A. L'héritage antique.
Les Jeux Olympiques trouvent leurs racines dans la Grèce antique, où ils étaient célébrés en l'honneur de Zeus à Olympie. Ces jeux, qui ont débuté en 776 av. J.-C., étaient non seulement "une trêve olympique" et une compétition sportive, mais aussi un événement culturel et religieux. Ils incarnaient des valeurs telles que l'excellence, l'honneur et la paix, car les conflits étaient suspendus durant les jeux. Les athlètes, issus de différentes cités-États, concouraient pour la gloire et la reconnaissance, établissant ainsi un idéal de compétition saine. Les femmes avaient leurs propres Jeux. Les vainqueurs étaient considérés comme des héros (mi-homme mi-dieu).
B. Le retour des JO : Pierre de Coubertin et la naissance du CIO.
À la fin du XIXe siècle, Pierre de Coubertin, éducateur français, a joué un rôle clé dans la renaissance des Jeux Olympiques modernes. En 1896, il a organisé les premiers Jeux Olympiques modernes à Athènes, en s'inspirant de l'héritage antique. Il a fondé le Comité International Olympique (CIO) pour superviser l'organisation des jeux et promouvoir les valeurs olympiques. Coubertin croyait fermement que le sport pouvait contribuer à l'éducation et à la paix mondiale.
C- Les symboles et les attributs.
Cf carte mentale.
A. La structuration des institutions.
Le mouvement olympique est structuré autour du CIO, qui coordonne les Comités Nationaux Olympiques (CNO), il y a autant de CNO que de pays. Ils s'assurent et s'occupent des athlètes. Puis il y a les fédérations sportives internationales qui représentent les sports. Enfin il y a les Comités d'Organisations des JO, c'est-à-dire les pays organisateurs qui communique directement avec le CIO. Cette hiérarchie permet une organisation efficace des Jeux et assure le respect des valeurs olympiques.
B. Le financement du mouvement olympique.
Le financement des JO provient principalement des droits de diffusion (61%), des sponsors et des ventes de billets. Ce modèle économique a évolué, mais il soulève des questions éthiques sur la commercialisation du sport et l'impact sur les valeurs fondamentales de l'Olympisme.
Sur la période 2017-2021, le CIO revendique des revenus de 7.5 milliards de dollars.
Le CIO redistribue au mouvement olympique 4.2 millions de dollars chaque jour. 90% revient aux JO, au développement des athlètes ; 10% revient aux salariés, aux opérations et activités du CIO.
C. Les critères d'un sport olympique.
Pour qu'un sport soit inclus dans les JO, il doit répondre à plusieurs critères, tels que la popularité mondiale, la régularité des compétitions internationales et le respect des valeurs olympiques. Cela garantit que seuls les sports qui promeuvent l'esprit olympique sont représentés.
A. Les trois valeurs fondamentales.
Le mouvement olympique repose sur trois valeurs fondamentales : l'excellence, l'amitié et le respect.
L'excellence encourage les athlètes à donner le meilleur d'eux-mêmes, sur le terrain ou dans la vie de tous les jours, sans se mesurer aux autres, pour atteindre des objectifs personnels avec détermination.
L'amitié favorise les échanges culturels. Le but est aussi de favoriser le rapprochement et la compréhension entre les peuples. Cela renvoie à la volonté de bâtir un monde meilleur et en paix.
Le respect implique l'acceptation des règles. Cette valeur comprend le respect de soi et de son corps, le respect des autres et de l'environnement.
B. Les valeurs fondamentales et leur déclinaison dans la pratique.
Ces valeurs se manifestent dans la pratique sportive à travers le fair-play, l'inclusion et la lutte contre la discrimination. Les JO sont également une plateforme pour promouvoir des causes sociales, comme l'égalité des sexes et la lutte contre le racisme.