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Lycée
Terminale

Hggsp environnement

B- … et des sciences naturelles… 


L’océanographie, géologie, climatologie sont aussi au cœur de l’étude de l’environnement. 

Elles ont forgé des concepts importants : par exemple écosystème (biocénose qui fonctionne avec le biotope). Mais aussi de biodiversité (faune et flore) et enfin un concept de l’anthropocène. Ce concept (discuté) a été formalisé en 1995 par un Néerlandais Prix Nobel de chimie Paul Crutzen, il a travaillé sur la couche d’ozone. L’anthropocène repose sur l’idée d’une irréversibilité et une ampleur des changements environnementaux liés aux activités humaines. Ces changements ont une trace qui est désormais inscrite dans l’histoire géologique et climatique de notre planète. En d’autres termes, on divise l’histoire terrestre en périodes géologiques. Il y a des strates qui permettent de les définir. Il y a aussi des sous-éres. Pour Crutzen, depuis 1950, on serait rentrés dans une nouvelle ère : l’anthropocène. Débattu et discuté (sous-ère holocène ? révolution néolithique ? début de la période ? période préhistorique ? mondialisation= accélération empreinte humaine- après 1945? révolution industrielle(machines à vapeur ? ethnocide(1610) ? ) article courrier international mars 2024 : explication des débats : l’anthropocène n’existe pas encore pour certains scientifiques : les changements ne sont pas suffisamment importants pour juger de cette influence de l’homme sur son environnement. Le comité scientifique international a refusé de reconnaitre l’anthropocène.

Ce concept est entré dans le champ des sciences humaine en histoire, en géographie dans la mesure où il soulève des questions, des défis et des enjeux d’ordre social : comment on s’organise, comment on fait de la politique ??

Son point de départ est débattu. 


C- .. et de théories pseudo-scientifiques 


Exemple : les survivalistes. 

Notre planète ne va pas tenir, notre civilisation va disparaitre. 

Ces personnes se préparent à survivre : construction d’abris, communication autre. 

Ces personnes se sont appuyées pour dire cela en se basant sur des écrits 

Jared Diamond Collapse édité en 2006, (effondrement) c’est rapidement un succès mondial et qui popularise ce que l’on appelle les théories de l’effondrement (collapsologie) c’est-à-dire des théories qui soutiennent une hypothèse= effondrement généralisé de notre civilisation (humanité telle qu’elle s’est construite) à la suite d’une combinaison de chocs énergétiques, économiques, écologiques, géopolitique… cette théorie en France, a été reprise en 2015 dans un livre « comment tout peut s’effondrer par des « chercheurs » Pablo Servigne et Raphael Stevens. Ces théories d’origines Anglo saxonne ou française sont largement critiques par la communauté scientifique par son aspect catastrophistes. (Pour l’instant pas de catastrophe généralisée). Pour sa dimension davantage prophétique que scientifique. 



III- C’est un enjeu (géo)politique récent 

 

A- A l’échelle internationale 


Rachel Carson est une pionnière avec silent Spring. Elle écrit ce livre en 1962, elle dit que l’on entend plus les oiseaux chanter au moment où l’on utiliser des produits chimiques dans l’environnement. C’est une biologiste, donc livre scientifique (voir vidéo). Elle alerte sur les dangers des pesticides, atteintes environnementales (= industrie chimique américaine). Elle se place au niveau des impacts sur les oiseaux. 

dans le même temps, on assiste à des prises de position dans la littérature, le cinéma. 

Film : Soleil vert = c’est du cinéma post apocalyptique qui veut alerter sur les dérives environnementales. Il évoque aussi l’idée de surpopulation. 


Attention : théorie de surpopulation : si l’on évoque qu’on est trop nombreux, c’est qu’il faut réduire le nombre d’habitants ( = sélection ?)Cette théorie est fausse. = dans les copies attention, le problème est une question de répartition des ressources. 

Si on consommait tous comme 1 qatari ainsi, il faudrait 9 planètes. 

Si l’on se place dans certains pays pauvres, il n’en faudrait pas une seule. 


L’environnement devient une préoccupation majeure, sociale et politique à partir des années 1970. C’est à ce moment que nait l’écologie politique (on fait rentrer la défense de l’environnement au niveau politique). Ce n’est plus qu’une histoire scientifique. Cela se traduit par la création de Green Peace en 1971. Puis en 1972, 2 évènements marquent un tournant majeur : 

- le rapport Meadows : ce rapport qui s’intitule « les limites à la croissance ». C’est un ouvrage publié par les scientifiques du M.I.T (Boston université) et commandé par le club de Rome (cercle de réflexion regroupant des intellectuels, des industriels et des économistes) avec comme objectif de s’interroger sur la croissance économique et ses limites. 

= en 1972, on a déjà un ralentissement économique annonciateur de la crise : crises pétrolières des 1973_1974). 

La croissance économique c’est puiser dans les ressources. Il y a des personnes qui voient qu’il y a des atteintes déjà sur l’environnement= trajectoire tenable ?). 

Ce rapport met en avant le fait qu’une société qui consomme et produit toujours plus, pollue aussi toujours plus et sera forcément confrontée à une raréfaction voire une pénurie de ces ressources. Conclusion de ce rapport : il faut limiter la croissance actuelle

- le premier Sommet de la Terre, organisé en Suède à Stockholm et est appelé la conférence des nations unies sur l’environnement humain (CNUEH). 113 pays sont réunis. Et cela donne naissance au programme des Nations Unies pour l’Environnement. (aujourd’hui PNUE). Elle donne aussi naissance à des conventions, comme la convention CITES (convention internationale des espèces menacées). 

La convention RAMSAR : protection des zones humides. 


Dans les années 1980, les éléments environnementaux prennent encore plus d’importance. Des catastrophes comme Tchernobyl en 1986, plus grande catastrophe nucléaire civile. 

La polémique sur le sujet a amené le sujet au-devant de la scène. 

Il y a aussi la problématique de la couche d’ozone. 

En 1987, rapport Brundtland   (traduit par notre avenir à tous) : ce rapport a été rédigé par une commission mondiale qui est présidée par une Norvégienne qui s’appelle Mme Gro Harlem Brundtland. Ce rapport définit la notion de 

Développement durable = mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre celle des générations futures de répondre aux leurs. 

 

En 1988, création du GIEC, groupe d’experts international sur l’évolution du climat. Fournit des rapports scientifiques sur le climat mondial, qui invitent des gouvernements à agir. 


En 1992, Sommet de la Terre organisé à Rio. On va adopter la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques CCNUCC dont les pays signataires de cette Convention se retrouvent annuellement à l’occasion des conférences des parties (COP)

 

 

B- A l’échelle nationale 


Au moment de la prise de conscience mondiale, dans les années 1970, cela se traduit en France et partout en Europe de la création de ministères de l’environnement et de politique environnementale. En France l’année 1970 marque un tournant : Georges Pompidou fait un discours sur les risques induits par la destruction de l’environnement par l’homme. 

En 1971, en France est créée le premier Ministère chargé de la protection de la nature et de l’environnement. Apparaissent également des partis politiques dits écologistes qui défendent l’environnement mais aussi la démocratie, la justice sociale et le pacifisme. 

En France, le premier candidat est René Dumont en 1974 Voir vidéo. Petit score aux élections.

En Allemagne, ce parti politique a un poids : le Parti les Verts (Die Grünen). Ce parti obtient ses premiers élus en 1983. 



AXE I : Exploiter, préserver et protéger (l’environnement).

 

 

Introduction 

Les sociétés interagissent dans le cadre d’une exploitation de la nature, des ressources planétaires. 

Comment les sociétés interagissent-elles avec leur environnement selon des logiques qui évoluent et oscillent entre l’exploitation, préservation et protection ?


Exploiter c’est utiliser un élément, une ressource pour en tirer parti

Préserver c’est faire en sorte qu’un élément, une ressource soit à l’abri de dégradations irrémédiables en limitant l’action de l’homme par des interdictions 

Protéger c’est mettre à l’abri des dangers un élément par des actions, des mesures, des politiques dédiées



Ces 3 verbes sont à l’infinitif (exploiter, préserver et protéger), ils expriment donc l’action, qui soulignent le rôle des acteurs, des sociétés en tant que composantes de l’environnement et qu’elles peuvent donc agir sur celui-ci. Cet axe 1 nous invite donc à nous interroger sur l’évolution des relations que les sociétés, les populations entretiennent avec leurs cadres de vie. Elles peuvent en effet changer de comportement suivant leur milieu (ex : la montagne avant on en avait peur maintenant on fait du ski) vis-à-vis de leur environnement, en passant notamment d’un rapport d’exploitation à un rapport diamétralement opposé de protection et même parfois en combinant ces différents types de rapports. Ces rapports ambigus, se déploient à différentes échelles, dans la mesure ou les enjeux environnementaux et les réponses trouvées se déploient tant à l’échelle mondiale qu’à des échelles plus …



Rappel :

Quand on dit à plus grande échelle, couramment cela signifie = plus grand, plus vaste, etc …

Dans le langage géographique c’est l’inverse, une échelle plus grande = on zoome = locale, régionale



…. Tant à l’échelle mondiale qu’à des échelles plus grandes (locale). Les bornes temporelles, dans le temps ces rapports avec l’environnement remontent à la naissance de l’humanité, mais la plupart des chercheurs considèrent que ces rapports ont pris une importance avec le Néolithiques, quand les Hommes sont devenus des agriculteurs il y a 10 000 ans. Le Néolithique marquant le début de l’anthropocène. 

D’où la problématique :


Comment les sociétés interagissent -elles avec leur environnement selon des logiques qui évoluent et oscillent entre exploitation, préservation et protection des milieux ?

 


I- Le sociétés, en exploitant les ressources de leurs milieux ont contribué à les transformer radicalement …


Activité Jalon 2. Relire les deux textes



 

 

Synthèse : Néolithique : une révolution mondiale


C’est un processus échelonné dans le temps. Ceci a commencé entre 10 000 et 5 000 ans qd les hommes se sont transformés en agriculteurs et éleveurs. 

- Ruptures décisives : invention de l’agriculture sédentaire et Néolithique. Avant cela ils étaient des nomades qui se nourrissaient de chasse de pêche et de cueillette. 

- Maintenant : Changement de la planète et de l’environnement : Nouvel ère glaciaire --> Interglaciaires. Csq : Pousse de forêt vierge d’essences tempérées. MO : blé…

- Milieu naturel --> sédentarité (archéologues Natoufiens) --> domestication des milieux 

- Maitrise de certaines techniques : stockage des céréales car ils ont privilégiés les céréales au détriment des plantes 

- Progrès technique : poterie…/ fondement de la sédentarité/ incompatible avec le nomadisme 

- Mais l’agriculture sédentaire n’est pas apparue partout 

- Émergence des sociétés agricoles 

= resserrement des espaces sauvages 

- maladies : animaux, humaines

- Concentration humaine croissante = domination de la nature --> néolithique

- Néolithique : impact de l’ho sur la. nature 

- 1950 : révolution industrielle --> grande découvertes 

- déboisement/ construction de commerce/ activité métallurgique, pollution 



Révolution industrielle : 

19 ème siècle, elle marque une ère de progrès niv technique et instrielle. Marqué par un enrichissement des production et des ressources ajd percu comme le début d’une crise éco globale. Le terme a été inventé par Friedrich Engels en 1845. Ce terme est discutable ca désignerait un phénomène brutale et rapide qui marquerait une période nouvelle. Ce n’est pas forcément le cas.


 Relations environnement/ Ho. Elle change mais ne disparaissent pas 


A) les multiples facteurs qui ont poussé les hommes à exploiter leur milieu


1) Des facteurs culturels


Un facteurs c’est ce qui permet d’expliquer quelque chose, c’est presque une cause, on cherche à répondre à la question pourquoi ?


Pour certains scientifiques l’Homme a exploité son environnement parce qu’il s’est mis à le percevoir différemment, et c’est ainsi que Jean Cauvin, parce qu’il a eu une nouvelle conception de son environnement, il s’en est ainsi détaché, pour lui les hommes commencent à en avoir une vision plus symbolique, ils commencent à penser différemment.  Pour d’autres chercheurs disent que non, pendant une bonne partie de l’antiquité il n’y a pas de séparation entre l’humain et la nature. L’homme ne perçoit pas à cette époque et même au-delà, ne perçoit pas la nature comme un objet distinct et lui comme un sujet qui a vocation à la transformer. Il faut attendre l’émergence d’une religion qui est le christianisme (fin de l’antiquité), c’est une thèse défendue par un historien américain Lynn White, selon lui le christianisme et en particulier la bible (la genèse plus exactement) décrit une nouvelle représentation des relations humain / nature. En effet dans le texte biblique, on a le récit de la création du monde ou dieu fait de l’humain son image et lui demande par le travail de dominer et assujettir la nature et les autres espèces. Lynn Whitte rajoute, que cette vision de l’environnement (homme qui soumet son environnement) se poursuit pendant des siècle et au moins jusqu’au 17e siècle, période où un philosophe René Descartes dit dans le discours de la méthode 1637, nous dit que si nous utilisons les sciences nous pourrions « nous rendre comme maitres et possesseurs de la nature ». Quel que soit la période retenue (antiquité, Néolithique, naissance christianisme, Descartes ..) il y a ici un changement culturel dans la mesure où l’homme se met a percevoir différemment son environnement, et que de cette perception nait de nouvelles relations (exploitation de la nature). 


2) des facteurs environnementaux biologiques

 

Pour Jean Paul Demoule la révolution néolithique (ou néolithisation) d’il y a 10 000 ans marque l’entré dans une période ou l’homo-sapiens se met a transformer radicalement ses conditions de vie, et cela s’explique pour lui par 2 raisons :

le climat : on a un recule des périodes froides, on sort d’une période glacière, c’est cette évolution du climat qui fait que c’est plus facile de cultiver. 

l’évolution de cette espèce : l’homme développe son cerveau, une complexité cérébrale de l’homme (l’homme met en place des techniques plus aboutie pour l’agriculture, etc ..)


 

3) des facteurs socio-économiques

 

Notre environnement est exploité par l’homme en fonction des potentialités qu’offre l’environnement, ce sont notamment des ressources naturelles et l’on distingue parmi ces ressources des ressources renouvelable et non renouvelable. Exploiter ces ressources pour les sociétés c’est la satisfaction primaire (se nourrir, se loger). La mise en valeur de ces potentialités évolue, dépend des époques, et des sociétés mais surtout dépend aussi des innovations techniques qui permettent d’exploiter cette ressource ou pas. 




Conseil méthodo :


- capacité à analyser le sujet 

- attention au mot de liaison comme « ET » = indissociable

- bien lire le sujet tous les mots ont leur importance

- bien détailler le sens des mots

- bornes spatiaux temporels : doit figurer absolument !

- la justice de la Shoah commence en 45 avec le procès de Nuremberg ( en ayant définie justice et Shoah)

- comment je vais borner dans l’espace : je vais dire qu’il y a eu des procès (en Allemagne, en Pologne, en France,  ..) 


B- Le rôle des individus et des sociétés dans l’évolution des milieux : « révolution néolithique « et « révolution industrielle », deux ruptures ? (jalon 2)


1- selon quelles temporalités ? 

Voir frise

Période néolithique : il y a environ 10 000 ans. 

Invention de l’agriculture. Mais s’est installé au fil du temps, selon les endroits. Cette période est une période de transition. 

Cette idée de révolution néolithique est critiquée. Une révolution c’est un évènement brutal, mais aussi cela peut être un tour complet sur soi et un retour à la position initiale. Le mot de révolution est donc peu adapté. 

C’est aussi pour cela que la notion de « révolution industrielle » est aussi critiquée. C’est un processus assez long d’installation des technologies nouvelles selon les différents endroits du monde. 

Le mot industrialisation montre mieux ce processus. 

Selon l’anthropologue Claude Lévi-Strauss, (il a étudié les sociétés primaires), il y a deux ruptures majeures dans l’histoire de l’humanité : 

- la révolution néolithique 

-la révolution industrielle 

Chacune s’est en effet traduite par une évolution des rapports des sociétés humaines à leur milieu naturel avec notamment une accélération de l’anthropisation des milieux : transformation des espaces des milieux naturels par les actions humaines. 


Attention : lorsque l’on emploie le terme milieu naturel : mettre milieu « naturel ». 

 

Ces deux révolutions voient naitre de nouveaux rapports homme/environnement

- la révolution néolithique : développement de l’agriculture et sédentarisation

- la deuxième révolution marque une transformation des rapports par le développement de l’industrie (exploitation massive, économie productive qui s’appuie sur des ressources : charbon). C’est aussi la période de l’urbanisation : transformation des paysages, les villes vont se développer et s’étaler, mais aussi la construction des chemins de fer, les routes…).

-il s’agit moins de révolution que de processus qui s’inscrivent dans la durée et qui ne se produisent pas en même temps partout. 

Voir cartes et chronologie sur diaporama et reportage Arte (lien diaporama). 

il faut plutôt parler de néolithisation et d’industrialisation

- ces deux révolutions marquent l’entrée dans ce que l’on appelle l’anthropocène (que l’on peut dater de différentes périodes). Voir diapo. 

Anthropocène : désigne une période (idée introduite en histoire par Jean-Baptiste Fressoz) caractérisée par l’irréversibilité et l’ampleur des changements environnementaux en relation avec les activités humaines dont la trace est désormais inscrite dans l’histoire géologique et climatique de la terre. Voir les ères géologiques diapo. 


2- selon quelles modalités ? 


On peut distinguer deux modalités de l’anthropisation 

- par des aménagements : parmi eux, il y a les défrichements. On coupe la forêt pour faire de l’agriculture. « Les grands défrichements du Moyen Age entre le XI et le XIII -ème siècle. Des aménagements liés au développement des transports (routes, chemins de fer) mais aussi des canaux, des digues pour les fleuves et rivières. Aménagements liés à L’urbanisation s’est traduit par une artificialisation de nos sols. 


- le prélèvement de ressources : 

Il y a des ressources renouvelables et non renouvelables. 

On prélève des renouvelables et des non renouvelables. 

Par exemple le pétrole est exploité à un tel rythme qu’il risque de disparaitre. 

Ce prélèvement débute surtout avec le néolithique mais les chasseurs cueilleurs prélevaient déjà. Il s’intensifie surtout avec l’industrialisation. 


C- les conséquences de la transformation des milieux par les sociétés 


1- les effets de l’anthropisation sur les milieux


La pollution la production de déchets solides mais aussi de particules en suspension, d’éléments chimiques dans les sols ou encore dans l’eau. Pour François Jarrige (historien de la pollution) la pollution désigne l’introduction d’une substance toxique dans un milieu donné, la souillure d’un milieu naturel par une action technique. Les premières pollutions massives viennent avec l’industrialisation (charbon). Voir diaporama nord de l’Angleterre pollution par l’industrie de la rivière Irwell en 1902. Ces pollutions prennent une autre ampleur avec la naissance de la chimie et de la pétrochimie (plastiques) fin XIX début XXème siècle. 


L’artificialisation des sols : l’écoulement des eaux est modifié = imperméabilisation des sols. 


Le recul de la biodiversité voir vidéo 

Sixième extinction de masse ; recul du nombre d’espèces animales très important lié à l’activité anthropique (faune et flore).


Le changement climatique (voir axe 2) 



2- les effets rétroactifs 


Schémas fléchés (valorisé en dissertation) : 

A utiliser pour appuyer une explication 

Les idées de rétroaction peuvent être imagées par des schémas fléchés. 

Les actions des sociétés humaines sur le milieu entrainent des modifications de ces milieux auxquels en retour les hommes vont devoir s’adapter selon une logique de rétroaction : en effet les modifications produisent de nouvelles contraintes et des risques. Ainsi l’imperméabilisation des sols urbains augmente le ruissellement et aggrave le risque d’inondation. (Espagne : Picanya : inondations du coté de Valence le 29 octobre 2024 : urbanisation incontrôlée). C’est aussi vrai quand on parle des zoonoses (maladies transmises aux hommes par l’animal) lié à l’impact de l’utilisation des espaces par l’homme. 



II- … les obligeant à mettre progressivement en œuvre une gestion durable conciliant exploitation et préservation. 

A- de l’éclosion des préoccupations environnementales au concept de développement durable. 

1- Une prise de conscience tardive. 



Sujet : Exploiter et protéger une « ressource naturelle » : la forêt française depuis Colbert

JALON 1 SUR LA FORET à retenir 

Avant Colbert et depuis le Moyen Age les forêts françaises sont exploitées sans réelle retenue. 

Avec Colbert, on arrive dans une nouvelle logique de protection pour exploiter. En effet, la grande ordonnance de 1669 (à connaitre) sur le fait des eaux et forêts, cette ordonnance prévoit une restauration de la for^t et une restriction des défrichements afin de créer une réserve stratégique de bois. Cette réforme n’a pas les résultats escomptés et la superficie forestière continue de décroitre. Cependant cette logique de protection perdure jusqu’au XIX siècle comme le montre le code forestier de 1827 qui lui est plus restricitf et permet d’inverser la tendance (les forêts regagnent du terrain). Au cours du XIX ème siècle, on passe à la logique exploiter ou protéger (avec l’industrialisation). En effet, avec la révolution industrielle, on a une vision d’utilité de la forêt qui doit répondre aux nouveaux besoins de l’industrie mais aussi construction des traverses de chemins de fer, poteaux de mines, poteaux téléphoniques. La logique est avant tout économique et cela amène à reboiser mais à reboiser pour exploiter. En 1857, création totalement artificielle de la forêt des Landes. Ce bois va être largement exploité et encore aujourd’hui. 

Parallèlement, on assiste en même temps, à un désir de nature notamment à travers des peintres qui vont peindre la forêt : école de Barbizon souhaite que l’on préserve la forêt et les paysages sauvages pour leurs qualités esthétiques. En réponse, en 1861, en France l’administration des eaux et forêts : création de la réserve artistique de la forêt de Fontainebleau : 1er site naturel protégé au Monde. 

La forêt aujourd’hui est devenue multifonctionnelle, elle répond à une logique nouvelle : Exploiter et Protéger. 

Paul Arnould : il dit que la forêt est soumise aujourd’hui à la logique des trois »pro »= protégeons(la forêt fait l’objet de protection) exemple : parc naturel des forêts ( Guyane par exemple), produisons (par exemple entreprises qui fournissent des caisses en bois), Promenons-nous






Plus loin dans le cours – exposé (Anérine et Romane) 


Militantisme écologique paul Watson 


Doctrine qui prone l’action pour la sauvegarde et la protection de l’environnement


Paul Watson : défense des balaine, il a joué un rôle marquant dans l’action et la fondation de Gree Peace. 1970 exclu d’ONG. 

Fonde un principe de non-violence

Sea Shaper


Il a été mis en prison par le Danemark. Japon (chasse a la baleine) et Danemark

Japon mandat d’arret : raison officiel (blesser un marin japonais) 

Officieuse (humiliation du Japon ) 


Ong 1977 : intervient de manière active --> protection marine -->échelle internationale


Mission : protéger les espèces marines et lutter contre la polution des océans 

Marine nationale en France

Bcp d’opération : Save the shark 

Critique: débat en raison de leur méthode 

Sea Shapers : coulent des bateaux

Charte mondiale de la nature de l’ONU : les casques bleus de l’océan

Se considère comme des pirates de compassion 

Flotte de 12 navires en 2019

Eaux territoriales



Exposé « greenwashing » 

Contexte : apparait dans les années 60, 70, 

Avoir une image « verte » pouvait séduire les consommateurs. 

Dans les années 80 : Jay Westerveld. 

C’est un phénomène qui a pris de l’ampleur. 

Définition : stratégie markéting pour « verdir » son image. 

Dire qu’un produit respecte l’environnement alors que ce n’est pas réel. 

Mentir sur : les labels, les produits… 

Terme négatif pour dénoncer les entreprises : tromperie du consommateur. 

Association comme Greenpeace et l’agence écologique qui luttent contre ce phénomène. 

2 exemples : 

Volkswagen et diesel gate : fausser les tests de pollution. Marque qui menait des actions pour mettre en valeur ses actions en relation avec l’ écologie. 


Yves Rocher : enseigne qui met en valeur l’utilisation de plantes, produits sains. 

Mais il existe aussi des produits de cette même marque qui contiennent des produits dangereux comme des perturbateurs endocriniens. 


En France, le greenwashing est un délit et les entreprises peuvent être poursuivies et condamnées pour avoir eu recours à ces procédés. 

Impact : perte de confiance envers les entreprises. 

Des dettes sur les entreprises condamnées= risque de perte de clients. 

Informations très rapides aujourd’hui donc risque de diffusion à grande échelle de l’information. 

Enjeu écologique : ce phénomène empiète sur d’autres actions. 

Impact sur l’émission de gaz à effet de serre mais aussi plus largement le réchauffement climatique. 

Exemple Coca life. Disparait des rayons car sa composition ne reflète pas la couleur de son « packaging ». 








 




1- une prise de conscience tardive…. 

 

 

Les hommes à force d’exploiter les ressources se rendent compte de leur finitude. La logique est donc protéger pour exploiter (la prise de conscience). Les historiens font remonter cette prise de conscience, notamment au XVII ème siècle les débuts de la politique de préservation avec Colbert en 1669. 

On assiste à une forte croissance démographique qui se conjuguent avec des problèmes sociaux économiques qui sont basées sur des pénuries de ressources. Cependant, la prise de conscience la plus importante nait au XIX ème siècle en même temps que nait l’industrialisation. Cela repose d’abord sur une prise de conscience écologique qui s’inscrit dans des mouvem- ents culturels qui se développent en réaction aux conséquences néfastes de l’industrialisation. Cette sensibilité nait d’abord en Angleterre avec par exemple William Turner qui représente le mouvement romantique. Ils veulent préserver la nature qui est pour eux une source d’inspiration et d’évasion. En France, c’est l’école de Barbizon (Camille Corot), on est plus dans le courant réaliste, cette école met en scène la forêt et la nature et souhaite la protéger. 



2- … suivie de débats sur la manière de protéger… 

 

En effet, deux conceptions sur la manière de protéger la forêt vont naitre et s’opposer aux Etats-Unis à la fin du XIX -ème siècle. 

2 courants : 

- d’un côté, un homme, écrivain et explorateur ; John Muir, fondateur du Sierra Club. Il a une admiration philosophique, métaphysique et religieuse de la nature. Il veut donc protéger la nature pour la nature, sansque l’homme n’y soit présent PRESERVATION de la nature. (Idée de sanctuariser la nature). 

 

- Gifford Pinchot, a fait ses études en France, il devient chef du service des forets des Etats-Unis et promeut l’utilisation de méthodes scientifiques pour gérer la forêt. Son objectif n’est pas de préserver la nature pour des objectifs spirituels mais pour garantir sa reprodution pour les générations à venit (développement durable). Il est donc pour un usage raisonné de la nature. C’est la notion de CONSERVATION. (des activités humaines donc exploiter et protéger). 

Voir schéma : 

Approche écocentrée : avec l’homme (= conservationnisme)

Approche biocentrée : sans l’homme (= préservation)

Anthropocentrée : nature protégée pour l’homme : utilitarisme et ressourcisme. 

 

 

3- … Avant que ne s’impose l’idée de durabilité

 

- pensez global 


Au niveau international, la protection de l’environnement s’est développée lentement et progressivement, timidement à partir des années 1950 et c’est surtout à partir des années 70 : écologie politique par exemple (les verts). 

Dans les années 70, se développe une idée de conservation de la forêt et de la nature qui s’impose : volonté de protéger les milieux et les utilisations qui sont faites de la nature. 

Cette approche de conservation est explicitée à partir des années 80 dans une notion et définie dans le rapport Brundtland en 1987 : le développement durable. 

Le D.D. vise à concilier, dans l’objectif de préserver les ressources pour les générations suivants, environnement, développement économique et protection sociale. 

La naissance de. Cette notion et des objectifs du DD s’est accompagné d’une réflexion sur les modalités, les acteurs et a trouvé son aboutissement dans un sommet qui est le point de départ de la protection de l’environnement : sommet de la Terre à Rio en 1992 qui adopte l’agenda 21 : il recence 2500 recommandations pour le XXI -ème siècle et il invite à agir localement. ON pense globalement (par exemple changement climatique) 



- agir local 

L’agenda 21 a ensuite été décliné à différentes échelles (think global, act local). 

C’est à l’échelle locale (permet la mobilisation des populations) que l’on doit agir pour protéger l’environnement. Ainsi sont nés des agendas 21locaux et parmi ces agendas cela du lycée par exemple (ressourcerie par exemple). 


L’idée c’est que plus on agit à une échelle fine, plus les gens se mobilisent. 



B- une gestion durable qui mobilise des acteurs et des moyens variés


1- des acteurs publics et privés 

 

a- publics

De nombreux acteurs agissent pour protéger notre planète. 

Les autorités publiques, depuis l’époque moderne, ont été les premiers acteurs à mettre en place des mesures pour protéger l’environnement (Colbert : grande ordonnance de 1669) mais cela est surtout passé par la création d’organismes dédiés à l’environnement (assez récemment). Il existe aisni en France depuis 1991, L’ADEME : agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie. 

plus grande échelle : les collectivités territoriales (départemental, municipal, régional) les communes se sont aussi imposées comme des acteurs majeures du DD. Par exemple, les régions qui soutiennent les agendas 21 dans les lycées. 

Exemple du tram dans la métropole bordelaise. 

A l’échelle internationale, des acteurs publiques : par exemple , L’Union Européenne s’est dotée d’une Agence européenne pour l’environnement (AEE)qui réalise des études et informe ou alerte les états membres et le grand public sur les atteintes à l’environnement au sein de l’UE. 

Il existe aussi le PNUE : programme des nations unies pour l’environnement : agence de l’ONU créé en 1972 à l’issue du premier sommet de la terre. Siège à Nairobi au Kenya qui est un pays « du sud ». elle coordonne les actions à l’échelle mondiale , mène des étdes et aide les gouvernements à conduire les politiques environnementales. 

b-privés

ce sont d’abord des associations de protection de l’environnement qui naissent dès la fin du XIX -ème siècle. 

Dès les années 1880, associations de protections des oiseaux. 

Aujourd’hui, ce sont les ONG qui sont les acteurs essentiels de l’action de protection de l’environnement dans le monde (par exemple : en 1992, 1500 ONG présentes).

Ces ONG alertent, médiatisent les atteintes environnementales. Certaines mènent des actions radicales : Greenpeace, seachepeard. 


- les entreprises : cela peut être des acteurs actifs et passifs. Elles subissent la loi et doivent suivre une règlementation contraignante portant par exemple sur les rejets polluants dans l’air ou dans l’eau. Certaines ont une véritable action en faveur de l’environnement et vont au-delà de la règlementation. 

D’autres le font aussi par stratégie : c’est ce que l’on appelle le greenwashing. Un procédé marketing pour se donner une image trompeuse de responsabilité écologique qui n’existe pas : loi interdisant en France depuis 2023. 


- les acteurs privés

Les citoyens, par leurs actions quotidiennes (tri, véhicule propre, mobilisation, marche pour la climat, boycott de certains produits) participent à la préservation de l’environnement.


Aujourd’hui on ne parle plus de « climatosceptique », mais « d’indifférence climatique » : il y a d’autres problématiques que le climat à résoudre : cumul des problèmes. 


2- des moyens variés qui se déploient à différentes échelles. 

 

Pour répondre à la protection de l’environnement et aux principes du DD des mesures ont été mises en place. 


- A l’échelle mondiale : 

Les grandes conférences et les sommets internationaux ont débouché sur l’adoption de certaines conventions (non contraignants) dont trois ont été adoptées dès 1992 : sommet de la terre de Rio. 


Vidéo : 

3 mesures prises 

Membres des nations Unies : 

- changement climatique 

- Désertification 

- Diversité biologique 


Conservation de la diversité biologique : la logique de la convention a peu changé mais les objectifs sont plus précis

Les COP : Conférences des parties : les pays signataires. Existe pour la diversité biologique. 

(Les COP peuvent aborder différents sujets comme le climat, la diversité biologique). 

Objectif : vivre en harmonie avec la nature d’ici 2050. 

4 objectifs dont la protection des écosystèmes.


A l’échelle régionale (continentale)

L’union Européenne a mis en place différentes directives 

- la directive « oiseau » qui date de 1979 

- la directive « habitat » qui date de 1992. 

Ceci a entrainé la mise en place d’un réseau de zone protégée : pour l’UE, le réseau NATURA 2000, site naturel protégé (1800 en France, 27000 sites à l’échelle européenne). 


a l’échelle nationale et locale : 

De nombreuses politiques mises en œuvre pour limiter les conséquences de l’anthropisation. 

Cette protection repose sur un zonage (aires protégées, espaces protégées) : espaces délimités. Différentes catégories en France : parcs régionaux, parcs nationaux, les aires marines protégées…). 


C- des connaissances et des enjeux renouvelés qui appellent des réponses adaptées.