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L’impact de la crise de 1929 déséquilibre économique et sociaux

Quelques définitions

Définition

Krach boursier
Il s'agit d'un effondrement brutal et soudain de la valeur des actions sur le marché boursier.
Bulbe spéculatif
Système dans lequel le prix d'un actif augmente de manière exponentielle, souvent sans lien avec sa véritable valeur économique.
Protectionnisme
Pratique économique visant à protéger l'économie d'un pays en imposant des droits de douane élevés sur les biens importés.
Etat-providence
Système économique dans lequel l'Etat joue un rôle clé dans la protection et le soutien économique et social des citoyens.

I. Une crise qui naît aux USA

A. Les origines de la crise : le krach boursier de 1929

Dans les années 1920, les États-Unis connaissent une forte croissance économique due à l'augmentation de la productivité des entreprises telles que Ford. Cette période de prospérité inspire une vague d'enrichissement, incitant les individus à investir massivement dans le marché boursier. Cependant, dès 1928, un ralentissement économique entraîne une accumulation d'invendus ainsi qu'un endettement croissant des investisseurs. Culminant le 24 octobre 1929, également connu sous le nom de 'jeudi noir', plus de 13 millions d'actions sont mises en vente. Face à l'absence d'acheteurs, elles perdent environ 22% de leur valeur. Les investisseurs, paniquant, cherchent à récupérer leur argent, confrontant les banques à une crise de liquidité massive. Une banque sur deux fait faillite, signalant une profonde crise boursière et financière.

B. La « grande dépression »

L'impact du krach boursier se propage rapidement à l'économie réelle. Les entreprises américaines subissent des difficultés de financement, les banques endettées cessant de leur prêter, et les ménages ruinés réduisant leurs achats. Cette contraction économique entraîne un chômage massif, frappant 25% de la population active entre 1932 et 1934. En parallèle, les zones rurales souffrent du Dust Bowl, une série de tempêtes de poussière qui détruisent les récoltes, plongeant les agriculteurs dans la pauvreté. Les politiques de l'époque, sous la présidence de Herbert Hoover, échouent à atténuer les effets de la crise, car l'augmentation des droits de douane pour protéger le marché intérieur échoue largement.

C. La réponse étasunienne à la crise : le New Deal de Roosevelt

Élu en 1932, Franklin Delano Roosevelt conçoit le New Deal pour remédier à la crise. Ce programme repose sur une intervention étatique accrue, telle que l'aide à l'agriculture, la régulation bancaire, et la promotion d'un État-providence avec des assurances chômage et retraite. Roosevelt vise avant tout la réduction du chômage par des recrutements massifs dans des chantiers publics, supervisés par la Work Projects Administration. Bien qu'ambitieux, le New Deal ne parvient pas totalement à atteindre le plein emploi, avec un taux de chômage restant de 17% en 1939. Toutefois, cette approche modernise le pays et initie une reprise économique avant que la Seconde Guerre mondiale n'accélère vraiment ce processus.

II. Une crise mondiale et ses réponses

A. L’extension mondiale de la crise : Europe, Amérique latine

Dès 1929, les États-Unis rapatrient leurs investissements en Europe, où les économies autrichienne et allemande, lourdement endettées depuis la Première Guerre mondiale, s'effondrent. Les faillites bancaires entraînent un ralentissement économique de grande ampleur et conduisent à des licenciements massifs. Le protectionnisme s'installe comme une réponse rapide mais inefficace, amplifiant les difficultés économiques au lieu de les résoudre. Les pays d'Amérique latine pâtissent aussi de cette crise mondiale, car leur modèle économique est principalement centrifugé autour des exportations agricoles, tandis que le commerce international s'effondre.

B. Les conséquences sociales et politiques de la crise

Partout, les sociétés voient augmenter drastiquement le chômage. En l'absence de systèmes de protection sociale élaborés, la pauvreté et la famine se répandent. Ces bouleversements renforcent les mouvements politiques autoritaires et populistes. En Allemagne, l'inefficacité de la République de Weimar antepose l'élection du Parti nazi en 1933, avec Adolf Hitler promettant des solutions simples. En France, une crise politique éclate en 1934, avec des mouvements d'extrême droite cherchant à renverser la République. Les tensions sociopolitiques montent globalement, révélant l'insuffisance des systèmes démocratiques face à cette dépression économique.

C. Des réponses différenciées face à la crise

En France, le Front Populaire, dirigé par Léon Blum, opte pour une réponse socio-économique interventionniste tardive. Les mesures instaurées se heurtent à une économie déjà lourdement frappée. D'autres pays choisissent la voie du réarmement, dont l'Allemagne sous Hitler adoptant une semi-autarcie, ou encore l'Italie et le Japon. Malgré des résultats économiques positifs, ces politiques s'accompagnent de dérives autoritaires. C'est uniquement avec la survenue de la Seconde Guerre mondiale que les industries repartent à plein régime.

A retenir :

En conclusion, la crise de 1929 installe un déséquilibre économique mondial avec un chômage de masse et une paupérisation accrue. Elle précipite aussi des bouleversements politiques, marqués par la montée des régimes autoritaires, l'expansion des politiques de protectionnisme, et le long processus de reprise économique intervenu par des ajustements divers selon les pays.

L’impact de la crise de 1929 déséquilibre économique et sociaux

Quelques définitions

Définition

Krach boursier
Il s'agit d'un effondrement brutal et soudain de la valeur des actions sur le marché boursier.
Bulbe spéculatif
Système dans lequel le prix d'un actif augmente de manière exponentielle, souvent sans lien avec sa véritable valeur économique.
Protectionnisme
Pratique économique visant à protéger l'économie d'un pays en imposant des droits de douane élevés sur les biens importés.
Etat-providence
Système économique dans lequel l'Etat joue un rôle clé dans la protection et le soutien économique et social des citoyens.

I. Une crise qui naît aux USA

A. Les origines de la crise : le krach boursier de 1929

Dans les années 1920, les États-Unis connaissent une forte croissance économique due à l'augmentation de la productivité des entreprises telles que Ford. Cette période de prospérité inspire une vague d'enrichissement, incitant les individus à investir massivement dans le marché boursier. Cependant, dès 1928, un ralentissement économique entraîne une accumulation d'invendus ainsi qu'un endettement croissant des investisseurs. Culminant le 24 octobre 1929, également connu sous le nom de 'jeudi noir', plus de 13 millions d'actions sont mises en vente. Face à l'absence d'acheteurs, elles perdent environ 22% de leur valeur. Les investisseurs, paniquant, cherchent à récupérer leur argent, confrontant les banques à une crise de liquidité massive. Une banque sur deux fait faillite, signalant une profonde crise boursière et financière.

B. La « grande dépression »

L'impact du krach boursier se propage rapidement à l'économie réelle. Les entreprises américaines subissent des difficultés de financement, les banques endettées cessant de leur prêter, et les ménages ruinés réduisant leurs achats. Cette contraction économique entraîne un chômage massif, frappant 25% de la population active entre 1932 et 1934. En parallèle, les zones rurales souffrent du Dust Bowl, une série de tempêtes de poussière qui détruisent les récoltes, plongeant les agriculteurs dans la pauvreté. Les politiques de l'époque, sous la présidence de Herbert Hoover, échouent à atténuer les effets de la crise, car l'augmentation des droits de douane pour protéger le marché intérieur échoue largement.

C. La réponse étasunienne à la crise : le New Deal de Roosevelt

Élu en 1932, Franklin Delano Roosevelt conçoit le New Deal pour remédier à la crise. Ce programme repose sur une intervention étatique accrue, telle que l'aide à l'agriculture, la régulation bancaire, et la promotion d'un État-providence avec des assurances chômage et retraite. Roosevelt vise avant tout la réduction du chômage par des recrutements massifs dans des chantiers publics, supervisés par la Work Projects Administration. Bien qu'ambitieux, le New Deal ne parvient pas totalement à atteindre le plein emploi, avec un taux de chômage restant de 17% en 1939. Toutefois, cette approche modernise le pays et initie une reprise économique avant que la Seconde Guerre mondiale n'accélère vraiment ce processus.

II. Une crise mondiale et ses réponses

A. L’extension mondiale de la crise : Europe, Amérique latine

Dès 1929, les États-Unis rapatrient leurs investissements en Europe, où les économies autrichienne et allemande, lourdement endettées depuis la Première Guerre mondiale, s'effondrent. Les faillites bancaires entraînent un ralentissement économique de grande ampleur et conduisent à des licenciements massifs. Le protectionnisme s'installe comme une réponse rapide mais inefficace, amplifiant les difficultés économiques au lieu de les résoudre. Les pays d'Amérique latine pâtissent aussi de cette crise mondiale, car leur modèle économique est principalement centrifugé autour des exportations agricoles, tandis que le commerce international s'effondre.

B. Les conséquences sociales et politiques de la crise

Partout, les sociétés voient augmenter drastiquement le chômage. En l'absence de systèmes de protection sociale élaborés, la pauvreté et la famine se répandent. Ces bouleversements renforcent les mouvements politiques autoritaires et populistes. En Allemagne, l'inefficacité de la République de Weimar antepose l'élection du Parti nazi en 1933, avec Adolf Hitler promettant des solutions simples. En France, une crise politique éclate en 1934, avec des mouvements d'extrême droite cherchant à renverser la République. Les tensions sociopolitiques montent globalement, révélant l'insuffisance des systèmes démocratiques face à cette dépression économique.

C. Des réponses différenciées face à la crise

En France, le Front Populaire, dirigé par Léon Blum, opte pour une réponse socio-économique interventionniste tardive. Les mesures instaurées se heurtent à une économie déjà lourdement frappée. D'autres pays choisissent la voie du réarmement, dont l'Allemagne sous Hitler adoptant une semi-autarcie, ou encore l'Italie et le Japon. Malgré des résultats économiques positifs, ces politiques s'accompagnent de dérives autoritaires. C'est uniquement avec la survenue de la Seconde Guerre mondiale que les industries repartent à plein régime.

A retenir :

En conclusion, la crise de 1929 installe un déséquilibre économique mondial avec un chômage de masse et une paupérisation accrue. Elle précipite aussi des bouleversements politiques, marqués par la montée des régimes autoritaires, l'expansion des politiques de protectionnisme, et le long processus de reprise économique intervenu par des ajustements divers selon les pays.