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psychologie clinique

Psychologie clinique lundi 9 septembre : TE114PS MOODLE


o   Psychologie clinique dans son rapport à la psychanalyse 

o   Le rapport de la psychologie clinique à la psychopathologie 

o   L’acte du psychologue clinicien 

o   La psychothérapie et ses différentes orientations 


Bibliographie ;


L’unité de la psychologie Lagache d 1983

Introduction à la psychologie clinique Pedinielli Paris Nathan université 1994


Introduction à la psychologie clinique :


C’est une discipline comme les sciences humaines essor début 1900 et vrai début en 1950 


Discipline très ressente 

Avant cet essor, ensemble de discipline qui se sous intéressait au rapport de l’homme.

Héritage ligne directe de la médecine, philosophie et la religion beaucoup investit du rapport de l’homme au malheur 


Ensemble de traitement qui s’intéressait à la souffrance psychique 

Connu depuis l’antiquité l’hystérie, touche les femmes au niveau de l’humeur, changement d’humeur liés au voyage de la matrix, le voyage de l’utérus crée des pressions et tentions.


La mélancolie est une pathologie ayant incidence sur l’humeur prise en charge avec une série d’évacuant, en éliminant la bile noire. 


La bile noire ; est un liquide froid et sec. Ce fluide considéré dans la médecine antique et sa théorie des humeurs comme étant la cause de la mélancolie et de l'hypocondrie est hypothétique et n'a pas d'existence avérée en médecine moderne.

 


La philosophie : question du rapport de l’homme au monde 

Ensemble de travaux principalement sur la question des passions qui peuvent être radicalement opposé, pression maladie de l’âme qui altère le jugement et freine l’accès aux vérités. 

La passion elle, intensifie la vie et est synonyme de libération 


La religion : à conception plus morale de la folie avec notion de faute ou de culpabilité 

Folie démoniaque qui va être due à une emprise des démons 

Prise en charge avec traitement spirituel 

Réorganisation du système moral pour retrouver un équilibre 


Philosophie de l’existence qui a toujours existé, des cohabitations ont eu lieu notamment entre philosophie et médecine, médecine et religion 


Sur la question du rapport du sujet à la souffrance 


Sciences humaines fin des années 1800 début 1900 

Deux principales tendances 


Différentes approches :

o   Quantitative : Première approche perspective sciences de la nature assez comportementale, psychologie cognitive, psychologie développement, tout ce qui est quantitatif participe à la création de ces psychologies 

Similaire à des méthodes utilises en médecine et en science 

Grand nombre de psychologie au départ 

 

o   Qualitative : Approche humaniste qui s’inspire au niveau théorique de la psychologie, phénoménologie et psychanalyse cas unique 


Se rapproche de l’histoire du banc culturel, de la littérature 


Psychologie clinique : le mot clinique vient du grec climé/clinicus/clinice =lit =au chevet du malade donc la psychologie clinique est exercée au chevet du malade 

Permet de situer la spécificité de cette approche, on met le curseur du côté de la rencontre clinique, de l’individu, du soin et de l’aide au cas par cas 


Soin PSYCHIQUE : 


La psychologie clinique ne se définit pas par une population donnée autant au nouveau-né, qu’aux enfants, aux adolescents, aux adultes, ou aux personnes âgées, la psychologie clinique ne définit pas sa population sur une tranche d’âge donnée.


Référentiel théorique : Le psychologue utilise un référentiel théorique solide potentiellement inspiré des psychothérapies dites « de soutien », humaniste ou psychanalytique. Il s'appuie sur les ressources du patient pour l'aider à contenir sa détresse et à se positionner comme acteur par rapport à ce qui fait crise.

 

La psychologie clinique peut s’exercer de façon individuelle, en couple, via des pratiques de groupe, avec une population très large. 


Brazelton est un pédiatre américain qui a créé un test pour les 0-6 mois qui permet d’évaluer les réflexes fondamentaux et tous les comportements du nouveau-né.

Ils créent des interactions sans réel communication, l’échelle de Brazelton permet de comprendre le langage de l’enfant 


Échelle de Brazelton : Cet outil, utilisé en néonatologie de la naissance au deuxième mois, évalue les caractéristiques émotionnelles et comportementales individuelles du nouveau-né. À travers un examen clinique, elle enregistre le répertoire comportemental du nouveau-né en réponse à des stimulations humaines et non humaines. 

Appliquée avec la participation des parents, cette échelle est aussi à visée thérapeutique en soutenant les premiers liens affectifs entre les parents et leur bébé.



Activités psychologie clinique : 

 

o   Aides généralement associées à des difficultés ponctuelles 

o   Ex : problèmes somatiques cancer etc peut toucher tout le monde, bouleversement de vie, social, familial etc 

o   Pour CERTAINS pas tout le monde entourage touché ou personne visé directement 

o   Facteurs de stress dans l’asthme par exemple qui peut jouer 

o   Peut se mettre au service d’une personne à qui il vient d’arriver un incident ex accident, perte de travail, conflit dans le couple, deuil etc 

o   « A un moment donné je n’y arrive pas »

o   Peut intervenir sur des pathologies chroniques, les addictions etc 


Différence clinique et pathologique se fait dans la durée et différence de degré 


o   Malaise, mal être intérieur 

Peut être exercé dans le domaine judiciaire, des institutions ou associations 


PRINCIPALES MISSIONS : 

 

o   Elles s’adaptent aux actions

o   Évaluation de diagnostique (questionnaire, échelles, questionnaire de personnalité stable, …)

o   Utilisation d’outil déjà réalisés pas de création d’outils

o   Très réticent sur les injonctions à donner des chiffres 

o   Aide au diagnostic, dépend du lieu et de la situation 

o   Suivi sur du très très long terme en fonction du lieu où l’on exerce

o   Psychothérapie, thérapie 

o   Actions de conseil 

o   Peut intervenir sur une situation, une équipe

o   Intervention dans des actions de recherche 


Travail sur toutes les méthodes, psychologie clinique adaptée à une situation ou une population 

Ensemble de méthode diverse 


Phénoménologie :


Père de la phénoménologie - Husserl 1859-1938

« L’étude descriptive de tous les phénomènes qui s’offrent à mon expérience de sujet »


Prend en considération ce qui se présente consciemment au sujet 


S’intéresse au vécu du sujet plutôt qu’aux objets du monde extérieur sur une démarche descriptive 

Tente d’appréhender les phénomènes dans leurs plus simples expressions, sans jugement a priori


Principe de l’époché : suspendre tout jugement du côté de celui qui écoute il peut se mettre entre parenthèse (met ses connaissances de côté, ses jugements de côté, écoute neutre, opinions de côté, toutes ses croyances, ses convictions de coté)

Prône le fait de ne pas penser à la place de l’autre 

Ne pas penser pour lui pour comprendre ce que le sujet vie 

Position de retrait ou j’interfère le moins possible, je me mets à la place du patient pour comprendre à quoi il pense, comment il voit le monde, comment il l’explique pour mieux comprendre, parfois en posant des questions pour comprendre le monde dans lequel il vie


Psychiatrie, pathologie mentale : 


Trouble du langage, altération de la réalité, ect 

Vrai essor au niveau de la psychiatrie soulagement pour voir autrement la pathologie mentale

Univers interne dans lequel évolue le sujet, 

o   Quel est sa signification 

o   Comment le sujet l’interprète 

o   Logique interne qui a un sens pour le sujet qui est respectable

o   Il y a une logique, une cohérence permettant d’appréhender une pathologie mentale 

o   Perspective de l’expérience vécu dans laquelle on est de l’intérieur pour appréhender autrement le rapport à la pathologie mentale 

o   Un autre monde, univers pas moins bien que le nôtre

o   Quelque chose de nouveau dont on peut avoir accès en écoutant le sujet avec ses mots en le laissant nous décrire sont monde dans lequel il vie 


Position d’écoute pour entendre, comprendre et mieux appréhender le sujet et le monde dans lequel il évolue


Le patient nous enseigne sa vision depuis son intérieur en nous expliquant 

La parole d’un patient sur un sujet touche tout le monde, très singulier mais parle à tous 


Interview de Camille Kouchner invitée de la grande librairie 


Intéressement aux rencontres individuel, ce que dit le sujet mérite d’être respecté. 



Cette psychologie clinique orientée par des approches qualitatives constitué d’un ensemble d’activités pratique, d’un ensemble de théorie et de méthode, pas ciblé sur une population. 


Elle est une psychologie individuelle et sociale, normale et pathologique ; elle concerne le nouveau-né, l’enfant, l’adolescent, le jeune adulte, l’homme mûr, l’être vieillissant et enfin le mourant. Le psychologue clinicien remplit trois grandes fonctions, de diagnostic, de formation, d’expert apportant le point de vue : du psychologue auprès d’autres spécialistes, de psychothérapeute…



Les fondateurs de la psychologie clinique à l’université :

-       Lightner Witmer 

-       Pierre Janet 

-       Sigmund Freud 


A partir des années 1950 en France 

-       Daniel Lagache 

-       Juliette Favez-Boutonier



Lightner Witmer : 1867-1956 : 

-       Psychologue américain : « père de la psychologie clinique » aux États-Unis, université de Pennsylvanie 

-       Le premier à utiliser le terme « psychologie clinique » en 1896 à l’occasion d’un groupe de travail, l’American Psychological Association (APA) REVUES SUR INTERNET de toutes les psychologies   

-       Va définir quelques missions qui serait directement en lien avec la clinique, études de cas individuel, la contribution au diagnostic, la réalisation de bilan et des thérapie individuelles et de groupe.


Pierre Janet (français) : (1851-1947)

-       Philosophe, médecin français (« Contribution à l’étude des accidents mentaux chez les hystériques » …)

-       Beaucoup de travaux de recherche en psychologie 

-       Enseignement devant être dispensé à des médecins et encore plus à ceux qui travaillent avec des malades mentaux de manière à ce qu’ils soient sensibilisés à l’approche individuelle des cas et à la subjectivité 

-       La psychologie clinique un + dans la médecine 

-       Ce qui va pouvoir contre balancer d’après lui l’excès de rationalité (qui ne permet pas forcément de comprendre le cas clinique)

-       Valorisé dans le champ de la médecine le cas unique 

-       Approche médicale parfois trop orienté par les recherches en labo qui parfois isolent certaines variables 

-       Aussi dans la rencontre avec l’humanité des sujets 

-       Permet au médecin de fonctionné au mieux dans leurs pratiques 


Freud : 

-       Médecin, neurologue, psychanalyste 

-       Il évoque le terme psychologie clinique dans une lettre à Fliess 30 juin 1899

-       « Maintenant, la connexion avec la psychologie telle qu’elle se présente dans les études sur l’hystérie sort du chaos ; j’aperçois les relations avec le conflit, avec la vie, tout ce que j’aimerai appeler la psychologie clinique » 

-       Conception sur les méthodes d’écoute (un positionnement dans le rapport à la parole)

-       Propose un référentiel théorique dans lequel l’étude de cas est primordiale, qui décrit des processus psychiques récurent, des conflits, des modalités de rapport au monde…

-       Les dispositions psychanalytiques de la cure type dispositif partagé avec la psychologie clinique 


A partir des années 1950 en France : fait suite à une labélisation de la psychologie clinique 

1-    Daniel Lagache formation : formation philosophique, de psychiatre et est initié à la psychanalyse, il va proposer en France de définir les missions du psy clinicien et les inscrire dans le champ des discipline du cadre universitaire (création d’enseignement de psycho clinique, avec formation des étudiants aux taches du psychologue clinicien (conseiller le sujet, prise en charge individuel et accompagnement du sujet tout au long de son éducation)) sort la psycho clinique de la psychiatrie, des dysfonctionnement qui peuvent apparaitre et préconise un ensemble de méthode qui doivent participer à la formation du clinicien (entretient clinique, observation et être en capacité d’analyser les productions du sujets) la psycho clinique tend à comprendre la conduite du sujet dans sa perspective propre et relever aussi fidèlement que possible les manières d’être et d’agir d’un être humain au prise avec une situation et la participation au diagnostic et à la formation aux outils de diagnostic va jouer un rôle très important


2-    Juliette Favez-Boutonier : philo médecine et connait très bien la théorie psychanalytique, elle va se démarquer de Daniel car elle va souhaiter dans les parcours universitaire la psychologique clinique puisse être associé à un évènement de phénoménologie et va insister sur toutes les questions de la subjectivité, l’expérience vécue et sur des étude de l’individu sans comparaison ne veut pas inscrire la participation des diagnostics aux études (que le diagnostic soit au cœur des études), crée le premier certif de psycho clin à l’université et à inscrit dès 68 la psycho au sein des sciences humaines cliniques à l’université 


Évolution de la psychologie clinique : à partir de ces précurseurs et de l’inscription de la psy clin il va y avoir une importance institutionnelle croissante de la psycho clin au niveau des université implication de la psycho clin dans différents lieux de soins (démocratisation de ces pratiques, les lieux de soins ne sont pas uniquement les lieux dans lesquels les psy clin vont travailler) possibilité de se référer au code de déontologie, apparition d’une multiplicité de domaine d’intervention,  de domaines théorique, beaucoup plus de référentiels théoriques à l’heure actuelle, un réel essor de ces pratiques. 

 

Code de déontologie disponible sur Moodle 


La psychopathologie dans son rapport à la psychanalyse 


Introduction : la mémoire :


Freud en tant que neurologue s’intéresse à la question des principes nesiques qui sont laissées par des perceptions, un événement et va se demander comment sont tester les informations à partir d’une stimulation, quel est le traitement de cette stimulation (qu’est-ce que la mémoire, comment cela peut être mémorisé ?)

Il va rencontrer deux hommes (Breuer et Charcot) et tous les deux ont une pratique de l’hypnose avec la question de la mémoire puisqu’il va pouvoir énoncer des souvenirs qui a priori sont oubliés mais inscrit dans l’appareil psychique 


Josef Beuer (1842-1925) : 

 

Professeur de médecine à Vienne, spécialiste des maladies nerveuses 

Utilisation de l’hypnose pour le traitement de l’hystérie

En collaboration avec Freud, publication en 1895 « études sur l’hystérie »

Premières bases de la théorie psychanalytique 


Dans la première rencontre avec Breuer ce qui surprend Freud est le cas « Anna O » elle voit des symptômes somatiques qui apparaissent après la mort de son père (contractions musculaires, strabisme...)

Sous hypnose certains symptômes vont disparaître et elle va commencer à aller mieux 


Influence de Charcot (1825-1893) sur la découverte de l’inconscient :


Ces femmes dites hystériques qui ont des symptômes somatiques, d’autres n’ont pas de cause somatique à ces symptômes 

Quand ces femmes sont mises sous hypnose par Charcot, deux choses surprennent Freud, premièrement elles parlent et elles vont énoncer des évènements traumatiques dont elles n’ont pas conscience, deuxièmement, le fait d’énoncer ces évènements à une incidence sur les symptômes somatique qui vont temporairement disparaitre.  


L’évocation, la verbalisation de cette situation entraine une forte mobilisation affective, elles sont libératrices et ont un effet de soulagement, en parlant il y a une sorte de soulagement

Freud se dit que ce dont elles souffrent est de l’idée d’une paralysie 


L’hypnose a des effets sur le court terme selon lui 

Mais sur le long terme ils peuvent continuer à ne pas être bien et de nouveaux symptômes peuvent apparaitre 

Alors c’est une perspective thérapeutique intéressante mais il va décider de ne pas donner suite à ce mode de prise en charge uniquement 

Ce qui reste important pour lui est que les symptômes somatiques peuvent être envisager comme des réminiscences : un moyen d’exprimer un conflit passer apparemment oublier 

Ces symptômes il va les voir comme des phénomènes subjectif, signe d’expression d’un conflit et pas de maladie


Freud va laisser tomber l’hypnose pour la méthode des associations d’idées (dire tout ce qui nous vient à l’esprit) de manière à ce que le sujet puisse énoncer ce qu’il ressent, ce qu’il pense sans ne rien omettre, le patient doit être volontaire avec cette possibilité de pouvoir parler librement et venir régulièrement, cette méthode en termes d’association thérapeutique est plus longue moins impressionnante que l’hypnose mais plus efficace dans le temps  


Rétrospective dans le temps, voir le discours évoluer, qui va donner au sujet une possibilité de lecture de son comportement et entrevoir un autre possible. 


Dans l’hystérie, pour lui il y a un lien être les symptômes somatiques et les souvenirs traumatiques, ces souvenirs sont souvent inscrits dans l’inconscient car le sujet n’a pas forcement accès a ceux-ci, pour lui les symptômes ont un sens et on va pouvoir les comprendre à condition de dépasser certaines résistances

Il va en conclure qu’au niveau psychique il existerait un psychisme inconscient qu’il va qualifier de dynamique (il détermine le sujet sans qu’il le sache, qu’il le perçoive, qu’il arrive à l’analyser) beaucoup de symptômes peuvent disparaitre quand le sujet arrive à donner du sens à ce qui était pour lui incompréhensible ou inaccessible 


Ce n’est pas parce que c’est enfoui que dans mon comportement ça n’a pas d’incidence 


Au départ, Freud va souscrire à ce discours et va proposer la théorie de la séduction de l’adulte sur l’enfant. Mais il va abandonner cette idée pour la remplacer par la théorie du fantasme. Est-ce que les souvenirs trauma sont vrais ou ils sont faux, est ce que la parole est vraie. Il considère que les récits énoncer sont des vérités subjectives il ne s’intéresse pas à savoir si c’est vrai ou faux mais à la façon dont les personnes ont vécu l’évènement, « Si vous le dite c’est que c’est vrai. ». 

Ce rapport avec le souvenir peut évoluer avec le temps. Freud propose une méthode pour écouter différemment, un espace de parole ou la vérité psychique compte et pas les faits, cette réalité n’est peut-être pas vraie mais elle a un fondement. Une méthode ou le sujet ne subit pas mais collabore à la prise en charge.  


Charcot, de l'hypnose à la cure par la parole, par Élisabeth Roudinesco

• Élisabeth Roudinesco, née en 1944 à Paris

• Universitaire, historienne, psychanalyste Française

• Biographe de Sigmund Freud et de Jacques Lacan 

• Co-autrice d'un dictionnaire de psychanalyse avec Michel Plon

–  Plusieurs documentaires historiques

–  Interview : https://www.youtube.com/watch?v=SLYu6Y_diuY


La sexualité infantile : 


Trois phases :

-       La phase orale 

-       La phase anale 

-       La phase phallique : pulsion scopique (pulsion qui met en scène la dialectique « regarder » et « être regardé »), pulsion épistémophilique (épistémophilie : désir incessant de savoir)

Le complexe d’œdipe 




Nous considérons comme appartenant au domaine de la sexualité toutes les manifestations des sentiments tendres découlant de la source des émois sexuels primitifs même lorsque ces émois ont été détournés de leur but sexuel originel ou qu’un autre but sexuel est venu remplacer la première. (Freud introduction à la psychanalyse)


Perception de mon propre sexe et perceptions de l’envie de l’autre par rapport à mon sexe, la façon dont le sujet se positionne par rapport à une règle sociale. 

Le corps qui émet une tension, traitement de cette situation. 


Dès la naissance il est pieds et point lié à l’autre, état de dépendance total. 

Au niveau somatique, il y a une activité prépondérante, tout ce qui attrait a la question du rapport à l’alimentation, la succion, pour subsister il va falloir que l’autre puisse s’occuper de l’enfant, le nourrir ce qui crée un désir intense, un apaisement 


C’est un corps à corps avec l’autre, qui est un véritable plaisir pour l’enfant. 


La phase orale : c’est une dimension très tactile, de contact, il y a cette première relation de corps à corps qui s’installe, et qui laisse des traces. C’est une activité auto-érotique, quand il y a un éprouvé de bien être l’enfant ne fait qu’un avec l’autre, il est à l’unisson. 

Par cette activité notamment alimentaire, il y a une amorce de dedans dehors, de partie du corps, du sujet, de l’autre, aussi de la présence, de l’absence, un ressentit de bien être dans les bras de l’autres, de vie. Il y a une alternance et on commence à se forger une représentation de moi, de l’autre c’est un jugement d’existence, jugement d’attribution d’une qualité (au-delà de l’identification du corps quel est la nature de cette relation ?) 

Est-ce simplement donner de la nourriture ou alors il y a une vraie relation ?

Quel est le ressenti face à cette expérience, il y a une guerre de sentiment qui donnera des traces. 

Chez l’adulte, qu’est ce qu’il se joue autour de cette phase ? exemple : quelqu’un qui aime échanger, parler ou au contraire des difficultés telles que l’anorexie ou encore la boulimie ?

Au-delà de la nourriture, qu’est-ce que ça évoque, qu’est-ce que redit de moi dans mon rapport à l’autre, moi dans mon rapport à l’environnement 

Dans cette perspective de penser le corps, cette perspective du rapport a l’autre, comprendre ce qu’il se jour maintenant chez l’adulte  

Deux- quatre ans 


Phase anale : tout ce qui doit se jouer autour de l’apprentissage de la propreté, du côté de l’enfant, il y a une possibilité de répondre ou ne pas répondre aux injonctions parentales, la balle est du côté de l’enfant. Plus le parent est préoccupé sur la question de la propreté plus l’enfant sait qu’il peut exercer un moyen de pression. Il peut obéir ou ne pas obéir aux injonctions parentales, il peut refuser ou accepter de répondre à ces injonctions, à chaque fois dans les choix qui sont fait il y a un éprouvé de plaisir, la réalisation d’un désir de se soumettre. C’est comme un cadeau que l’enfant fait a l’adulte (la matière décale). Devoir se soumettre mais formation du caractère. Il voit des manifestation, entêtement, combativité, soumis à des règles de la société, parfois entêtement problématique, soucis extrêmes. 


Deux principales questions : 

La naissance des enfants 

Qu’est ce qui diffère anatomique des sexes 


La phase phallique : quand l’enfant va être confronté à la question de la naissance, il va proposer un tas de théorie sur l’infantile qui s’appuie sur le corps. Pour essayer de comprendre comment la naissance peut fonctionner. Une connaissance sur le corps pour penser le monde. La question de la différence anatomique des sexes, l’enfant va observer une différence, physique et anatomique entre les hommes et les femmes il va essayer de comprendre, penser, analyser cette différence.


Différence de la culture : certaines cultures, pouvoir masculin, pouvoir féminin


Garçon et fille : gestion des corps n’est pas différent jusqu’à ce que l’on VOIT la différence 


Complexe de castration (4 /5ans) : complexe de castration : quand le garçon découvre la différence avec la femme, il y a une négation du témoignage (ce n’est pas vrai, ce n’est pas possible) et puis forcé de constater, il constate qu’il y a bien une différence anatomique des sexes. Et c’est là que le garçon se dit “si j'ai un truc en plus, potentiellement je peux le perdre, et je dois être à la hauteur du truc en plus” = sur le plan clinique, quand la présence du pénis est vécue comme étant le signe d’une supériorité, on peut avoir des individus avec un comportement machiste pour se rassurer avec ce sentiment que la différence c’est une menace. Et donc un rapport défensif aux femmes par peur de ce qu’elles peuvent représenter et d’une virilité mise à mal

La conséquence subjective au niveau psychique en fonction de comment est pensé la différence anatomique en fonction de la culture 

Chez la fille, au départ elle va penser que tous les êtres humains sont comme elle. Première phase : négation du témoignage, forcé de constater qu’il y a bel et bien une différence a partir de là elle va considérer que ce n’est pas grave « ça va pousser » car il y a aucune raison que les autres aient quelque chose qu’elle n’a pas. Conséquences psychiques de ce constat : c’est vécu comme un complexe d’infériorité, soit-elle vie cette castration vraiment comme une amputation, à l’origine de revendication de dépression comme s’il lui manquait quelque chose, vécu comme un échec de sa masculinité soit il y a une possibilité de considérer qu’il y a une différence certes il faut faire avec ces différences anatomiques que l’homme n’a pas (porter un enfant) donc dans sa féminité d’autres perspectives qui s’offrent à elle.  


CM5 


Le complexe d’œdipe : 


On à faire à quelque chose de compliqué, il va falloir généraliser ses expériences conflictuelles chargées d’émotion 

Approche qualitative, les sciences humaines 

Ce qui dépasse le sujet, ce qui caractérise le sujet au monde


Elle fait partie de la mythologie grecque. Œdipe était le fils du roi de Thèbes, Laïos, et de sa femme, Jocaste. Un oracle prédit aux parents qu’Œdipe tuera son père et épousera ensuite sa propre mère. Pour éviter que l’oracle ne se réalise, les parents décident de tuer l’enfant. Un serviteur chargé de l’exécuter le sauve. Œdipe est finalement pris en charge par d’autres parents. Arrivé à l’âge adulte, il apprend la prédiction de l’oracle. Pour y échapper, il quitte ses parents nourriciers et la ville de Corinthe. Vagabond à la recherche d’un pays, il arrive à Thèbes. Sur son chemin, un peu avant les portes de la ville, il se crée un embarras de circulation. Chacun s’excite, des disputes et des injures surviennent. Œdipe se bat avec un vieil homme prétentieux qui l’agresse et il le tue. Il entre dans la ville qu’il trouve sous le choc d’un événement tragique. En effet, les jeunes gens disparaissent, dévorés par un monstre, le Sphinx. Un décret est promulgué : celui qui tuera le Sphinx épousera la reine devenue veuve. Œdipe en face du monstre répondra à la question énigmatique : « Qu’est-ce que l’homme ? ». Sa réponse juste mettra fin à la décimation de la ville. Le Sphinx meurt. Œdipe épousera la reine qui n’est autre que sa mère naturelle, Jocaste.

Théorisé par Sigmund Freud dès sa première topique, il est défini comme le désir d'entretenir un rapport amoureux et voluptueux avec le parent du sexe opposé (inceste) et celui d'éliminer le parent du même sexe (parricide ou matricide) considéré comme rival.


Le complexe d'Œdipe est un concept psychanalytique développé par Sigmund Freud. Il décrit un ensemble de désirs et de conflits inconscients qu'un enfant ressent généralement entre l'âge de 3 et 6 ans, pendant ce que Freud appelle la phase phallique du développement psychosexuel.

Le complexe d'Œdipe repose sur l'idée que l'enfant éprouve des sentiments amoureux pour le parent du sexe opposé et ressent une certaine rivalité ou jalousie envers le parent du même sexe. Pour un garçon, cela se traduit par un désir inconscient d'être en couple avec sa mère et par une rivalité envers son père, qu'il perçoit comme un rival pour l'affection de la mère.

Pour une fille, Freud utilise parfois le terme "complexe d’Électre" (bien que ce terme soit plus associé à Carl Jung) pour décrire une situation similaire, où elle développe des sentiments pour son père et ressent une certaine rivalité avec sa mère.


Tandis que le complexe d’œdipe du garçon sombre sous l’effet du complexe de castration, celui de la fille, est rendu possible et est introduit par le complexe de castration. Cette organisation s’éclaire lorsqu’on réfléchit que le complexe de castration agit toujours dans le sens impliqué par son contenu : il inhibe et limite la masculinité et encourage la féminité


Selon Freud, la résolution du complexe d'Œdipe intervient lorsque l'enfant finit par identifier son parent du même sexe non plus comme un rival, mais comme un modèle à suivre. Cela fait partie du processus d’intégration des rôles de genre et de la structuration de la personnalité. Freud associe également cette résolution à la "peur de la castration" chez le garçon, qui craint que le père ne le punisse en lui retirant sa virilité s'il continue de désirer sa mère. Pour la fille, Freud a théorisé l'idée d'une "envie de pénis", qui est l'envie d'avoir ce que possède le père et les autres hommes, renforçant son attirance vers son père.


Finalement, une fois que l’enfant dépasse ce complexe, il s’identifie à son parent du même sexe, accepte les normes sociales, et intègre les valeurs morales, ce que Freud appelle l’émergence du surmoi (la conscience morale).


Le complexe d’Œdipe est central dans la théorie freudienne, mais il a été critiqué et remis en question par d'autres théoriciens et psychanalystes qui jugent cette explication trop centrée sur les dynamiques familiales traditionnelles et les rôles de genre.


Relation triangulaire ; l’enfant, le père, la mère, la place de l’enfant dans le couple, du côté de l’enfant il y a la notion de ce qu’il peut faire et ne pas faire 


Chez l’enfant, une déception importante, une déception amoureuse importante. 

C’est la fin de quelque chose, sors l’enfant de la cellule familiale 


Les topiques freudiennes : 


Ce qui permet d’expliquer au niveau analogique mais peut prendre du sens quand capacité d’entendre une autre dimension, celle de l’inconscient, l’enfant intérieur  



CM6


Les premières topiques :


Première topique :

-       Instances : inconscient, préconscient, conscient

-       Aspect économique

-       Aspect dynamique 


Les traces mnésiques vont s’inscrire dans différentes couches de l’appareil psychique :

-       Sous la forme de représentations 


L’inconscient :

-       Des affects (l’affect des affects : l’angoisse)

-       Des représentations de choses : traces mnésiques de nature très diverses : images, la tonalité de la voix, regard (formes très précoces de l’expression du lien)

-       Souvenirs en lien avec la sexualité infantile 

-       « L’inconscient c’est l’infantile en nous » FREUD 


Le préconscient conscient :

-       Préconscient : des représentations de mots : processus secondaires (code commun, ordre, principe logique) soumis au principe de réalité

-       Les opérations et les contenus du précs ne sont pas dans le champ actuel de la conscience et sont donc incs au sens "descriptif" du terme (Freud, 1932, p. 98) de mais ils se différencient du système incs en ce qu'ils restent en droit accessible à la cs (connaissances et souvenirs non actualisés par ex).


La conscience : 

-       Qualité momentanée de perception

-        Système perception-cs situé à la périphérie de l'appareil psychique recevant à la fois :

-        Les informations du monde extérieur et celles provenant de l'intérieur


Aspect économique :

-       Énergie pulsionnelle qui traite de stimulations et qui organise les représentations 

-       Pulsion (source-objet-but) : source somatique et destin psychique (jugement d’existence et jugement d’attribution d’une qualité) 

-       Inconscient : énergie libre : traces mnésiques reliées entre elles par condensation (un mot peut avoir plusieurs sens) et/ou par métonymie (une situation peut en rappeler une autre sans être à la même époque, avec les mêmes personnages…)

-       Préconscient conscient : énergie liée (logique temporelle, sens unique d’un mot) 


Aspect dynamique :

-       Inconscient principe de plaisir à Refoulement à Préconscient principe de réalité


Énergie libre                                                                                                             Énergie liée


-       Source de conflits, d’ambivalence 



Le refoulement :

-       Épaississement d’énergie, une chape d’énergie qui empêche le passage direct des représentations incs vers le pr-cs 

-       Mesure de censure pas infaillible : certains éléments refoulés passent outre, font brusquement irruptions dans le conscient sous une forme déguisée, et surprennent le sujet incapable d’identifier leur origine inconsciente 

-       Apparaissent à la conscience tout en restant incompréhensible et énigmatique pour le sujet :  ce sont les formations de l’inconscient (lapsus, rêves, actes manqués, symptômes…)


Les formations de l'inconscient : 


-       Les lapsus quelque chose qui vient à la place d'autre chose un mot à la place d'un autre

Parmi les lapsus on relève les lapsus linguae (dire un mot pour un autre), les fausses lectures (écrire un autre mor que celui qui est imprimé), les lapsus calami (écrire un mot pour un autre) ou les fausses auditions (entendre autre chose que ce qui est dit), les oublis de noms parfaitement connus (« Ah, ça c'est bête, je l'ai sur le bout de la langue ! »), etc.


-       Les actes manqués concernent des comportements ou des conduites.

Il en existe une multitude et chacun de nous en faisons l'expérience régulièrement : se tromper de jour, d'heure pour un rendez-vous important, rater un train, perdre un objet prêté, ne pas entendre son réveil matin, etc. Pour Freud, ces actes manqués sont de véritables actes psychiques, complets qui ont toujours un sens.

Ils sont au service d'une intention précise qui ne peut s'exprimer ouvertement du fait d'un conflit psychique inconscient.

Il y a donc une tendance refoulée mais qui se manifeste par l'acte manqué



Le rêve c’est une énigme et si on est sensible a comment fonctionne le système psychique alors on peut réussir à les déchiffrer. 

Freud va considérer que le rêve est quelque chose qui se forme a partir d’un événement qui souvent s’est produit récemment et qui est a l’origine de la formation du rêve 

Le rêve = la réalisation d’un désir 

Même quand il s’agit d’un contenu pénible 

La réalisation d’un désir, se forger la représentation d’un trauma pour se forger à ça. 


Pour conclure : 

Avec l'hystérie Freud découvre la psychanalyse...

La sexualité infantile détermine la névrose de l'adulte

Les formations de l'incs (symptômes, rêves, lapsus, actes manqués) ont un caractère énigmatique

Ex: idées transformées en images dans le rêve :

-       Par déplacement (une représentation à la place d'une autre) 

-       Par condensation (une image qui associe des représentations hétérogènes)

Les formations de l'incs traduisent des conflits incs ayant subis l'effet du refoulement

Elles peuvent être interprétées en donnant la parole au sujet...





CM7 


Un rébus : ce que l’on voit mais qui n’a aucun sens


Les deux topiques :

Permettent de rendre compte qu'il existe différents lieux (topos) dans la psyché

-   1ère topique : Inc, PréCs, Cs

-   2d topique : ça, moi, surmoi

L'incs obéit au principe de plaisir, énergie pulsionnelle libre Le pré-cs-es obéit au principe de réalité, énergie pulsionnelle liée

Conflit au sein de l'appareil psychique (aspect dynamique)

Pour tout sujet : la psyché est double


La psychanalyse est une méthode d'investigation thérapeutique et une théorie qui prend en compte l'incs (métapsychologique) Définition de la psychanalyse, Laplanche et Pontalis, 1967, 1988, p. 351.


« A/ Une méthode d'investigation consistant essentiellement dans la mise en évidence de la signification inconsciente des paroles, des actions, des productions imaginaires (rêves, fantasmes, délires) d'un sujet. Cette méthode se fonde principalement sur les libres associations du sujet qui sont le garant de la validité de l'interprétation... »


• B/ Une méthode thérapeutique fondée sur cette investigation ... (l'interprétation contrôlée de la résistance, du transfert et du désir). A ce sens se rattache de l'emploi de psychanalyse comme synonyme de cure psychanalytique : entreprendre une psychanalyse (ou : une analyse).


C/ Un ensemble de théories psychologiques et psychopathologiques... »


La psychopathologie clinique 


Les mêmes mécanismes psychiques dans la psychologie normale, la seule différence est la variation dans les comportements observés soit par défaut soit excessif.

Les mêmes outils


Définition de la psychopathologie

Doron, R., & Parot, F. (1993). Dictionnaire de psychologie. Paris :

PUF, 587.

-       « La psychopathologie a pour objet les conduites pathologiques et pour but d'en décrire le fonctionnement. En tant que branche de la psychologie, la psychopathologie s'appuie sur la connaissance du fonctionnement normal pour dégager, décrire et analyser ses fonctionnements pathologiques. Les références théoriques et les cadres théoriques utilisés pour rendre compte de ses conduites anormales sont donc divers, comme le sont les approches présidant à la description du fonctionnement normal. Il n'existe pas une psychopathologie mais des psychopathologies. Le modèle psychanalytique, béhavioriste, piagétien, cognitiviste sont autant de façon d'apporter une explication aux faits pathologiques. En retour, la modélisation des phénomènes psychiques pathologiques peut constituer un critère de validation des modèles de fonctionnement normal proposés par la psychologie. »

Discipline fondée sur des observations et des situations concrètes : 


Points communs quelque soient les théories dans les classifications des troubles mentaux :

Approche sémiologique et nosographique :


Sémiologie : partie de la médecine qui étudie les signes des maladies (équivalent de symptomatologie) mais elle n'étudie ni les causes (étiologie) ni les développements des maladies (pathologie)


Nosographie : Description et classification méthodique des maladies = Comment on associe ces différents signes pour les labéliser autour d'une entité clinique



Différents manuels de classifications des troubles mentaux :


Manuel de psychiatrie d'Henry Ey par exemple (psychopathologie orientée par les théories dites psychodynamiques, donc inspirées par la psychanalyse)


DSM - Diagnostic and Statistical Manuel of mental disorders : pas de place laissée à la théorie


- CIM (Classification internationale des troubles mentaux)


A chaque fois des outils (tests, médiations thérapeutiques...), des approches thérapeutiques mais ces outils et approches sont différents en fonction de la manière dont le thérapeute pense la maladie


La psychopathologie ne se limite pas à la pathologie mentale


DSM : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders

-       1980 : Association américaine de psychiatrie

-       Approche du diagnostic de maladie mentale par des définitions et des critères standardisés.

-       Plusieurs versions : DSM-5, 2013, système de classement qui tente de subdiviser les maladies mentales en catégories diagnostiques basées sur la description des symptômes (c'est-à-dire, ce que disent et font les personnes, en fonction de la façon dont elles pensent et ressentent leurs émotions) et sur le déroulement de la maladie 


CIM 10 : La Classification internationale des maladies, 10e révision (International Classification of Disease), livre d'abord publié par l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) 1992.

-       Classification qui utilise des catégories diagnostiques similaires à celles du DSM-5 avec une volonté d'harmoniser les diagnostics de maladies mentales par standardisation au niveau mondial


L'étude de la "structure" : organisation inconsciente du sujet qui peut être spécifiée en : "hystérique", "obsessionnelle", "psychotique", "perverse"

...).

Structure : organisation fondamentale des processus qui peuvent s'actualiser ou non dans l'apparition de symptômes.

Intérêt est de dépasser le niveau du "visible", des "faits" pour tenter de cerner ce qui les détermine.

Attention : les mêmes signes, les mêmes symptômes, pourront posséder une valeur différente selon la structure dans laquelle ils prennent place.

Difficulté : son aspect inconscient, invisible, elle doit être inférée à partir des discours du sujet.


Les 3 grandes structures de personnalités : 

-        Névrose (refoulement, angoisse de castration, conflit oedipien...)

-       Psychose (forclusion, angoisse de morcellement, conflit narcissique)

-       Perversion...


Différents domaines d'interventions en psychopathologie


En psychiatrie :

-       Névrose, Psychose...


Les troubles de l'humeur (États dépressifs non psychotiques comme Dépression "névrotique», Dépression "réactionnelle"...)


Les troubles comportementaux, les conduites, les troubles du caractère (psychologie clinique et psychopathologie) : Alcoolisme, Toxicomanie, Anorexie, Boulimie, Psychopathie...


Dans différents services de médecine générale ou spécialisées :

Addictologie, service de médecine (cancérologie, pneumologie, neurologie...) psychiatrie, pédiatrie.


En gérontologie :

Le vieillissement normal (psychologie clinique)

Le vieillissement pathologique (psychopathologie clinique)

-       Malade d'Alzheimer

-       Démences vasculaires

-       Démences fronto-temporales

-       Démences sous corticales ...


Sémiologie et nosographie des névroses et des psychoses

Les « psychonévroses de transfert »


Hystérie

-       L'hystérie de conversion, L’hystérie a une part de vérité “elle souffre”, elle souffre. Ce dont elle se plaint n’est pas forcément véridique (elle le vit, l’exprime comme elle le ressent, elle expose ce qui pour elle constitue une réelle plainte, une réelle souffrance). Multiplicité de symptômes somatiques plus ou moins durables qui se succèdent les uns aux autres. Ils évoluent dans le temps. Sur le long terme, de réels risques, soit de passage à l’acte, soit de prise de médicaments (antidépresseurs, antalgiques), risque de consommation de substances psychoactives (car impression de ne pas être entendue, écoutée : plainte croissante). Risques de dépression. Lassitude de l’entourage.

-       La phobie (hystérie d'angoisse) La phobie a pour caractéristique de se cristalliser sur une peur réelle et intense, qui porte sur différentes thématiques (objets déterminés, de situations) lorsque le sujet y est confronté, il fait face à une crise d’angoisse complètement démesurée. (Attaque de panique). Hypersensible aux frustrations. Quelqu’un qui vit dans un état d’alerte permanent. Besoin de contrôler ce qu’il se passe autour de lui (pour ne pas être surpris, ne pas être confronté à l’objet phobique). Principaux objets phobiques : agoraphobie (certains endroits publics, de la foule), claustrophobie (espace fermés), peur de prendre la parole… → différentes conduites face à elles : évitement (incapacité à se confronter à l’objet phobique), secondaire à la phobie : dépression. Le sujet ne s’autorise pas à se mettre en avant (limitation de l’existence).

-       Névrose obsessionnelle (angoisse de mort) Personnalité : individu qui paraît fatigué en permanence (somatique, psychologique) lenteur. Au-delà de cette fatigue, il y a un doute permanent (ce qu’il faut faire ou pas …), rumination (pensée, Obsession permanente (pense tout le temps même pendant le sommeil), pense à ce qu’il a fait ou à des choses sans importance (chiffres à l’endroit à l’envers) ... Méticuleux, entêté. Impulsions voire compulsions (rituels) ne peut pas s’empêcher de réaliser un acte de manière répétitive (se laver les mains plusieurs fois, vérifier la porte …). Quelqu’un qui a tout à fait conscience de ses troubles, du caractère morbide de ses troubles (il essaie de masquer ses idées), il porte un jugement défavorable sur lui-même. Difficulté à énoncer les troubles/problèmes qu’ils ont.

-       Attention : symptôme somatique de conversion différent de symptôme psychosomatique


Les Psychoses

-       Schizophrénie

-       Paranoïa


L’exemple d’un cas clinique : approche théorique et thérapeutique 


Dans la psychose :


Versant sémiologique :

-       Bouleversement fondamental des rapports d’un individu par rapport à lui-même et au monde extérieur (perte de contact avec la réalité) 

-       Le plus souvent présence d’idées délirantes (un psychotique ne délire pas toujours)


Délire -------------- Description du délire 

 

Différents mécanismes :

1)    Hallucinations 

2)    Automatisme mental 

3)    Intuition 

4)    Imagination 


Structuré :     + de paranoïa              - de schizophrénie 


Thème : fantasmatiques, grandeurs, mystique, persécution, cosmique, immortalité, passionnel, négation d’organe, hypochondrie…


                                                                                   Adhésion 

                                                                                   Instabilité thymique 

            -------------- Relation du sujet au délire : 

                                               Durée :           supérieur ou = à 6 mois 

                                               Somatique :    angoisse intense, insomnie 




Schizophrénie (du grec : schizeîn = fendre/cliver + phrênos = penser) :


Principales formes cliniques de la schizophrénie :

-       Paranoïde 

-       Catatonique (rare)

-       Hébéphrénique 


Principaux types de délires (délire chroniques) paranoïaques :

-       Délire en secteur : autour d’un seul thème (délires passionnels, érotomanie, jalousie, revendication)

-       Délire en réseau : délire d’interprétation

-       Délire de relation de Kretschmer ou paranoïa sensitive 


CM8 


Principales formes cliniques dans la schizophrénie :

-       Paranoïde, catatonique, hébéphrénique.

-       La schizophrénie paranoïde : délire paranoïde

-       La schizophrénie catatonique (catatonie)

-       La schizophrénie hébéphrénique (hébéphrénie) 


Dans la paranoïa :

-       Différents types de délires (« délires chroniques »)


Paranoïaques :

Délire en secteur : autour d'un seul thème délires passionnels : érotomanie jalousie revendication

Délire en réseau : délire d'interprétation

Délire de relation de Kretschmer ou paranoïa sensitive


L’exemple d’un cas clinique : Le petit Hans


Père de Hans : prend des notes sur ce qu’il vit, sur ce que vivent ses enfants.

Il rencontre Freud et raconte que Hans est préoccupé par une partie de son corps son “fait pipi”.


 → considère que tous les êtres humains ont un “fait pipi”


Les parties de son corps lui permettent de différencier le vivant du non vivant

Taille a la hauteur des personnes qui l’aime : la mère a un “fait pipi” au moins égal à celui d’un cheval …

Naissance d’une petite soeur : Hans jaloux de l’attention portée qu’il ne peut pas avoir → se concentre sur son “fait pipi”

Assiste au bain de sa soeur : elle n’a pas de “fait pipi” et naît en lui une sensation de supériorité. Atténuation de la jalousie


Il tombe amoureux à 4ans et demi, faire sa vie avec .. que sa mère dorme avec

5 ans : assiste de nouveau au bain de sa soeur qui a grandit, et se rend compte qu’elle n’a tjr pas de “fait pipi”

fait des cauchemars : impression de privation de sa mère (est collant avec sa mère) + elle s’occupe de lui + il en veut

            → naissance d’un état d’anxiété qui augmente

Un jour il sort avec sa mère et demande à rentrer le plus rapidement possible , et le lendemain il ne veut pas sortir. Il finit par décrire une peur, (des chevaux), peur qu’un cheval vienne le mordre (phobie qui s’installe associée à cette peur du cheval), peur de sortir dans la rue et de croiser un cheval, ou même seul le soir dans sa chambre, il déclenche des moments de panique par peur qu’il soit confronté au cheval

Il dit que le cheval est un alibi

Si Hans a peur de qch, ce n’est pas forcément du cheval mais plutôt de son image (symbolique), selon Freud il a peur du père (donc il se rapproche de la mère), peur de l’interdiction de se rapprocher de la mère


Peur du cheval : à la foi la possibilité d’identifier l’intégration des interdits oedipiens mais aussi d’observer les désirs de Hans envers sa propre mère.


la phobie est un symptôme qui peut être interprété comme un déplacement d’un conflit ( avec le père) avec un autre conflit mais + neutre (peur du cheval)


Le symptôme phobique dans sa constitution , apparait à la suite d’un conflit

ici conflit avec le père, et avec ce désir de prendre sa place (désir de Hans)

A la suite du conflit on peut observer un refoulement (répression de l’idée inacceptable) Le désir du sujet reste néanmoins présent, et génère une angoisse qui initialement est une angoisse libre sans contenu

Angoisse : le sujet répond par une fixation de l’angoisse sur une représentation substitutive (le cheval est le père en équivalent symbolique).

Fixation sur l'alibi : le symptome a une double fonction : presque un apaisement, une issue (qui fait que tout à coup l’angoisse est associée à une représentation et n’est plus libre) canalisation de l’angoisse sur un objet.

Puis trouver une issue à l’angoisse

Une fois l’alibi identifié: la peur est associée a deux situations : soit la peur apparaît (reviviscence externe) capacité à canaliser l’angoisse sur un objet

reviviscence interne : penser au cheval qui peut etre lui même une source d’angoisse


Aménagement de la vie du sujet a partir de ce symptôme phobique. Permet d’organiser son existence autour de ce substitut en projetant les causes du conflit au monde extérieur


Dans la psychose : 

perturbation importante du sujet à la realité exterieure

Symptomes délirants 


Dans la psychose : 

Versant sémiologique : 


Bouleversement fondamental des rapports d’un individu par rapport à lui-même et au monde extérieur (perte de contact avec la réalité) 

Le plus souvent présence d’idées délirantes (un psychotique ne délire pas toujours)


 Délire --------- Description du délire Différents (principaux) mécanismes : 

1/ hallucinations (persecutent les personnes)

2/ Automatisme mental : patients qui ont la conviction de ne plus être maitres de leur volonté, comme s’il y avait une force extérieure à eux qui agissait/controlait leurs activités physiques, leurs actes leurs pensées.


3/ Intuition : conviction délirante de connaitre ce que l’autre pense par rapport à ses gestes etc (c’est pas peut etre, C EST ca). → certitude


4/ Imagination Structuré : + paranoïa- schizophrénie 

Thèmes : Fantasmatiques, grandeurs, mystique, persécution, cosmique, immortalité, passionnel, négation d’organe, hypochondrie… Adhésion Instabilité thymique

Capacité à inventer, S’apparente à de la fabulation, 


----------- Relation du sujet au délire Durée : Somatique : supérieure au = à 6 mois angoisse intense, insomnie


On considère que dans la paranoïa il y a qqch de structuré, alors que ds la schizophrénie il y a une difficulté de structuration (dur a suivre) → délires

ce qu’il pense, énonce, correspond à ce qu’il traverse 


Dans la psychose :


Principales formes cliniques dans la schizophrénie : 


paranoïde, catatonique, hébéphrénique. 


La schizophrénie paranoïde : délire paranoïde → Délire présent : Le prb de ce délire c qu’il est difficile à comprendre, discours qui parait très émétique, très systématisé, il peut y avoir une multiplicité de thématiques (persecution) associé à des expériences de dépersonnalisation, transformation corporelle interne/externe. Présence d’élements hallucinatoire, trouble du cours de la pensée (raisonnement → interruption → conclusion différente de ce qui a été amené) peut etre associé à des tb du comportement.

Se confonde en rien avec la paranoïa qui elle est très bien structurée et orienté autour d’une thématique précise . Dur à comprendre


La schizophrénie catatonique (catatonie) : peu présentes car elles ont pu etre soignées par chimio

présentent en majorité des troubles psychomoteurs : inertie (personne qui reste sans bouger dans une raideur), et ou au niv catatonique, peut etre associé à des impulsions (décharges motrices gestuelles) → après coup, prise de parole sur ce que les sujets vivent: description d’angoisse et peurs folles, contre lesquelles ils adoptent une immobilité pour lutter.


La schizophrénie hébéphrénique (hébéphrénie): Forme la plus connue (forme de schizo pendant un retrait progressif dans un monde intérieur, avec une évolution dite par poussée : apaprait généralement à l’adolescence, très progressiveme t) ce retrait est associé à une baisse de tendance scolaire, d’une nécéssité affective

perte de centre d’intéret, forme d’inertie

vis dans une sorte de rêverie, fonctionne dans un “systeme”

Installation progressive d’un replis massif du sujet avec des risques sur le court et long terme de désinsertion sociale & affective, et/ou des risques de passage à l’acte


Champ de la paranoïa : 

Dans la paranoïa : 

attitude méfiante, assez intolérante, bcp d’orgueil (surréstimation de soi assez importante)


- Différents types de délires («délires chroniques ») paranoïaques : 

Délires très construits et crédibles (sujets très convaincants car ils sont très convaincus)


Délire en secteur : autour d’un seul thème délires passionnels : érotomanie jalousie revendication : qqn parfaitement adapté mais avec une thématique délirante. Au dela de ce délire la personnalité fonctionne très bien.

Délire en réseau : délire d’interprétation Délires en réseau : tt la sphère psychique et les éléments qui se produisent font l’objet d’une interprétation


Délire de relation de Kretschmer ou paranoïa sensitive : ne sont diagnostiqués géénralement qu’après un passage à l’acte


→ principales formes de tableau clinique