A retenir :
DEVELOPPEMENT DE LA PERSONNE ET DE LA PERSONNALITE
Qu’est-ce qu’est une personne ?
L’expérience subjective, définit une personne ordinaire au quotidien :
- La personne fait partie intégrante de l’expérience…du vécu (comme partie et partenaire)
- Transmise par une parole (témoignage)
o Par ex : « être un malade » (réduction de la personne à la maladie) ≠ être une personne malade (la maladie est une caractéristique de la personne -> réaménagement possible)
- Globale (intersubjective, temporalisée, spatialisée dans le corps)
- Soi (estime ou conscience de soi, introspection)
- Une personnalité (stable dans le temps et selon les contextes) les traits de personnalité s’aggrave en vieillissant (ex : quelqu’un de jaloux)
- Une subjectivité du patient = vérité propre (expérience interne, intime) on ne change pas une personne
Le Moi : pôle défensif de la personnalité
- Identité, continuité
- Dignité, valeur, respect
- Singularité, soi-même, pas un autre
- Un environnement
- Autrui, communauté humaine
- Une histoire, généalogie, secret
è L’autre vient renforcer la réalité corporelle
Le développement psycho affectif
1° qu’est-ce que la personnalité ? (Sigmund Freud, psychanalyste – 1856-1939)
- Ce qui constitue notre existence (définition extrinsèque)
- Se connaître soi-même (au-delà de ce qui se donne à voir -> structure de la personnalité (Moi, Ça, Surmoi)
- Processus de construction psychique avant la conscience de soi
- Constitution de soi à partir de l’autre
- Point de vulnérabilité -> nature des liens primaires -> adaptation à la vie sociale
- Liens entre développement affectif et intellectuel, dans un cadre culturel
2° L’appareil psychique
- Phénomènes, conscient et inconscient : instances, spécialisées selon des fonctions particulières
- Maitriser et liquider les excitations pouvant déséquilibrer le psychisme (agoraphobie, TOC...)
- Provenant de l’extérieur (excitations du monde) / de l’intérieur (souvenirs traumatiques)
- Régit par un principe d’économie (prend en compte l’énergie qui anime l’ensemble de la vie psychique)
è But de l’humain - éviter les frustrations
- rechercher le plaisir
3° Le point de vue topique – La théorie freudienne s’appuie sur :
Modèle topographique – 1er topique : inconscient, préconscient, conscient
Modèle structural – 2ème topique : moi, ça, surmoi
1er topique
L’inconscient
- Lié au refoulement (le refoulement = une partie de l’inconscient)
- Représentation temporaires inconscientes (non soumise à une quelconque défense)
o Inconscient descriptif (absence momentanée à la conscience)
o La verbalisation permet la prose de conscience (représentation de choses)
- Censure contrôle interdit -
Le préconscient
- « Inconscient » au sens de temporairement absent de la conscience
- Contenus prêts à devenir conscient, sans résistance particulière
- Censure moins sévère : éviter l’irruption de représentations perturbantes représentations de choses + représentation de mots
o Le lapsus c’est préconscient (c’est exactement se que l’on souhaite dire)
- Censure sélection compromis -
Le conscient
- Assimilé à la perception
- Reçoit des informations du monde extérieur et de l’intérieur de l’organisme
- Le moi, conscient (grâce à la fonction du langage)
La représentation est une trace mnésique + ou – investie affectivement
2ème topique
Le ÇA
A la naissance, tout le pôle pulsionnel est représenté par le Ça
Pôle défensif, inconscient incapacité à tolérer tout délai de frustration
Régi par le principe de plaisir = satisfaction pulsionnelle immédiat
Soumis à aucune cohérence => chaos pulsionnel
Confronté à la réalité du vécu (pas toujours satisfait)
Mise en place du principe de réalité => formation du Moi
Le délinquant est envahi du ça
Le MOI
Pôle défensif de la personnalité, du conflit névrotique
S’inscrit dans l’inconscient, le préconscient, le conscient => fonctionne selon le principe de réalité
Permet d’ajourner certains désirs
Siège des satisfactions et malaises conscient
Tampon entre ça et surmoi
Le SURMOI
Dernière instance (critique) à se développer (Œdipe)
Inconscient en grande partie
Intériorisation des normes, interdits et exigences parentales
Se structure à partir du surmoi parental
Censeur, juge le moi pour préserver l’intégrité de la personne
Procure au moi un idéal auquel se conformer
4° Les mécanismes de défense et l’angoisse
L’angoisse = signal d’alarme
- Informe de la présence réelle ou imaginaire d’un danger
- Se manifester sous forme d’une détresse psychologique intense + symptôme
o La peur à un objet contrairement à l’angoisse
Les mécanismes de défense visent l’adaptation par la défense de la personnalité
- Automatiques
- Inconscients
- Évitent les états de tension
- Pas, en soi, pathologiques
La Défense = révolte de Moi conte des représentations pénibles, insupportables
= refoulement
Protéger le moi contre les exigences des pulsions
Refoulement, projection, déplacement, négation, déni, régression, sublimation
5° La pulsion
Le But : ce par quoi se satisfait la pulsion (nourriture)
Pulsion : inconsciente (de vie : sexuelle, autoconservation / de mort : sadisme, masochisme)
Intensité : besoin, augmentation de la tension, déplaisir
Source : déséquilibre bio -> tension / zone corporelle (bouche)
6° Les stades de développement libidinal, avec :
- Une organisation de la libido (énergie psychique des pulsions)
- Une zone érogène privilégiée
Le stade n’est pas une étape d’un développement linéaire, mais peut être le lieu de :
- Fixation(s) aux objets libidinaux (ex : le mérycisme)
- Régression(s) à un stade antérieur
Stades
- Prégénitaux (sexualité autoérotique et infantile)
- Génital (adolescent et adulte)
LE STADE ORAL, avec 2 phases
Primaire ou passive (0-6 mois) -> caractérisée par la succion (primauté de la zone buccale)
- Recherche d’un plaisir autoérotique
- Plaisir sur le corps propre (avec tout ce qui est mis à la bouche)
- Identification à celle qui procure le plaisir (sein) -> 1er mode de relations qui subsiste toute la vie
Tardive ou active (6-12 mois) -> caractérisée par la morsure (pulsion agressive destructrice)
- La recherche du plaisir devient sadique
- La réaction maternelle à l’agression oriente les relations futures
- Apprentissage du langage
- Proposer des objets à mordre, sans danger
- Sans conséquences de gronderie ou pulsions
- Si sevrage brusque, pas le temps de déplacer la morsure sur d’autres objets -> risque de fixation
- Utilisation symbolique du plaisir/agression de la zone orale (orateur, fumeur, buveur, boulimie, anorexie, mérycisme, vomissements,)
- Formation du caractère – ébauche de Moi
- Conflit principe de plaisir/de réalité
- Frustration/gratification
- À l’origine de l’ambivalence
LE STADE ANAL (1-3 ans) avec des tendances
- Bienveillantes (attachement, possession)
- Destructrices (de perte, d’anéantissement)
- En lien avec les soins maternels
- Zone érogène : région anale = organe d’évacuation (fécale, urinaire, fesses)
- Évacuation et rétention comme source de plaisir
- Discipline sphinctérienne -> pouvoir de l’enfant -> conflit avec les parents (amour, obéissance, agressivité, refus)
- Affermissement du moi
- Formation du surmoi (intériorisation des interdictions parentales
è Étape décisive de la construction de la personnalité
- Maîtrise du langage/maîtrise des sphincters (rebellions verbalisées, « non »)
- Jeux (sables, pâtes à modeler, terre)
o Attention au masochisme naissant
o Prendre du plaisir à la douleur (laxatif, fessée)
- Domination sadique de l’adulte -> besoin de punitions, coups, humiliations
- Formation du caractère (consciencieux, désordonné, possessif, mesquin, sadique, pervers…)
- Initiation à l’ambivalence des sentiments (méchant / gentils, beau / laid)
- L’enfant cède car besoin de l’adulte -> soumission à sa toute-puissance
- Époque des peurs, phobie (noir, animaux…)
STADE PHALLIQUE (3-5ans)
Apogée de la sexualité infantile
Avec 2 questions essentielles :
o L’origine des enfants
o La différence des sexes -> complexe de castration (angoisse, punition)
- Réorganisation des relations objectales : Œdipe
- Le choix amoureux porte sur le parent du sexe opposé
- Rivalité/haine pour celui du même sexe -> ambivalence
- Phase préliminaire commune : amour pour la mère (seule la fille change d’objet d’amour)
- Résolution de l’Œdipe quand :
- Peur de la castration du garçon -> renonce à la mère, à l’hostilité pour le père (inscription dans la lignée des hommes)
- Renoncement à l’amour du père par la fille par peur de perdre celui de la mère -> inscription dans la lignée des femmes -> l’Œdipe comme facteur ++ de l’évolution psychique
- Résolution = constitution des Moi, Ça, Surmoi
- Le renoncement permet l’identification
STADE DE LA LATENCE (6ans à la puberté)
Phase pulsionnelle au repos
Acquisition de connaissances -> pulsions de vie -> sublimation
Conquête du monde extérieur
Investissement dans la culture
Respect / images parentales (dévotion, tendresse, discipline)
Principe de plaisir -> principe de réalité
L’ADOLESCENT ET LA PUBERTE
Crise narcissique, identification qui clôt la latence
Réactivation de la problématique œdipienne (substituts parentaux idéalisés)
Réactivation des problématiques prégénitales et orales (anorexie, alcool)
Tendance au passage à l’acte
Émergence d’idées dépressives
Deuils
- Des illusions personnelles
- Des images parentales
Décalage Moi / Idéale du Moi
Problématiques autonomie / dépendance
Le développement psychoaffectif : les apports post-freudiens
1° John Bowlby (psychiatre, psychanalyste britannique -1907-1990)
-> Théorie de l’attachement : 1958
è Le besoin et la recherche d’autrui ne sont pas le résultat d’un apprentissage
Le besoin et la construction du lien sont innées
Le nouveau-né est un être social
è Le choix de la figure d’attachement résulte d’un apprentissage
Les modalités du choix acquises
L’exposition est ++ -> période optimale plutôt que sensible
Selon Bowlby, il existe les mêmes phénomènes chez les hommes que chez les animaux
Konrad Lorenz : l’empreinte
L’empreinte s’inspire des théories :
Psychanalytique (M. Klein, S. Freud)
- S’oppose à la théorie de l’étayage
- L’attachement n’est pas secondaire au besoin de nourriture
- Maintenue pour expliquer les pathologies alimentaires
Éthologiques
- K.Lorenz : théorie de l’empreinte
- H. Harlow et ses recherches sur les macaques Rhésus
o L’attachement à la mère est primaire
o Le besoin de nourriture secondaire
L’attachement comme théorie de l’exploration / spatiale -> modulation du maintien de la proximité avec la mère
Harry Harlow : l’attachement chez les singes
Comportements médiateurs de l’attachement
