Quels peuvent être les retentissements de la maladie sur la vie quotidienne ?
- Limitation fonctionnelle des activités, de la participation à la vie sociale
- Dépendance vis-à-vis d'un médicament, d'un régime, d'une technologie médicale, d'un appareillage, d'une assistance personnelle.
- Besoin de soins médicaux ou paramédicaux, d'aide psychologique, d'éducation ou d'adaptation
Quelle est la prévalence des maladies chroniques ?
Elle est forte ! Les MC représentent 77% des maladies. En France, 20% de la population serait affectée par une maladie chronique.
Les maladies chroniques ont des évolutions et des trajectoires variables (stables, dégénératives, par poussées...)
Théorie des "stades", E. Kubler-Ross
Il s'agit d'une théorie établie dans les 70s en cancérologie, où le soin était alors surtout palliatif.
L'objectif principal était alors d'accepter la mort à court terme plutôt que d'élaborer un projet de vie sur le moyen terme. Il n'est donc pas adapté à n'importe quelle maladie chronique !
Elizabet Kubler-Ross
Modèle intégré de l'appropriation d'une maladie chronique, Ninot et Rochet
L'ajustement à la maladie est très variable d'une personne à l'autre. il es influencé par des facteurs liés à la maladie, à l'individu et à son milieu.
I. Facteurs liés à la maladie
Nature de la maladie, gravité, symptômes, localisation, stade, évolution prévisible, possibilités et nature du traitement, incertitude du développement de la maladie, perte d'autonomie associée aux différents symptômes...
II. Facteurs liés à l'individu
Personnalité de base, stade du développement de l'individu, expérience préalable de la maladie, signification, évaluation de la maladie, valeur accordée à l'organe ou la fonction atteint.e, valeurs et croyances
III. Facteurs liés au milieu
Relations familiales et amicales, attitudes des proches vis-à-vis de la maladie, attitudes de l'équipe soignante, attitudes sociales générales, situation socio-économique
Quels sont les indicateurs d'un ajustement réussi ?
- retour à une accalmie relative de la vie émotionnelle
- adaptation au handicap
- estime de soi et relations significatives (saines) maintenues
- absence de troubles mentaux
- état fonctionnel adéquat
- satisfaction dans plusieurs domaines de la vie
Réactions inadaptées
- déni excessifs, évitement, fuite
- comportements dangereux
- blâmer autrui, colère
- auto-apitoiement, culpabilité excessive
- retrait social, isolement
- psychopathologie avérée
La prise en compte de la subjectivité du malade est cruciale pour l'intervention thérapeutique:
- compréhension et acceptation du diagnostic et du traitement
- attitude vers les soins
- observance et adhésion thérapeutique
- adoption de comportements sains
- élaboration des stratégies de coping fonctionnelles, etc.
On veut :
- dépasser la dichotomie corps/esprit obsolète en prenant un positionnement biopsychosocial.
- étudier et comprendre les interactions somato-psychiques
- identifier le domaine d'intervention du psychologue selon les différents niveaux d'intégration somato-psychique
La nosographie médicale fait trop souvent une distinction entre des causalités soit physiques soit psychiques maintenant la dichotomie corps/esprit.
Définition
Maladie psychosomatique
Affections somatiques clairement définies sur le plan médical, dont la dimension psychologique est prévalente dans sa survenue et dans son évolution.
Symptômes médicalement inexpliqués / fonctionnels
Symptômes qui ne s'expliquent ni par une lésion tissulaire, ni par une physiopathologie établie
Somatisation
Transcription d'un trouble psychique en un symptôme d'ordre physique
Trouble somatoforme
Caractérisé par la présence de préoccupations et/ou manifestations somatiques dépourvues de substrat organique, d'origine psychique.
Conversion
Symptômes ou déficits neurologiques produits inconsciemment, affectant une fonction sensorielle ou motrice. Sont attribués à une cause psychologique car ils ne correspondent à aucune affection neurologique ou médicale et sont précédés par des conflits ou d'autres facteurs de stress
Hypocondrie
Croyance d'être atteint d'une maladie grave
Trouble factice
Falsification de symptômes physiques ou psychologiques dans motivation externe évidente (ex. anémie par saignement provoqués)
Simulation
Falsification des symptômes intentionnellement avec un objectif.