A. Révision de la Charte et réformes démocratiques soutenues par le « Mouvement »
- Contexte et attentes
- Révolution de juillet 1830 : espoirs des républicains et monarchistes libéraux.
- Émergence de deux tendances orléanistes : Mouvement (Lafayette, Laffite, Barrot) vs Résistance.
- Le Mouvement prône une monarchie parlementaire à l’anglaise, respectueuse des libertés et du résultat des urnes.
- Réformes de la Charte
- Préambule de 1814 supprimé (référence à l’Ancien Régime).
- La Charte devient un contrat entre le roi et la nation.
- Louis-Philippe se proclame « roi des Français ».
- Drapeau tricolore rétabli.
- Religion catholique : de religion d'État à religion de la majorité des Français.
- Garanties des libertés fondamentales
- Article 1 : Égalité devant la loi.
- Article 4 : Libertés individuelles garanties, fin officielle de la censure.
- Article 5 : Liberté religieuse.
- Articles 11-13 : Séparation des pouvoirs.
- Réformes électorales
- Suffrage censitaire maintenu, mais conditions assouplies :
- Électorat dès 25 ans (au lieu de 30).
- Éligibilité dès 30 ans (au lieu de 40).
- Mesures administratives
- Épuration politique : remplacement des préfets, ambassadeurs et recteurs par des partisans du Mouvement.
- Ultras marginalisés, s’exilent en province (« exil intérieur »).
- Fin de l’expérience libérale
- Jacques Laffite, chef de gouvernement réformiste, remplacé par Casimir Périer (printemps 1831).
- Passage à une politique conservatrice sous la Résistance.
B. Retour à l’ordre voulu par la « Résistance » et répression de la contestation républicaine
- Premières répressions
- Casimir Périer : quelques mesures libérales (abaissement du cens, 90 000 à 170 000 électeurs) mais ligne répressive.
- Révolte des canuts (Lyon, novembre 1831) :
- Prise de contrôle de la ville par les ouvriers de la soie.
- Répression brutale par l’armée (maréchal Soult), bombardement de Lyon.
- Oppositions organisées
- Bonapartistes : Soutiennent Louis-Napoléon Bonaparte, peu influents.
- Légitimistes : Fidèles au Duc de Bordeaux et à la Duchesse de Berry, tentatives de soulèvement (1832) échouent.
- Républicains : Organisation via journaux et funérailles républicaines (ex. : général Lamarque, juin 1832).
- Insurrections réprimées dans le sang.
- Loi de mars 1834
- Interdiction des associations.
- Nouvelle révolte à Lyon, réprimée sévèrement.
- Victoire conservatrice aux élections législatives de juin 1834.
C. Durcissement répressif après l’attentat de juillet 1835
- L’attentat de Fieschi (28 juillet 1835)
- Tentative d’assassinat de Louis-Philippe par une « machine infernale ».
- 18 morts, dont un maréchal. Louis-Philippe est épargné.
- Conséquences répressives
- Procédures judiciaires accélérées pour les affaires politiques.
- Censure accrue de la presse :
- Introduction d’une caution financière dissuasive pour les journaux.
- Critiques du pouvoir lourdement sanctionnées (ex. : caricature du roi en poire).
Conclusion
Le régime orléaniste, initialement porteur d’espoirs libéraux, évolue rapidement vers un conservatisme répressif, trahissant les idéaux des Trois Glorieuses.
