- Vision négative : Soucis de santé, isolement. La personne âgée est souvent perçue comme une charge pour la société, une source de dépenses économiques ou comme inactive
- Vision positive : Les personnes âgées sont souvent vues comme des sources de sagesse, mais elles maintiennent aussi des projets et une motivation malgré les défis liés à la santé.
- Les conséquences de l’âgisme : Diminution de l'espérance de vie, augmentation de l'isolement, impact sur la qualité de vie, retard de récupération après une maladie
I. Définitions clés
Définition
II. Représentations mentales du vieillissement
III. Processus du vieillissement
Sénescence : Vieillissement physiologique normal, sans pathologie particulière. C'est un processus irréversible.
Sénilité : Vieillissement pathologique, caractérisé par la détérioration des facultés physiques et mentales.
Types de vieillissement :
- Vieillissement normal : Changements physiologiques mineurs sans impact significatif sur le fonctionnement global
- Vieillissement réussi : Faible diminution des capacités, mais maintien d'une fonction biophysiologique proche de celle d'un adulte plus jeune
- Vieillissement accéléré ou pathologique : Caractérisé par l'apparition de maladies chroniques qui affectent l'autonomie et la qualité de vie
IV. Conséquences physiques du viellissement
Réserve fonctionnelle : Diminution progressive des capacités de réserve des organes, rendant plus difficile l'adaptation aux stress physiques ou psychologiques
Système cutané : Diminution du renouvellement cellulaire (de 21 jours à plus de 42 jours avec l’âge), perte d'élasticité, réduction de l'épaisseur du derme, et ralentissement de la cicatrisation, canitie (cheveux blancs)
Perte de masse musculaire et osseuse : Diminution de la force musculaire et de la densité osseuse, augmentant le risque de fractures et de chute
V. Impact cognitif du vieillissement
Mémoire : La mémoire des faits anciens reste intacte, mais la récupération des informations nouvelles est plus lente. Diminution de l’attention et de la concentration
Adaptation cognitive: Les apprentissages restent possibles mais nécessitent une organisation spécifique (réduction des distractions, environnement calme)
VI. Les théories du vieillissement psychosocial
Théorie du désengagement : Progression vers une diminution des contacts sociaux et une réduction des rôles actifs au sein de la société.
Théorie de l’activité : Les personnes âgées doivent maintenir des activités sociales et physiques pour améliorer leur bien-être et leur satisfaction dans la vie
Théorie de la continuité: Les stratégies et comportements acquis tout au long de la vie se prolongent dans la vieillesse, et les individus réagissent de manière similaire aux nouvelles étapes de leur vie
Théorie du vieillissement réussi: Vieillissement basé sur l'absence de maladies, un engagement actif dans la vie sociale, et le maintien des capacités physiques et cognitives
VII. Facteurs de risque et de protection
Facteurs de risque de l’âgisme : Jeune âge, sexe masculin, anxiété face à la mort, isolement social, dépendance
Facteurs de protection : Lien intergénérationnel, engagement social, maintien de l'activité physique et intellectuelle, environnement stimulant
VIII
Évaluation clinique : Utilisation de méthodes d'observation comme les 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson (besoins biologiques, psychologiques et sociaux) ou la Classification Internationale du Fonctionnement (CIF) pour collecter les données cliniques auprès des personnes âgées
Planification des soins : Identifier les problèmes de santé pertinents, comme les diagnostics infirmiers (problèmes respiratoires, mobilité réduite, etc.), et établir un plan d'interventions adapté, que ce soit des soins autonomes ou prescrits
Équipe interdisciplinaire : Coordination entre les différents membres de l'équipe de soins pour répondre aux besoins complexes des personnes âgées, comme les médecins, kinésithérapeutes, assistants sociaux, et autres professionnels de santé
Prévention des escarres : Les personnes âgées ont un renouvellement cellulaire lent, ce qui augmente leur vulnérabilité aux escarres. Il est crucial de prévenir les lésions cutanées par des soins adaptés et une surveillance régulière
IX. Conséquences psychosociales du vieillissement
Isolement social : Le vieillissement entraîne souvent une diminution des contacts sociaux, soit en raison du veuvage, de la retraite, ou de la perte de réseaux sociaux. Cela peut accélérer le processus de vieillissement et augmenter le risque de dépression
Changement de lieu de vie: Le passage à une maison de repos ou d'autres établissements peut perturber l'état mental et émotionnel de la personne âgée. Les soins doivent être adaptés pour faciliter cette transition et éviter la perte d'identité ou l'apparition de troubles dépressifs
L’image corporelle perturbée: Le vieillissement cutané et les changements physiques liés à l'âge (rides, perte de cheveux, fragilité cutanée) peuvent affecter la confiance en soi et l’estime de soi
X. Approche interdisciplinaire
- Soins adaptés : En plus des interventions médicales, l'accompagnement des personnes âgées nécessite une adaptation des soins en fonction de leurs valeurs, de leurs habitudes et de leur projet de vie
- Prévention de l’isolement : Encourager les relations sociales, même au sein des maisons de repos ou des services de soins à domicile. Assurer que les dispositifs auditifs et visuels fonctionnent correctement pour faciliter la communication
- Activités stimulantes : Les activités physiques et cognitives doivent être encouragées pour prévenir la perte de fonctions et stimuler l’engagement des personnes âgées dans des tâches quotidiennes
XI. Prévention des chutes
Risques accrus : Les personnes âgées ont une mobilité réduite et un risque de perte d’équilibre accru. Il est essentiel d'adapter l'environnement pour éviter les chutes, notamment en sécurisant les sols et en installant des dispositifs de soutien comme des rampes ou des barres d’appui
Exercices physiques: Des programmes d'exercices réguliers peuvent améliorer l’équilibre et la force musculaire, réduisant ainsi les risques de chute
XII. Malnutrition et déshydratation
Dénutrition : Avec l’âge, la sensation de faim peut diminuer, ce qui augmente le risque de dénutrition. Il est crucial de surveiller l’apport alimentaire, en veillant à ce qu'il soit suffisant et équilibré pour répondre aux besoins nutritionnels de la personne âgée
Déshydratation : Les personnes âgées ressentent moins la soif, ce qui peut entraîner des déséquilibres hydriques. Il est nécessaire de maintenir une hydratation adéquate en encourageant une consommation régulière de liquides
XIII. Bienveillance et maltraitance
Définition
Bienveillance : Les soignants doivent faire preuve d'empathie et de patience envers les personnes âgées. La bienveillance inclut une prise en charge respectueuse, adaptée à l’état de santé et aux besoins émotionnels des personnes âgées
Maltraitance: La maltraitance envers les aînés: c’est un ensemble des mauvais traitements
et de gestes inappropriés qui se produisent au sein d’une relation dans laquelle devrait régner la confiance et qui causent tort et détresse aux personnes qui la subissent
5 formes de maltraitances:
➜ Maltraitance physique: atteintes corporelles (pincées, bousculées, frappées), entraves de la liberté de mouvements (contentions, liens), blessures (contusions, hématomes)
➜ Maltraitance matérielle ou financière: voles de biens personnels, placements frauduleux, fraudes par CB, ventes forcées de résidence, l'abus s'accompagne de chantage et menace
➜ Maltraitance psychologique: contrôle de la personne en suscitant la peur, l'insécurité et la culpabilité, dénigrement, reproches, injures, intimidations, menaces , infantilisation, tutoiement (lorsque non consenti et réciproque)
➜ Maltraitance violation des droits civiques: privations des docs d'identités, détournement de procuration de vote, gestion des biens, limitation de la liberté, privation de l'exercice des droits civiques ou d'une religion, atteinte à la liberté du choix thérapeutique, ne pas respecter les droits du patient, contrôler les relations de la personne, interferation dans le choix d'un nouveau partenaire ou les choix sexuels
➜ Maltraitance par négligence : omettre de répondre aux besoins de base de la vie quotidienne (privation de nourriture, médicaments, soins d'hygiène de base), privation de contact ou de relation, parfois involontaire (par manque d'information), la négligence s'observe à domicile, dans les maisons des repos et de soins.
Rompre le silence:
➢ silence des victimes (peur des représailles, d'être abandonnées, placée, expulsée de la maison de retraite)
➢ silence lié à l'ignorance (confusion, connait pas les aides est recours, sentiment d'impuissance, ses sent coupable à cause de leur dépendance)
➢ silence des témoins (les proches minimise l'incident, culpabilisation de la victime, peur de la famille, tenus au secret professionnel, peur de perdre son emploi, sujet tabou dans les équipes)
Facteurs de risques:
➛ caractéristique sociodémographique (+ de 75ans: vulnérabilité physique, dépendante des soignants dans ses activités)
➛ maladies (maladie et dépendance, déficits cognitifs, troubles mentaux, difficultés comportementales ou émotives, démence qui induit un comportement agressif
➛ caractéristiques liées au soignant (problèmes de communication, manque de temps, personnel surchargé et épuisé, problème de personnalité du soignant, problèmes sociaux ou financiers, niveau de formation des soignants
➛ caractéristiques liées à l'auteur et la victime (dépendance/carence financière, cohabitation dans un espace restreint, ANTC de violence familiale)
➛ extérieurs (image négative de la personne agée, inadéquation du coût et de l'offre des prestations ) domicile, infrastructure du lieu de vie)
XIV. Les structures d'accueil
- Prise en charge à domicile
Objectif principal :
- Préserver l'indépendance et l'intégration sociale des personnes âgées pour éviter l'isolement et la ségrégation.
Évolution de la politique du maintien à domicile :
- Augmentation de l’âge moyen et de l’état de dépendance des personnes institutionnalisées.
- En Wallonie :
- Aides-pour-les-aînés : dispositif favorisant le maintien à domicile.
- ASD – CSD : environ 30 centres de coordination agréés en soins à domicile.
Centres de coordination des soins et aides à domicile (CASD) :
- Création : il y a plus de 30 ans ; compétence régionale depuis 2009.
- Missions :
- Informer et aider sur les possibilités d’aide pour rester à domicile.
- Mobiliser les services nécessaires en cas de besoin.
- Rôle :
- Analyse des besoins.
- Coordination des services médico-sociaux : soins infirmiers, aides-soignantes, kinésithérapeutes, logopèdes, etc.
- Faciliter le retour à domicile après hospitalisation ou éviter des hospitalisations inutiles.
- Soutien aux aidants proches et retard de l’entrée en institution.
Services intégrés de soins à domicile (SISD) :
- Compétence fédérale depuis 2002.
- Missions : facturation, formations, mise en place d’outils pour les CASD.
Rôles des intervenants :
Médecin traitant :
- Coordination et résolution de problèmes à domicile.
- Rôle clé dans la prescription médicamenteuse pour éviter la surconsommation.
Infirmière à domicile :
- Accompagnement de la personne et des familles.
- Encouragement à l’autonomie et à l’indépendance.
Aide familiale/gériatrique :
- Présence quotidienne.
- Soutien à l’autonomie.
Kinésithérapeute :
- Exercices réguliers pour maintenir la mobilité.
- Activités en groupe pour conserver des liens sociaux.
Autres services :
- Repas chauds : proposés par le CPAS ou traiteurs privés.
- Prêt de matériel (lit médicalisé, etc.).
- Télé-vigilance (systèmes d’alarme pour sécurité).
Bénéfices d’un maintien à domicile :
- Meilleure connaissance des besoins de la personne par le médecin et l’équipe pluridisciplinaire.
- Échanges d’objectifs communs pour une prise en charge optimale.
- Sentiment de sécurité accru grâce aux dispositifs de vigilance.
Conclusion :
La prise en charge à domicile est une alternative essentielle à l’institutionnalisation, avec des services adaptés et coordonnés pour répondre aux besoins croissants des personnes âgées tout en soutenant leur autonomie.
2. Le d'habitations pour personne âgée
Logements sociaux adaptés :
- Destinés aux personnes âgées autonomes.
- Intégrés dans des ensembles de logements sociaux.
- Gestion réalisée par le CPAS.
Alternatives d’habitations adaptées :
- Logements intergénérationnels :
Co-habitation entre personnes âgées et étudiants ou jeunes familles.
Objectifs :
Rompre la solitude des aînés.
Favoriser un sentiment de sécurité.
Permettre aux étudiants de bénéficier de logements abordables.
- Habitats groupés participatifs :
Maisons communautaires pour personnes âgées.
Caractéristiques :
Présence de bénévoles pour accompagner les résidents dans leurs projets de vie.
Préparation et partage quotidien d’un repas commun.
- Quartiers partagés :
Petits ensembles urbains favorisant l’entraide et les liens sociaux.
Atouts :
Renforcement de l’autonomie des personnes âgées.
Mise à disposition de services de proximité pour répondre aux besoins des résidents.
3. Les résidences services
Définition :
- Établissements proposant des logements individuels adaptés aux personnes âgées autonomes, avec des services facultatifs.
- Constituent une structure intermédiaire entre le domicile et la maison de repos.
- Soins organisés comme à domicile.
Caractéristiques générales :
- Âge minimum des résidents : 60 ans (âge moyen : 81 ans).
- Localisation : Généralement sur le site d’une maison de repos, permettant un relais rapide.
- Services proposés : Repas, entretien du foyer, logements adaptés aux besoins physiques et relationnels.
- Normes : Conformes aux règlements du gouvernement wallon, avec conventions pour les soins à domicile.
Types de gestionnaires :
- Secteur public : Géré par les CPAS ou les intercommunales.
- Secteur associatif : ASBL du secteur privé non lucratif.
- Secteur privé commercial : Géré par des groupes immobiliers (ex. Armonea, Vulpia).
Coûts mensuels moyens :
- Secteur public : 1 018 €/mois.
- Secteur associatif : 1 056 €/mois.
- Secteur privé commercial : 1 430 €/mois
Résidences-services sociales :
- Introduites par un décret wallon du 21 février 2013.
- Objectif : Destinées aux ménages âgés en situation de précarité ou ayant des revenus modestes.
- Caractéristiques :
- Construits comme logements sociaux sur le site d’une maison de repos ou de soins (MR/MRS).
- Gérés par le même organisme que la maison de repos.
4. Les courts séjours
Définition et caractéristiques :
- Hébergement temporaire pour personnes âgées de plus de 70 ans.
- Situé dans une maison de repos (MR) ou une maison de repos et de soins (MRS).
- Durée maximale : 3 mois ou 90 jours cumulés par année civile.
- Chambres individuelles disponibles.
- En Wallonie : 1 794 lits de court-séjour.
Objectifs :
- Favoriser un retour à domicile après une période d’hébergement temporaire.
Situations types pour un court séjour :
- Convalescence : Après une hospitalisation.
- Soutien familial : Suite à l’hospitalisation d’un conjoint ou pour permettre à la famille de partir en vacances.
- Relais temporaire : Offrir un répit aux aidants proches.
5. Les centres de soins de jour
Définition et public cible :
- Structure accueillant des personnes âgées de plus de 60 ans.
- Destinée aux personnes :
- Dépendantes physiquement ou psychiquement.
- Présentant une démence.
- Souffrant de troubles locomoteurs.
Caractéristiques principales :
- Liaison fonctionnelle : Associée à une maison de repos (MR) ou maison de repos et de soins (MRS).
- Encadrement : Assuré par des équipes interdisciplinaires (infirmiers, kinésithérapeutes, psychologues, etc.).
Objectifs :
- Offrir un soutien adapté aux besoins médicaux et sociaux des personnes âgées.
- Maintenir ou améliorer l’autonomie des bénéficiaires.
- Soulager les aidants proches en offrant une prise en charge en journée.
6. Maison de repos et maison de repos et de soins
Raisons principales d’un placement en MR/MRS :
- Degré d’autonomie réduit : Incapacité à réaliser les activités de la vie quotidienne.
- Isolement social : Solitude et absence de réseau de soutien.
- État de santé dégradé : Nécessitant des soins constants ou adaptés.
- Ressources financières : Impossibilité de maintenir une prise en charge adaptée à domicile.
- Vétusté ou insalubrité du domicile : Logement inadapté aux besoins de la personne âgée.
Critère d’âge : Minimum 70 ans (selon le Code wallon).
Définition des MR/MRS :
- Maison de repos (MR) : Hébergement pour personnes âgées ayant leur résidence principale dans l’établissement. Elles bénéficient de services collectifs (familiaux, ménagers, aide à la vie quotidienne) adaptés à leur autonomie.
- Maison de repos et de soins (MRS) : MR à caractère hospitalier, disposant de lits spécifiques (« lits MRS ») pour les résidents très dépendants ne nécessitant pas de soins aigus mais ayant besoin d’un encadrement supérieur.
Historique des MR/MRS :
- Origine des MR : Hébergement pour aînés depuis plusieurs générations.
- Introduction des MRS : Création en 1982 via un arrêté royal pour répondre aux besoins des personnes âgées invalides ou jeunes handicapées qui ne peuvent être prises en charge à domicile.
Réglementation et fonctionnement :
- Réglementation : Encadrées par les pouvoirs fédérés.
- Suivi médical : Assuré par le médecin de famille et/ou un médecin coordinateur.
- Soins uniformisés :
- Prévention et traitement des plaies chroniques.
- Gestion des antibiotiques.
- Présence d’infirmières 24h/24.
Services proposés :
- Environnement adapté : Remplaçant le domicile.
- Prise en charge médicale et paramédicale : Suivi médical, thérapies et rééducation multidisciplinaire.
- Fonction palliative : Liaison avec les services G et les soins palliatifs.
- Comité des pensionnaires : Présent dans chaque MR/MRS.
- Composé de résidents et/ou de membres de leur famille.
- Avis sur le fonctionnement général de la MRS.
- Réunions trimestrielles avec compte rendu.
7. Le cantou
Origine :
- Créé aux États-Unis dans les années 1950, introduit en Belgique dans les années 1980.
Définition :
- Centre d’accueil spécialisé pour personnes dépendantes atteintes de démences ou de troubles psycho-comportementaux.
- Fonctionne par groupes de 12 personnes, autour d'une salle de séjour avec une maîtresse de maison formée.
Objectifs :
- Fournir un environnement ordonné, stable et sécurisant.
- Compenser les problèmes d’orientation, de mémoire et d’estime de soi.
- Stabiliser les troubles comportementaux.
- Favoriser une certaine indépendance ou maintenir l’autonomie.
- Permettre la vie en communauté.
Organisation :
- Petite communauté : Groupe de 12 personnes.
- Chambres individuelles et personnalisées.
- Espaces de vie communs : salon, salle à manger, cuisine.
- Intégrés dans une maison de repos et de soins (MRS).
Conditions d’admission :
- Âge avancé.
- Diagnostic de démence ou de confusion.
Activités et environnement :
- Activités adaptées : En fonction du degré de dépendance des résidents.
- Salle "Snoezelen" :
- Espace multisensoriel stimulant les cinq sens grâce à des jeux de lumière, objets tactiles, etc.
- Personnel pluridisciplinaire :
- Infirmières, ergothérapeutes, animatrices, kinésithérapeutes.
- Rôle de la famille : Participation et implication importantes.
8. Hôpital de jour gériatrique
Définition et objectifs :
- Infrastructure offrant des diagnostics et traitements ambulatoires.
- But principal : Éviter une hospitalisation dans les services gériatriques.
Organisation et fonctionnement :
- Équipe pluridisciplinaire et interdisciplinaire : Collaboration entre divers professionnels de santé (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, etc.).
- Lien avec le médecin traitant : Coordination pour une continuité des soins.
- Programme de rééducation actif :
- Permet de quitter l’hôpital plus rapidement.
- Favorise un maintien prolongé à domicile après une hospitalisation.
Rôle complémentaire :
- Hôpital de jour et rééducation gériatrique :
- Les activités des deux services peuvent se recouper pour répondre aux besoins du patient gériatrique.
9. Services gériatriques
Définition :
- Service hospitalier de soins aigus dédié aux personnes âgées, intégré dans un hôpital.
- Objectif principal : Restaurer l’autonomie et l’indépendance des patients âgés.
Organisation et normes :
- Programme de soins conforme à l’AR du 29 janvier 2007.
- Composé de plusieurs unités :
- Service de gériatrie.
- Consultation gériatrique.
- Services de liaison interne et externe.
Équipe pluridisciplinaire :
- Composition :
- Médecin gériatre en chef.
- Infirmière en chef spécialisée en gériatrie.
- Assistante sociale ou infirmière en santé communautaire.
- Kinésithérapeute, ergothérapeute.
- Psychologue, diététicien, logopède.
- Fonctions :
- Diagnostic, traitement, réadaptation fonctionnelle.
- Préparation et accompagnement du patient vers un retour à domicile ou en institution.
Objectifs du programme de soins :
- Récupération des performances fonctionnelles et de l’autonomie.
- Amélioration de la qualité de vie.
- Réduction de la dépendance par une approche pluridisciplinaire.
Caractéristiques spécifiques du service gériatrique :
- Soins axés sur les besoins fonctionnels dès le premier jour.
- Réunions multidisciplinaires hebdomadaires pour planifier les soins.
- Examens limités selon le pronostic et les objectifs fonctionnels.
- Préparation du retour au domicile :
- Visite à domicile par un ergothérapeute.
- Élaboration d’un plan de soins personnalisé.
Profil du patient gériatrique :
- Âge : Généralement plus de 75 ans, mais un dépistage peut inclure des patients plus jeunes présentant une vulnérabilité.
- Caractéristiques :
- Syndrome de fragilité : Déclin des réserves physiologiques entraînant une vulnérabilité accrue au stress.
- Poly-médication liée aux pathologies chroniques multiples.
- Troubles somatiques impactant les aspects psychologiques (démence, dépression).
- Problèmes psychosociaux et perte d’autonomie.
