Intro : En 1870, Rimbaud à 16 ans et il fugue plusieurs fois. Cette même année il compose 22 poèmes réunie dans les cahiers de Douai. Paul Verlaine le surnomme « l’homme aux semelles de vents » en raison de son amour pour le voyage. Ma bohème est un sonnet qui célèbre l’errance, la liberté, la nature mais aussi la poésie. En quoi cette bohème est elle présentée comme un art de vivre et comme une quête poétique personnelle. Le texte sera étudié en 2 mouvements : le vagabondage du poète et l’éloge de la nature (lieu de liberté).
Définition
Contexte du poème "Ma Bohème"
Analyse Linéaire
Le bonheur de l'errance est évident dans le vers 1 avec le verbe "allais" conjuguer à la 1ère personne V1 et V3 l'aspect personnelle du texte est marqué par la répétition du "je". Ce pronom ouvre le pohéme est apparait au V3,4,6,9,10 et V13. Cela témoigne du caractère autobiographique du pohéme. La pauvreté est évoquée avec le terme « crevés » la connotation n’est pas négative. D’ailleurs, « le paletot » V.2 devient idéale : les choses matérielles semblent avoir peu d’importance face au mode des idées et de la poésie. À la différence du « cabaret-vert », poème précédent qui relate une fugue de Rimbaud, notre poème propose un itinéraire très vague. Au V.3, le complément « sous le ciel » ne précise pas un lieu et renvoie surtout au plaisir d’être libre. Au vers 3, la deuxième partie du vers (hémistiche) comporte une apostrophe à la muse. Cela établit une forme d’intimité avec ce personnage mythologique d’ailleurs, le poète se présente comme son « féal » = serviteur. Cette familiarité avec la muse autorise la liberté de ton du vers suivant. V.4 le « oh! Là ! Là ! » est une tournure orale qui surprend le lecteur mais engage le poème dans le parcours associé au recueil : émancipation créatrice. Cette expression orale ouvre le désir de trouver l’amour, des amours »rêvées ». On peut remarquer que « crevés » du V.1 rime avec « rêvées » signalent que l’errance ou la vie de bohémien ouvre les champs des possibles. Au V.5, l’expression « large trou » est l’adjectif « unique » insiste sur la pauvreté du jeune homme désigné comme un « petit-poucet » au V.6. Ce nom renvoie au conte de Perrault. Le V.6 propose une composition originale avec un tiret : cette ponctuation est habituellement destinée aux récits. Il s’avère que le poème devient ici un personnage de conte merveilleux mais il sème des rimes pour retrouver sa route. Le verbe « égrenais » témoigne aussi de son désir de semer de la poésie partout. V.7, le substantif « rimes » est rejeté au début du vers. Ce rejet témoigne de l’importance du terme.
