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Post-Bac

La Pensée des groupes

Facilitation sociale (Triplett, 1897 ; Zajonc, 1965)


Définition : La performance individuelle est influencée par la présence d'autrui.

Effet : amélioration pour des tâches simples, détérioration pour des tâches complexes.

Les objectifs individuels favorise la compétition

Les objectifs communs favorise la coopération. 


Définition

Expérience de Triplett (1897)
Objet : Facilitation sociale chez les enfants en présence d'autres enfants. Variables : Indépendante : Présence ou absence d'autres enfants. Dépendante : Performance à enrouler un fil. Résultat : Meilleure performance en présence d’autrui. Conclusion : La présence d’autrui améliore les performances sur des tâches simples.

Paresse sociale (Ringelmann, 1913)


Paresse sociale (Ringelmann, 1913) - 


Baisse de la performance individuelle à mesure que la taille du groupe augmente.

Dépend de la cohésion du groupe et des motivations d’affiliation des individus.


Définition

Expérience de Ringelmann (1913)
Objet : Paresse sociale lors d'une tâche de tir à la corde. Variables : Indépendante : Taille du groupe. Dépendante : Force de traction individuelle. Résultat : Performance individuelle diminue à mesure que le groupe grandit. Conclusion : Les individus se reposent plus sur les autres dans les grandes équipes.

Groupe et résolution de problèmes

La résolution d’un problème

Les groupes ont tendance à rejeter plus fréquemment les solutions incorrectes. 

Deux natures de tâches : tâches de performance et tâche de résolutions de problèmes (ex : prise de décision). 


Deux natures de problèmes

Problème bien défini : Solution claire et précise.

Problème mal défini : Pas de solution unique.

Définition

Lorge et Solomon - 1955
Supériorité du groupe due soit mise en commun de comportement individuel soit à l’influence d’une personne clé sans interaction significative entre les membres.
Faust 1959 -
Pas d’intelligence collective mais combinaison des efforts individuel

Polarisation des groupes (Risky Shift)

Concept : Le groupe tend à prendre des décisions plus extrêmes que celles des individus. Plus de prudence ou plus de risque après discussion collective.

Explications :

  1. Influence normative (Deutsch & Gérard, 1955) : Conformité à la norme du groupe.
  2. Influence informationnelle (Burnstein & Sentis, 1981) : se produit lorsque des individus adoptent des croyances ou comportements basés sur les informations reçues d'autres personnes, en particulier si ces personnes sont perçues comme crédibles ou informées. repose sur le désir d'être correct et d'accéder à la "vérité". Arguments en faveur beaucoup plus discutés.

Définition

Effet de simple exposition - Robert Zajonc (1968)
Définition : La répétition d'un stimulus (objet, idée, personne, etc.) conduit à une familiarité accrue, ce qui augmente la préférence pour ce stimulus. Mécanisme : La simple exposition répétée à un stimulus (sans analyse consciente) améliore son appréciation. Le stimulus devient plus familier, et donc plus agréable ou positif. Expériences clés : Les études de Zajonc montraient que les participants préféraient davantage les stimuli (mots, images, sons) auxquels ils étaient exposés fréquemment. Exemples : Une chanson aimée après l'avoir entendue plusieurs fois. Une marque ou un produit perçu positivement après avoir été exposé à de la publicité répétée.
Effet de vérité illusoire - Hasher, Goldstein, Toppino (années 1970)
Définition : Biais cognitif selon lequel la répétition d'une information, qu'elle soit vraie ou fausse, augmente la probabilité qu'elle soit perçue comme véridique. Mécanisme : La répétition augmente la familiarité, et cette familiarité est interprétée à tort comme un signe de vérité. Les individus jugent les informations répétées comme plus crédibles. Expériences clés : Les études montrent que des affirmations fausses, répétées plusieurs fois, sont jugées comme étant plus vraies que des affirmations non répétées. Exemples : Les fausses nouvelles partagées de nombreuses fois sur les réseaux sociaux peuvent finir par être perçues comme des faits. Une rumeur persistante dans un groupe social est plus facilement crue, même sans preuve.

Pensée de groupe (Janis, 1972)

Pensée unique : pensée en groupe recherche d'un consensus qui limite l'expression des avis divergents, au détriment de la pensée critique.


Origine : Forte volonté de consensus au détriment de la pensée critique. La pensée en groupe amène au consensus mais limite les avis divergents. 

Exemple : L'attaque de Pearl Harbor analysée comme une conséquence de la pensée de groupe.


Effet des savoirs communs (ou effet des connaissance)


Principe : Les membres préfèrent discuter des informations déjà connues, délaissant les informations uniques.

Raisons :

  • Renforcement mutuel : Les informations partagées sont vérifiées et appuyées par d’autres membres.
  • Le renforcement mutuel induit une évaluation positive : Les membres discutant des informations partagées sont mieux perçus.
  • Une info connue d’une personne est jugée moins crédible.

Définition

Expérience de Larson et al. (1998)
Objet : Partage d'informations pour résoudre un diagnostic médical. Variables : Indépendante : Nature des informations (partagées vs non partagées), vigilance des groupes. Dépendante : Qualité du diagnostic. Résultat : Les informations partagées sont plus souvent discutées que les non partagées. Conclusion : Les groupes partagent plus facilement des informations déjà connues de tous, ce qui peut altérer la qualité des décisions.
Expérience de Stasser & Titus (1985)
Objet : Effet des informations non partagées lors d'un recrutement universitaire. Variables : Indépendante : Partage ou non des informations sur les candidats. Dépendante : Choix du candidat. Résultat : Lorsque les informations sont partagées, le groupe prend une meilleure décision. Conclusion : L'absence de partage d'informations critiques mène à des décisions sous-optimales.

Brainstorming

Concept : Génération d’une masse de propositions dans jugement encourageant l’amélioration des idées par les autres participants.

Limites :

Blocage de la production : Un seul membre peut parler à la fois, limitant la fluidité.

Auto-censure : Les membres hésitent à proposer des idées de peur d’être jugés.

Comparaison sociale : Standard de performance du groupe souvent inférieur à celui des individus.


Méta-analyse de Mullen et Al. 1991

Etude synthétique qui a examiné les résultats de multiples recherches sur un sujet spécifique en psychologie sociale, dans ce cas précis, l'influence de la taille des groupes sur les décisions et processus de groupe. 

Les groupes nominaux sont plus performants que les groupes de brainstorming. 


Performance accrue pour 

  • le brainstorming informatique
  • anonymat des propositions (Cooper et al - 1998) pour les groupes de 9 et +


Les leaders directifs sont les plus ouverts aux informations non partagées (Carson, Foster, Fischman et Franz - 1998).

Notions clés

Brainstorming
Méthode : Génération d’idées sans jugement.,Limite : Moins efficace que des groupes où les individus travaillent séparément avant de partager leurs idées.,
Effet des savoirs communs
Définition : Les membres du groupe privilégient les informations partagées par tous, négligeant les informations uniques.
,
Pensée de groupe (Janis, 1972)
Définition : Recherche d'un consensus qui limite l'expression des avis divergents, au détriment de la pensée critique.
,
Polarisation de groupe
Définition : Prise de décisions plus extrêmes en groupe qu’individuellement. Exemples : Plus de prudence ou plus de risque après discussion collective.
,
Facilitation sociale (Triplett, 1897 ; Zajonc, 1965)
Définition : La performance individuelle est influencée par la présence d'autrui. Effet : Amélioration pour des tâches simples, détérioration pour des tâches complexes.
,
Paresse sociale (Ringelmann, 1913)
Définition : Baisse de la performance individuelle à mesure que la taille du groupe augmente. Problèmes bien définis vs mal définis Problème bien défini : Solution claire et précise. Problème mal défini : Pas de solution unique.
Post-Bac

La Pensée des groupes

Facilitation sociale (Triplett, 1897 ; Zajonc, 1965)


Définition : La performance individuelle est influencée par la présence d'autrui.

Effet : amélioration pour des tâches simples, détérioration pour des tâches complexes.

Les objectifs individuels favorise la compétition

Les objectifs communs favorise la coopération. 


Définition

Expérience de Triplett (1897)
Objet : Facilitation sociale chez les enfants en présence d'autres enfants. Variables : Indépendante : Présence ou absence d'autres enfants. Dépendante : Performance à enrouler un fil. Résultat : Meilleure performance en présence d’autrui. Conclusion : La présence d’autrui améliore les performances sur des tâches simples.

Paresse sociale (Ringelmann, 1913)


Paresse sociale (Ringelmann, 1913) - 


Baisse de la performance individuelle à mesure que la taille du groupe augmente.

Dépend de la cohésion du groupe et des motivations d’affiliation des individus.


Définition

Expérience de Ringelmann (1913)
Objet : Paresse sociale lors d'une tâche de tir à la corde. Variables : Indépendante : Taille du groupe. Dépendante : Force de traction individuelle. Résultat : Performance individuelle diminue à mesure que le groupe grandit. Conclusion : Les individus se reposent plus sur les autres dans les grandes équipes.

Groupe et résolution de problèmes

La résolution d’un problème

Les groupes ont tendance à rejeter plus fréquemment les solutions incorrectes. 

Deux natures de tâches : tâches de performance et tâche de résolutions de problèmes (ex : prise de décision). 


Deux natures de problèmes

Problème bien défini : Solution claire et précise.

Problème mal défini : Pas de solution unique.

Définition

Lorge et Solomon - 1955
Supériorité du groupe due soit mise en commun de comportement individuel soit à l’influence d’une personne clé sans interaction significative entre les membres.
Faust 1959 -
Pas d’intelligence collective mais combinaison des efforts individuel

Polarisation des groupes (Risky Shift)

Concept : Le groupe tend à prendre des décisions plus extrêmes que celles des individus. Plus de prudence ou plus de risque après discussion collective.

Explications :

  1. Influence normative (Deutsch & Gérard, 1955) : Conformité à la norme du groupe.
  2. Influence informationnelle (Burnstein & Sentis, 1981) : se produit lorsque des individus adoptent des croyances ou comportements basés sur les informations reçues d'autres personnes, en particulier si ces personnes sont perçues comme crédibles ou informées. repose sur le désir d'être correct et d'accéder à la "vérité". Arguments en faveur beaucoup plus discutés.

Définition

Effet de simple exposition - Robert Zajonc (1968)
Définition : La répétition d'un stimulus (objet, idée, personne, etc.) conduit à une familiarité accrue, ce qui augmente la préférence pour ce stimulus. Mécanisme : La simple exposition répétée à un stimulus (sans analyse consciente) améliore son appréciation. Le stimulus devient plus familier, et donc plus agréable ou positif. Expériences clés : Les études de Zajonc montraient que les participants préféraient davantage les stimuli (mots, images, sons) auxquels ils étaient exposés fréquemment. Exemples : Une chanson aimée après l'avoir entendue plusieurs fois. Une marque ou un produit perçu positivement après avoir été exposé à de la publicité répétée.
Effet de vérité illusoire - Hasher, Goldstein, Toppino (années 1970)
Définition : Biais cognitif selon lequel la répétition d'une information, qu'elle soit vraie ou fausse, augmente la probabilité qu'elle soit perçue comme véridique. Mécanisme : La répétition augmente la familiarité, et cette familiarité est interprétée à tort comme un signe de vérité. Les individus jugent les informations répétées comme plus crédibles. Expériences clés : Les études montrent que des affirmations fausses, répétées plusieurs fois, sont jugées comme étant plus vraies que des affirmations non répétées. Exemples : Les fausses nouvelles partagées de nombreuses fois sur les réseaux sociaux peuvent finir par être perçues comme des faits. Une rumeur persistante dans un groupe social est plus facilement crue, même sans preuve.

Pensée de groupe (Janis, 1972)

Pensée unique : pensée en groupe recherche d'un consensus qui limite l'expression des avis divergents, au détriment de la pensée critique.


Origine : Forte volonté de consensus au détriment de la pensée critique. La pensée en groupe amène au consensus mais limite les avis divergents. 

Exemple : L'attaque de Pearl Harbor analysée comme une conséquence de la pensée de groupe.


Effet des savoirs communs (ou effet des connaissance)


Principe : Les membres préfèrent discuter des informations déjà connues, délaissant les informations uniques.

Raisons :

  • Renforcement mutuel : Les informations partagées sont vérifiées et appuyées par d’autres membres.
  • Le renforcement mutuel induit une évaluation positive : Les membres discutant des informations partagées sont mieux perçus.
  • Une info connue d’une personne est jugée moins crédible.

Définition

Expérience de Larson et al. (1998)
Objet : Partage d'informations pour résoudre un diagnostic médical. Variables : Indépendante : Nature des informations (partagées vs non partagées), vigilance des groupes. Dépendante : Qualité du diagnostic. Résultat : Les informations partagées sont plus souvent discutées que les non partagées. Conclusion : Les groupes partagent plus facilement des informations déjà connues de tous, ce qui peut altérer la qualité des décisions.
Expérience de Stasser & Titus (1985)
Objet : Effet des informations non partagées lors d'un recrutement universitaire. Variables : Indépendante : Partage ou non des informations sur les candidats. Dépendante : Choix du candidat. Résultat : Lorsque les informations sont partagées, le groupe prend une meilleure décision. Conclusion : L'absence de partage d'informations critiques mène à des décisions sous-optimales.

Brainstorming

Concept : Génération d’une masse de propositions dans jugement encourageant l’amélioration des idées par les autres participants.

Limites :

Blocage de la production : Un seul membre peut parler à la fois, limitant la fluidité.

Auto-censure : Les membres hésitent à proposer des idées de peur d’être jugés.

Comparaison sociale : Standard de performance du groupe souvent inférieur à celui des individus.


Méta-analyse de Mullen et Al. 1991

Etude synthétique qui a examiné les résultats de multiples recherches sur un sujet spécifique en psychologie sociale, dans ce cas précis, l'influence de la taille des groupes sur les décisions et processus de groupe. 

Les groupes nominaux sont plus performants que les groupes de brainstorming. 


Performance accrue pour 

  • le brainstorming informatique
  • anonymat des propositions (Cooper et al - 1998) pour les groupes de 9 et +


Les leaders directifs sont les plus ouverts aux informations non partagées (Carson, Foster, Fischman et Franz - 1998).

Notions clés

Brainstorming
Méthode : Génération d’idées sans jugement.,Limite : Moins efficace que des groupes où les individus travaillent séparément avant de partager leurs idées.,
Effet des savoirs communs
Définition : Les membres du groupe privilégient les informations partagées par tous, négligeant les informations uniques.
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Pensée de groupe (Janis, 1972)
Définition : Recherche d'un consensus qui limite l'expression des avis divergents, au détriment de la pensée critique.
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Polarisation de groupe
Définition : Prise de décisions plus extrêmes en groupe qu’individuellement. Exemples : Plus de prudence ou plus de risque après discussion collective.
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Facilitation sociale (Triplett, 1897 ; Zajonc, 1965)
Définition : La performance individuelle est influencée par la présence d'autrui. Effet : Amélioration pour des tâches simples, détérioration pour des tâches complexes.
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Paresse sociale (Ringelmann, 1913)
Définition : Baisse de la performance individuelle à mesure que la taille du groupe augmente. Problèmes bien définis vs mal définis Problème bien défini : Solution claire et précise. Problème mal défini : Pas de solution unique.
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