1°) Les fondements de l'action de l'Etat :
A. L'évolution du rôle de l'Etat :
L'approche libérale de l'Etat : l'Etat gendarme : issue des théories classiques et néoclassiques.
L'Etat gendarme : limité aux fonctions régaliennes :
- Défense nationale
- Affaires étrangères
- Police
- Justice
- Administration
Mécanismes du marché permettent la conciliation entre les intérêts privés et l'intérêt général (= "main invisible" d'Adam Smith), intervention économique de l'Etat est donc en principe inutile.
Pour certains libéraux, l'Etat peut prendre en charge :
- L'éducation
- La construction ou la gestion d'infrastructures utiles liées à la société.
L'action de l'Etat se situe dans le long terme ? marché.
Pour les néoclassiques, les actions de l’Etat sont légitimes si elles ont pour objectif le maintien de la CPP et de pallier aux défaillances de marché càd :
- La production à rendement croissant, situation aboutissant à la constitution d’un monopole naturel.
- L’existence d’externalités qui ne sont, par nature, pas prise en compte par les marchés.
- Le cas des biens collectifs qui posent un problème particulier de tarification.
Les actions de l'Etat sont néanmoins contestées par 3 écoles principalement :
- Les théoriciens de la bureaucratie (Niskanien) : étranger à toute logique concurrentielle, l’Etat n’est pas soumis à une logique éco d’efficacité productive.
- L’école des choix publics (Buchanan) : les hommes politiques utiliseront l’Etat comme un moyen de réaliser leurs ambitions personnelles et non d’atteindre l’intérêt général (pour se faire réélire).
- Les ultralibéraux (Hayek) : l’Etat ne peut garantir ni la liberté ni la justice. Son action doit être limité à des objectifs précis, certaines fonctions régaliennes doivent être remises au marché.