Les phases de la 2nde GM
Trace écrite : Au cours de la 2nde GM, la violence des batailles comme celle de Stalingrad montre qu’il s’agit désormais d’une guerre d’anéantissement dont l’objectif est la capitulation de l’adversaire. La bataille de Stalingrad qui oppose l’Allemagne nazie à l’URSS entre août 1942 et février 1943 marque un tournant dans la guerre en Europe. En effet, les troupes allemandes qui prennent l’initiative du combat, entendent poursuivre le plan d’invasion de l’URSS décidé par Hitler et sa volonté d’expansion territoriale. Très vite, l’armée allemande progresse mais elle doit faire face à une résistance acharnée de la part des Soviétiques (armée rouge) ordonnée par Staline (« pas un pas en arrière ! »). En effet, pour les Soviétiques, il s’agit de défendre la patrie et de partir à la reconquête de territoires placés alors sous l'occupation allemande. Pour cela, l’URSS s’appuie sur la puissance de son industrie mise au service de la guerre et au sentiment nationaliste exalté par la propagande. Les combats sont acharnés et d’une très grande violence. Ils entraînent un bilan humain très lourd avec plus de 490 000 soldats soviétiques tués et 600 000 blessés ; 450 000 soldats allemands tués ou blessés et 94 000 d’entre eux capturés. Les armées doivent faire face à un manque de ravitaillement pour les soldats, aux épidémies et au froid. Les conditions de vie des civils sont elles aussi épouvantables avec la propagation des épidémies, une situation de quasi famine et une ville assiégée et détruite.
Cette bataille est aussi une bataille idéologique entre d’un côté le nazisme (« supériorité de la race aryenne face à la race slave ») et de l’autre le communisme. Pour Hitler, remporter la bataille de Stalingrad, c'est montrer sa supériorité face à Staline et à son idéologie qu'il a combattue dès son arrivée au pourvoir, en 1933, en Allemagne, en enfermant les communistes dans les camps de concentration. Pour Staline, il s'agit au contraire de montrer la puissance du communisme soviétique et de se placer du côté de ceux qui résistent face à Hitler. Par ailleurs, la victoire de l'armée rouge en 1943 est devenue un élément de propagande très important pour Staline pour montrer sa puissance et son ambition politique. Cette bataille a donc nécessité une mobilisation humaine, matérielle, financière et politique pour les deux régimes totalitaires européens.
Trace écrite : En Europe, face à l’occupation et à la barbarie nazie, des formes de résistance se mettent en place dès le début de la guerre et des conquêtes nazies. Ces résistances prennent différentes formes et sont menées par des acteurs différents :
Il y a la résistance civile : - L’action des syndicats qui sont interdits par les nazis. Ils organisent la résistance notamment en refusant de participer au STO (service du travail obligatoire) mais aussi en appelant à la désobéissance civile comme en Norvège face au gouvernement allié des nazis. - Des résistances nationales comme celle encouragée par le gouvernement danois pour éviter la rafle massive des juifs vivant dans le royaume.
Il y a la résistance armée : - La résistance juive dans le cadre notamment de la révolte des Juifs contre les nazis dans le ghetto de Varsovie en 1943. - La résistance menée par les partisans Grecs qui refusent l’occupation et le pillage de leur pays par les nazis à partir de 1941. Ces mouvements sont composés de partisans, c’est-à-dire de combattants armés qui ne font pas partie d’une armée régulière. Parmi eux on compte de nombreuses femmes.