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Sans titre

SHS

Définition

SHS
Ensemble des disciplines qui ont pour objet d’étude l’ê humain (dans les divers aspects de sa réalité, points de vue collectif et indiv)

-> Les disciplines qui correspondent aux SHS : l’histoire, la sociologie, l’anthropologie, la psychologie, la philosophie, le droit, archéologie, démographie, économie, les sciences du langage, science des religions, science de l’éducation.  


Ces disciplines ne possèdent pas les mêmes méthodes d’études : certaines sont empiriques (basé sur des expériences), la psychologie. D’autres sont spéculatives (hypothèses). 


La psychologie sociale s’intéresse aux questions de l’information et la communication depuis les années 50.   


3 caractéristiques des SHS : 

La contextualités : des SHS, les connaissances sont contextuelles, contrairement aux sciences naturelles ou les connaissances sont transférables. Les résultats des recherches ne sont pas transférables d’une société à une autre. Chaque société, chaque groupes/époques a ses propres spécificités. Elles doivent ê liés à un contexte, sinon elles perdent leurs sens. Il y’a un mouvement de pensé dont l’objectif est de replacer les savoirs dans leurs contextes d’émergence.  


La complémentarité : chaque discipline des SHS étudie un certain aspect de la réalité humaine. Sans interdisciplinarité, on va avoir une vision incomplète de ce sur quoi on W.  

 


-   La complexité : la réalité humaine n’est pas simple. Elle est composée d’un nombre infini d’éléments qui entretiennent des rapports nombreux, difficile à saisir par l’esprit et présentant souvent des aspects différents. Pour la comprendre il faut prendre en considération l’organisation générale de ces parties et les influences réciproque entre ces parties. 

Les disciplines des SHS :  

  • La philosophie : Elle soulève des questionnements et porte des réflexion critique sur toute chose. 
  • La psychologie : La psychologie, c'est donc l’étude scientifique du comportement humain et des processus mentaux qui le sous-tendent.  

Psychologie clinique (soigner des pathologies, des troubles) 

Psychologie cognitive (étude des mécanismes cognitifs) 

Psychologie sociale (étude de l’individu dans un groupe) 

Psychologie du développement (psychologie de l’enfant) inclus dans la psy cognitive. 

  • La sociologie : C’est une discipline qui cherche à comprendre et à expliquer l’influence du sociale sur les façons de penser et de se comporter des individus. 
  • L’histoire : C’est à la fois l’étude et l’écriture des faits et des évènements passés, quel que soit leur complexité et leur variété. 
  • L’économie : C’est l’étude scientifique de la production des échanges de la consommation et de la distribution des biens et des services. Varie en fonction de la consommation des gens.   
  • Les sciences de l’éducation : Etudie les processus d’apprentissage et d’enseignement relatif à un domaine de connaissance particulier. 
  • Science du langage : Qu'est-ce que le langage ? Comment fonctionne-t-il ?... 
  • Les sciences politique : Etude des rapports de power entre les individus et les groupes au sein de l’état.   

 

  • Sciences de l’information et de la communication : Les sic font appelle à la sociologie, a l’anthropologie, a la philosophie 


Définition

Sociologie
LA SOCIOLOGIE EST UNE SCIENCE, elle a pour finalité l’amélioration des connaissances, elle a une visée cognitive (en lien avec les connaissances). Les sociétés sont traversées de mécanismes d’exclusions, de tensions, de processus de différenciation. La sociologie produit des connaissances Attitude = position que j’ai à l’égard d’un objet Caractéristique d’un groupe social = il se définit par plusieurs facteurs (l’âge, le sexe, le milieu social)

Chapitre 1 : 

La psychologie sociale est la discipline qui s’intéresse aux processus par lesquels la présence réelle ou imaginaire d’autrui influence les pensées, les émotions, et les conduites des êtres humains.

Définition

Représentations sociales
elles guident des attitudes, des évaluations que nous faisons (j’aime/j’aime pas), positionnement à l’égard d’un objet. Puis, le comportement, c’est l’action, ce que nous faisons. L’une des idées fondamentales de la discipline est que le comportement est intimement façonné par la situation dans laquelle se trouve l’individu.

Chacun peut être amené, quelle que soit sa personnalité, peut être amené à effectuer des comportements peu ordinaires une fois placée dans certaines situations (expérience de Milgram sur la soumission à l’autorité)  


Milgram= C’est un Américain d’origine juive, il s’est posé la question si les Allemands étaient des êtres barbares, il s’est demandé comment les Allemands peuvent accepter cela. 

 


Ces facteurs contextuels interagissent avec des caractéristiques individuelles des personnes concernées, comme des traits de personnalités, des facteurs de socialisation et, même des caractéristiques biologiques. 

La psychologie sociale consiste à conférer une importance déterminante au contexte alors que des approches explicatives (scientifiques ou de sens commun) négligent souvent les facteurs situationnels. Modèles probabilistes vs modèles déterministes. 


 

Discipline empirique (modèle mis à l’épreuve de la réalité) 


Méthode reine (préférée) : tester les hypothèses dans la réalité à l’aide d’une épreuve randomisée (on répartit au hasard les participants dans différentes conditions expérimentales). 


On manipule les facteurs (variables indépendantes) pour voir si cela a un effet sur la variable d’intérêt (variable dépendante). 

Variable dépendante (soumission à l’autorité) est fonction de la variable explicative, il mesure donc le degré de soumission à l'autorité   

A retenir :

Exemple :


  • On annonce à un groupe de collégiens l’arrivée imminente de new élèves issus d’un groupe minoritaire. 

ET 


  • On annonce à un groupe de collégien l’arrivée imminente de new élèves issus d’un groupe majoritaire. 

On mesure l’incidence des comportements violents à l’égard des membres du groupe minoritaire. Sur la base de l’observations (comportements d’exclusion, harcèlement) dans les classes.  

On testera l’hypothèse : le nombre de comportements violents à l’égard des membres du groupe minoritaire dans les classes sera plus élevé dans les écoles qui s’'attendent à une augmentation du nombre d’élèves du groupe minoritaire que dans les écoles qui ne s’y attendent pas. 


-> L’expérience précédente (qualifiée de méthode expérimentale) peut être critiquée d’un point de vue éthique, du fait de son caractère artificiel. 

Il n’y a pas de vérité établie une fois pour toute en psychologie sociale ! 


Chapitre 2 :

Définition

Stéréotype
n’est pas forcément vrai car il est relatif. Stéréotypes -> image ; préjugé -> stade après le stéréotype, comme j’ai une certaine image, ça génère une attitude. Discrimination = action

I/ La catégorisation sociale et les stéréotypes   

Walter Lippmann (1922) : parle d’images dans la tête Stéréotypes est un terme en imprimerie : moulage métallique d’une page entière de caractères. 


Les gens ne répondent pas à la réalité mais à la représentation qu’ils en ont. 

  • Mélange d’éléments cognitifs et affectifs 
  • Permettent d’ancrer l’action et justifier l’état du monde. 

Les stéréotypes nous servent à trouver le comportement adapté à la situation.

II/ La catégorisation sociale   

  • Deux personnes parlent... on les contourne 
  • S'il y a une caractéristique commune  
  • Plusieurs types de groupes : on présente une quarantaine de groupes et les gens doivent répondre à 8 questions (longévité, taille, objectifs, interactions, ...) 

-> 4 types de groupes émergent :  

 

  • Groupes intimes (famille), Associations fortuites (file devant la boulangerie), Groupes à tâches (équipes foot, organisation...), Catégories sociales (les femmes, les coiffeurs...) 

 

Pourquoi place-t-on des gens dans des groupes ? 

  • Permet de gérer des informations très nombreuses de manière efficace 
  • Opération pas entièrement neutre (une fois placé dans un groupe plutôt qu’un autre, des transformations subtiles vont s’opérer). 
  •  

Taylor, Fiske, Etcoff et Ruderman (1978) : paradigme du Qui dit quoi ? 

  • Comptes rendus de discussions entre des individus de deux sexes ou de deux couleurs de peau 
  • Une fois la discussion terminée, Tâche de mémoire inattendue : les sujets doivent attribuer des énoncés à leurs sources. 
  • On regarde les confusions : les sujets ont tendance à attribuer des énoncés produits par des femmes à d’autres femmes mais pas à des hommes, cela suggère que le sexe a été utilisé pour catégoriser les cibles. Même chose pour les discussions mettant en jeu des locuteurs de couleur de peau différentes. 
  • En d’autres termes, plus les erreurs intra-catégorielles sont nombreuses par rapport aux erreurs inter-catégorielles, plus la catégorisation a dû opérer. 

 

La perception est toujours affaire de catégorisation 

 

Wilder (1977) 

  • Ecouter la discussion entre des individus : dans un même groupe, dans deux groupes différents. On arrête l’enregistrement après l’intervention d’une personne et on demande de deviner ce que va répondre l’autre -> + d’accord estimé quand même groupe. 

 

Brewer (1988) 

  • 140 photos d’adultes européens à regrouper entre 6 et 12 catégories 
  • Critère : physiques, traits de personnalité, états psychologiques 
  • Les regroupements sur les deux premiers critères sont bien prédits par l’âge, le sexe, et la race. 

-> ces catégories “premières” sont à l’affut pour organiser notre perception 

 

Autres acteurs : les facteurs d’accessibilités 

  • L'effet solo : on est sensible à ce qui sort du lot (forme de saillance perceptive), par exemple : une étudiante parmi un parterre d’étudiants ingénieurs 
  • Les objectifs du moment : rencontre d’une infirmière congolaise aux urgences : on sera attentif à ses compétences médicales car ce qui compte ici c’est son expertise médicale. 
  • Accessibilité cognitive temporaire : si attentat par un individu d’extrême droite dans une mosquée, on catégorisera les personnes plutôt en termes d’appartenance ethnico-religieuse (musulmans vs non musulmans) 
  • Accessibilité cognitive chronique : Schémas personnels (Markus, 1977) : si l’on définit comme profondément chrétien, on risque d’appliquer cette grille de lecture en divisant le monde entre chrétien et non chrétien. 

 

Autres facteurs : les facteurs de similitude 

  • Typicité physique de la cible  
  • La situation ou le comportement de la cible 

Etude de Macrae, Bodenhausen et Milne (1995) :  

  • Vidéo avec une femme asiatique manipulant des baguettes ou se maquillant 

-> catégorie asiatique active dans le premier cas et femme dans le second cas 

Il y a donc une importance du contexte. 

Etude de Oakes, Haslam et Turner (1994) : Conversation de femmes parlant du réchauffement climatique et les hommes sir les retombées économiques du développement durable. 

  • Adéquation normative : les opinions poL plutôt que le sexe dans une conversation 
  • Adéquation comparative : les Canadiens selon qu’on le compare à des Brésiliens ou à des Allemands (vus comme compétents vs joviaux). 


III/ La mesure des stéréotypes   

Les stéréotypes sont parfois faciles à mesurer : pompiers, toxicomanes, corses... 


D’autres sont plus difficiles : les handicapés, les Nord-Africains 

Katzy et Braly (1933) : Deux groupes d’étudiants de Princeton 


Etude pilote : les étudiants doivent classer par ordre de préférences 10 groupes (Américains, Italiens, Allemands, Noirs, etc.) et fournir les divers traits venant spontanément à l’esprit concernant ces groupes. 

Etude sur 100 étudiants : on leur proposait 84 traits et devaient en sélectionner 5 par groupe. 


-> les Italiens sont vus comme impulsifs, les Allemands scientifiques, les noirs superstitieux... 

Etude refaite en 1987, 1993, 2000... 


-> évolution des stéréotypes (après-guerre). Sélection moindre des traits et maintenant des traits + (mais qui peuvent insinuer des choses désobligeantes). Être “gentil"," brave”... 


La nature des relations entre les groupes affecte le consensus des stéréotypes. 

 


Test de l’association implicite entre un groupe (Noirs) et une caractéristique. Par exemple, des Blancs identifient les traits positifs (compétences, généreux) plus rapidement lorsqu’ils sont confrontés à un amorçage avec le mot “BLANC” qu’avec le mot “NOIR” (amorçage sémantique, Dovidio, Evans et Tyler (1986). 

 


Tache d’Association Implicite : on compare la rapidité avec laquelle les répondants mettent en relation certains attributs avec des labels catégoriels. Dans une étude, Nosek, Banaji et Greenwald (2002), ont testé le lien entre les maths ou mes arts et l’appartenance sexuelle. Tous les participants présentent un degré élevé entre les maths et le sexe masculin et les arts et le sexe féminin. 


 

Tâche de catégorisation ou production de dessin (Eberhardt et al., 2003).

IV/ De l’activation à l’application   

L’activation des connaissances stéréotypes requiert des ressources 

Gilbert et Hixon (1991) 

Assistante : 2 conditions 

  • Assistante asiatique ou non en vidéo présentant les cartes 

Charge cognitive : 2 conditions 

  • Tâche verbale vs tâche verbale plus autres tâches 
  • Autre tâche : retenir un nombre de 8 chiffres 



Sans titre

SHS

Définition

SHS
Ensemble des disciplines qui ont pour objet d’étude l’ê humain (dans les divers aspects de sa réalité, points de vue collectif et indiv)

-> Les disciplines qui correspondent aux SHS : l’histoire, la sociologie, l’anthropologie, la psychologie, la philosophie, le droit, archéologie, démographie, économie, les sciences du langage, science des religions, science de l’éducation.  


Ces disciplines ne possèdent pas les mêmes méthodes d’études : certaines sont empiriques (basé sur des expériences), la psychologie. D’autres sont spéculatives (hypothèses). 


La psychologie sociale s’intéresse aux questions de l’information et la communication depuis les années 50.   


3 caractéristiques des SHS : 

La contextualités : des SHS, les connaissances sont contextuelles, contrairement aux sciences naturelles ou les connaissances sont transférables. Les résultats des recherches ne sont pas transférables d’une société à une autre. Chaque société, chaque groupes/époques a ses propres spécificités. Elles doivent ê liés à un contexte, sinon elles perdent leurs sens. Il y’a un mouvement de pensé dont l’objectif est de replacer les savoirs dans leurs contextes d’émergence.  


La complémentarité : chaque discipline des SHS étudie un certain aspect de la réalité humaine. Sans interdisciplinarité, on va avoir une vision incomplète de ce sur quoi on W.  

 


-   La complexité : la réalité humaine n’est pas simple. Elle est composée d’un nombre infini d’éléments qui entretiennent des rapports nombreux, difficile à saisir par l’esprit et présentant souvent des aspects différents. Pour la comprendre il faut prendre en considération l’organisation générale de ces parties et les influences réciproque entre ces parties. 

Les disciplines des SHS :  

  • La philosophie : Elle soulève des questionnements et porte des réflexion critique sur toute chose. 
  • La psychologie : La psychologie, c'est donc l’étude scientifique du comportement humain et des processus mentaux qui le sous-tendent.  

Psychologie clinique (soigner des pathologies, des troubles) 

Psychologie cognitive (étude des mécanismes cognitifs) 

Psychologie sociale (étude de l’individu dans un groupe) 

Psychologie du développement (psychologie de l’enfant) inclus dans la psy cognitive. 

  • La sociologie : C’est une discipline qui cherche à comprendre et à expliquer l’influence du sociale sur les façons de penser et de se comporter des individus. 
  • L’histoire : C’est à la fois l’étude et l’écriture des faits et des évènements passés, quel que soit leur complexité et leur variété. 
  • L’économie : C’est l’étude scientifique de la production des échanges de la consommation et de la distribution des biens et des services. Varie en fonction de la consommation des gens.   
  • Les sciences de l’éducation : Etudie les processus d’apprentissage et d’enseignement relatif à un domaine de connaissance particulier. 
  • Science du langage : Qu'est-ce que le langage ? Comment fonctionne-t-il ?... 
  • Les sciences politique : Etude des rapports de power entre les individus et les groupes au sein de l’état.   

 

  • Sciences de l’information et de la communication : Les sic font appelle à la sociologie, a l’anthropologie, a la philosophie 


Définition

Sociologie
LA SOCIOLOGIE EST UNE SCIENCE, elle a pour finalité l’amélioration des connaissances, elle a une visée cognitive (en lien avec les connaissances). Les sociétés sont traversées de mécanismes d’exclusions, de tensions, de processus de différenciation. La sociologie produit des connaissances Attitude = position que j’ai à l’égard d’un objet Caractéristique d’un groupe social = il se définit par plusieurs facteurs (l’âge, le sexe, le milieu social)

Chapitre 1 : 

La psychologie sociale est la discipline qui s’intéresse aux processus par lesquels la présence réelle ou imaginaire d’autrui influence les pensées, les émotions, et les conduites des êtres humains.

Définition

Représentations sociales
elles guident des attitudes, des évaluations que nous faisons (j’aime/j’aime pas), positionnement à l’égard d’un objet. Puis, le comportement, c’est l’action, ce que nous faisons. L’une des idées fondamentales de la discipline est que le comportement est intimement façonné par la situation dans laquelle se trouve l’individu.

Chacun peut être amené, quelle que soit sa personnalité, peut être amené à effectuer des comportements peu ordinaires une fois placée dans certaines situations (expérience de Milgram sur la soumission à l’autorité)  


Milgram= C’est un Américain d’origine juive, il s’est posé la question si les Allemands étaient des êtres barbares, il s’est demandé comment les Allemands peuvent accepter cela. 

 


Ces facteurs contextuels interagissent avec des caractéristiques individuelles des personnes concernées, comme des traits de personnalités, des facteurs de socialisation et, même des caractéristiques biologiques. 

La psychologie sociale consiste à conférer une importance déterminante au contexte alors que des approches explicatives (scientifiques ou de sens commun) négligent souvent les facteurs situationnels. Modèles probabilistes vs modèles déterministes. 


 

Discipline empirique (modèle mis à l’épreuve de la réalité) 


Méthode reine (préférée) : tester les hypothèses dans la réalité à l’aide d’une épreuve randomisée (on répartit au hasard les participants dans différentes conditions expérimentales). 


On manipule les facteurs (variables indépendantes) pour voir si cela a un effet sur la variable d’intérêt (variable dépendante). 

Variable dépendante (soumission à l’autorité) est fonction de la variable explicative, il mesure donc le degré de soumission à l'autorité   

A retenir :

Exemple :


  • On annonce à un groupe de collégiens l’arrivée imminente de new élèves issus d’un groupe minoritaire. 

ET 


  • On annonce à un groupe de collégien l’arrivée imminente de new élèves issus d’un groupe majoritaire. 

On mesure l’incidence des comportements violents à l’égard des membres du groupe minoritaire. Sur la base de l’observations (comportements d’exclusion, harcèlement) dans les classes.  

On testera l’hypothèse : le nombre de comportements violents à l’égard des membres du groupe minoritaire dans les classes sera plus élevé dans les écoles qui s’'attendent à une augmentation du nombre d’élèves du groupe minoritaire que dans les écoles qui ne s’y attendent pas. 


-> L’expérience précédente (qualifiée de méthode expérimentale) peut être critiquée d’un point de vue éthique, du fait de son caractère artificiel. 

Il n’y a pas de vérité établie une fois pour toute en psychologie sociale ! 


Chapitre 2 :

Définition

Stéréotype
n’est pas forcément vrai car il est relatif. Stéréotypes -> image ; préjugé -> stade après le stéréotype, comme j’ai une certaine image, ça génère une attitude. Discrimination = action

I/ La catégorisation sociale et les stéréotypes   

Walter Lippmann (1922) : parle d’images dans la tête Stéréotypes est un terme en imprimerie : moulage métallique d’une page entière de caractères. 


Les gens ne répondent pas à la réalité mais à la représentation qu’ils en ont. 

  • Mélange d’éléments cognitifs et affectifs 
  • Permettent d’ancrer l’action et justifier l’état du monde. 

Les stéréotypes nous servent à trouver le comportement adapté à la situation.

II/ La catégorisation sociale   

  • Deux personnes parlent... on les contourne 
  • S'il y a une caractéristique commune  
  • Plusieurs types de groupes : on présente une quarantaine de groupes et les gens doivent répondre à 8 questions (longévité, taille, objectifs, interactions, ...) 

-> 4 types de groupes émergent :  

 

  • Groupes intimes (famille), Associations fortuites (file devant la boulangerie), Groupes à tâches (équipes foot, organisation...), Catégories sociales (les femmes, les coiffeurs...) 

 

Pourquoi place-t-on des gens dans des groupes ? 

  • Permet de gérer des informations très nombreuses de manière efficace 
  • Opération pas entièrement neutre (une fois placé dans un groupe plutôt qu’un autre, des transformations subtiles vont s’opérer). 
  •  

Taylor, Fiske, Etcoff et Ruderman (1978) : paradigme du Qui dit quoi ? 

  • Comptes rendus de discussions entre des individus de deux sexes ou de deux couleurs de peau 
  • Une fois la discussion terminée, Tâche de mémoire inattendue : les sujets doivent attribuer des énoncés à leurs sources. 
  • On regarde les confusions : les sujets ont tendance à attribuer des énoncés produits par des femmes à d’autres femmes mais pas à des hommes, cela suggère que le sexe a été utilisé pour catégoriser les cibles. Même chose pour les discussions mettant en jeu des locuteurs de couleur de peau différentes. 
  • En d’autres termes, plus les erreurs intra-catégorielles sont nombreuses par rapport aux erreurs inter-catégorielles, plus la catégorisation a dû opérer. 

 

La perception est toujours affaire de catégorisation 

 

Wilder (1977) 

  • Ecouter la discussion entre des individus : dans un même groupe, dans deux groupes différents. On arrête l’enregistrement après l’intervention d’une personne et on demande de deviner ce que va répondre l’autre -> + d’accord estimé quand même groupe. 

 

Brewer (1988) 

  • 140 photos d’adultes européens à regrouper entre 6 et 12 catégories 
  • Critère : physiques, traits de personnalité, états psychologiques 
  • Les regroupements sur les deux premiers critères sont bien prédits par l’âge, le sexe, et la race. 

-> ces catégories “premières” sont à l’affut pour organiser notre perception 

 

Autres acteurs : les facteurs d’accessibilités 

  • L'effet solo : on est sensible à ce qui sort du lot (forme de saillance perceptive), par exemple : une étudiante parmi un parterre d’étudiants ingénieurs 
  • Les objectifs du moment : rencontre d’une infirmière congolaise aux urgences : on sera attentif à ses compétences médicales car ce qui compte ici c’est son expertise médicale. 
  • Accessibilité cognitive temporaire : si attentat par un individu d’extrême droite dans une mosquée, on catégorisera les personnes plutôt en termes d’appartenance ethnico-religieuse (musulmans vs non musulmans) 
  • Accessibilité cognitive chronique : Schémas personnels (Markus, 1977) : si l’on définit comme profondément chrétien, on risque d’appliquer cette grille de lecture en divisant le monde entre chrétien et non chrétien. 

 

Autres facteurs : les facteurs de similitude 

  • Typicité physique de la cible  
  • La situation ou le comportement de la cible 

Etude de Macrae, Bodenhausen et Milne (1995) :  

  • Vidéo avec une femme asiatique manipulant des baguettes ou se maquillant 

-> catégorie asiatique active dans le premier cas et femme dans le second cas 

Il y a donc une importance du contexte. 

Etude de Oakes, Haslam et Turner (1994) : Conversation de femmes parlant du réchauffement climatique et les hommes sir les retombées économiques du développement durable. 

  • Adéquation normative : les opinions poL plutôt que le sexe dans une conversation 
  • Adéquation comparative : les Canadiens selon qu’on le compare à des Brésiliens ou à des Allemands (vus comme compétents vs joviaux). 


III/ La mesure des stéréotypes   

Les stéréotypes sont parfois faciles à mesurer : pompiers, toxicomanes, corses... 


D’autres sont plus difficiles : les handicapés, les Nord-Africains 

Katzy et Braly (1933) : Deux groupes d’étudiants de Princeton 


Etude pilote : les étudiants doivent classer par ordre de préférences 10 groupes (Américains, Italiens, Allemands, Noirs, etc.) et fournir les divers traits venant spontanément à l’esprit concernant ces groupes. 

Etude sur 100 étudiants : on leur proposait 84 traits et devaient en sélectionner 5 par groupe. 


-> les Italiens sont vus comme impulsifs, les Allemands scientifiques, les noirs superstitieux... 

Etude refaite en 1987, 1993, 2000... 


-> évolution des stéréotypes (après-guerre). Sélection moindre des traits et maintenant des traits + (mais qui peuvent insinuer des choses désobligeantes). Être “gentil"," brave”... 


La nature des relations entre les groupes affecte le consensus des stéréotypes. 

 


Test de l’association implicite entre un groupe (Noirs) et une caractéristique. Par exemple, des Blancs identifient les traits positifs (compétences, généreux) plus rapidement lorsqu’ils sont confrontés à un amorçage avec le mot “BLANC” qu’avec le mot “NOIR” (amorçage sémantique, Dovidio, Evans et Tyler (1986). 

 


Tache d’Association Implicite : on compare la rapidité avec laquelle les répondants mettent en relation certains attributs avec des labels catégoriels. Dans une étude, Nosek, Banaji et Greenwald (2002), ont testé le lien entre les maths ou mes arts et l’appartenance sexuelle. Tous les participants présentent un degré élevé entre les maths et le sexe masculin et les arts et le sexe féminin. 


 

Tâche de catégorisation ou production de dessin (Eberhardt et al., 2003).

IV/ De l’activation à l’application   

L’activation des connaissances stéréotypes requiert des ressources 

Gilbert et Hixon (1991) 

Assistante : 2 conditions 

  • Assistante asiatique ou non en vidéo présentant les cartes 

Charge cognitive : 2 conditions 

  • Tâche verbale vs tâche verbale plus autres tâches 
  • Autre tâche : retenir un nombre de 8 chiffres 


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