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Pensée critique

PSYCHOLOGIE DU DEVELOPPEMENT 


Objectifs :

  • Découvrir les grandes théories du développement cognitif 
  • Acquérir des connaissances sur les fonctions cognitives et leur développement 
  • Avoir en tête des repères développementaux 


Examen sur table : questions ouverte, analyses de situation 


Rappel : Comment le cerveau apprend-il ? 


Le cerveau reçoit des informations qu’il traite se qui entraine des actions. Cela se passe à travers le neurone où le courant électrique circule. On trouve aussi la synapse. Cette ensemble est un réseau de neurone (100 000 milliers d’hyperliens). Dans un cerveau adulte on a 300 000 milliers de synapse contre 1 millions de milliards de synapses pour les enfants. Le développement cérébrales et l’apprentissage consiste à trier les connexions pour garder les plus utiles. Apprendre c’est changer son cerveau. 


La plasticité cérébrale est le fait de créer des connexions, de renforcer ou éliminer des connexions neuronales selon les expériences vécues et leur fréquence. 


Réactiver régulièrement les connexions cérébrales pour les renforcer (et éviter leur élimination) :

  • Distribuer les apprentissages dans le temps 
  • Alterner des phases d’étude et des phases de test
  • Pratiquer la récupération (page blanche, flash-cards, quizz…)
  • Organiser les connaissances (cartes mentales, sketchnoting…)
  • Se mettre en projet et en contexte 
  • Bien dormir 


Psychologie du développement : comment on passe de ce stade à ce stade là ? Elle s’intéresse à la transformation et l’évolution de l’individu tout au long de sa vie. 


La Psychologie du développement étudie l’évolution des comportements et processus mentaux tout au long de la vie (croissance, régression, stabilité) et les facteurs à l’origine de ces changements. 

➡️Développement physique, social, affectif, identitaire et cognitif.                                                          


Développement cognitif 


Cognition = ensemble des grandes fonctions de l’esprit liées à la connaissance 

Les processus cognitifs sont les processus mentaux qui permettent de construire, stocker, traiter et utiliser des connaissances.  


Pyramide de Maslow

Processus cognitifs se situent en haut de la pyramide 







Les grandes théories du développement 


BEHAVORISME 

Les changements comportementaux résultent de l’influence de l’environnement - conditionnement classique, opérant, renforcement…

Le béhaviorisme : C’est comme si on regardait juste ce qu’on fait sans chercher à comprendre ce qui se passe dans notre tête. Exemple : Quand tu fais quelque chose de bien, on te donne une récompense (comme un bonbon ou un compliment). Si tu fais une bêtise, on te donne une conséquence (comme une punition). Les béhavioristes pensent qu’on apprend grâce à ces récompenses et punitions qui nous entraînent à refaire ou éviter certaines choses.

COGNITIVISME  Importance des processus de pensée de l’individu qui perçoit, organise et traite des informations - perception, mémoire, raisonnement… Là, on regarde ce qui se passe dans ton cerveau pendant que tu apprends. Exemple : Quand tu résous un problème, ton cerveau réfléchit, organise des idées, et cherche une solution. Les cognitivistes s’intéressent à tout ce processus de réflexion. Ils disent que ce n’est pas seulement la récompense ou la punition qui te fait apprendre, mais aussi comment tu comprends et mémorises les choses.

La différence :

  • Le béhaviorisme se concentre sur ce qu’on voit : tes actions, tes réactions.
  • Le cognitivisme s’intéresse à ce qu’on ne voit pas : ce qui se passe dans ta tête pour te faire apprendre.


CONSTRUCTIVISME 

L’ individu est actif et construit ses connaissances grâce aux interactions avec son environnement physique - PIAGET 


Le constructivisme, une idée développée par Piaget, explique que tu apprends en faisant et en réfléchissant sur ce que tu fais. En gros, c’est en explorant le monde autour de toi que ton cerveau comprend comment les choses fonctionnent.

Principes principaux :

  1. Tu es acteur de ton apprentissage :
  2. Tu n’es pas comme une éponge qui absorbe tout ce qu’on te dit. Au lieu de ça, tu apprends mieux quand tu expérimentes par toi-même.
  • Par exemple : Si tu fais tomber une balle, tu remarques qu’elle tombe toujours vers le bas. Tu apprends alors, sans qu’on te le dise, que c’est à cause de la gravité.
  1. Les étapes du développement :
  2. Ton cerveau ne comprend pas tout d’un coup. Il grandit par étapes.
  • Quand tu es petit, tu penses surtout à ce que tu vois (par exemple : "Une balle roule parce qu’elle est ronde").
  • Plus tard, tu peux réfléchir à des idées plus compliquées, comme les maths ou les lois de la physique.
  1. Assimilation et accommodation :
  • Assimilation : Quand tu apprends quelque chose de nouveau qui s’ajoute à ce que tu sais déjà.
  • Exemple : Tu sais que toutes les pommes sont des fruits, donc une nouvelle pomme que tu vois rentre dans cette catégorie.
  • Accommodation : Quand tu dois changer ce que tu pensais parce que tu as découvert quelque chose de différent.
  • Exemple : Tu pensais que toutes les pommes étaient rouges, mais tu vois une pomme verte. Tu dois alors changer ton idée des pommes.
  1. L’environnement est super important :
  2. Apprendre, ce n’est pas juste écouter. C’est manipuler des objets, observer ce qui se passe, et expérimenter.
  • Par exemple : Si tu construis une tour avec des cubes et qu’elle tombe, tu testes d’autres façons de la stabiliser. À force d’essayer, tu comprends des choses comme l’équilibre et la gravité.

Un exemple concret :

Tu joues avec des cubes pour faire une tour. D’abord, elle tombe parce que tu n’as pas pensé à la rendre stable. Puis, tu fais une base plus large, et ça tient ! Sans que personne ne t’explique, tu as appris quelque chose sur la stabilité juste en essayant et en réfléchissant à ce qui fonctionne.

En résumé :

Tu apprends mieux en faisant, en essayant et en réfléchissant. Ton cerveau construit petit à petit ses connaissances en explorant le monde et en testant des idées.

SOCIO-CONSTRUCTIVISME

L’ individu construit ses connaissances dans un milieu socioculturel, au cours d’interactions sociales - VYGOTSKI, BRUNER


Socioconstructivisme :

  • Là, on met aussi l’accent sur les autres dans ton apprentissage.
  • Avec des idées de Vygotski et Bruner, on dit que tu apprends mieux en parlant avec des gens, en travaillant en groupe, ou en écoutant quelqu’un qui t’aide à comprendre.
  • Exemple : Si tu essaies de résoudre un problème de maths et qu’un ami ou un adulte t’explique, c’est grâce à cette interaction que tu progresses.
  • Le milieu social et culturel est essentiel.


Différence : 

Constructivisme : Tu apprends seul en explorant et réfléchissant.

Socioconstructivisme : Tu apprends avec l’aide des autres et grâce à ton environnement social.

















Chapitre 1 - Socio-constructivisime 


Les grandes théories 


 Socio-constructivisme 


  • Place la médiation et les interactions au centre des apprentissages et du développement
  • Considère le développement cognitif en tenant compte des interactions avec l’environnement social et du milieu socio-culturel 
  • Définit la place des outils fournis par ce milieu (lavage, technologie..)
  • Explique les processus d’apprentissage inter- et intra- individuel. Le développement socio-constructivisme prend en compte le développement socio-culturel. On regarde l’effet des interactions sociales. Les interactions sociales vont être au coeur du développement et de l’apprentissage 


  1. Vygotski 


Vygotski est un pédagogue psychologue soviétique qui développent la théorie historico-culturelle du psychisme. Sa théorie est que le développement intellectuel repose sur un processus d’appropriation des outils mis à disposition par le milieu socio-culturel. 


Théorie de Vygotski 


Sa pensée vient d’un long processus historique : une conception historico-culturelle du développement humain. 


« L’homme est le produit de la culture et de la société »

« L’homme est d’emblée un être social » Il vit toujours en société avec autrui et tout son développement exige cet autrui

« La société est constituée et organisée par la communication (langage) et les outils que les hommes créent par leurs activités »

« Un outil peut être matériel ou symbolique »


Exemple d’instruments psychologiques selon Vygotski :

  1. Les gestes chez les bébés :
  • Geste d’indication : Le bébé pointe du doigt quelque chose.
  • Geste instrument : Il pointe pour essayer de communiquer avec un adulte.
  • Geste signifiant : Il comprend que son geste attire l’attention des autres et provoque une action.
  • ➡️ Ces gestes se développent grâce aux interactions sociales.


  1. Exemple de règles sociales dans les conversations (tour de parole) :
  • La pause acceptable entre une question et une réponse varie selon les cultures :
  • France : 0,3 seconde.
  • Alaska : 1 seconde.
  • Le temps maximum avant qu’une réponse soit trop tardive :
  • France : quelques secondes.
  • Suède : quelques minutes.




Loi générale du développement :

Pour Vygotski, on apprend d’abord avec les autres (social) avant de faire seul (individuel).

  • Plan social (inter-psychologique) : L’enfant apprend en échangeant avec d’autres qui lui montrent comment faire (exemple : apprendre à marcher avec les parents).
  • Plan individuel (intra-psychologique) : Ensuite, l’enfant s’approprie cette compétence et peut la faire seul.


Le rôle des échanges sociaux :

  • Pour apprendre, un enfant doit interagir avec quelqu’un de plus expérimenté (échange asymétrique).
  • Exemple : Un adulte aide un enfant à résoudre un problème ou à découvrir une compétence nouvelle.
  • L’asymétrie est essentielle, car elle pousse l’enfant à aller au-delà de ce qu’il sait faire seul.


En résumé :

L’apprentissage, selon Vygotski, passe d’abord par les échanges sociaux avec des personnes plus avancées, qui permettent à l’enfant de progresser et de maîtriser de nouvelles compétences.

 

Zone proximale de développement = distance entre le niveau actuel de développement (autonomie) et le niveau potentiel de développement (avec support social). (Distance entre n et n+1)

La ZPD, c’est la distance entre ce que l’enfant peut faire seul et ce qu’il peut faire avec de l’aide.

Ce qui est important ici, c’est que la ZPD représente l’espace où l’apprentissage se fait. C’est dans cet espace que l’enfant peut apprendre avec le soutien d’un adulte ou d’un camarade plus expérimenté, mais pas encore tout seul.

Pourquoi c’est ainsi ?

  • Ce que l’enfant peut faire seul (son niveau actuel) : Ce sont les tâches qu’il maîtrise déjà sans aide.
  • Ce qu’il peut faire avec de l’aide (son niveau potentiel) : C’est ce qu’il peut accomplir si quelqu’un l’aide, le guide ou lui montre la bonne méthode.

Exemple pour mieux comprendre :

Imaginons qu’un enfant puisse résoudre un puzzle de 5 pièces tout seul. Il peut aussi, avec de l’aide, résoudre un puzzle de 20 pièces. La ZPD se situe entre le moment où il peut résoudre des puzzles de 5 pièces seul et le moment où, avec un peu de soutien, il réussit à résoudre un puzzle de 20 pièces.

  • Le puzzle de 5 pièces, c'est ce qu’il peut faire seul.
  • Le puzzle de 20 pièces, c'est ce qu’il peut faire avec de l’aide.

L’enfant n’a pas encore réussi à faire le puzzle de 20 pièces tout seul, mais il pourrait réussir avec du soutien. Une fois qu’il réussit à le faire avec de l’aide, cette tâche devient quelque chose qu’il peut faire seul.

Donc, la ZPD est importante parce que c’est l’espace d’apprentissage. C’est là que l’enfant peut apprendre et progresser, en étant soutenu par quelqu’un, avant de pouvoir accomplir la tâche seul. Quand l’enfant commence à faire une tâche avec de l’aide, cela signifie qu'il est dans sa ZPD, et une fois qu’il peut faire la même tâche sans aide, cette tâche sort de sa ZPD et il a avancé.

En résumé :

La ZPD n’est pas l’endroit où l’enfant a déjà réussi quelque chose tout seul. C’est l’espace où il peut réussir avec de l’aide. C’est dans cette zone que l’enfant progresse en apprenant des choses nouvelles avec du soutien, avant de pouvoir les accomplir seul.


Les grands principes de la théorie de Vygotski


1. L’homme est un être social dès sa naissance : Vygotski pense que l’individu évolue toujours au sein d’une société, avec laquelle il interagit. Ces interactions sont essentielles pour se développer, car elles apportent les outils nécessaires à la pensée et à la communication.

2. Les outils matériels et symboliques : Selon Vygotski, les outils que l’enfant apprend à utiliser peuvent être matériels (par exemple, une règle, un crayon) ou symboliques (comme le langage, les gestes ou les symboles). Ces outils facilitent la communication et permettent aux individus de se développer intellectuellement.

Par exemple, chez les bébés, le geste d’indication (comme pointer du doigt) est un instrument psychologique important. Au début, le bébé ne sait pas ce que ce geste signifie ; mais petit à petit, il comprend qu’il peut attirer l’attention par ce geste et, ainsi, communiquer.

3. Le rôle du langage et de la société dans la communication : Vygotski souligne que la société est structurée autour de la communication. Il s’intéresse aux différences culturelles dans des aspects comme la prise de parole en société (par exemple, la pause acceptable entre les prises de parole varie selon les cultures).



2- Jerome bruner (1915-2016) 


Théorie de Bruner

Le psychologue américain Jerome Bruner, influencé par Vygotsky et Piaget, propose que les bébés possèdent des capacités innées qui leur permettent de comprendre et d’utiliser les outils culturels qui leur sont transmis.La théorie de Bruner est assez similaire à celle de Vygotski, mais avec quelques différences intéressantes. 


1. Les capacités innées des bébés

Bruner pense que les bébés naissent avec certaines capacités naturelles qui leur permettent de comprendre et d’utiliser des outils culturels (comme le langage, les règles sociales, etc.). Par exemple, dès tout petit, un bébé peut déjà imiter des gestes ou réagir aux sons, ce qui montre qu’il a une capacité de base pour apprendre.

Différence avec Vygotski : Vygotski insistait surtout sur l’importance des interactions sociales dès le début, mais il ne parlait pas autant de capacités innées. Bruner, lui, dit que les enfants ont déjà un certain potentiel dès la naissance.

2. L’apprentissage par le dialogue avec l’adulte

Bruner met un accent très fort sur l’interaction avec l’adulte pour l’apprentissage. L’enfant ne se contente pas de simplement recevoir des informations, il apprend par un dialogue actif. Cela veut dire que l’enfant essaie quelque chose, et l’adulte l’aide en réagissant, en ajustant ou en donnant des exemples.

 Vygotski et la ZPD :

  • Vygotski parle de la Zone Proximale de Développement (ZPD), qui est la différence entre ce que l'enfant peut faire seul et ce qu'il peut accomplir avec l'aide d'un adulte (ou d'un autre enfant plus expérimenté).
  • Pour lui, l'adulte apporte de l'aide, mais il ne se concentre pas sur un dialogue très détaillé. L'idée est que l'enfant apprend en étant guidé pour progresser d'un niveau de compétence à un autre, grâce à un accompagnement. C'est un soutien externe qui permet à l'enfant de réaliser des choses qu'il n'aurait pas pu faire seul.

Bruner et le dialogue actif :

  • Bruner met l'accent sur un dialogue plus actif et une interaction dynamique entre l'adulte et l'enfant. Pour lui, l'apprentissage se fait par des échanges où l'adulte guide activement l'enfant, lui donne des exemples et l'aide à comprendre ce qu'il doit faire. L'idée est que l'adulte n'est pas seulement là pour "aider" l'enfant à accomplir une tâche, mais aussi pour engager l'enfant dans un dialogue, lui poser des questions et l'encourager à réfléchir.
  • Par exemple, si l'enfant essaie de construire une tour avec des blocs, l'adulte peut lui montrer, mais aussi lui demander pourquoi il pense que ça ne tient pas, ou lui expliquer les raisons derrière les choses (comme l'équilibre ou la structure). Il s'agit donc d'un dialogue où l'enfant participe activement.


En résumé :

  • Vygotski met l'accent sur l'idée que l'adulte aide l'enfant à passer d'un niveau de développement à un autre dans la Zone Proximale de Développement (ZPD). L'accent est mis sur le soutien en général.
  • Bruner, par contre, insiste sur le fait que l'enfant apprend activement à travers des échanges verbaux et des dialogues avec l'adulte. L'adulte guide et questionne l'enfant pour qu'il réfléchisse et comprenne.

Donc, la différence clé est que Vygotski se concentre davantage sur le fait que l'enfant a besoin de l'aide de l'adulte pour passer à un niveau supérieur de compétence, tandis que Bruner insiste sur l'importance du dialogue actif et des échangesdans le processus d'apprentissage.




Rôle de l’adulte : Étayage



Pour Bruner, l’enfant ne peut pas apprendre seul ; l’adulte joue un rôle essentiel en structurant son environnement et en lui apportant un soutien progressif. Ce processus d’étayage permet à l’enfant d’acquérir des concepts et des outils de manière autonome, tout en bénéficiant du soutien de son entourage.

L’idée d’étayage de Bruner est un concept clé qui décrit comment l’adulte aide l’enfant dans son apprentissage, mais d’une manière très spécifique et progressive. C’est comme si l’adulte apportait un soutien pour que l’enfant puisse accomplir une tâche qu’il ne pourrait pas faire seul, mais cet aide change au fur et à mesure que l’enfant devient plus compétent. L’adulte va adapter son soutien à l’évolution de l’enfant.

Les étapes de l’étayage selon Bruner :

  1. Enrôlement : Au début, l’adulte attire l’attention de l’enfant et lui donne envie de se concentrer sur la tâche. Il commence par rendre la tâche intéressante pour l’enfant.
  2. Exemple : Si l’enfant doit apprendre à empiler des blocs, l’adulte peut commencer par montrer que c’est amusant ou en expliquant pourquoi c’est important de réussir.
  3. Maintien de l’orientation : Ensuite, l’adulte aide l’enfant à rester concentré sur ce qu’il doit faire. Il encourage l’enfant à ne pas se décourager et à continuer de travailler.
  4. Exemple : Si l’enfant commence à perdre patience, l’adulte va le motiver en disant des choses comme « tu es presque arrivé ! », pour qu’il continue à essayer.
  5. Contrôle de la frustration : Si l’enfant devient frustré ou se bloque, l’adulte l’aide à ne pas abandonner. Il montre à l’enfant comment surmonter les difficultés.
  6. Exemple : Si l’enfant est sur le point de renoncer à empiler les blocs, l’adulte peut lui dire : « Essaie d’abord de placer la base plus large » pour l’aider à trouver une solution.

Pour les compétences cognitives (comme résoudre un problème) :

  1. Réduction des degrés de liberté : L’adulte simplifie la tâche pour que l’enfant n’ait pas trop de choses à gérer en même temps. Cela l’aide à se concentrer sur l’essentiel.
  2. Exemple : Si la tâche est trop complexe (par exemple, faire une pyramide de blocs), l’adulte peut commencer par donner moins de blocs pour que l’enfant se concentre sur une seule étape à la fois.
  3. Signalisation des éléments essentiels : L’adulte aide l’enfant à repérer ce qui est vraiment important dans la tâche, pour éviter qu’il ne se perde dans des détails inutiles.
  4. Exemple : « Regarde, si tu veux que ça tienne, il faut que la base soit bien solide », pour que l’enfant sache où mettre l’effort.
  5. Démonstration : L’adulte montre à l’enfant comment faire, étape par étape, en expliquant les actions à réaliser.
  6. Exemple : L’adulte peut prendre un bloc et montrer à l’enfant comment le poser correctement pour que ça tienne.

Différence avec Vygotski :

  • Vygotski parle de l’aide dans la Zone Proximale de Développement (ZPD), qui est la différence entre ce qu’un enfant peut faire seul et ce qu’il peut accomplir avec l’aide de quelqu’un d’autre. Mais il ne décrit pas en détail comment l’adulte doit aider. Il parle plus globalement de l’importance de l’aide en général.
  • Bruner, en revanche, décrit précisément comment l’adulte doit structurer son aide à travers l’étayage, avec des étapes spécifiques comme l’enrôlement, le contrôle de la frustration, la réduction des degrés de liberté, etc. Bruner va plus loin en expliquant que l’aide de l’adulte doit être progressive et ajustée en fonction des progrès de l’enfant.

En résumé :

  • Bruner met vraiment l’accent sur l’importance de l’aide spécifique et adaptée que l’adulte donne à l’enfant au fur et à mesure de son apprentissage. Il parle de l’étayage, qui est un processus actif et détaillé d’accompagnement.
  • Vygotski, lui, parle de la ZPD, qui est un cadre plus large, où l’enfant a besoin d’aide pour apprendre, mais sans entrer dans les détails des formes d’aide à donner.

Les deux théories soulignent l’importance de l’adulte dans l’apprentissage, mais Bruner se concentre plus sur le commentl’adulte soutient l’enfant à chaque étape, tandis que Vygotski parle plus du besoin général d’aide dans un environnement social.


3- Bandura et la théorie de l’apprentissage social 


« L’apprentissage est inscrit dans des réseaux sociaux et que les processus cognitifs servent de médiateurs puissants aux influences environnementales » A.Bandura 



Socio-cognitivisme 


Le socio-cognitivisme met en lumière la manière dont l’apprentissage se construit grâce aux interactions sociales, notamment à travers l’observation des autres. Dans ce modèle, l’enseignant transmet des connaissances et des compétences à l’élève, et l’élève répond en appliquant ou en adaptant ces savoirs. Plutôt que de tout apprendre par essais-erreurs, l’élève peut accélérer son apprentissage en observant ce que font les autres, en imitant leurs actions : c’est l’apprentissage par observation.

L’essentiel de l’apprentissage est donc basé sur l’observation d’un modèle, souvent l’adulte. L’élève porte son attention sur un geste ou une manière de faire, qu’il intègre mentalement par un processus représentationnel. Ce processus représente la capacité à se faire une image mentale de l’action, ce qui est essentiel pour reproduire le geste par la suite.

Le socio-cognitivisme et le socio-constructivisme sont deux théories qui parlent de l’apprentissage en lien avec les interactions sociales, mais elles sont un peu différentes dans la manière dont elles décrivent comment cet apprentissage se produit.

Socio-cognitivisme :

Dans le socio-cognitivisme, l’apprentissage se fait surtout par l’observation des autres. L’idée principale est que les élèves apprennent en regardant ce que les autres (comme un professeur ou un camarade plus expérimenté) font, puis en imitant leurs actions. En observant un modèle (par exemple, un professeur qui explique un concept ou qui réalise une tâche), l’élève forme une image mentale de l’action ou du comportement et peut ensuite reproduire cette action de manière autonome.

Exemple : Si un professeur montre comment résoudre un problème de mathématiques, l'élève va observer attentivement, comprendre comment faire et essayer de reproduire le processus par lui-même. L'élève apprend par l’exemple.

Socio-constructivisme :

Le socio-constructivisme, comme l’a proposé Vygotski, se concentre davantage sur l’idée que l’apprentissage se construit dans un contexte social, mais surtout à travers des échanges actifs entre l’élève et ses camarades ou l’adulte. Ici, l’élève ne se contente pas de copier ce qu’il observe, mais il construit activement ses connaissances en interagissant avec les autres. L’apprentissage se fait dans une zone de développement où l’élève peut avancer avec l’aide d’un adulte ou d’un camarade plus expérimenté, grâce à des discussions, des questions et des réflexions collectives.

Exemple : Lors d’un travail en groupe, les élèves discutent ensemble d’un problème, échangent des idées, et co-construisent des réponses. L’apprentissage ici n’est pas seulement basé sur ce qu’un adulte fait, mais sur les interactionsentre les élèves eux-mêmes.

La différence :

  • Socio-cognitivisme : L’apprentissage est surtout basé sur l’observation et l’imitation de comportements (exemple : un modèle qui montre comment faire).
  • Socio-constructivisme : L’apprentissage se construit à travers des interactions sociales actives, où les élèves participent et échangent pour co-construire des connaissances.

En résumé, dans le socio-cognitivisme, l'élève apprend beaucoup par l'exemple et l'observation des autres, tandis que dans le socio-constructivisme, l’apprentissage est un processus actif qui se fait principalement à travers des échanges et des interactions avec d'autres personnes.


Voici les étapes de ce processus d’apprentissage :

1. Modèle : L’élève observe un modèle, un adulte qui agit de manière exemplaire.

2. Processus intentionnel : L’élève décide consciemment de porter attention à certains gestes ou comportements du modèle.


3. Processus représentationnel : L’élève crée une représentation mentale des actions observées.

4. Processus de production : Finalement, l’élève reproduit lui-même le geste, qu’il affinera ensuite par essais-erreurs pour en améliorer l’exécution.

Modèle ➡️Processus intentionnel ➡️Processus représentationnel ➡️Processus de production 


Ainsi, l’observation joue un rôle clé dans l’apprentissage, en permettant aux élèves de réduire le nombre d’essais-erreurs nécessaires. Ils peuvent directement s’inspirer des modèles pour acquérir des compétences plus rapidement et de manière plus précise.




La théorie de Bandura 


Expérience de la poupée Bobo (1961-63) 


Il étudie 72 enfants (fille garçon) dans une salle avec une grosse poupée gonflable. Il y a avait adultes et enfants dans la pièce. 

Ils observaient soit : 

  1. Modèle agressif : Un adulte entre dans la pièce et commence à frapper la poupée Bobo, en utilisant aussi des mots agressifs comme "puppet" (saleté, en anglais). Il peut pousser la poupée, la frapper, ou l'attraper par les bras.
  2. Modèle passif : Un adulte entre dans la pièce, mais il ne fait pas de gestes violents avec la poupée. Il peut, par exemple, jouer calmement sans toucher la poupée de manière agressive.
  3. Groupe témoin : Ce groupe ne voit aucun modèle (aucun adulte ne joue avec la poupé)

Objectif :

L'objectif était de voir si les enfants imitaient le comportement qu'ils observaient. En d'autres termes, Bandura voulait savoir si les enfants qui voyaient un adulte agir de manière agressive seraient plus enclins à devenir agressifs eux-mêmes.

Résultats :

  1. Comportement agressif observé chez les enfants : Les enfants qui avaient observé le modèle agressif étaient beaucoup plus agressifs envers la poupée Bobo que ceux qui avaient vu un modèle passif ou ceux qui n'avaient vu aucun modèle.
  2. Effet de la réprimande ou des compliments : Si l'adulte qui montrait un comportement agressif était réprimandé pour sa violence, les enfants étaient moins agressifs. En revanche, si l'adulte était félicité pour son comportement, les enfants étaient encore plus agressifs.
  3. Influence des violences verbales : Les enfants qui avaient observé des violences verbales en plus des violences physiques étaient encore plus agressifs. Cela montre que les enfants ne reproduisent pas seulement des gestes violents, mais aussi les mots et les attitudes agressives qu'ils voient.

Conclusion :

L'expérience de la poupée Bobo montre que l'apprentissage se fait en grande partie par l'observation et l'imitation. Les enfants imitent ce qu'ils voient, et leur comportement peut être influencé par des récompenses ou des réprimandes. Plus important encore, cela prouve que l'agressivité chez les enfants peut être apprise par observation des modèles agressifs, en particulier si ces modèles sont valorisés ou non réprimandés.

Cette expérience soutient la théorie du socio-cognitivisme, selon laquelle l'apprentissage des comportements (comme l'agression) se fait en observant les autres, et que l'environnement social (comment les adultes réagissent) influence ce que les enfants apprennent et imitent.


3 - Lien avec l’enseignement 


Socio-constructivisme et enseignement 

Enseigner : 

  • anticiper le développement futur de l’apprenant 
  • l’accompagner initialement dans les activités pour le rendre autonome par la suite 

La zone proximale de développement va être très différente d’un apprenant à un autre. Il va donc falloir bien anticiper ce que chacun peut faire afin de l’accompagner si besoin.pastedGraphic.pngpastedGraphic_1.png

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Quand on a un groupe classe on a des élèves différents avec des ZPD différentes mais avec le même objectif pour tous. C’est pour cela qu’il y ai un travail pédagogique en passant par de l’individualisation , de la différenciation et en diversifiant les situations d’apprentissages. Car plus on varie les situations d’apprentissages plus on touche la ZPD. Puis il est important d’évaluer pour savoir où ils en sont. 

Le défit réaliste consiste à doser ce qu’on demande aux élèves. On retrouve la notion d’étayage, de modelage et de dialogue. 


Rôle des pairs : 

exemple du tutorat (Etayage avec les pairs si relation asymétrique)

  • Permet d’avoir de l’assistance 
  • Permet la collaboration entre individu 
  • Capacité d’apprendre corrélée à celle d’enseigner 
  • Le tuteur apprend en enseignant. Un élève avancé qui apprend à un moins avancé est bénéfique dans les deux sens. 

➡️Pour le tutoré cela lui permet de rester dans sa ZPD. Il ya une facilité de la mise en oeuvre des procédures. > Médiation entre niveau initial et final. 

➡️Pour le tuteur : c’est valorisant. Il y a l’avantage de pouvoir reformuler, réorganiser, sélectionner > Flexibilité cognitive 

Il y a un risque que le tutoré ce sente moins bon car il a besoin de tutorat ; qu’il ne se sente pas capable si son tuteur n’est pas là : question de dépendance.



Travaux de Moise et Perret-Clermont 



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IL'expérience que tu évoques est liée à une étude sur la conservation des liquides, un concept qui fait partie des théories de développement cognitif de Piaget. Cette notion de conservation désigne la capacité de comprendre que la quantité de quelque chose reste la même, même si sa forme change (par exemple, si tu verses du liquide d'un verre large dans un verre plus étroit, les enfants qui maîtrisent la conservation savent que la quantité de liquide est la même, même si le verre a changé de forme).

Expérience sur la conservation des liquides

Les chercheurs ont voulu tester cette notion chez les enfants en les mettant dans deux situations différentes :

  1. Enfant seul : L'enfant est interrogé sur la conservation des liquides, sans l'aide de quelqu'un d'autre.
  2. Enfants à deux (pairing) : Deux enfants sont mis ensemble et doivent discuter pour comprendre si la quantité de liquide est la même, même si la forme des verres change.

Les résultats :

Les enfants qui ont participé à l'expérience sont répartis en deux groupes :

  • Les enfants conservants : Ce sont ceux qui ont compris la conservation, c'est-à-dire qu'ils savent que la quantité de liquide reste la même, peu importe le changement de forme.
  • Les enfants non conservants : Ce sont ceux qui n'ont pas encore compris la conservation.

L'expérience montre que lorsqu'on met deux élèves ensemble, leur interaction peut les aider à progresser. Il y a une appropriation des connaissances grâce aux échanges. Mais cela fonctionne mieux dans certains cas :

  1. Interagir avec un pair plus avancé (c'est-à-dire un enfant qui maîtrise déjà la conservation des liquides) peut être particulièrement efficace. Si les deux enfants ont des écarts de compétences modérés, la confrontation des points de vue les aide à mieux comprendre.
  2. Interagir avec un pair au même niveau peut aussi être utile, à condition que les points de vue des enfants soient différents. Cela crée un dialogue où ils peuvent échanger et trouver des solutions ensemble.

Le concept de conflit socio-cognitif :

Un élément clé de cette expérience est le conflit socio-cognitif. Ce terme désigne une confrontation d’idées entre des enfants, où chacun présente son point de vue. Cela devient intéressant lorsque leurs opinions sont différentes et qu'ils doivent coopérer pour résoudre une contradiction. Ce processus implique de prendre en compte le point de vue de l’autre, de discuter activement, et de chercher un accord commun ou une solution partagée.

Par exemple, si deux enfants ont des avis différents sur la quantité de liquide dans deux verres de formes différentes, ils vont discuter pour arriver à une conclusion commune, ce qui peut les aider à mieux comprendre le concept de conservation.

Résumé des points importants :

  • Interactions entre pairs : Travailler avec un pair peut aider les enfants à comprendre mieux les concepts, surtout si leurs compétences ne sont pas trop éloignées.
  • Conflit socio-cognitif : Ce processus de confrontation des idées permet d’approfondir les connaissances, en recherchant une solution commune à partir des divergences d’opinions.
  • Le dialogue est clé : Lorsque les enfants ont des points de vue différents, cela crée un échange bénéfique pour leur apprentissage, mais il faut que cet échange soit constructif.

Cela montre qu'apprendre en groupe, avec des échanges et des confrontations d'idées, peut être une méthode très efficace pour comprendre des concepts difficiles comme la conservation.


Conflit socio-cognitif : « Dynamique interactive caractérisée par une coopération active, avec prise en compte de la réponse et du point de vue d’autrui, et recherche, dans la confrontation cognitive, d’un dépassement des différences et des contradictions pour parvenir à une réponse commune » (Gilly, 1988)

= confrontation dans le but de trouver un accord / une réponse commune

Conflit SC- Expérience de Moise et Mugny 

On étudie la conservation des liquides avec des 5-6 ans. On fait pareille que l’autre expérimentation. Il y a un groupe où ils sont seul. Un groupe où l’expérimentateur apporte des explications et un autre où il montre (modelage)

Résultats : Le groupe seul est le moins efficace. L’explicitation c’est se qui fonctionne le mieux. Ses résultats sont stables dans le temps. 

Un conflit « fort » est plus efficace qu’un conflit faible. Il faut que l’apprenant argumente et raisonne pour que le conflit socio-cognitif soit efficace. Mais s’il y a trop de tension l’enflant va éviter et donc ça ne sera pas efficace. 


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Dans le processus d’apprentissage et de développement de la pensée, certains éléments sont essentiels pour aider un élève à intégrer de nouvelles idées et à progresser.


- D’abord, l’enfant doit être exposé à des réponses ou des perspectives différentes de la sienne. Cette simultanéité de réponses incompatibles crée une prise de conscience de l’écart entre sa propre opinion et celle des autres, un processus parfois difficile pour un enfant, qui tend à percevoir son propre point de vue comme le seul possible. Cette première étape encourage la “décantation” : le développement de la capacité à reconnaître et accepter que d’autres peuvent penser différemment.

  • Il faut que dans l‘argumentation on attire l’attention sur des choses nouvelles. Cela l’aide à ouvrir son esprit à d’autres perspectives et à enrichir sa propre compréhension.
  • Il faut vouloir résoudre le problème : C’est là qu’intervient la coordination interindividuelle d’actions et d’idées, où chacun participe activement à une réflexion collective.
  • Intériorisation = l’enfant intègre en lui-même les nouvelles idées, les faisant siennes. Il est alors important de rester vigilant face à la complaisance ou à la soumission, qui risqueraient de limiter cet apprentissage à une simple acceptation passive des points de vue des autres.
  • En suivant ce processus, l’enfant passe par deux phases d’équilibre. Dans un premier temps, il y a un équilibre inter-individuel, fondé sur l’échange avec les autres. Ensuite, il traverse un déséquilibre intra-individuel, où il remet en question sa propre compréhension en intégrant progressivement les nouvelles informations. Ce cheminement entre équilibre et déséquilibre est la clé de l’intériorisation et de l’apprentissage durable.


Pour que les interactions soient efficaces ? 

  • Il faut que tous les apprentissages se passent dans leur zone proximale de développement (ex : adapté à l’âge). 
  • Une vrai collaboration entre apprenant et enseignant.


Pré-requis affective-relationnels (Sorsana,1999) 










Pourquoi ce type de confluant est-il efficace alors que les deux ne savent rien à la base ? 

Le conflit social, même entre deux personnes qui ne maîtrisent pas complètement le sujet, est efficace dans l’apprentissage car 

  • il incite chacun à réévaluer ses idées et à construire un raisonnement. 
  • Ce type de conflit est plus difficile à ignorer qu’un simple conflit cognitif (interne), car il engage les individus dans une négociation active. Pour défendre son point de vue ou essayer de comprendre celui de l’autre, chacun est amené à justifier, argumenter, et parfois même reconsidérer sa position. Cet échange enrichit le raisonnement et pousse à une réflexion plus profonde.


Le langage est ici central, car c’est le moyen par lequel les individus s’expriment et négocient leurs points de vue. Selon des théoriciens comme Vygotsky et Bruner, le langage est un outil de développement majeur, car il permet de structurer la pensée et de faciliter l’intériorisation des connaissances. Pour eux, la pensée de l’enfant est avant tout d’origine sociale : les connaissances se construisent par le biais de la médiation sociale, en interaction avec autrui.


Vygotsky va jusqu’à dire que l’apprentissage précède le développement, soulignant l’importance des interactions sociales pour progresser. Ainsi, l’intervention d’un adulte ou d’une personne plus expérimentée devient essentielle pour modeler ces échanges et guider l’enfant vers de nouvelles acquisitions. Cette approche repose sur le “modelage” : l’adulte ou l’apprenant plus avancé apporte son soutien, permettant à l’enfant de s’appuyer sur ses connaissances pour accéder à de nouveaux savoirs.


Exemple de questions au partiel : Marius est instituteur en CE2 à Dijon. Il constate un écart de niveau entre ses élèves. Il décide alors de créer des binômes de travail entre les élèves. Citez et définissez la notion sur laquelle il s’appuie et les contraintes associées. Dans quelle(s) situations(s), à quelles conditions et avec quelles précautions est-il opportun d’utiliser cette méthode ? 







Chapitre 2 - Cognition sociale 


1- Chez le bébé : compétences précoces 


La cognition sociale est l’étude de la manière dont les gens comprennent et interprètent les autres et eux-mêmes dans les interactions sociales. Elle s’intéresse à la façon dont nous pensons et ressentons des choses à propos des autres, ainsi qu’à notre perception de ce que les autres pensent et ressentent à notre égard. En d’autres termes, elle englobe tous les processus