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La république mondiale des personnages

Cours 1

Fable, comic-books de chez DC comics, 2003-2015, sur les personnages de contes qui ont échoué dans notre monde. Ces personnages sont une sorte de patrimoine mondiale partagé, biais américain pour certains. Disney a le même fonctionnement en prenant des personnages du monde entier sous le prisme américain. L’auteur reprend les personnages mais les rends plus complexe, ils ne sont pas noirs ou blancs, ils sont plus réalistes, ils reviennent à la complexité des contes d’origines. Il conteste la dimension manichéenne de disney. Dans un entretien l’auteur dit qu’il n’a pas de prise politique dans ses productions contrairement à Alan Moore (La ligue des gentlemen extraordinaires) (anarchiste de gauche), et Frank Miller (bourrin de droite), ils utilisent les personnages de fiction pour partager une opinion politique assez claire.

Modèle pour l’écriture des opprimés par rapport à Israël, comme il l’explique dans son entretien. Entretien révélateur de tout un système de pensée pour certains. Regard occidental construit sur l’orient. D’autres trouvent que le récit parle juste des opprimés en général. Pour certains israel est juste un modèle de départ.

L’utilisation des perso de fiction déjà existant ne peut jamais être neutre, quand on s’en empare, on donne un sens à ce geste de réécrire un perso, ce sens est toujours un peu politique (ça dit qulq chose de ce que représente ces perso dans une pensée collective).

Est-ce que le fait de s’emparer de tout ces perso et les mettre ensemble n’est pas une forme de violence symbolique, une forme d’impérialisme culturel ? est-ce une œuvre réactionnaire ou conservatrice ? Les princesses sont dans une vision bien plus féministe. Que peut on dire de l’utilisation politique des personnages de fiction quand ils sont sortie de leur milieux d’origine ?

Valeurs politique porté avec les perso.

Les personnages de fiction sont au cœur de nos débats sur les valeurs politique, morale, intellectuelle car ils ont toujours une histoire derrière eux. Ils construisent un rapport au monde dès l’enfance.

Chercher à comprendre comment circule dans le monde les personnages littéraires, comment ils se transforment selon les cultures dans lesquelles ils se transforment et sont créer, et comment ils participent d’un réseau inégalitaire de la littérature (les perso qui cirucle le plus sont liée aux valeurs des pays dans lesquels ils sont créé et recréé). Ce cours cherchera à discuter de la puissance des perso littéraire. On refuse l’idée que le perso est une porte d’entrée dans la fiction, c’est pas juste un signe qui sert à créer le fonctionnement narratif. Il est un vecteur d’identification et une porte d’entrée primordiale dans la fiction.

La République mondiale des lettres, Pascale Casanova, contestation de l’hist littéraire tel quelle est écrite mondialement, penser l’histoire littéraire mondiale par l’application de la théorie des champs de Bourdieu. Selon lui un champ est un espace symbolique uni par des croyances ; les acteurs se comabttent les uns les autres pour avoir le plus de capital symbolique possible. Manière de désacraliser le monde des lettres, c’est un champ sociologique avec des différences entre les gens, forme de lutte. Casanova dit qu’il y a des inégalités de départ presque impossible à rattraper chez les écrivains. L’écrivain français fait semblant de ne pas savoir ça. Elle construit une typologie des écrivains et des pays, elle montre qu’il y a des dominants (Paris, Londres) et des dominés. Si on ne prend pas en compte cette inégalité c’est aussi une forme de violence quand on étudie la littérature. L’idée du capital symbolique repose sur le principe que ce capital est imaginaire.

Etudier la circulation des personnages n’est pas seulement un fait esthétique, mais dans un système de valeur, qu’est-ce que ça dit du système général littéraire. Penser la circulation des perso dans un réseau inégalitaire ou il est plus difficile d’imposer l’intérprétation d’un personnage selon ou on se trouve, selon son propre capital symbolique.

Transfictionnalité : concept inventé par richard saint-gelais (Fictions transfuges (1996)) pour lui ça définit toutes les manières dont un perso de fiction circule d’une d’une fiction à l’autre. Le perso à plusieurs vies. Il inclut aussi les phénomènes de reprises d’un perso dans l’œuvre d’un même auteur (comme Balzac). Problème car ce concept décontextualise le personnage. Le perso est figé à son rôle narratif est n’est quasi jamais penser en lien avec les valeurs qu’il véhicule. Ça reste une description factuelle de la circulation, c’est esthétique. Vision du perso comme signe narratif.

La pensée dominante de la théorie litt au 20e siècle c’est de faire une rupture épistémologique entre lecture savante et lecture ordinaire. Etudier la litté ça veut dire se détacher de la lecture ordinaire, se couper de l’expérience première de la lecture, penser la littérature de manière scientifique.

Cette rupture est aujourd’hui remise en cause. Depuis les années 9à on se demande au nom de quoi les chercheurs peuvent se permettre de dire que les lectures ordinaires doivent être disqualifié. Avant on disait qu’ils fallait libérer les lecteurs ordinaires en instaurant une distance. Dans la pensée de la rupture épistémologique on ne peut pas avoir de relation avec le perso, ce n’est pas un objet d’étude littéraire. Robbe-grillet dit que le personnage est mort et qu’il n’y a plus d’intérêt à écrire des perso. Il trouve qu’il n’y a pas d’intérêt à commenter la psychologie des personnages. Philippe hamon, propp, greimas, structuralisme. Les perso sont des actants, ils ont des fonctions, se sont des signes qui construisent le récit. Parler de la psychologie des perso c’est une idiotie pour eux.

Du pdv du fonctionnement du cerveau est qu’on traite presque de la même manière un être humain et un personnage fictionnel. Le fonctionnement cognitif lors de l’acte de lecture passe en grande partie par les personnages. Le fait de lire de la fiction permet de devlp la théorie de l’esprit( c’est une capacité mentale qui est notre capacité à imaginer les états émotionnel de l’autre). C’est plus large que l’empathie, comprendre l’autre.

Les études de neurosciences montrent que quand on lit on s’entraîne à comprendre l’autre. Notre rapport à la lecture n’est pas juste un rapport naïf à l’identification, c’est un rapport essentiel pour dvlp la théorie de l’esprit.

Remise en cause avec les kapos des camps de concentration qui étaient très cultivé. George steiner se questionne dessus.

Le fait que les perso ne sont pas des signes rend cruciale la comprehénsion des valeurs qu’ils communiquent, étant donné le fort lien cognitif avec le lecteur.

La capacité d’une œuvre à circuler mondialement tient surtout à la capacité des perso à activer des réponses cognitives.

Important d’interroger politiquement.

Résumé : la littérature depuis le 19e suit un processus de mondialisation qui a construit un champ littéraire globale. Au sein de ce champ le capital symbolique est inégalement réparti, certains pays on plus d’institutions, de prix, d’auteurs et de perso. Le perso comme parti du capitale symbolique.

Les perso de fiction ne sont pas une simple fonction du récit, ils sont au cœur d’une activité cognitive très importante et complexe qui explique en partie l’attrait universelle de la fiction, et cette importance rend d’autant plus intéressante la question de leur rôle dans l’espace littéraire mondiale et ce qui est attaché à eux en terme de valeurs. Il faut tenter de dépeindre cette mondialisation de l’imaginaire.

La création de la République mondiale des personnages

La création de la République mondiale des personnages

 

I)        Descriptif de l’état actuel des choses - De qui parle-t-on ? Le canon mondial des persos de fictions

Etudes pour savoir quel perso de fiction est le plus célèbre – utilisation de Wikipédia

Méthodes : quels sont les persos les plus visibles sur Wikipédia ? – mesure du nb de page pour chaque perso de fiction dans une langue différente (ex Sherlock Holmes est présent dans 103 Wikipédia différent)

19 322 pages sur Wikipédia dans 321 langues différentes

Tableau dans exemplier :

-          Poids mondial d’Harry Potter (seule œuvre plusieurs fois rpz) – 261 personnages d’Harry Potter en une seule page, bcp on leur propre page traduit dans 20-30 langues différentes

        Dû à l’ampleur de la variété des pages en différentes langues et non pas à la quantité des personnages (d’autres œuvres ont bcp de perso comme « au bord de l’eau » et pourtant pas autant de page parce que pas mondialement connu mais continentalement)

-          Persos attachés à des mythes autant qu’à une circulation mondiale (Arjuna, Maitreya…)

-          Majoritairement des persos masculins

-          Persos plutôt de la litt populaire/litt de masse, perso transformé proposé dans des adaptations au cinéma/série  phénomène de transmédialité

-          Domination écrasante de la culture anglosaxonne avec vraie présente des traditions religieuses/mythiques du continent asiatique

-          Enigme de l’enquête, certains persos n’apparaissent pas alors qu’ils sont très importants sur Wikipédia : ex Batman n’apparaît pas alors que superman est 2e

 

2e tableau exemplier :

-          Montre domination occidentale sur orientale

 

Carte du monde :

-          Afrique du pdv du poids mondial des persos n’existe pas, ils n’exportent pas des persos de fictions (idem pour l’Australie)

-          Ce qu’on voit sur la carte est attendu et en même temps rmdp n’est pas celle de la litt légitimée (don quichotte, Emma Bovary…) – circulation mondiale des persos fondées sur litt populaire

 

Figure 3 sur l’exemplier :

-          Interroger des gens dans leur pays sur les persos de fictions qu’ils connaissent le mieux/le plus

-          Sorte de triade : Harry Potter, Sherlock Holmes et super héros

-          Poids de personnages de mangas (Naruto, Luffy…) mais également de persos plus classiques (Emma Bovary, Jean Valjean…)

-          Biais méthodologique qui fait qu’en fonction des personnes qui nous interrogent on ne répond pas pareil – plus pays est pauvre, plus la culture litt dépend des programmes scolaires et donc plus de ref litt (persos rencontrés en classe peuvent être les seuls points d’accès à la culture litt)

-          Tableau différent du premier : disparition totale des perso de la mythologie des continents asiatiques (pour raisons de codage ?)

-          Peu de perso de méchants – réflexe de cité des persos gentils

-          Pas de lien entre perso et le pays dans lequel il est cité

-          Ex de mondialisation (ex naruto cités dans plusieurs pays différents mais pas dans son pays d’origine) – idem pour Jean Valjean et Meurseult qui ne sont cités que 6 et 3 fois mais 35 fois en Irak

-          Est-ce que perso connu via la litt ?

-          Sun Wukong perso d’un roman chinois du 16e s (la pérégrination vers l’ouest) n’est cité qu’en Chine

 

 

Figure 4 :

Ex : Rajao perso purement national, compliqué à trouvé sur internet

-          Quand ce n’est pas un perso national qu’on a en tête, c’est Harry Potter

 

Voit apparaitre une forme de marché des persos en termes d’importation/d’exportation – exportateur : US au sommet, puis Grande-Bretagne, France et Japon (près de 70 % des persos cités viennent de ces pays)

Quelques exportateurs régionaux, Egypte exporte ses persos dans le monde arabe – idem pour l’Espagne qui exporte ses persos dans ses anciennes colonies

Forme de répartition, avant 20e s sont des Britanniques ou des Français – après 20e s sont des Japonais ou US

 

Extrait de Françoise Lavocat :

-          Mondialisation de la litt dépend énormément de facteurs économiques et politiques

 

Idée d’une inégalité dans la mondialisation de l’imaginaire : c’est pcq un pays à la capacité de faire connaitre son perso de fiction, qu’il parvient à se faire connaitre dans le monde entier (pas 3 modalque mais ça joue)

Pas vraiment de canon précis qui se dessine avec 15 persos les + connus  sorte d’ultra canon cependant, avec perso des Harry Potter, Sherlock Holmes, super-héros

Enquête pourrait être compléter par le merchandising (souvent des super-héros, perso de disney, patpattrouilles…)

 

II)       Historiques de comment on en est arrivé là – Quelques jalons de la mondialisation des persos de fictions

3 modalités qui ont encouragés ce processus (lien entre économique et symbolique)

a)        Litt légitimé – Le perso de fiction et la nationalisation des imaginaires

Comprendre pq certains perso sont devenus les ambassadeurs de leur pays, quels est le processus qui fait que tel ou tel perso est le plus connu de son pays ?

Fin 18e s : Herder (philosophe allemand) écrit en 1774 « Notre philosophie de l’histoire » - essai a un écho retentissant

-          Dedans Herder s’en prend à l’universalisme et à la culture française

-          Il s’en prend à Voltaire, culture française descendante de la culture antique et serait donc universelle – écrit une sorte de machine de guerre anti-française

-          3 modalités pour lui :

•          Postule une forme de relativisme historique (toutes les cultures se valent à condition qu’on puisse leur trouver de l’ancienneté) – culture antique reprise par les français n’est pas du tout l’alpha/l’oméga de la culture parce que toutes les cultures sont légitimes

        Ancienneté des cultures viennent des traditions populaires

•          Mise en avant des cultures populaires par l’ancienneté de ses traditions

•          Shakespeare comme modèle, qui n’est pas la culture universaliste des Français mais qui mêlent toutes les traditions

Thèse d’Herder amène à la légitimisassions d’une culture nationale comme similaire à d’autres cultures nationales – échapper au canon de l’universalisme, échapper à l’idée que toute litt est une réécriture des termes de l’antiquité – idée de spécificité nationale avec lien entre langue, nation et littérature (REVOLUTION)

Opposition trad aristocratique et populaire – manifeste pour les nations dominées (elles aussi sont légitimes mais doivent identifiées les racines de leurs identités litt et culturelle)

Ex écossais : 1780 parait « les chants d’Ossian » - épopée présenté par James McPherson – se considère pas comme un auteur mais comme un compilateur

        Bcp de choses inventées par l’auteur et peut de réelles infos récoltés (mais succès énorme) – les Écossais y voit la justification à vouloir être indépendante – tradition des highlands revient grâce à ça – image que l’on a de l’écosse et qui est finalement une image fantasmée (sorte d’Homère écossais)

        A partir de ça tous les pays européens souhaitent avoir leur propre chant d’Ossian

        Ex hollande : le Kalevala

        Au 19e s tous les pays cherchent à prouver l’ancienneté de leur litt – phénomène de panthéonisation des écrivains – il faut montrer le poids de notre culture aux étrangers

        On peut ajouter à la liste la promotion de persos nationaux, en les promouvant comme étant nationaux et universels

Rattachement national lié à la volonté de mettre en avant certaines valeurs : morale, politique… qui passe par de nb institutions

Exemple :

-          Danemark : 1837 contes de la petite sirène d’Andersen, auteur n’invente pas le perso de la sirène mais créer une nouvelle version du mythe – bcp de succès, d’autant plus que le Danemark a bsn de se définir par rapport à d’autres dominations – la petite sirène devient le texte danois

        Début 20e s, homme d’affaire veut que le Danemark soit reconnu, va fonder le musée « Ny Carlsberg Glyptotek », sorte de Louvre danois – finance la construction dans le port de Copenhague d’une statut de la petite sirène, avec volonté d’en faire une attraction (rpz litt danoise dans la construction de son pays) (veut faire comme Paris)

        Phénomène de nationalisation passe par le tourisme – persos de fictions aide à identifier ce qu’est un pays

        Création et constitution d’un patrimoine qui ne dit rien en lui-même du conte d’Andersen

 

-          Belgique : 1867, Charles de Coster écrit roman où il reprend un personnage médiéval : Till l’Espiègle, perso picareste, sorte de filou, perso qui arrive à se sortir de situation en se moquant des puissants

        Ecrit un roman qui reprend ce perso en le changeant complètement (proche de Bianti ?), va en faire un héros du protestantisme, héros de l’indépendance de la Flandre, incarnation de la résistance face à un empire injuste (aucun succès, Belgique plutôt catholique)

        20 ans après, quand ind culturelle se pose, le roman est repris et perso mis en avant comme étant l’emblème du pays, symbole de l’esprit belge (signe de reconnaissance d’une communauté) – petit à petit devient le héros de la figure de l’ind du pays

        1893 pays commande une statue à son effigie comme symbole de la résistance

        Succès national devient aussi un succès mondial, till l’espiègle un des pers les plus admirés au sein de l’international communiste (modèle de l’opprimé qui va se soulever)

        Succès fou en URSS, vu comme le prolétaire qui se soulève contre l’oppression

        RDA lance une coproduction d’un film qui parle des aventures du perso, avec la France, ou le perso est joué par français – volonté de faire une promotion du perso vu par la lentille de la résistance

        Inscription nationale a permis sa célébrité hors de son propre pays

        Aussi utilisé en même temps par la droite nationaliste belge dans l’entre deux guerres, partisan mettent des figures du perso pour proclamer leur belgitude

        Ne reste aucune place pour le texte de départ car perso est détaché de son œuvre pour devenir un symbole – il ne lui reste que quelques traits qui lui construits une polyvalence/ sorte de signe flou auquel on se rattache au niveau politique ou même national

        Met le perso dans la rue sous forme de statut, image collée aux vitres // aux monuments, en devient un

Autres exemples : Huckleberry Finn aux US (esprit américain : aide esclave en fuite) – Martin Fierro en Argentine

 

Perso de fictions ont leurs importances car peuvent aide à cristalliser impression d’un pays de ce que veux être un peuple

Ex montre que cette course au prestige litt s’accompagne d’une mondialisation des persos en leur donnant un statut de symbole

Forme de favorisation de l’œuvre via les traductions pour faire passer culture dans d’autres pays

 

I)        Descriptif de l’état actuel des choses - De qui parle-t-on ? Le canon mondial des persos de fictions

Etudes pour savoir quel perso de fiction est le plus célèbre – utilisation de Wikipédia

Méthodes : quels sont les persos les plus visibles sur Wikipédia ? – mesure du nb de page pour chaque perso de fiction dans une langue différente (ex Sherlock Holmes est présent dans 103 Wikipédia différent)

19 322 pages sur Wikipédia dans 321 langues différentes

Tableau dans exemplier :

-          Poids mondial d’Harry Potter (seule œuvre plusieurs fois rpz) – 261 personnages d’Harry Potter en une seule page, bcp on leur propre page traduit dans 20-30 langues différentes

        Dû à l’ampleur de la variété des pages en différentes langues et non pas à la quantité des personnages (d’autres œuvres ont bcp de perso comme « au bord de l’eau » et pourtant pas autant de page parce que pas mondialement connu mais continentalement)

-          Persos attachés à des mythes autant qu’à une circulation mondiale (Arjuna, Maitreya…)

-          Majoritairement des persos masculins

-          Persos plutôt de la litt populaire/litt de masse, perso transformé proposé dans des adaptations au cinéma/série  phénomène de transmédialité

-          Domination écrasante de la culture anglosaxonne avec vraie présente des traditions religieuses/mythiques du continent asiatique

-          Enigme de l’enquête, certains persos n’apparaissent pas alors qu’ils sont très importants sur Wikipédia : ex Batman n’apparaît pas alors que superman est 2e

 

2e tableau exemplier :

-          Montre domination occidentale sur orientale

 

Carte du monde :

-          Afrique du pdv du poids mondial des persos n’existe pas, ils n’exportent pas des persos de fictions (idem pour l’Australie)

-          Ce qu’on voit sur la carte est attendu et en même temps rmdp n’est pas celle de la litt légitimée (don quichotte, Emma Bovary…) – circulation mondiale des persos fondées sur litt populaire

 

Figure 3 sur l’exemplier :

-          Interroger des gens dans leur pays sur les persos de fictions qu’ils connaissent le mieux/le plus

-          Sorte de triade : Harry Potter, Sherlock Holmes et super héros

-          Poids de personnages de mangas (Naruto, Luffy…) mais également de persos plus classiques (Emma Bovary, Jean Valjean…)

-          Biais méthodologique qui fait qu’en fonction des personnes qui nous interrogent on ne répond pas pareil – plus pays est pauvre, plus la culture litt dépend des programmes scolaires et donc plus de ref litt (persos rencontrés en classe peuvent être les seuls points d’accès à la culture litt)

-          Tableau différent du premier : disparition totale des perso de la mythologie des continents asiatiques (pour raisons de codage ?)

-          Peu de perso de méchants – réflexe de cité des persos gentils

-          Pas de lien entre perso et le pays dans lequel il est cité

-          Ex de mondialisation (ex naruto cités dans plusieurs pays différents mais pas dans son pays d’origine) – idem pour Jean Valjean et Meurseult qui ne sont cités que 6 et 3 fois mais 35 fois en Irak

-          Est-ce que perso connu via la litt ?

-          Sun Wukong perso d’un roman chinois du 16e s (la pérégrination vers l’ouest) n’est cité qu’en Chine

 

 

Figure 4 :

Ex : Rajao perso purement national, compliqué à trouvé sur internet

-          Quand ce n’est pas un perso national qu’on a en tête, c’est Harry Potter

 

Voit apparaitre une forme de marché des persos en termes d’importation/d’exportation – exportateur : US au sommet, puis Grande-Bretagne, France et Japon (près de 70 % des persos cités viennent de ces pays)

Quelques exportateurs régionaux, Egypte exporte ses persos dans le monde arabe – idem pour l’Espagne qui exporte ses persos dans ses anciennes colonies

Forme de répartition, avant 20e s sont des Britanniques ou des Français – après 20e s sont des Japonais ou US

 

Extrait de Françoise Lavocat :

-          Mondialisation de la litt dépend énormément de facteurs économiques et politiques

 

Idée d’une inégalité dans la mondialisation de l’imaginaire : c’est pcq un pays à la capacité de faire connaitre son perso de fiction, qu’il parvient à se faire connaitre dans le monde entier (pas 3 modalque mais ça joue)

Pas vraiment de canon précis qui se dessine avec 15 persos les + connus  sorte d’ultra canon cependant, avec perso des Harry Potter, Sherlock Holmes, super-héros

Enquête pourrait être compléter par le merchandising (souvent des super-héros, perso de disney, patpattrouilles…)

 

II)       Historiques de comment on en est arrivé là – Quelques jalons de la mondialisation des persos de fictions

3 modalités qui ont encouragés ce processus (lien entre économique et symbolique)

a)        Litt légitimé – Le perso de fiction et la nationalisation des imaginaires

Comprendre pq certains perso sont devenus les ambassadeurs de leur pays, quels est le processus qui fait que tel ou tel perso est le plus connu de son pays ?

Fin 18e s : Herder (philosophe allemand) écrit en 1774 « Notre philosophie de l’histoire » - essai a un écho retentissant

-          Dedans Herder s’en prend à l’universalisme et à la culture française

-          Il s’en prend à Voltaire, culture française descendante de la culture antique et serait donc universelle – écrit une sorte de machine de guerre anti-française

-          3 modalités pour lui :

•          Postule une forme de relativisme historique (toutes les cultures se valent à condition qu’on puisse leur trouver de l’ancienneté) – culture antique reprise par les français n’est pas du tout l’alpha/l’oméga de la culture parce que toutes les cultures sont légitimes

        Ancienneté des cultures viennent des traditions populaires

•          Mise en avant des cultures populaires par l’ancienneté de ses traditions

•          Shakespeare comme modèle, qui n’est pas la culture universaliste des Français mais qui mêlent toutes les traditions

Thèse d’Herder amène à la légitimisassions d’une culture nationale comme similaire à d’autres cultures nationales – échapper au canon de l’universalisme, échapper à l’idée que toute litt est une réécriture des termes de l’antiquité – idée de spécificité nationale avec lien entre langue, nation et littérature (REVOLUTION)

Opposition trad aristocratique et populaire – manifeste pour les nations dominées (elles aussi sont légitimes mais doivent identifiées les racines de leurs identités litt et culturelle)

Ex écossais : 1780 parait « les chants d’Ossian » - épopée présenté par James McPherson – se considère pas comme un auteur mais comme un compilateur

        Bcp de choses inventées par l’auteur et peut de réelles infos récoltés (mais succès énorme) – les Écossais y voit la justification à vouloir être indépendante – tradition des highlands revient grâce à ça – image que l’on a de l’écosse et qui est finalement une image fantasmée (sorte d’Homère écossais)

        A partir de ça tous les pays européens souhaitent avoir leur propre chant d’Ossian

        Ex hollande : le Kalevala

        Au 19e s tous les pays cherchent à prouver l’ancienneté de leur litt – phénomène de panthéonisation des écrivains – il faut montrer le poids de notre culture aux étrangers

        On peut ajouter à la liste la promotion de persos nationaux, en les promouvant comme étant nationaux et universels

Rattachement national lié à la volonté de mettre en avant certaines valeurs : morale, politique… qui passe par de nb institutions

Exemple :

-          Danemark : 1837 contes de la petite sirène d’Andersen, auteur n’invente pas le perso de la sirène mais créer une nouvelle version du mythe – bcp de succès, d’autant plus que le Danemark a bsn de se définir par rapport à d’autres dominations – la petite sirène devient le texte danois

        Début 20e s, homme d’affaire veut que le Danemark soit reconnu, va fonder le musée « Ny Carlsberg Glyptotek », sorte de Louvre danois – finance la construction dans le port de Copenhague d’une statut de la petite sirène, avec volonté d’en faire une attraction (rpz litt danoise dans la construction de son pays) (veut faire comme Paris)

        Phénomène de nationalisation passe par le tourisme – persos de fictions aide à identifier ce qu’est un pays

        Création et constitution d’un patrimoine qui ne dit rien en lui-même du conte d’Andersen

 

-          Belgique : 1867, Charles de Coster écrit roman où il reprend un personnage médiéval : Till l’Espiègle, perso picareste, sorte de filou, perso qui arrive à se sortir de situation en se moquant des puissants

        Ecrit un roman qui reprend ce perso en le changeant complètement (proche de Bianti ?), va en faire un héros du protestantisme, héros de l’indépendance de la Flandre, incarnation de la résistance face à un empire injuste (aucun succès, Belgique plutôt catholique)

        20 ans après, quand ind culturelle se pose, le roman est repris et perso mis en avant comme étant l’emblème du pays, symbole de l’esprit belge (signe de reconnaissance d’une communauté) – petit à petit devient le héros de la figure de l’ind du pays

        1893 pays commande une statue à son effigie comme symbole de la résistance

        Succès national devient aussi un succès mondial, till l’espiègle un des pers les plus admirés au sein de l’international communiste (modèle de l’opprimé qui va se soulever)

        Succès fou en URSS, vu comme le prolétaire qui se soulève contre l’oppression

        RDA lance une coproduction d’un film qui parle des aventures du perso, avec la France, ou le perso est joué par français – volonté de faire une promotion du perso vu par la lentille de la résistance

        Inscription nationale a permis sa célébrité hors de son propre pays

        Aussi utilisé en même temps par la droite nationaliste belge dans l’entre deux guerres, partisan mettent des figures du perso pour proclamer leur belgitude

        Ne reste aucune place pour le texte de départ car perso est détaché de son œuvre pour devenir un symbole – il ne lui reste que quelques traits qui lui construits une polyvalence/ sorte de signe flou auquel on se rattache au niveau politique ou même national

        Met le perso dans la rue sous forme de statut, image collée aux vitres // aux monuments, en devient un

Autres exemples : Huckleberry Finn aux US (esprit américain : aide esclave en fuite) – Martin Fierro en Argentine

 

Perso de fictions ont leurs importances car peuvent aide à cristalliser impression d’un pays de ce que veux être un peuple

Ex montre que cette course au prestige litt s’accompagne d’une mondialisation des persos en leur donnant un statut de symbole

Forme de favorisation de l’œuvre via les traductions pour faire passer culture dans d’autres pays

 

b)        Litt populaire

Cours 3 :

Mondialisation de l’imaginaire des personnages

B) L’apparition du personnage sériel

Comment certains perso se sont autant imposé ? des perso de fiction reprit dans pleins d’histoire c’est assez ancien. Bcp d’histoire de robinson crusoé par exemple.

Phénomène plus récent 2e moitié du 19e, il fait du perso le centre de la diffusion littéraire à partir d’un changement dans le système de production éditoriale. La propagation de la litté ce fait autour des perso. Naissance de la littérature de masse, l’enjeu est de fidéliser le public et pour cela on fait revenir des personnages (attachement), on commence à penser la prod litté en terme de série. USA 1860 les « dime novels », « roman à un sou », pas une grande qualité littéraire, ils ne coûtent rien , révolutionne la prod éditoriale aux USA puis en Europe, car il y a bcp de tirage, et aussi parce qu’il dilue le rôle de l’auteur, souvent sous pseudo, ce qui compte à la place de l’auteur c’est le personnage. Exemple de Buffalo Bill : véritable perso historique, chasseur de bison, il comprend les changements en cours dans l’écosystème médiatique, il rencontre Ned Buntline et lui raconte sa légende, ses aventures (gros mytho). Buntline se dit qu’il peut en tirer de l’argent et écrit des romans sur lui, sur la vérité au début, puis le succès fait que ça devient uen collection, il n’écrit même plus les romans mais celui qui compte c’est le perso de Buffalo Bill, bcp d’auteurs écrivent sans qu’il y est de lien avec le personnage de base. Bcp de gens pensent que c’est Buffalo qui écrit alors que c’est un perso de fiction inspiré d’une vraie personne, 1700 romans en 20 ans , par plus de 20 auteurs, ce qui compte c’est la marque du perso et pas l’auteur. 1er expérience transmédiatique, Buffalo fait un spectacle ambulant aux USA avant d’aller en Europe, c’est comme ça que le perso devient mondiale. Les éditeurs européen s’interroge sur comment le modèle a été mit en place et essaye de l’imiter. Emilio Salgari, un italien s’inspire de lui pour ses romans. Eichler parvient à négocier pour toutes l’Europe les droits de l’histoire de Buffalo Bill. Confusion entre l’auteur est le perso, les lecteurs adressent des lettres aux personnages, confusion entre la célébrité de l’auteur et du perso. Fayard rachète des droits pour la France, essaye de faire une collection personnages, avec Fantômas. Un roman par mois sur le perso, succès colossal. Passage par d’autres médias pour populariser tout ça, des films sur Fantômas aux alentours de la 2GM. Le personnage est retrouvé dans d’autres collections d’autres pays. Panique morale face au succès de ces perso, idée d’une invasion impérialiste par les USA, peur de la pollution de l’esprit de la jeunesse, argument de corruption de la jeunesse qui ne correspond pas tant sur le contenu que de la production, car les jeunes peuvent facilement se procurer les livres, dans les marchands de journaux et de tabac, nvll diffusion de la littérature, changement dans la distribution éditoriale qui inquiète, 1903 panique morale dans les journaux norvégiens. Cette panique est du au fait qu’il y a une perception mondiale de la puissance de l’imaginaire américain qui passe par les personnages. La presse prend conscience qu’il y a un phénomène de mondialisation de l’imaginaire au profit des USA et au détriment de la culture national, encore plus inquiétant car ça passe par les jeunes qui sont l’avenir de la nation. Dure jusqu’en 1970, le phénomène s’amplifie avec l’amélioration des moeyens de productions, avec les « pulp fictions », le dime novel devient un magazine avec plusieurs histoires par numéro. Plus grd diversité, modèle de production considérable, influence dans l’imaginaire générale colossale. Zorro, Tarzan, Conan le Barbare naissent dans ces revues. Edgar Rice Burroughs invente John Carter et Tarzan en s’inspirant du Livre de la jungle de Kipling. Lui aussi a compris qu’il devait autoriser le fait que son personnage dépasse la sphère littéraire, bcp de films sur Tarzan dans l’entre deux guerres, des pièces de théâtre ou radiophonique. Tout cela devient mondiale car l’éditeur revend les droits à l’étranger et des collections avec le personnage marque apparaissent. Le fonctionnement éditoriale est organisé autour du perso. Production de masse. Age d’or des comicsbook aux USA, tous les superhéros sont créer dans les années 30-40, propagande de guerre avec les héros. Donald Duck et toute la clique de la même époque aussi. Les perso n’appartiennent pas aux créateurs. Ils ne sont pas propriétaires mais c’est la maison d’édition ou de production. Pas de lien juridique entre le créateur et le perso, ce qui crée une production de masse.

La France n’a pas la même puissance éco et de savoir faire pour égaler les USA. Il y a de l’importation et de la création avec la Bibliothèque Verte et Rose. Tentative d’imitatition des comics avec des revue bd comme spirou et tintin, sauf que els proprio c’est les auteurs donc production en masse plus compliquée. On reprend les codes initiaux du roman feuilleton pour les sériel personnages, tintin est issue de Rouletabille du Mystère de la Chambre Jaune. Instauration du perso secondaire idiot, qui servent d’interface avec le lecteur. On a une consommation plus acceptable avec les albums, les gens commencent à faire des collections. La mondialisation des perso populaire est lié à un phénomène éditoriale. Ça vient d’un changement dans la production éditoriale, on organise tout autour du perso et ça fait disparaitre la figure de l’auteur. Tout le processus de massification de la lecture populaire repose sur la promesse de retrouver le perso. Ce phénomène participe de la nationalisation, bcp de personnage sériel renvoi à ce qui est percu mondialement à une sorte d’esprit national : buffalo bill représente l’esprit de la conquête de l’ouest, d’aventure et de frontière, le paratexte éditorial européen joue dessus. Holmes est vu comme le parangon des l’anglitude, on impose sur le perso l’idée que c’est un type d’esprit anglais, le chapeau, le manteau et la pipe ne viennent pas de l’auteur mais sont ajoutés dans les adaptations. Arsène lupin pour la France c’est l’esprit français de l’ironie, dandy avec qlq chose de Robin des bois, contestataire et élégant. Ce système va s’effondrer dans les années 70 avec une crise des modèle de production, les revues ne fonctionnent plus, les perso sériel vont se transformer pour correspondre à un goût plus omnivore, on passe par les grands cycles de roman et par une spécialisation générique des genres littéraires.

C) des villes comme personnages

Au 19e c’est la domination de deux empires : la France et la grande bretagne. Domination symbolique par l’image qui est construite dans la litté des deux capitales, paris et londres. Elles deviennent des lieux personnages, souvent au centre des grands romans, des villes mondes qui attirent tous les perso littéraires. La Littérature y règne, lieu de pèlerinage ou il faut voir la littérature en action, on vient dans le monde littéraire et pas dans une ville. Paris comme perso littéraire.

La ville comme personnage, lutte des peros contre la ville. Dans le roman du 19e on a une multiplication des perso de fiction qui donne une impression de foule. On compte le nb de perso dans les livres, inflation généralisé du nb de perso. Visualisation du phénomène autour de la création du roman personnage, ville monstrueuse. Cette façon de faire va être imiter par les écrivains des pays qui dominent . ils vont essayer de créer avec une des villes de leur pays le même procédé de personnalisation plutôt que de créer un perso unique. Dublin chez James Joyce dans Ulysse. La ville devient le perso principal du roman. Ça fait de dublin un mythe littéraire à l’égal de londres et paris. Dublin s’organise bcp aujourd’hui autour du tourisme joycéen. Ecrire sur sa ville c’est atteindre l’universalité de la culture. Ce modèle de joyce va être bcp imité, comme par Carlos Fuentes.

Dans certains romans le perso parle à la ville, la ville prend forme à travers certains personnages. En utlilisant la ville, on affirme la place de son roman dans une perspective internationale, faire de la ville un lieu de la culture littéraire de leurs pays. Carlos fuentes utilise mexico pour rattraper le retard littéraire.

Ccl : la rp des perso s’est construite sur deux dynamique parallèle : puissance économico médiatique des prod populaires, cette puissance passe et est organiser autour des perso de fiction. Les histoires sont très répétitive dans ce phénoméne sérial, mais ça marche car plaisir de retrouver le perso. Rôle capital du transmédiatique. Tournant spectaculaire de la consomation de la litté populaire avec la sortie en films d’Harry Potter et le Seigneur des Anneaux. La 2e dynamique c’est que la mondialisation des perso accompagne la constitution de l’espace littéraire mondiale en champ de lutte pour le prestige littéraire, cela amène chaque pays à mettre en avant leur propre capital littéraire. Manière de dire qu’on a de la tradition et une culture littéraire. Processus paradoxale car plus on est vu comme représentant de sa nation, plus on est mondial et on se rapproche de cette culture universelle.

La culture littéraire a été dominé par els prescription scolaire des empires coloniaux. La culture coloniale et de la métropole s’est bcp imposé dans les pays avec une culture plus orale.

Exemple de Peter Pan : crée par James Matthew Barrie, créé en 1902, on connaît aujourd’hui le roman, au départ il apparaît dans une pièce de théâtre en perso secondaire, l’auteur modifie bcp l’histoire avant la version finale. Barrie a un csc très nette d el’état de l’édition et de ce qu’il faut faire pour avoir du succès. Il va décliner son perso, et s’insère dans la production de masse en acceptant qu’on reprenne son perso. Il sait que ça va lui apporter du prestige ainsi qu’a son perso. Il autorise les adaptations au cinéma dès les années 20 aux USA. Il crée une version simplifiée pour les enfants. Et il ferme els yeux sur le merchandising, bcp de produit dérivé sur l’univers de peter pan (figurine, manuel de lecture, album illustré, coloriage)s’inscrit dans la culture médiatique à grand échelle. Il comprend que son succès va être peter pan et qu’il faut encourager la propagation médiatique et culturelle de son perso. Il comprend aussi que ça marchera mieux s’il s’inscrit dans la promotion nationale. Il va s’attacher à construire Peter pan et le patrimoine anglais ensemble. Barrie va installer une statue de Peter pan dans la nuit et dit que c’est un cadeau pour les enfants de londres, à l’endroit ou il apparaît dans le roman. Peter Pan s’inscrit dans Londres. « mourir doit être une belle aventure » est dit par Peter pan, la phrase est petit à petit vu comme un symbole de l’esprit national, une sorte d’esthétique du courage anglais, grandeur morale. 7 mai 1915, le Lusitania est coulée par un sous marin allemand. Bcp d’américan meurt, dont un ami de Barrie et une de ses amies qui rapporte qu’il a répété cette citation de Peter Pan, cette phrase devient un instrument de propagande avec la diffusion massive dans les journaux. Aux USA ça permet de donner une image des combattants anglais qui vivent la guerre comme une sorte de devoir moral. On surnomme les aviateurs britannique Peter Pan. Le personnage finit donc par se détacher de son auteur. Il fait partie des auteurs à avoir été convoqué pour rédigé des écrits de propagande au début de la guerre. Après la 1GM, Barrie arrive à garder un sens positif au perso de Peter pan, en faisant de lui un symbole de tous les enfants qui on souffert pendant la guerre, tous ses droits d’auteurs vont être remis à un hôpital pour enfants. Le gvt légalise le fait que toute adaptation de peter pan doit donner les droits à cet hôpital. Pour célébrer l’amitié angloblege pendant la guerre, les anglais offre une statue de peter pan. Forme de solidarité entre les peuples et moins l’aspect aventure et héroïsme. Ce personnage est à la confluence des deux processus qu’on à décrit. Personnage sériel et politique puisqu’i lest utilisé pour décrire un état d’esprit national et d’une cause mondiale (la guerre juste puis symbole des souffrances des enfants pendant la guerre), ces deux processus se chevauchent donc.

 

 

Cours 4 :

Comment on crée un personnage mondialement connu.

I)             Dans l’atelier de Stefen King

Il a théorisé/définit la manière dont il s’y prenait pour écrire, Ecriture (autobiographie et manuel d’écriture). Posture d’écrivain qu’il cherche à construire : s’élever contre la posture de l’auteur romantique génial inspiré, plutôt une posture de l’écrivain artisan pour lui. Très concret. Ses modèles ne sont pas des grands écrivains mais plutôt des rédacteurs ou des journalistes. Dickens est un modèle qui revient à plusieurs reprise, le modèle d’écrivain qui est proche des gens. Idée d’un écrivain authentique, pas intellectuel. Pour lui la lecture est une expérience de partage « écrire revient à enrichir la vie de ceux qui liront vos ouvrages ».

Il parle des types de personnages : il en critique le processus, quand on crée un perso pour sa fonction : le méchant, le gentil, la connasse…

Il faut construire des persos de façon qu’il ne soit pas des fonctions mais qu’ils soient tous le perso principal, il faut une épaisseur psychologique à chaque perso, et passer par un pdv interne pour chaque perso. Difficile car souvent pour les méchants on n’a pas accès à l’intériorité des persos. Difficile de faire du méchant une personne normale.

Relation entre personnage et personne réelle : observation des faits réels, King introduit tjr des détails réels quand il présente un perso.

Idée d’une écriture qui part des persos, ces persos sont mis dans des situation et sont traité comme des rats de labo, part d’autonomie des persos. Observation de gens réel pour créer des persos. Il faut qu’on ait une impression de réel face à un perso de fiction. Dans la vie on se considère tous comme le perso principal de notre histoire. Cela va à l’encontre de la pensée du perso comme fonction. L’écriture d eSK est inspiré du modernisme (flux de conscience, l’accès aux pdv qui se chevauche). Le succès des persos populaires ce n’est pas leur simplicité, mais leur complexité. Chaque perso qu’on rencontre doit être quelqu’un. Le boulot de l’écrivain populaire c’est de donner au lecteur l’impression qu’il est entouré de personnes réelles.

Extrait de La Tour sombre : absence de description, accumulation d’informations, mélange entre une voix off (narrateur) qui se met en retrait pour redonner la parole au flux de csc du perso, discours direct ou rapporté, effet de citation qui permet au narrateur de ne pas être dans l’explication.

II)           Une formule mondiale du personnage à succès ?

Rattraper

Un personnage peut créer un nouveau genre, personnage de jeune fille pas lié à la sphère domestique et le renverse, sorte de vengeance envers un système. (Millenium).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cours 1

Robinson Crusoé

Trois siècles de circulation d’un perso

Perso crée par Daniel Defoe en 1719. Il l’écrit à l’âge de 59 ans, il est au départ journaliste, pamphlétaire, très présent dans les cercles protestants, et se rapproche des cercles du pv. Il est embauché pour être l’espion en chef de la couronne en Ecosse. Il finit en prison puis prend ses distances et ce met à la fiction. Le roman est inspiré par une histoire réelle.

C’est un naufragé nommé Alexander Selkirk (marin écossais) trop indiscipliné sur le bateau, on le débarque sur une île déserte avec quelques vivres. L’île de Mas a Tierra en 1704 au large du Chili, il y passe 5 ans seul. Il est récupéré par un bateau et écrit son histoire en revenant en Angleterre, immense succès. Defoe a donc l’idée du perso de Robinson. Il emprunte bcp de choses au récit de Selkirk. Robinson est donc un perso semi-fictionnel. Defoe fait exprès d’imiter le récit de Selkirk en ne mettant pas son nom et en écrivant à la première personne. Jeu sur la possibilité de la réalité de l’histoire. Le personnage de Vendredi est lui aussi inspiré d’un perso réel, un Indien Mosquito qui a passé 3 ans sur l’île aussi avant Selkirk. L’île a été rebaptisé Ile Robinson Crusoé. Histoire du fils prodige qui a désobéi, idée de la rédemption par le travail. Il se lance dans le commerce d’esclave en rentrant de son séjour sur l’ile. Morale protestante, individualisme philosophique et appétence pour l’économie de marché. Public du capitalisme naissant.

Rousseau développe une longue page sur Crusoé dans Emile. Il soustrait l’histoire de Defoe à son contexte protestant. Rousseau fait de l’épisode sur l’ile l’idéal de l’éducation d’un jeune enfant. On passe du contexte protestant de Defoe a l’ile de robinson comme l’état originel pour l’homme. Forte inspiration des Lumières sur cette manière de pensée. Modèle de robinson basé sur le progrès, on arrive à un nv genre qui est la robinsonnade, ce n’est pas une reprise du perso mais de la situation.

 

 

 

 

Réécriture du roman de Defoe pour l’invention de Morel.

Absence de nom du narrateur.

Cours :

Réceptions mondiales : personnages et débats

Est-ce qu’on peut mal interprété un perso ?

1)   Une maison de poupée ou le débat moral à l’échelle mondiale

Les persos de fictions sont instrumentalisés.

Pièce de théâtre, Henrik Ibsen, norvégien, depuis 1625 la Norvège est dans une union entre deux monarchies (Danemark Norvège). Norvège pays culturellement dominé par l’influence danoise, énorme poids de la litté allemande aussi. 1814, séparation. Quête de l’ancienneté pour justifier de son existence, recherche d’une langue (néonorvégien, langue littéraire), recherche de vieilles traditions, contes, littératures. Ibsen prend part à cela, il devient connu avec Peer Gynt en 1867, avec un perso issu du folklore norvégien. Pièce tragique comique. Ibsen utilise des persos traditionnels pour donner une légitimité à la littérature norvégienne naissante. Puis il change de stratégie, voyage en Allemagne et à Rome, il essaye de donner une autonomie à la litté norvégienne en essayant de la distinguer de la litté allemande. Il cherche un modèle auprès du naturalisme français. Ça devient son modèle pour penser l’indépendance littéraire de la Norvège. Le réalisme permet de créer une littérature nationale. Il écrit en 1879 Une maison de poupée, son œuvre la plus connue. On suit Nora, une jeune femme mariée avec 3 enfants, son mari la traite comme une poupée, infantilisation permanente. Processus d’émancipation de Nora dans la pièce, comment elle se confronte à son mari, la pièce se termine sur le départ de Nora, elle abandonne ses enfants. Bcp de réactions morales compte tenu de l’époque.

Blancheur du style, très simple. La pièce crée un scandale retentissant. Le débat porte sur le perso de Nora, pas sur la qualité de la pièce, on parle de l’immoralité de son action. Ce n’est pas tant par rapport à son mari, mais surtout par rapport à ses enfants. Différents contextes de réception. Soit positif soit négatif. Parfois le débat et plus centré sur le littéraire que sur la morale. La pièce est très mal reçue en Allemagne, Nora est vue comme un perso scandaleux. On force Ibsen à réécrire la fin avant la première présentation (fin rédemption). Malgré le changement bcp de débats, insupportable pour le public de voir le discours de Nora et sa position. Ça concerne aussi la presse et la critique très sévère envers Ibsen pendant longtemps. On reproche à Nora d’être puérile. Jugement littéraire et morale, ça rejoint une critique littéraire plus globale des Allemands sur le naturalisme français qui est vu comme une esthétique immorale. Critique d’abord morale mais le perso de Nora représente tout ce que l’importation du modèle français à de mauvais dans la littérature et les mentalités.

Idem pour la Grande Bretagne, mais une minorité (par provocation) va utiliser Ibsen comme modèle littéraire, moral et politique. George Bernard Shaw est un jeune auteur de théâtre très engagé politiquement, opposition à l’impérialisme britannique, au conservatisme bourgeois. Il utilise Ibsen comme outil politique, Une maison de poupée devient un texte politique pour lui (émancipation de la femme mais aussi des masses face à l’autorité). Il choisit la fille de Karl Marx pour jouer Nora. Forme de jeu de position, il peut faire ça car il y a eu une réaction outrée de la part des conservateurs, il se place comme défenseur des opprimés. Nora comme personnage d’avant-garde. Réception autour du réel en All et en Angleterre.

Débat différent en France, réception plus positive de la pièce. Autonomie de la litté fr dans le champ de la morale, les jugements majoritaires sont sur la question esthétique, pas morale. On découvre une nouvelle littérature et une nouvelle couleur locale. Le perso de Nora est vu comme un perso qui relève de l’idéalisme pour les critiques. Pas ancré dans une situation sociale réelle. L’inspiration naturaliste est complétement effacée, on parle d’âme norvégienne et d’idéalisme. Interprétation fausse du point de vue de l’histoire littéraire, Ibsen est naturaliste.  

Au Japon, première représentation en 1911. Dans une revue (Seito) deux critiques féminines dressent une louange de la pièce, Nora est vue comme le symbole de l’émancipation des femmes fasse au patriarcat. Réponse immédiate de metteurs en scène masculin qui s’indigne contre le perso et contre les critiques. Aucun jugement littéraire, c’est purement moral. On retrouve le même argument qu’en Allemagne sur le perso de Nora comme étant puérile. Le gouvernement tourne aussi en ridicule le perso de Nora.

Cristallisation de questions qui commence à travailler ces sociétés avec le perso de Nora, surprenant de voir une œuvre norvégienne qui circule autant dans le monde.

Chine, déb 20e, le perso de Nora est défendu par un certain groupe d’intellectuels. En 1919, mouvement du 4 mai en chine, contestation populaire venant des étudiants et des intellectuels contre la société de façon générale. Lutte contre le poids des traditions et du confucianisme. Bcp d’intellectuels chinois cherchent en Europe des modèles de pensées. Lu Xun est une personnalité importante, son apprentissage sert à penser contre les traditions et le conservatisme de son pays. Il écrit Journal d’un fou, sorte de manifeste littéraire du 4 mai. Il utilise le perso de Nora comme outil de contestation. Elle est mobilisée comme l’exemple de l’émancipation individuelle non genrée. On parle de l’idée qu’elle s’est élevé contre un ordre conservateur, pas de sa position de femme. Il ne la voit pas comme un modèle entièrement positif, c’est la représentation d’une fausse promesse, car elle part à la fin mais on ne montre pas ce qu’il se passe après, il explique que c’est forcément un échec car elle ne peut rien faire. Pour lui Ibsen propose un début d’idée. Ils éliminent complètement la question genrée qui était au centre des débats moraux en Europe au profit de Nora comme symbole d’une émancipation possible mais pas aboutie.

Nora devient un perso mondial, rare dans l’histoire de la litté, elle le devient car elle rencontre des débats moraux et politiques qui sont mondiaux. Utilisation du perso à des fins de débats esthétiques. Pour Ibsen elle sert à créer une esthétique naturaliste qui va contre le modèle Allemand. Pour Shaw c’est une manière d’attaquer le modèle anglais, et pour les fr c’est une manière de créer un théâtre idéaliste en attaquant le théâtre réaliste.

La France à la littérature la plus autonome, c’est pourquoi elle est éloignée du débat moral et politique.

2)   Tolkien en Italie : un exemple d’instrumentalisation politique

Célébrité mondiale de Tolkien et du livre qui né à la fin des années 60-70 aux États-Unis grâce aux campus. Période de la guerre du Vietnam, les étudiants retrouvent leurs revendications (amour de la nature, amitié entre les peuples, résistance à l’oppression). Réception du perso d’Eowyn. Le perso est vu est reçu comme un personnage féministe. Elle construit une morale forte dans l’œuvre de Tolkien, ceux qui sont sous-estimés mais qui font basculer l’avantage vers le bien. Réception surprenante du perso en Italie dans le contexte politique des années 60.

En Italie la fantasy n’est pas vraiment reconnue, l’œuvre de Tolkien n’a pas du tout de succès. Italie très à gauche. Une maison d’édition de droite et conservatrice prend la place laissé, Elemire Zolla fait la préface et propose une lecture mystico-chrétienne, il met le texte de Tolkien dans la lignée d’une lecture chrétienne et dans la perspective d’une lecture nationaliste. La droite nationaliste (héritière du mussolinisme s’empare de l’œuvre de Tolkien, elle voit exactement comme les étudiants américains une ode aux opprimés et s’estime faire partie de ces opprimés face à la pensée dominante de la gauche. LOTR devient un véhicule de revendication. Bcp de manifestants dans le « camp Hobbit ». Eowyn cristallise les réflexions des femmes intellectuelles de ce mouvement (droite identitaire). Elles créent une revue « La revue Eowyn » et se situe sous l’égide de ce perso. Ce qui est revendiquait par elles c’est la femme combattante pour la défense d’une identité. Sa nature féminie permet de porter une défense identitaire, sa pureté recouvre la pensée qu’elle n’est pas corruptible par le pouvoir.

Ce discours et cette position sont repris aujourd’hui par la première ministre italienne Giorgia Meloni. Eowyn est le modèle de la combattante qui ne se laisse pas corrompre. Elle considère les Italiens comme des Hobbits qui sont agressé, il y a un devoir moral d’agir. Ça permet de construire un lien via les persos de fiction et faire comprendre la position, ça crée une posture d’humilité.

Récupération des persos qui dépend des contextes (contreculture américaine ou droite nationaliste postfasciste). Les persos sont perçus comme des exemples de dominés, identifications par ce biais-là.

Forme de polyvalence des persos, complexité et modèle.

La malhonnêteté intellectuelle consiste à prendre le perso et à l’appliquer à ses idées, instrumentalisation. On lit le texte « contre l’auteur », distinction à faire entre utilisation politique d’un perso et « l’auteur à construit le perso comme ça », « l’auteur pense comme ça donc les perso aussi »…

Jane Austen en Chine, les persos sont perçus en fonction de l’autrice.

 

 

 

 

 

 

 

C) Picsou de l’aventure impérialiste à l’hommage culturel

Carl Barks en 1947 crée le personnage. Au départ un hommage à Dickens et son personnage de Scrooge. Au départ un perso secondaire, le nom original de Picsou est Scrooge McDuck. Il rencontre bcp de succès et devient un perso à part entière. Typique d’un imaginaire américain mondialisé, Barks n’a aucun droit dessus car il appartient à Disney qui peut le sous-traiter à des éditeurs internationaux. Le canard de plus riche du monde est un super radin, et c’est un chasseur de trésor. S’inscrit dans la tradition du roman d’aventure du 19e. A la conquête d’un espace non colonisé qui cherche à s’approprier des trésors. L’aventure a une neutralité, pas de question de racisme ou de colonisation. Picsou fait fortune de manière honnête, self made man. Capitalisme moral. Perso mondial du fait de la prod éditoriale, dans la diégèse elle-même il parcourt le monde en permanence. Don Rosa, un grand fan de Carl Barks, il reprend ses histoires en changeant le sens, il commence au début des années 80, il écrit La jeunesse de Picsou, une bio de Picsou, mondialement connu comme un chef d’œuvre de la bd. Il réécrit ses aventures en changeant les considérations culturelles qu’il y a autour, elles sont plus complexes et documentées, il fait un travail d’historien à chaque fois, cherche l’exactitude absolue des événements historiques dans le récit. Les neveux de Picsou rappellent tjr à Picsou que les trésors qu’il cherche sont pour l’humanité, voix de la morale chez Don Rosa, Picsou n’arrive pratiquement jamais à garder le trésor ou avoir de l’argent, mais il récupère tjr une relique qu’il met dans un musée, sorte d’humanisme chez Don Rosa. Son travail est perçu comme une manière de rendre hommage à différentes cultures à l’échelle internationale.

Don Rosa est allé pls fois en Finlande pour des dédicaces. Picsou s’appelle Aku Ankka là-bas, ils ont très fan du personnage. La plupart des centres associatifs de Helsinki sont abonnés à la revue. Ils veulent inclure la culture finlandaise dans l’œuvre, et demande de lier les histoires de Picsou à celles de l’épopée finlandaise finnoise le Kalevala. C’est un jeune pays qui est sous domination suédois jusqu’en 1917. Pas de littérature car les élites ne parlent pas finnois. Elias Lonnrot parcourt dans les années 1830 la Finlande pour recueillir des chants populaires en finnois auprès des Bardes pours les transformés en épopée. Le jour ou il signe la préface du Kalevala devient le jour de fête nationale. L’identité nationale se construit à travers la littérature. Les finalandais voit des liens entre les deux récits et le font lire à Rosa, qui va construire son texte comme un hommage et une mise en valeur d’une culture. Il demande aux fans de lui envoyer des photos d’Helsinki. Il met les notes de l’hymne finlandais quand picsou trouve une harpe, et les notes de Wagner quand la sorcière fait de la musique. Il écrit son histoire en utilisant la même métrique que le texte d’origine pour que le peuple anglais ait une idée de la musicalité originale. Récit paru en 1999.

Bcp d’œuvre d’adaptation du panthéon littéraire à partir du perso de Picsou. Pensée du savoir universel chez Rosa. Sorte d’idéal du savoir.

On va montrer le maximum de patrimoine et de culture oubliés. Picsou n’est plus la figure du dominant. Personnage et production vu comme étant uniquement pour les enfants, mais Rosa vise un public bien plus large.

D) Hamlet en Afrique

1966 : Shakespeare in the bush. Pas un texte de litté mais d’anthropologie par Laura Bohanann. Raconte le récit d’Hamlet à la tribu des Tiv au Nigeria. Les Tiv ne croient pas à la pièce et ne comprennent pas le concept de fantômes.

Ils trouvent le perso d’Hamlet mal écrit et on des problèmes avec la psychologie, pour eux c’est inconcevable qu’un jeune homme décide des choses, pour eux c’est aux anciens de décider.

Impossibilité de dépasser les différences culturelles, l’œuvre de Shakespeare n’est pas universelle. Les persos agissent selon certaines codes sociaux, moraux et culturels qui sont étrangers pour d’autres et ne font pas sens.

L’universalité est un leurre.

Le chef la félicite à la fin, et lui dit que c’est une bonne histoire mais qu’elle la raconte mal car on ne lui a pas expliquer ce qu’elle voulait dire, car ses anciens ne lui ont pas dit. Il lui dit que Claudius a embauché un sorcier pour envouter Hamlet.

Signification d’un texte et motivation d’un perso qui ne sont pas acceptables, est-ce que l’interprétation va contre le texte de Shakespeare ?

Bayard adopte une position extrême : tout texte est un texte imaginaire, produite d’un certain contexte qui ne peut pas donner de justification absolue au texte. Il y a aucune étude qui dit que la lecture des Tiv est meilleur que celle de Laura. Cela ne met pas en jeu la volonté de l’auteur.

Bayard soulève l’idée qu’on fait trop confiance à des lectures tradi des perso.

Synthèse :

Enjeu permanent du comparatisme : comment parler des cultures autres, comment adapter une tradition culturelle à une autre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cours

Personnages masculin et féminin dans leur représentation historique

Mimésis, Eric Auerbach, comment le réel est représenté dans la fiction, il cite les textes de mémoire, fonctionnement par induction, il fait des chapitres sur des exemples et tire ensuite des conclusions générales, l’exemple est emblématique de qulq chose de plus général. Dans quelle mesure cette induction n’est pas une généralisation abusive ?

Biais du distant reading (Franco Moretti) à renversement des perspectives, on ne peut pas comment l’évolution générale de la littérature à partir de qlq texte, il faut faire l’inverse et prendre bcp de textes et en tirer des conclusions.

Différence de traitement des perso de fiction par rapport à leur genre entre le 19e et 2010, est-ce qu’il y a une évolution.

I)             Un monde fictionnel masculin ?

Plus de perso masculins cités dans les études.

Echelle de la réception.

Graphisme : le chercheur compte le pourcentage de mots associés aux hommes et associés aux femmes.

Entre 1850 et 1917 le nombre de romancière baisse de moitié, de plus en plus d’hommes écrivent et parle donc peu de femme. Le roman qui est à l’origine sentimentale gagne en prestige et les hommes s’en empare.

La place des perso féminins est moindre, ça ne veut pas dire qu’il y en a moins mais que l’espace qui leur est donné est plus petit.

Machine learning

L’ordinateur reconnaît moins le genre des perso s’il est écrit par une femme, les auteurs masculins crée des perso qui sont plus typés et genrés.

Au fil du temps il devient difficile de distinguer homme et femme.

On associe les yeux, les cheveux et le visage aux perso féminins. On parle surtout des yeux et du visage des femmes vers 1900. Les cheveux n’était pas vraiment un mot genré dans la description mais cela évolue et augmente continuellement.

Les femmes rient et sourient, les hommes ricanent et grimacent dans la première moitié du 20e.

Les poches = question d’appartenance sociale.

Les persos féminins sont tjr associés à l’intériorité et aux sentiments.

Les perso féminin ont deux fois plus de chance d’être associé au mot « to look forward »

Le prestige littéraire passe bcp par la nostalgie, moment de délibération intérieure.

Fin 20e la situation s’inverse et c’est les hommes qui deviennent plus intérieur, vocabulaire triste, tout est lié aux genre littéraire (science-fiction et policier) l’inquiétude du futur est vers la modernité et la technologie.

L’invention de Morel, un RC en Amérique latine

Bioy Casares : famille aisée d’Argentine, vie de l’auteur lié à sa rencontre avec Borges (déjà connu dans les années 30 en Arg) – vont tous les 2 s’atteler à un gros projet : redéfinir l’hist de la litt à partir d’autres codes accepter en Arg ailleurs – travaille de genre sur antho fantastique, policière… commence dedans par extrait de la Bible (penser théoriquement de leur part « toute fiction est de la litt fantastique » donc toute religion est de la litt fantastique pour Casares)

Ecrivent tous les deux des enquêtes policières « Don Isidro Parodi » écrit à 2 mains sous pseudonyme Bustos Domecq  parodie des Sherlock Holmes, Hercule Poirot… ici enquêteur à aussi une intelligence supérieure mais est en prison, police incompétente lui demande de résoudre des affaires, ne veut pas, s’ennuie donc le fait quand même

1940 publie l’invention de Morel qui va avoir un écho important, qui est son roman le + connu (auteur meurt en 1999) puis Plan d’évasion, puis se tourne vers genre plus fantastique (lien avec Silvina Ocampo, femme de Casares qui a écrit bcp de nvl fantastiques, a eu une influence sur Casares, sœur de Victoria Ocampo qui en a aussi écrit)

L’invention de Morel : écriture évidente de RC + // mythe d’Orphée

Ton nu narrateur ressemble à celui de Defoe : même manière de détailler l’île, peur de ne plus être à jour dans le calendrier, chasse des oiseaux, propre description en homme barbu… absence de nom ne permet pas d’y voir un certain RC

RC autodidacte

RC vu comme « maître et possesseur de la nature », remarquer par V. Woolf (pas de description de la nature chez Defoe ce qui est étonnant, à part description de poterie mais bon pas ouf – RC a presque qlqc de maladif en voyant la nature que comme un moyen, pour lui n’existe pas en dehors de l’utilité qu’elle peut avoir)

Différent du pdv de Casares, pas une sorte de nouveau RC dans l’exploitation de la nature, mais la question se pose quand même

 

Contexte culturelle année 40 en argentine, quel sens pour cette réécriture ?

        Réappropriation de la nature ? : dans RC sauvage arrive sur l’île, pas concevable pour lui que ces gens ont une histoire, alors qu’ici il y a une forme de temps qui a passé avant mais qui s’est immobilisé, question de s’immerger dedans

        Dimension technologique très importante et troublante à l’heure actuelle

        RC ne peut pas dépasser la nature, dieu ; mais ici l’homme est presque capable de tout // Frankenstein – ici Morel joue à être Dieu, narrateur joue à être lui-m dieu ? sorte de violence/création d’un monde, qlqc de malsain dont la manière dont le narrateur se comporte (comme quand le perso dort à côté de Faustine qui dort)

        Donne impression d’affirmer qlqc et commentaire périphérique permet de donner le doute, p/r question de la religion (faire une sorte de note pour montrer que ce soit faux/inventé)

        Stalke Faustine qui n’existe plus, suit un fantasme (notion du consentement balayé par Morel qui emmène ses amies sur l’île et par le perso qui suit et est obsédé par Faustine)

Pétrarque invente le modèle de relation poétique à l’amour qui consiste à imaginer la femme absente et dans faire un tableau idéalisé avec tableau lyrique, peut importe qu’elle soit là ou non – tradition pétrarquiste transformé dans dimension fantastique – rapport de domination a glissé, déplacer à forme de fascination pour perso fém qui objective complètement le perso

 

        Ecriture postcoloniale ? centre du roman question rapport au féminin, puis question du réel et de la technologie

 

Présence possible d’un spectateur

Sentiment que RC ne pourrait jamais faire ça, n’a pas d’imagination alors qu’ici le narrateur vit dans l’imagination (récurrence des hypothèses)

Sorte de critique de la robinsonnade – île = refuge pour exilé – assez ambigüe car d’autres personnes sur l’île

Lecture technologique : invention de morel est le dernier stade du progrès techno mis en forme chez defoe, tout ce processus de rationalisation aboutit à une illusion où l’on est capable d’y vivre grâce à la techno

Lecture à partir du perso de Faustine en considérant qu’on à une forme malsaine du traitement du perso féminin vu comme une image sans qu’on identifie un pdv qui critiquerait la position du narrateur

Voir à quoi on va donner de l’importance : question des thèmes litt ? ou importance à contexte socio historique ? dépend de la façon dont on pense le commentaire litt

 

 

Conclusion :

Pas le même perso qu’on a croisé dans différentes cultures mais différents avatars de RC – phénomène dû à la puissance du mythe de Defoe avec création du genre-personnage – peut voir comment perso circule et comment il reflète’ les idéologies de chq époque

Les interprétations qu’on fait d’un perso sont toujours des lectures parmi d’autre

Perso célèbre pas le reflet d’une épq mais un kaléidoscope, écrit de manière à ce qu’on puisse retrouver des préoccupations de l’épq avec des infos différentes

Peut avoir pdv dans la continuité ou non, la pensée de Defoe


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