les documents entre eux ?


Confronter les documents consiste à mettre en évidence leurs points communs, leurs différences en vue de formuler des hypothèses de travail pour réaliser la synthèse.

Il s’agit de mettre en présence des textes pour comparer leur contenu. Comment se réalise la confrontation des documents ?

La phase de comparaison / confrontation met en regard les unités de significations principales retenues lors de l’analyse.

Les critères à retenir :


La convergence :


- une même idée est présente dans deux ou plusieurs documents ;

- un exemple dans un document vient appuyer une idée dans un autre.


La complémentarité :


- une idée présente dans un document est complétée dans un autre ;

- une idée présente dans un document est nuancée dans un autre ;

- l’opposition, totale ou partielle.



2.6.2 Exemple de tableau d'analyse : la synthèse génération


Thématique : La difficulté de la transmission de la culture entre générations


2.7 La problématique


La problématique et le plan sont à penser ensemble : ils se complètent et ne doivent pas se confondre.

 

2.7.1 Définition


La problématique : c’est une question à laquelle les différentes parties du développement apportent des éléments de réponse, en s’appuyant sur les documents. La problématique est présentée dans l’introduction de la synthèse.

La problématique est une question précise qui va permettre la circulation entre tous les documents du dossier. Si elle amène à en écarter un seul, il faut alors la repenser.


Formulation de la problématique


Celle-ci doit prendre la forme :


Soit d’une interrogation directe, par exemple : « On peut s’interroger : les évolutions sociales changent-elles les relations entre les générations ? »

Soit une interrogation indirecte, par exemple : « On se demandera si les évolutions sociales changent les relations entre les générations. »

 

Exemple


La problématique de la synthèse génération.

Comment assurer la transmission d’un héritage culturel ? Continuité ou rupture ?

 


2.8 Le plan de la synthèse

2.8.1 Du tableau d’analyse au plan


L’élaboration du plan c’est la reconstruction, selon un ordre logique, des éléments découverts lors de l’analyse des textes et reportés dans le tableau d’analyse. Pour réaliser un plan correct, il faut se souvenir des critères suivants et vérifier qu’on les respecte :


- Le plan correspond à la problématique

- Le plan est complet : il ne doit laisser aucune idée importante de côté.

- Le plan est progressif : les idées ne doivent pas se répéter, elles doivent suivre un ordre logique.

- Le plan est équilibré : toutes les parties doivent avoir approximativement la même longueur. Le plan est logique : il est explicité par des transitions et des liens logiques.

- Les documents sont traités ensemble, non successivement, et plusieurs documents apparaissent dans chaque partie.


2.8.2 Comment réaliser le plan de la synthèse ?


Élaborer le plan de la synthèse consiste à réorganiser les matériaux obtenus par la confrontation des documents, de façon à obtenir un développement structuré du problème traité par la documentation.

La synthèse doit apparaître comme un compte rendu des tensions, des nuances et des contradictions contenues dans les documents.

Avant l’édification du plan lui-même on cherchera un axe privilégié, une sorte de fil conducteur autour duquel pourront s’emboîter les éléments de la structure.

La synthèse est composée de deux ou trois parties, constituées elles-mêmes de sous-parties.


2.8.3 Les différents types de plan


Chaque dossier est original et génère son propre plan : il n’y a pas de plan type. On peut toutefois rappeler les structures élémentaires :


- Le plan par catégorie : il décrit les différents aspects d’un phénomène, aspect économique, sociologique, historique…

- Le plan analytique : il étudie un phénomène (ses composants, ses acteurs, ses causes, ses conséquences, les solutions…)

- Le plan alternatif : il confronte les points de vue (avantages, inconvénients, pour, contre, aspects positifs et négatifs…). Chaque partie doit résulter de la confrontation du plus grand nombre possible de documents.

- Le plan dialectique : il expose la thèse et l’antithèse et dépasse l’opposition dans une troisième partie.

- Le plan mixte : il combine certains aspects des plans précédents : par exemple, la première partie définit le problème, la deuxième l’étudie sous différents aspects et la troisième analyse les effets.


Dans tous les cas, vérifier que le plan est :


- complet : il ne doit laisser aucune idée importante de côté ;

- progressif : les idées ne doivent pas se répéter, elles doivent suivre un ordre logique ;

- non-manichéen : éviter d’opposer de façon trop systématique les documents, en les traitant dans des parties distinctes ;

- équilibré : toutes les parties doivent avoir approximativement la même longueur.


2.8.4 Exemple : le plan


Exemple de plan


I. TITRE


a) Titre sous partie : documents : 2-3-4

b) Titre sous partie : documents : 1-3-2


TRANSITION


II. TITRE


a) Titre sous partie : documents : 1-3-4-2

b) Titre sous partie : documents : 4-3-2

c) Titre sous partie : documents : 1-3-2-

 

LE PLAN EST COHERENT ET EQUILIBRE


2.9 L’introduction

L’introduction (identique pour la conclusion) est fondamentale parce qu’elle encadre le devoir ; l’une annonce (introduction) et l’autre achève (conclusion) votre projet de lecture du corpus. Elles respectent toutes les deux des règles fixes.


L’introduction comporte trois parties correspondant à l’amorce, (ou accroche) la problématique, l’annonce du plan.


- L’amorce : par convention, on considère que le correcteur ne sait pas sur quoi porte la synthèse. Il faut donc préciser le thème du dossier en une phrase simple et directe.

- La présentation de la problématique : c’est la question la plus pertinente pour rendre compte de la réunion des différents documents du corpus.

- L’annonce du plan : il faut éviter les formules éternelles et très lourdes (comme « dans un premier temps…. dans un deuxième temps…. ») pour choisir des formules plus synthétiques (utiliser les connecteurs logiques : d’une part…. d’autre part.....tout d’abord… ensuite....enfin).

Dans tous les cas, votre introduction ne doit pas dépasser une dizaine de lignes.


2.10 Le développement : paragraphes et transitions


2.10.1 Le paragraphe


La plupart du temps, en première approche, le correcteur ouvre la copie, la retourne, s’en fait une idée. Interviennent alors les questions de présentation, notamment celle du paragraphe.

Construire des paragraphes distincts. Ceux-ci ne doivent pas excéder 12 à 15 lignes et doivent être bien marqués : l’alinéa (retrait de deux carreaux) marque le début de chaque paragraphe.

Construire chaque paragraphe autour d’un argument, débuter le paragraphe par une phrase introductive. Un paragraphe représente une unité de sens qui participe à la construction globale de la synthèse. Chacun des paragraphes devra donc être composé d’un certain nombre d’idées et d’exemples empruntés aux différents textes. Cela n’implique pas que chaque document soit représenté dans chacun des paragraphes ou dans chaque partie.

La synthèse, mais aussi chacune de ses parties, repose essentiellement sur la confrontation d’opinions, pas forcément opposées, mais qui traduisent les approches et les sensibilités propres à chaque document.

Enfin il faut également veiller à ce qu’aucun paragraphe n’atteigne des proportions démesurées : la synthèse est aussi un exercice d’équilibre.

L’impression donnée a priori par une copie sans paragraphes est regrettable ; le correcteur peut à juste titre reprocher le manque de clarté dans l’articulation desidées.


2.10.2 Les transitions


Elles marquent le passage d’une partie à une autre, et doivent renforcer la cohésion de la synthèse. (Relire leçon 1 " Les connecteurs logiques " )

Elles sont objectives, au même titre que l’ensemble de la synthèse.

Elles sont nécessairement très brèves, une phrase en général, et peuvent figurer soit en fin de partie, soit comme un paragraphe entre deux points plus importants, soit enfin au début de la partie suivante.

En règle générale, les transitions figurent à la fin du paragraphe ou comme un paragraphe séparé.


2.11 La conclusion

 

La conclusion est le bilan de la synthèse. Elle apporte une réponse objective à la problématique posée dans l’introduction.

Elle se contente de reformuler les idées principales en soulignant leur aspect logique. Ne pas introduire d’idée personnelle, aucune analyse nouvelle.

On peut introduire la conclusion par un connecteur logique : en définitive, en conclusion, finalement, …

La conclusion ne doit pas dépasser cinq lignes, elle doit également laisser une impression favorable : il est donc prudent de la relire.


2.12 La rédaction de la synthèse


2.12.1 Obligation de reformuler les idées


La rédaction de la synthèse obéit à des critères spécifiques :


- L’obligation de reformuler les données de la documentation.

- Le montage de citations est strictement interdit dans la synthèse de documents.

- Il est donc nécessaire de reformuler de façon concise les idées principales.

- Il faut impérativement ne jamais vous resservir deux fois de la même idée. Quand le plan que vous avez défini est cohérent chaque idée doit trouver sa place à un moment précis du développement.


2.12.2 Les références aux auteurs


Obligation de citer les auteurs :


L’une des originalités de la synthèse est d’exiger un système de références dans lequel chaque idée importante doit renvoyer au document dont elle provient.

Il est obligatoire de citer les auteurs que l’on confronte. Cette exigence répond à un souci de précision de la synthèse. Si elle n’est pas observée, la copie est lourdement sanctionnée.

Il est nécessaire de présenter les documents en indiquant leur provenance : « extrait de, repris, de, paru dans, recueilli dans, tiré de proposé par…

 

Cette présentation a lieu lors de la première utilisation du document dans le développement. Ensuite il faut varier les procédés.

Pour varier les procédés : pour remplacer le nom de l’auteur utiliser divers substituts qui concernent :


- Son rapport à l’écriture : journaliste, chroniqueur, éditorialiste, essayiste, critique, romancier,

- Son statut professionnel : philosophe, sociologue, économiste, juriste, dessinateur, photographe, …


2.12.3 Respect de la présentation des documents


Deux règles simples de présentation :


- Ce qui est présenté en italiques dans le sujet (titres d’œuvre, ou titres de publications périodiques) est souligné dans un texte manuscrit, l’italique ne pouvant être reproduit dans ce cas.

- Ce qui est présent entre guillemets (titres d’articles ou de textes) sera reproduit entre guillemets également dans un texte manuscrit.

 

Les références aux documents


On ne peut se contenter d’une abréviation entre parenthèses (doc.1).

Les documents sont cités nommément en jouant sur leur nature : dans cet article, dans cet extrait, dans son essai, ce dessin, …


Quelques conseils


Pour introduire une affirmation : selon X - d’après Y - X pense / croit / s’exclame / constate / fait part de / évoque / remarque / ajoute / précise / complète…

Pour introduire une contestation : - X refuse / s’indigne / conteste / réfute / déplore / craint que / doute / condamne / s’insurge contre / s’oppose…

Pour introduire une réflexion : - X explique / analyse / montre que / remarque / démontre / préconise / note / met en évidence…

Pour introduire une confirmation : - X insiste sur / souligne / rappelle que / confirme / approuve / partage cette idée…

Pour introduire une question : - X s’interroge sur / se demande si / Y questionne X / se demande si X...

Pour introduire une proposition, un sujet : - X suggère / souhaite / préconise / Propose / conseille / revendique…


2.13 Surveiller la présentation

 

Passer une ligne entre l’introduction et le développement, puis entre le développement et la conclusion.

Souligner l’organisation du développement par des paragraphes et des alinéas. Respecter l’orthographe des noms propres, en particulier les majuscules.

Souligner les titres des ouvrages.


2.14.1 Une relecture attentive de la copie


Il est nécessaire pour corriger les maladresses d’expression, les oublis de mots, les erreurs d’orthographe et pour vérifier que la présentation est correcte.


- orthographe

- ponctuation

- présentation

- correction de l’expression


2.14.2 Quelques conseils


- La synthèse ne devra pas comporter les emprunts aux textes originaux, sauf si, exceptionnellement, une ou deux formules très brèves sont susceptibles de résumer tout un développement.

- On évitera la multiplication des parenthèses, et des tirets.

- On évitera l’emploi du « je », dans le cas de textes à la première personne, on « alignera » le discours sur l’indéterminé « on » ; « il ».

- Dans tous les cas, il faut suivre les indications techniques contenues dans le libellé du sujet.

 

2.14.3 Les quatre règles de la rédaction d’une synthèse


- reformuler les données avec concision ;

- être fidèle aux documents ;

- indiquer les références ;

-mettre en évidence le travail de confrontation des documents et le statut argumentatif de l’idée développée.

 

Deux interdits absolus :

- le montage de citations ;

- les répétitions.


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