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La douleur

La théorie de la porte d'accès (Melzack et Wall, 1965)

  • Porte dans la M-E laisse passer plus ou moins de signaux douloureux
  • Facteurs psy peuvent influencer la réponse de douleur

Définition

Douleur
Expérience sensorielle et émo0onnelle désagréable, liée à une lésion 0ssulaire existante ou poten0elle, ou décrite en termes évoquant une telle lésion.

A retenir :

La douleur est multidimensionnelle, ses composantes sont :

  • Sensorielle (neurologique et discriminante : qualité, durée, intensité, localisation)
  • Psychologique
  • Emotion (motive la quête d'un soulagement)
  • Cognition (processus mentaux susceptibles d'influencer la perception de la douleur et les réactions comportementales qu'elle détermine)
  • Comportement (manifestations observables, assure une fonction de communication avec l'entourage)

Définition

Seuil de tolérance à la douleur
Il est sujet à des variations intersujets et intrasujets en fonction de différents paramètres

Classification des douleurs selon leur origine

La douleur nociceptive :

> Activation de nocicepteurs


La douleur neuropathique :

> causée par un dommage à un nerf ou par un problème du système nerveux. Les nerfs endommagés lancent des messages anormaux de douleur au cerveau.


La douleur mixte :

douleurs nociceptive + neuropathique


La douleur sine materia :

Les termes idiopathique, psychogène et fonctionnelle sont utilisés pour décrire la douleur qui persiste en l’absence d’une cause organique identifiable.

  • idiopathique : syndromes douloureux actuellement mal expliqués.
  • psychogènes : la cause essentielle semble résider dans le psychisme.
  • nociplastique (2017) : / centralisée (avant, dite fonctionnelle), est la douleur qui résulte d’une altération du système de la douleur, et cela malgré l’absence d’évidence claire de lésion ou de maladie causant la douleur.



Classification des douleurs selon leur profil évolutif

Douleur aiguë (/symptome)

  • récente
  • alarme
  • perception d'un danger
  • lésion
  • locale, cause connue
  • anxiété, peur
  • décroit en général avec traitement
  • répercussions temporaires

C'est une douleur utile.


Douleur chronique (/syndrome)

  • la personne affirme la ressentir, avec ou sans cause identifiée.
  • persistante (3 à 6 mois) ou récurrente
  • pas un signal d'alarme
  • handicap physique
  • répercussions socio-professionnelles majeures et persistantes


Définition

Conditionnement classique
Un individu associe un événement avec l'expéruence de la douleur (ex: aller chez le dentiste)
Conditionnement opérant
Un comportement de douleur peut être renforcé positivement (attention, congés...) ce qui peut augmenter la perception de la douleur

Les affects

Anxiété

  • et douleur aiguë : elle augmente l'anxiété, les traitements la diminuant, l'anxiété diminue par suite
  • et douleur chronique : le traitement a peu d'effet sur la douleur, ce qui augmente l'anxiété et vice versa

Peur

L'expérience de la douleur entraîne une peur de la douleur qui entraîne un évitement. Elle peut exacerber une douleur voire la faire devenir chronique.

Définition

Kinésiophobie
Une peur excessive, irrationnelle et débilitante du mouvement et de l’activité physique résultant d’un sentiment de vulnérabilité à une blessure douloureuse ou à une nouvelle blessure douloureuse
Alexithymie
Difficulté à identifier et distinguer les états émotionnels, verbaliser les états émotionnels à autrui, une vie fantasmatique réduite, un mode de pensée tourné vers les aspects concrets de l’existence au détriment de leurs aspects affectif
Catastrophisation
Ensemble de pensées néga.ves amenées à l'esprit durant l'expérience actuelle ou an.cipée de la douleur. Ses composantes sont la rumination, la magnification et l'impuissance
Rumination
« je ne peux pas m’empêcher de penser à quel point ça fait mal »
Magnification
« je ne peux pas m’empêcher de penser à quel point ça fait mal »
L'impuissance
« je ne peux pas m’empêcher de penser à quel point ça fait mal »
Auto-efficacité
Croyances d’un individu en sa capacité d’organiser et d’exécuter des conduites requises pour produire des résultats souhaités. Un sentiment d'efficacité personnelle élevé prédispose à une gestion adaptée de la douleur chronique.
La signification
La signification de la douleur peut influencer sa perception. ex : tatouage

Evaluation de la douleur

Etape 1 : prise en compte de l'aspect multidimensionnel de la douleur.


NB :

  • le patient est le seul expert pour évaluer sa douleur
  • elle est subjective, il va falloir l'objectiver (échelle visuelle analogique, échelle verbale simple, questionnaire douleur saint-antoine...)


Evaluer les aspects :

  • fonctionnels : journée type, activités...
  • vie familiale et sociale
  • état émotionnel : depuis la douleur
  • croyances : quant à l'étiologie, les attentes

Prise en charge

Elle est pluridisciplinaire et personnalisée.


Traitement médicamenteux (analgésiques, adjuvants, à base de cannabis)


Non-médicamenteuse

  • thérapies physiques
  • thérapies psychologiques / psychocorporelles
  • soulage la douleur (pas guérir)
  • favorise sentiment de contrôle
  • diminuer la détresse
  • acceptation / adaptation
  • éviter perception de soi incapacité
  • motivation, attitude active
  • développer ressources psy

A retenir :

Le rôle du psychologue


  • Facilite la compréhension de la raison de consultation
  • Démystifie fausse croyance que « la douleur est dans la tête »
  • Souligne le lien entre la détresse émotionnelle et la douleur : souffrance physique et émotionnelle
  • Met l’emphase sur l’amélioration de la qualité de vie
  • Facilite l’établissement de l’alliance thérapeutique
  • Auprès des soignants : donne des clés de compréhension face à certaines réactions des patients (ex. ne pas surtraiter des patients plus catastrophistes qu’évolutifs…)

La douleur

La théorie de la porte d'accès (Melzack et Wall, 1965)

  • Porte dans la M-E laisse passer plus ou moins de signaux douloureux
  • Facteurs psy peuvent influencer la réponse de douleur

Définition

Douleur
Expérience sensorielle et émo0onnelle désagréable, liée à une lésion 0ssulaire existante ou poten0elle, ou décrite en termes évoquant une telle lésion.

A retenir :

La douleur est multidimensionnelle, ses composantes sont :

  • Sensorielle (neurologique et discriminante : qualité, durée, intensité, localisation)
  • Psychologique
  • Emotion (motive la quête d'un soulagement)
  • Cognition (processus mentaux susceptibles d'influencer la perception de la douleur et les réactions comportementales qu'elle détermine)
  • Comportement (manifestations observables, assure une fonction de communication avec l'entourage)

Définition

Seuil de tolérance à la douleur
Il est sujet à des variations intersujets et intrasujets en fonction de différents paramètres

Classification des douleurs selon leur origine

La douleur nociceptive :

> Activation de nocicepteurs


La douleur neuropathique :

> causée par un dommage à un nerf ou par un problème du système nerveux. Les nerfs endommagés lancent des messages anormaux de douleur au cerveau.


La douleur mixte :

douleurs nociceptive + neuropathique


La douleur sine materia :

Les termes idiopathique, psychogène et fonctionnelle sont utilisés pour décrire la douleur qui persiste en l’absence d’une cause organique identifiable.

  • idiopathique : syndromes douloureux actuellement mal expliqués.
  • psychogènes : la cause essentielle semble résider dans le psychisme.
  • nociplastique (2017) : / centralisée (avant, dite fonctionnelle), est la douleur qui résulte d’une altération du système de la douleur, et cela malgré l’absence d’évidence claire de lésion ou de maladie causant la douleur.



Classification des douleurs selon leur profil évolutif

Douleur aiguë (/symptome)

  • récente
  • alarme
  • perception d'un danger
  • lésion
  • locale, cause connue
  • anxiété, peur
  • décroit en général avec traitement
  • répercussions temporaires

C'est une douleur utile.


Douleur chronique (/syndrome)

  • la personne affirme la ressentir, avec ou sans cause identifiée.
  • persistante (3 à 6 mois) ou récurrente
  • pas un signal d'alarme
  • handicap physique
  • répercussions socio-professionnelles majeures et persistantes


Définition

Conditionnement classique
Un individu associe un événement avec l'expéruence de la douleur (ex: aller chez le dentiste)
Conditionnement opérant
Un comportement de douleur peut être renforcé positivement (attention, congés...) ce qui peut augmenter la perception de la douleur

Les affects

Anxiété

  • et douleur aiguë : elle augmente l'anxiété, les traitements la diminuant, l'anxiété diminue par suite
  • et douleur chronique : le traitement a peu d'effet sur la douleur, ce qui augmente l'anxiété et vice versa

Peur

L'expérience de la douleur entraîne une peur de la douleur qui entraîne un évitement. Elle peut exacerber une douleur voire la faire devenir chronique.

Définition

Kinésiophobie
Une peur excessive, irrationnelle et débilitante du mouvement et de l’activité physique résultant d’un sentiment de vulnérabilité à une blessure douloureuse ou à une nouvelle blessure douloureuse
Alexithymie
Difficulté à identifier et distinguer les états émotionnels, verbaliser les états émotionnels à autrui, une vie fantasmatique réduite, un mode de pensée tourné vers les aspects concrets de l’existence au détriment de leurs aspects affectif
Catastrophisation
Ensemble de pensées néga.ves amenées à l'esprit durant l'expérience actuelle ou an.cipée de la douleur. Ses composantes sont la rumination, la magnification et l'impuissance
Rumination
« je ne peux pas m’empêcher de penser à quel point ça fait mal »
Magnification
« je ne peux pas m’empêcher de penser à quel point ça fait mal »
L'impuissance
« je ne peux pas m’empêcher de penser à quel point ça fait mal »
Auto-efficacité
Croyances d’un individu en sa capacité d’organiser et d’exécuter des conduites requises pour produire des résultats souhaités. Un sentiment d'efficacité personnelle élevé prédispose à une gestion adaptée de la douleur chronique.
La signification
La signification de la douleur peut influencer sa perception. ex : tatouage

Evaluation de la douleur

Etape 1 : prise en compte de l'aspect multidimensionnel de la douleur.


NB :

  • le patient est le seul expert pour évaluer sa douleur
  • elle est subjective, il va falloir l'objectiver (échelle visuelle analogique, échelle verbale simple, questionnaire douleur saint-antoine...)


Evaluer les aspects :

  • fonctionnels : journée type, activités...
  • vie familiale et sociale
  • état émotionnel : depuis la douleur
  • croyances : quant à l'étiologie, les attentes

Prise en charge

Elle est pluridisciplinaire et personnalisée.


Traitement médicamenteux (analgésiques, adjuvants, à base de cannabis)


Non-médicamenteuse

  • thérapies physiques
  • thérapies psychologiques / psychocorporelles
  • soulage la douleur (pas guérir)
  • favorise sentiment de contrôle
  • diminuer la détresse
  • acceptation / adaptation
  • éviter perception de soi incapacité
  • motivation, attitude active
  • développer ressources psy

A retenir :

Le rôle du psychologue


  • Facilite la compréhension de la raison de consultation
  • Démystifie fausse croyance que « la douleur est dans la tête »
  • Souligne le lien entre la détresse émotionnelle et la douleur : souffrance physique et émotionnelle
  • Met l’emphase sur l’amélioration de la qualité de vie
  • Facilite l’établissement de l’alliance thérapeutique
  • Auprès des soignants : donne des clés de compréhension face à certaines réactions des patients (ex. ne pas surtraiter des patients plus catastrophistes qu’évolutifs…)