La place du concept dans la démarche méthodologique et épistémologique
La méthode peut être qualitative ou quantitative, c’est-à-dire :
En méthodologie : deux types de méthodes :
exemple : Modèle : La société moderne et le développement de l’urbanisation
Hypothèse : Le développement des grandes villes est-il préjudiciable au lien social ?
Concept : Le lien social
Dimension : le lien social entre voisins
Composante : Quartier
Indicateurs : solitude, pertes de repères, absence de solidarité, violence, absence de lien, de convivialité…
La démarche épistémologique dépend de la démarche herméneutique. Il faut que l'analyse ait du sens; en effet, les différentes cultures déterminent des fonctions, des disciplines, des activités, des institutions, des règles, qui ne sont que le fruit des représentations d’une époque, le sens ne sera donc pas le même selon la culture étudiée.
Les concepts
- L’individu rationnel : conception empruntée à l’économie. Nous parlons d’individu dit « rationnel » lorsqu’il s’agit d’un individu isolé, autonome, qui cherche son propre bonheur et use de stratégies pour y parvenir. Il s’agit d’un individu qui agit en fonction de lui-même, selon sa propre rationalité.
Toutefois ce modèle a été critiqué car l’individu ne peut pas exister en dehors de la société, de la communauté, du groupe, du système.
- L’individu socialisé : l’individu ne peut se définir que par rapport aux autres, à la société. (Georg SIMMEL -> l’échange est la relation la plus élémentaire, Patrick WATIER -> la société est une somme d’interactions, Marcel MAUSS -> l'échange permet surtout la condition d’une existence sociale)
Les relations sociales sont encadrées par des modèles, des règles qui encadrent la liberté et la marge de manœuvre des individus. Toute tentative de l’individu de sortir du cadre ou toute mise à l’écart de l’individu par l’institution ou la société va constituer un phénomène de marginalisation, de déviance.
L'individu intériorise en intègre dans sa personnalité les modèles transmis par la société dans laquelle il vit, une pratique lui paraîtra « naturelle » alors qu’elle est, en fait, « artificielle ».
A noté que l’enfant se socialise dont à travers le jeu et ce que George H. Mead appelle « la prise de rôle ».
Un même individu occupe le plus souvent plusieurs statuts car il est inséré dans un réseau de relations sociales multiples.
Trois catégories de rôle dans un groupe :
1) Les rôles centrés sur la tâche (groupe = lieu de production)
2) Les rôles de maintien de la cohésion (leader positif)
3) Les rôles de leaders négatifs (freins, esprit dominateur, critique négative…) : ils viennent parasiter la cohésion du groupe.
GOFFMAN considère qu’une institution devient totalitaire lorsqu’ elle dresse des barrières aux échanges sociaux avec l’extérieur. Il a établit ainsi 5 catégories d’institutions totalitaires :
Goffman a établit 13 points communs que peuvent rencontrer les reclus dans les différentes sortes d’institutions totalitaires.
Les différentes stratégies d’adaptation :
Les caractéristiques psychologiques des groupes :
a. Les interactions = ensemble des échanges entre les membres du groupe. Ce sont des confrontation d’expressions personnelles influencées par les normes du groupe, les attitudes, les propos, les réactions des autres.
b. L’émergence de normes = « règles » que va se donner le groupe, dépendent du code de valeurs du groupe.
c. L’existence de buts collectifs communs = ciment du groupe.
d. L’existence d’émotion et de sentiment collectif.
e. L’émergence d’une structure informelle = organisation que le groupe va se donner à partir de la répartition des sympathies et des antipathies, de la personnalité des membres, de la naissance de clivages, de sous-groupes. Informelle et inconsciente
f. L’existence d’un inconscient collectif = histoire du groupe, détermine une partie des réactions du groupe.
g. L’établissement d’un équilibre interne et d’un système de relations stables avec l’environnement. Si cet équilibre est remis en question par un événement, le groupe, s’il résiste, tend à reconstituer un nouvel équilibre.
Emile Durkheim = signe de dysfonctionnement social + signe d’un état pathologique --> propose une régulation sociale
Max Weber = conflit fait partie de la relation sociale --> formation et affirmation des groupe (conflit de classes).
Pierre BOURDIEU, les individus, les agents sont dotés de capitaux : économique, culturel, social, symbolique --> société divisée en champs sociaux
Georg Simmel = facteur de socialisation. C’est ce qui permet à la société d’évoluer (changement social).
MARX = changement social par la notion de conflit suite à des contradictions sociétales
Les différents types de conflits :
Marx = lutte des classes est le moteur de l’histoire, ils ont contribué à la transformation des structures économiques et sociales de notre société.
On trouve également ce qu’on nomme « les nouveaux mouvements sociaux » qui se forment de manière éphémère, afin de revendiquer leur cause et disparaisse une fois le conflit achevé. Il s'agit d'une fragmentation de nouvelles identités émergentes revendiquant leur statut/place/intérêts.
Les actions de ces mouvements sociaux débouchent sur du changement social suite à l’évolution des valeurs.
Le groupe d’appartenance correspond à la position sociale, au statut. Joue un rôle dans la socialisation. La religion peut également jouer un rôle et modifier certains clivages.
Le groupe de référence correspond à la trajectoire sociale, au groupe d’adoption. Il oriente la socialisation et produit des modèles culturels.
Les normes sont des règles qui régissent l’action des individus à l’intérieur des sociétés. Elles existent d’une part sous la forme de règles explicites, qui s’imposent officiellement aux individus et peuvent être de nature juridique (un texte de loi) ou règlementaire (le règlement d’un établissement scolaire). D’autre part, il y a les règles implicites, intériorisées lors du processus de socialisation, qui sont tout autant importantes et régissent la plupart des relations à l’intérieur des groupes restreints. Il y a sanction ou gratification (sourire, invitations ou mise à l’écart, silence, désapprobation).
Les normes s’appuient sur les valeurs. Tandis que les normes sont concrètes, les valeurs sont abstraites (idéaux collectifs orientant les actions des individus).
Plusieurs types de valeurs : certaines s’effacent au profit de nouvelles, d’autres subsistent et se côtoient, d'autres sont dominantes ou deviennent contradictoires.
Le contrôle social est l’ensemble des activités qui ont pour finalité le maintien des règles sociales :
a. Maintient la stabilité sociale, la cohésion sociale (Ecole de Chicago)
b. Deux formes : gratifications/sanctions institutionnels ou dans les petits groupe surveillance/réaction de jugement (contrôle informel)
Les effets du contrôle social sont controversés :
Les déterminants sociaux sont les processus à l’œuvre qui orientent l’individu dans sa trajectoire de vie et dans ses choix.
L’ensemble de ces traditions de pensées, de ces modèles, se nomment « paradigmes », ils oscillent entre deux pôles :
Le mot culture vient du latin « colere » qui veut dire : cultiver la terre, demeurer, prendre soin de, entretenir, préserver.
En anthropologie et en sociologie, le mot culture signifie : l’ensemble des activités, des croyances, des coutumes, des pratiques communes à une société ou à un groupe social particulier. Elle dépend d’une histoire individuelle ou collective, liée à des enjeux de pouvoir, de lutte de classes. Sa transmission se fait par l’éducation et la socialisation.
La culture est vectrice de sens, elle renforce le sentiment d’identité, d’appartenance. Les contacts entre différentes cultures peuvent être un enrichissement, mais également produire de graves crises d’identité, telles des troubles de la personnalité, des formes de maladie mentale, de l’anomie, de la déviance, de la délinquance.
La notion d’identité en sociologie renferme le rapport dialectique entre le collectif et l’individuel, le poids du déterminisme social, la singularité individuelle. L’identité se définit comme le "caractère de ce qui demeure identique ou égal à soi-même dans le temps".
D'un point de vue anthropologique : « qui je suis par rapport aux autres, que sont les autres par rapport à moi ? ». Le concept d'identité ne peut pas se séparer du concept d'altérité.
On peut parler d’identité personnelle ou subjective. On désigne la reconnaissance de la personne en tant que personne humaine, unique et singulière, porteuse d’une histoire, d’une culture spécifique.
On utilise le concept d’ipséité pour désigner l’être dans sa singularité.
L’identité sociale a une dimension plus objective. Elle englobe tout ce qui permet d’identifier le sujet de l’extérieur et se réfère aux rôles, aux statuts, aux groupes d’appartenance. Il s’agit d’une identité prescrite ou assignée.
Le sujet a une identité sociale, mais il appartient également à un groupe : on peut parler d’un groupe professionnel : le corps infirmier, qui a son identité. On parle alors d’identité collective.
Le concept d’objectivité désigne le caractère de ce qui est en soi, sans lien avec le sujet pensant. Il désigne l’impartialité, la justesse, la neutralité.
Le concept de subjectivité désigne ce qui est pensé, orienté par le sujet. Il désigne ce qui est empreint du vécu, de l’émotionnel, de l’affectif, des valeurs, etc…
On peut distinguer les identités personnelles, les identités professionnelles, les identités institutionnelles ou sociétales, etc…
La sociologie et l’anthropologie vont s’intéresser particulièrement à l’identité de l’individu en lien avec les autres et aux identités collectives.
Ce qui fondent les identités collectives, c’est l’appartenance au groupe et à ses manifestations, revendications, productions.
Aujourd’hui, les conflits sociétaux auxquels nous assistons sont des conflits symboliques, fondées sur la question de l’identité et de l’appartenance. La crise
sociale est aussi une crise identitaire. Une société en crise, c’est une société en crise – certes, sociale et économique – mais aussi en crise de valeurs, de projet.
Au sens propre du terme : re-présentation : rendre présent, ramener à la réalité.
1. La représentation est une mise en scène, une barrière entre la réalité et notre perception.
2. La représentation est une substitution par un autre qui le représente (notion d’image, de symbole) = drapeau représentant un pays.
3. La représentation est une image mentale On peut parler de représentation individuelle ou de représentation sociale.
D’après Abric, les représentations sociales comportent quatre fonctions principales :
? Une fonction de savoir : vont permettre la communication et les échanges sociaux.
? Une fonction identitaire : intervient dans les processus de Socialisation ou de comparaison sociale.
? Une fonction d’orientation : anticiper, produire des attentes mais également de fixer ce qu’il est possible de faire.
? Une fonction justificatrice : à posteriori peuvent servir à justifier nos choix. Rôle dans le maintien/renforcement des positions sociales.
Selon Serge MOSCOVICI, une représentation sociale comporte trois dimensions :
? L'attitude : Elle exprime un positionnement, une orientation générale, positive ou négative par rapport à l'objet de la représentation.
? L'information : L’information renvoie à la somme et à l’organisation des connaissances sur l’objet de la représentation. Elles peuvent être plus ou moins nombreuses, variées, précises ou stéréotypées.
? Le champ de représentation : Le contenu d’une représentation est constitué d’éléments à la fois cognitifs et affectifs : C’est un ensemble d’informations organisés et structurés relatives à un objet.
Aussi ABRIC propose-t-il en 1976 la théorie du noyau central : se caractérise par une cohérence, une stabilité qui lui permet de résister aux changements.
Pour Denise JODELET, les représentations ont des fonctions sociales :
? La représentation est un processus social,
? La représentation rend intelligible l’environnement,
? La représentation est moteur des conduites,
? La représentation entre dans un code commun de groupe.
Pour Maurice GODELIER, anthropologue, « une représentation culturelle est un produit de la pensée qui présente à la conscience individuelle sous forme d’idées, d’images et de jugements, des réalités extérieures ou intérieurs à l’individu…. si un certain nombre d’individus partage les mêmes représentations, on peut dire que, dans ce cas, ces représentations sont collectives.
Enfin, pour Maurice Godelier, « le fait que toute représentation est affectée d’une valeur – positive, négative ou neutre – aux yeux de l’individu qui la pense, parce que toute représentation contient un élément d’interprétation du monde. »
Toute société a un rapport au sacré, à une religion. Toute culture s’exprime aussi par des mythes et des croyances. C’est un mode de relation et une explication du monde.
Les mythes sont des légendes, des récits merveilleux auxquels on adhère par la foi. Il sert à traduire les croyances, les sentiments religieux d’une société en expliquant de manière irrationnelle ses origines.
Il permet d’assurer la cohésion du groupe en lui apportant des réponses aux questions portant sur son origine, son existence, sa destinée. Il assure le lien entre le passé, le présent et l’avenir.
Les mythes reposent sur des rites.
Les rites sont des ensembles de règles établies pour ponctuer tel ou tel évènement de la vie quotidienne. C’est un ensemble codifié de paroles proférées, de gestes accomplis, d’objets manipulés, selon un ordre prescrit.
Les rites servent de condition d’entrée dans un groupe : accueil des nouveaux venus, bizutage, baptême, bénir le pain avant le repas, rituel du lavage des mains, initiation, funérailles…
Ils sont constitutifs d’une dimension identitaire, d’une appartenance à un groupe.
Ils servent de lien culturel dans la mise en scène des évènements de la vie quotidienne. Ils sont des lieux de construction du sens social et des instruments de contrôle social.
Les rites ont un impact et un rôle indéniable.
Ce sont des règles de conduite qui prescrivent comment l’homme doit se comporter avec les choses sacrées.
Il existe trois types de rites :
- Les rites négatifs : interdits de différentes natures. Ils ont pour fonction première de maintenir la séparation entre le sacré et le profane.
- Les rites positifs : fêtes joyeuses qui ont pour fonction de maintenir le ciment social, l’unité morale du groupe.
- Les rites piaculaires ou expiatoires : des fêtes tristes (rites funéraires). Il réaffirment l’identité et l’unité du groupe.
Les croyances reposent sur le fait de tenir pour vrai quelque chose sans en avoir la preuve. Les croyances donnent sens à l’action. Elles servent également de ciment social.
La magie est un phénomène social dont l’efficacité est d’ordre psychosomatique par la manipulation d’une force invisible.
La place du concept dans la démarche méthodologique et épistémologique
La méthode peut être qualitative ou quantitative, c’est-à-dire :
En méthodologie : deux types de méthodes :
exemple : Modèle : La société moderne et le développement de l’urbanisation
Hypothèse : Le développement des grandes villes est-il préjudiciable au lien social ?
Concept : Le lien social
Dimension : le lien social entre voisins
Composante : Quartier
Indicateurs : solitude, pertes de repères, absence de solidarité, violence, absence de lien, de convivialité…
La démarche épistémologique dépend de la démarche herméneutique. Il faut que l'analyse ait du sens; en effet, les différentes cultures déterminent des fonctions, des disciplines, des activités, des institutions, des règles, qui ne sont que le fruit des représentations d’une époque, le sens ne sera donc pas le même selon la culture étudiée.
Les concepts
- L’individu rationnel : conception empruntée à l’économie. Nous parlons d’individu dit « rationnel » lorsqu’il s’agit d’un individu isolé, autonome, qui cherche son propre bonheur et use de stratégies pour y parvenir. Il s’agit d’un individu qui agit en fonction de lui-même, selon sa propre rationalité.
Toutefois ce modèle a été critiqué car l’individu ne peut pas exister en dehors de la société, de la communauté, du groupe, du système.
- L’individu socialisé : l’individu ne peut se définir que par rapport aux autres, à la société. (Georg SIMMEL -> l’échange est la relation la plus élémentaire, Patrick WATIER -> la société est une somme d’interactions, Marcel MAUSS -> l'échange permet surtout la condition d’une existence sociale)
Les relations sociales sont encadrées par des modèles, des règles qui encadrent la liberté et la marge de manœuvre des individus. Toute tentative de l’individu de sortir du cadre ou toute mise à l’écart de l’individu par l’institution ou la société va constituer un phénomène de marginalisation, de déviance.
L'individu intériorise en intègre dans sa personnalité les modèles transmis par la société dans laquelle il vit, une pratique lui paraîtra « naturelle » alors qu’elle est, en fait, « artificielle ».
A noté que l’enfant se socialise dont à travers le jeu et ce que George H. Mead appelle « la prise de rôle ».
Un même individu occupe le plus souvent plusieurs statuts car il est inséré dans un réseau de relations sociales multiples.
Trois catégories de rôle dans un groupe :
1) Les rôles centrés sur la tâche (groupe = lieu de production)
2) Les rôles de maintien de la cohésion (leader positif)
3) Les rôles de leaders négatifs (freins, esprit dominateur, critique négative…) : ils viennent parasiter la cohésion du groupe.
GOFFMAN considère qu’une institution devient totalitaire lorsqu’ elle dresse des barrières aux échanges sociaux avec l’extérieur. Il a établit ainsi 5 catégories d’institutions totalitaires :
Goffman a établit 13 points communs que peuvent rencontrer les reclus dans les différentes sortes d’institutions totalitaires.
Les différentes stratégies d’adaptation :
Les caractéristiques psychologiques des groupes :
a. Les interactions = ensemble des échanges entre les membres du groupe. Ce sont des confrontation d’expressions personnelles influencées par les normes du groupe, les attitudes, les propos, les réactions des autres.
b. L’émergence de normes = « règles » que va se donner le groupe, dépendent du code de valeurs du groupe.
c. L’existence de buts collectifs communs = ciment du groupe.
d. L’existence d’émotion et de sentiment collectif.
e. L’émergence d’une structure informelle = organisation que le groupe va se donner à partir de la répartition des sympathies et des antipathies, de la personnalité des membres, de la naissance de clivages, de sous-groupes. Informelle et inconsciente
f. L’existence d’un inconscient collectif = histoire du groupe, détermine une partie des réactions du groupe.
g. L’établissement d’un équilibre interne et d’un système de relations stables avec l’environnement. Si cet équilibre est remis en question par un événement, le groupe, s’il résiste, tend à reconstituer un nouvel équilibre.
Emile Durkheim = signe de dysfonctionnement social + signe d’un état pathologique --> propose une régulation sociale
Max Weber = conflit fait partie de la relation sociale --> formation et affirmation des groupe (conflit de classes).
Pierre BOURDIEU, les individus, les agents sont dotés de capitaux : économique, culturel, social, symbolique --> société divisée en champs sociaux
Georg Simmel = facteur de socialisation. C’est ce qui permet à la société d’évoluer (changement social).
MARX = changement social par la notion de conflit suite à des contradictions sociétales
Les différents types de conflits :
Marx = lutte des classes est le moteur de l’histoire, ils ont contribué à la transformation des structures économiques et sociales de notre société.
On trouve également ce qu’on nomme « les nouveaux mouvements sociaux » qui se forment de manière éphémère, afin de revendiquer leur cause et disparaisse une fois le conflit achevé. Il s'agit d'une fragmentation de nouvelles identités émergentes revendiquant leur statut/place/intérêts.
Les actions de ces mouvements sociaux débouchent sur du changement social suite à l’évolution des valeurs.
Le groupe d’appartenance correspond à la position sociale, au statut. Joue un rôle dans la socialisation. La religion peut également jouer un rôle et modifier certains clivages.
Le groupe de référence correspond à la trajectoire sociale, au groupe d’adoption. Il oriente la socialisation et produit des modèles culturels.
Les normes sont des règles qui régissent l’action des individus à l’intérieur des sociétés. Elles existent d’une part sous la forme de règles explicites, qui s’imposent officiellement aux individus et peuvent être de nature juridique (un texte de loi) ou règlementaire (le règlement d’un établissement scolaire). D’autre part, il y a les règles implicites, intériorisées lors du processus de socialisation, qui sont tout autant importantes et régissent la plupart des relations à l’intérieur des groupes restreints. Il y a sanction ou gratification (sourire, invitations ou mise à l’écart, silence, désapprobation).
Les normes s’appuient sur les valeurs. Tandis que les normes sont concrètes, les valeurs sont abstraites (idéaux collectifs orientant les actions des individus).
Plusieurs types de valeurs : certaines s’effacent au profit de nouvelles, d’autres subsistent et se côtoient, d'autres sont dominantes ou deviennent contradictoires.
Le contrôle social est l’ensemble des activités qui ont pour finalité le maintien des règles sociales :
a. Maintient la stabilité sociale, la cohésion sociale (Ecole de Chicago)
b. Deux formes : gratifications/sanctions institutionnels ou dans les petits groupe surveillance/réaction de jugement (contrôle informel)
Les effets du contrôle social sont controversés :
Les déterminants sociaux sont les processus à l’œuvre qui orientent l’individu dans sa trajectoire de vie et dans ses choix.
L’ensemble de ces traditions de pensées, de ces modèles, se nomment « paradigmes », ils oscillent entre deux pôles :
Le mot culture vient du latin « colere » qui veut dire : cultiver la terre, demeurer, prendre soin de, entretenir, préserver.
En anthropologie et en sociologie, le mot culture signifie : l’ensemble des activités, des croyances, des coutumes, des pratiques communes à une société ou à un groupe social particulier. Elle dépend d’une histoire individuelle ou collective, liée à des enjeux de pouvoir, de lutte de classes. Sa transmission se fait par l’éducation et la socialisation.
La culture est vectrice de sens, elle renforce le sentiment d’identité, d’appartenance. Les contacts entre différentes cultures peuvent être un enrichissement, mais également produire de graves crises d’identité, telles des troubles de la personnalité, des formes de maladie mentale, de l’anomie, de la déviance, de la délinquance.
La notion d’identité en sociologie renferme le rapport dialectique entre le collectif et l’individuel, le poids du déterminisme social, la singularité individuelle. L’identité se définit comme le "caractère de ce qui demeure identique ou égal à soi-même dans le temps".
D'un point de vue anthropologique : « qui je suis par rapport aux autres, que sont les autres par rapport à moi ? ». Le concept d'identité ne peut pas se séparer du concept d'altérité.
On peut parler d’identité personnelle ou subjective. On désigne la reconnaissance de la personne en tant que personne humaine, unique et singulière, porteuse d’une histoire, d’une culture spécifique.
On utilise le concept d’ipséité pour désigner l’être dans sa singularité.
L’identité sociale a une dimension plus objective. Elle englobe tout ce qui permet d’identifier le sujet de l’extérieur et se réfère aux rôles, aux statuts, aux groupes d’appartenance. Il s’agit d’une identité prescrite ou assignée.
Le sujet a une identité sociale, mais il appartient également à un groupe : on peut parler d’un groupe professionnel : le corps infirmier, qui a son identité. On parle alors d’identité collective.
Le concept d’objectivité désigne le caractère de ce qui est en soi, sans lien avec le sujet pensant. Il désigne l’impartialité, la justesse, la neutralité.
Le concept de subjectivité désigne ce qui est pensé, orienté par le sujet. Il désigne ce qui est empreint du vécu, de l’émotionnel, de l’affectif, des valeurs, etc…
On peut distinguer les identités personnelles, les identités professionnelles, les identités institutionnelles ou sociétales, etc…
La sociologie et l’anthropologie vont s’intéresser particulièrement à l’identité de l’individu en lien avec les autres et aux identités collectives.
Ce qui fondent les identités collectives, c’est l’appartenance au groupe et à ses manifestations, revendications, productions.
Aujourd’hui, les conflits sociétaux auxquels nous assistons sont des conflits symboliques, fondées sur la question de l’identité et de l’appartenance. La crise
sociale est aussi une crise identitaire. Une société en crise, c’est une société en crise – certes, sociale et économique – mais aussi en crise de valeurs, de projet.
Au sens propre du terme : re-présentation : rendre présent, ramener à la réalité.
1. La représentation est une mise en scène, une barrière entre la réalité et notre perception.
2. La représentation est une substitution par un autre qui le représente (notion d’image, de symbole) = drapeau représentant un pays.
3. La représentation est une image mentale On peut parler de représentation individuelle ou de représentation sociale.
D’après Abric, les représentations sociales comportent quatre fonctions principales :
? Une fonction de savoir : vont permettre la communication et les échanges sociaux.
? Une fonction identitaire : intervient dans les processus de Socialisation ou de comparaison sociale.
? Une fonction d’orientation : anticiper, produire des attentes mais également de fixer ce qu’il est possible de faire.
? Une fonction justificatrice : à posteriori peuvent servir à justifier nos choix. Rôle dans le maintien/renforcement des positions sociales.
Selon Serge MOSCOVICI, une représentation sociale comporte trois dimensions :
? L'attitude : Elle exprime un positionnement, une orientation générale, positive ou négative par rapport à l'objet de la représentation.
? L'information : L’information renvoie à la somme et à l’organisation des connaissances sur l’objet de la représentation. Elles peuvent être plus ou moins nombreuses, variées, précises ou stéréotypées.
? Le champ de représentation : Le contenu d’une représentation est constitué d’éléments à la fois cognitifs et affectifs : C’est un ensemble d’informations organisés et structurés relatives à un objet.
Aussi ABRIC propose-t-il en 1976 la théorie du noyau central : se caractérise par une cohérence, une stabilité qui lui permet de résister aux changements.
Pour Denise JODELET, les représentations ont des fonctions sociales :
? La représentation est un processus social,
? La représentation rend intelligible l’environnement,
? La représentation est moteur des conduites,
? La représentation entre dans un code commun de groupe.
Pour Maurice GODELIER, anthropologue, « une représentation culturelle est un produit de la pensée qui présente à la conscience individuelle sous forme d’idées, d’images et de jugements, des réalités extérieures ou intérieurs à l’individu…. si un certain nombre d’individus partage les mêmes représentations, on peut dire que, dans ce cas, ces représentations sont collectives.
Enfin, pour Maurice Godelier, « le fait que toute représentation est affectée d’une valeur – positive, négative ou neutre – aux yeux de l’individu qui la pense, parce que toute représentation contient un élément d’interprétation du monde. »
Toute société a un rapport au sacré, à une religion. Toute culture s’exprime aussi par des mythes et des croyances. C’est un mode de relation et une explication du monde.
Les mythes sont des légendes, des récits merveilleux auxquels on adhère par la foi. Il sert à traduire les croyances, les sentiments religieux d’une société en expliquant de manière irrationnelle ses origines.
Il permet d’assurer la cohésion du groupe en lui apportant des réponses aux questions portant sur son origine, son existence, sa destinée. Il assure le lien entre le passé, le présent et l’avenir.
Les mythes reposent sur des rites.
Les rites sont des ensembles de règles établies pour ponctuer tel ou tel évènement de la vie quotidienne. C’est un ensemble codifié de paroles proférées, de gestes accomplis, d’objets manipulés, selon un ordre prescrit.
Les rites servent de condition d’entrée dans un groupe : accueil des nouveaux venus, bizutage, baptême, bénir le pain avant le repas, rituel du lavage des mains, initiation, funérailles…
Ils sont constitutifs d’une dimension identitaire, d’une appartenance à un groupe.
Ils servent de lien culturel dans la mise en scène des évènements de la vie quotidienne. Ils sont des lieux de construction du sens social et des instruments de contrôle social.
Les rites ont un impact et un rôle indéniable.
Ce sont des règles de conduite qui prescrivent comment l’homme doit se comporter avec les choses sacrées.
Il existe trois types de rites :
- Les rites négatifs : interdits de différentes natures. Ils ont pour fonction première de maintenir la séparation entre le sacré et le profane.
- Les rites positifs : fêtes joyeuses qui ont pour fonction de maintenir le ciment social, l’unité morale du groupe.
- Les rites piaculaires ou expiatoires : des fêtes tristes (rites funéraires). Il réaffirment l’identité et l’unité du groupe.
Les croyances reposent sur le fait de tenir pour vrai quelque chose sans en avoir la preuve. Les croyances donnent sens à l’action. Elles servent également de ciment social.
La magie est un phénomène social dont l’efficacité est d’ordre psychosomatique par la manipulation d’une force invisible.