INTRODUCTION À LA FINANCE INTERNATIONALE : MARCHÉS ET GESTION DES RISQUES DES CHANGES.
LE SYSTÈME MONÉTAIRE INTERNATIONAL (SMI).
Dans le cadre d’un système économique internationale ouvert, le SMI soutient un ordre monétaire international dont les règles reposent sur :
La convertibilité des monnaies (le taux de change).
Les mouvements internationaux de capitaux (le degré de mobilité).
Les conditions d’ajustement de la balance des paiement BTC, Balance des capitaux, mouvements monétaires (avoirs de changes des banques, avoir de changes des autorités monétaires bdf + trésor, en France).
La liquidité du système (comment alimenter le monde en liquidités internationales?)
Du 18ème siècle jusqu’en 1914 prévaut le système de l’étalon-or :
Le Gold Standard Act 1900 rattache le dollar américain USD à l’or ; une once 31g = 20 USD.
En 1914, la libre circulation des monnaies à l’international sur cette base est engagée, la stabilité des changes permet alors au commerce international de se développer.
WW1 déstabilise le système d’étalon-or car ces pays ne peuvent plus obtenir des USD en dehors de leur commerce avec les EUA (En 1920, les EUA disposent déjà de 30% du stock d’or mondial). Mais les EUA pratiquent alors une politique protectionniste qui réduit ces opportunités monétaires.
La BPI soutient n’importe quelle entreprise dans la mesure qu’elle choisit une stratégie d’internationalisation.
La grande crise des années 1930 met fin au Gold Exchange Standard (bank run)
Accords de Bretton-Woods (1944) : les monnaies internationales (devises) sont définies par rapport à l’or ou à une devise liée à l’or (une once = 35 USD).
Chaque État dispose d’un droit de vote au sein du SMI selon sa quote-part (25% en or + 75% en monnaie national (domestic currency).
1945-1958 : L’USD aussi bon que l’or
Contestation à partir de 1958 de cet été de fait qui aboutit en 1969 à un double marché de l’or : celui réservé aux banques centrales (1 once = 35 USD) et, le marché libre soumis au mécanisme de l’offre et de la demande. Se créent aussi les DTS à la même époque (sorte de monnaie complémentaire)
15 août 1971 Nixon suspend la convertibilité-or du USD.
Entre 1973 et 1982 : le SMI repose sur un étalon USD flottant. Les monnaies n’ont plus de parité fixe entre elles. Leur cours est défini par la loi de l’offre et de la demande en contexte international tendu. Le USD devient la monnaie internationale (monnaie de réserve, et monnaie de facturation).
La crypto-monnaie est un marché en plus à regarder.
DUOPOLE MONÉTAIRE : VERS LA PARITÉ EUR-USD?
L’euro est actuellement à 1,0221 USD, se rapprochant du seuil de parité (1 EUR = 1 USD) → déclin constant : signe d’un affaiblissement de l’euro face au dollar.
Si cette tendance se poursuit, l’euro pourrait atteindre la parité avec le dollar. Ce scénario s’est déjà produit en 2022, et il pourrait se répéter si les conditions économiques et monétaires actuelles restent inchangées.
Price interest point on peut spéculer jusqu’à 4 chiffres après la virgule.
TAUX DE CHANGE SELON L’INSEE :
Ce graphique, issu de l'INSEE, représente l'évolution des taux de change de l'euro face à plusieurs devises entre 2007 et 2023.
L’euro a perdu de la valeur face au dollar et au franc suisse, indiquant un affaiblissement structurel. Il reste relativement stable contre la livre sterling. Il s’est fortement apprécié face au yen japonais ces dernières années.
ÉVOLUTION DU TAUX DE CHANGE SUR LONG TERME (2007-2023).
Le dinar koweïtien est la monnaie la plus appréciée du marché monétaire.
LES CONCEPTS DE MONNAIE EN SHS.
La monnaie est une marchandise qui dispose de son marché.
Les monnaies du quotidien :
Fiduciaire : Ensemble des billets de banque émis par une autorité monétaire (comme la Banque centrale). Elle repose sur la confiance.
Divisionnaire : Ensemble des pièces de monnaie, souvent utilisées pour les petits paiements → Les pièces de 1€, 2€, 50 centimes, etc.
Scripturale : Monnaie sous forme électronique ou inscrite sur un compte bancaire → virements, chèques, cartes bancaires et applications mobiles.
Monétique (carte à puce) : principalement via des cartes bancaires.
Voire crypto monnaie : Monnaie numérique décentralisée fonctionnant via la technologie blockchain.
JM Keynes définie la monnaie définie par 3 fonctions :
- fonction de transaction → permet de faire des échanges.
- fonction de réserve de valeur → elle ne perd pas en valeur.
- fonction de spéculation → spéculer sur les taux de change.
E = taux de change nominal (1$ = 1,04€)
Er = taux de change réel (indexation de E sur le niveau général des prix P)
Er = E/P
Voir l’évolution dans le temps : les taux de change.
nominal regarder la variation du ratio du taux de change nominal.
La monnaie dans ses dimensions sociales : Christmas Money aux Etats-Unis. Il s’agit d’une somme d’argent offerte à Noël, souvent sous forme de billets glissés dans une carte de vœux. Cette tradition s’appuie sur l'idée que l'argent est un cadeau pratique, permettant au destinataire d’acheter ce qu’il désire.
La monnaie hors marché : les monnaies locales sociales complémentaires (Eusko, Galléco, Le Lien, etc).
Qu’est-ce qu’une euro devise?
Une devise qui circule régulièrement dans un territoire qui n’est pas son pays d’origine. (dollar au Pakistan)
LE MODÈLE MACROÉCONOMIQUE : IS-LM-BP.
Le modèle Mundell Fleming permet de déterminer l'équilibre simultané des marchés des biens et services (IS), de la monnaie (LM), et de l’extérieur (BP) en fonction du régime de change et du degré de mobilité des capitaux.
En économie fermée, l’offre de monnaie est exogène.
En économie ouverte, l’offre de monnaie reste exogène en changes flexibles car l’ajustement de la balance des paiements se réalise par la variation du taux de change e.
Cette offre est endogène en changes fixes car l'ajustement de la balance des paiements se réalise par la variation des réserves de change RC. De façon générale, l’offre de monnaie peut s’écrire.
Avec M, l’offre de monnaie émise en contrepartie des crédits accordés à l’économie et MRC l’offre de monnaie liée aux variations des réserves de change (MRC=0 en changes flexibles)
LE MODÈLE D’ÉQUILIBRE GLOBAL.
Dans le cadre de l’internationalisation d’une entreprise, quelle que soit sa taille, elle peut demander un crédit auprès de sa banque pour financer son projet d’exportation. Par conséquent, au-delà des SWAP des taux d’inflation et de taux de change, il est nécessaire de considérer également les SWAP de taux d’intérêt.
LA POLITIQUE MONÉTAIRE.
L’augmentation de la masse monétaire provoque un déplacement de la courbe LM parallèlement à elle-même vers le bas et la droite.
La baisse du taux d’intérêt domestique fait fuir les capitaux étrangers.
L’effet de la baisse du taux d’intérêt sur les entrées nettes de capitaux l’emporte sur l’effet de la hausse du revenu sur la balance courante : la balance globale des paiements devient déficitaire, exerçant une pression à la baisse de la monnaie nationale.
L’équilibre interne, à l’intersection des courbes IS et LM, est atteint : Y augmente et diminue. Mais, l’équilibre externe ne l’est pas. L’ajustement dépend alors du régime de change.
EN CHANGES FLEXIBLES (non-fixes)
En change flottants, la monnaie nationale se déprécie. La compétitivité-prix s’améliore.
Elle entraîne une hausse des exportations qui implique un déplacement de la courbe IS vers le haut et la droite.
Si la mobilité des capitaux est parfaite, l’ajustement se poursuit tant que le taux d'intérêt domestique est inférieur au taux d'intérêt étranger. Il cesse lorsque les taux d’intérêt redeviennent égaux.
En change flexibles, l’efficacité de la politique monétaire expansionniste est maximale sur l’activité économique interne si les capitaux sont parfaitement mobiles. Les déplacements simultanés de IS et LM conduisent à une augmentation du revenu national sans modification du taux d’intérêt.
Trois marchés sont en interaction : le marché monétaire (LM-offre et demande de monnaie), le marché des B&S, la balance des paiements et l’équilibre investissement-épargne IS.
Dès qu'on a une baisse des taux d'intérêt, un déplacement des marchés de la monnaie va être généré.
LE MARCHÉ INTERNATIONAL DES CHANGES – FOREIGN EXCHANGE MARKET (FOREX).
Le FOREX est le marché sur lequel s’échangent les devises de l’ensemble des économies à monnaies convertibles.
84 monnaies qui circulent en France.
Il comprend aussi les opérations à terme sur les taux d’intérêt, ainsi que les opérations de Swap (swap de taux).
Le FOREX est ouvert 24 heures/24 du dimanche 20h15 GMT au vendredi 22h00 GMT.
Les principales places de changes sont :
Londres avec plus de 35 % de parts de marché → perte de cette part du marché à cause du Brexit.
Les EUA avec près de 18 %.
Singapour et Hong-Kong sont des places émergentes et montantes (environ 5%).
La Suisse, et devant la France et l’Allemagne (2 à 3 % chacune).
Le marché des changes est un marché de gré à gré (paiement et échange de devises simultanés → quand on fait les courses) à 30 %, et à terme (paiement maintenant et échange plus tard) à 70% → incertitudes et fluctuations beaucoup plus importantes.
Chaque jour, ce sont 6595 milliards d’USD qui sont échangés sur le FOREX.
Il existe environ 300 types de monnaies différentes utilisées dans les échanges commerciaux à travers le monde. Pour faciliter ces échanges, il est avantageux d’utiliser ISO 4217.
Le code d’ISO 4217 est composé de trois lettres : les deux premières lettres sont identiques à celles du code pour le nom de pays et, lorsque cela est possible, la troisième correspond à la première lettre du nom de la monnaie.
Par exemple :
Le code du dollar des États-Unis est USD – les lettres US pour États-Unis (ISO 3166) et la lettre D pour dollar. Le code du franc suisse est CHF – les lettres CH pour Suisse (ISO 3166) et la lettre F pour franc.
Les zinzins sont en train de prendre du poids.
Le marché international est composé de :
Le dinar koweïtien.
Le réchauffement climatique ouvre de nouvelles routes maritimes, ce qui pourrait faire émerger de nouvelles monnaies.
EUR = monnaie de transaction internationale, 60% des opérations intra zone et 50% des opérations entre des entreprises européennes et des entreprises étrangères.
USD = monnaie de transaction exclusive dans l’aéronautique, les produits pétroliers, et les céréales.
Termaillage : leads (paiements anticipés)/lags (paiements différés).
Gestion de risque de change
Exportateur
Importateur
Devises fortes (accroissement de la valeur/monnaie nationale)
Allonger le crédit et reporter le paiement client
Accélérer le paiement des fournisseurs et réduire le crédit
Devises faibles (baisse de la valeur/monnaie nationale).
Raccourcir le crédit et accélérer les paiements.
Retarder le paiement et obtenir des délais de paiement
MISE EN SITUATION :
Si je suis exportateur européen vers les EUA, je vois que le dollar monte par rapport à l’euro. Je décide donc d’allonger le crédit et reporter le paiement au client.
Si je suis importateur français et que le USD monte par rapport au euro, je demande l'accélération du paiement des fournisseurs.
Comment cote-t-on sur le marché des changes au comptant (spot) ?
Spot → maintenant.
Forward → à terme.
Si « EUR/USD = 1,11 », le 29 décembre 2023 à 15h02 UTC, cela signifie que :
→ 1 EUR = 1,11 USD, soit : 1 EUR s’échange contre 1,11 USD.
C’est la parité euro-dollar entre la “devise principale” ou “de base” (EUR) qui est échangée, et, sa « contre-valeur » (USD) qui devient la « devise prix » ou “devise contrepartie”.
Si la devise échangée est la monnaie nationale ou de la zone monétaire concernée alors, la cotation est dite “au certain”.
Si au certain EUR/USD = 1,11, alors à l’incertain 1 USD= 1/1,11 EUR = 0,9009 EUR
En pratique, les taux de change sont donnés en “fourchette” :
Si une entreprise demande à sa banque un prix d’EUR/USD comptant, et que cette dernière lui annonce EUR/USD = 0,90-1,11. Du côté de la banque, cela signifie qu’elle achète 1 EUR contre 0,90 USD, et, vend 1 EUR = 1,11 USD.
Du côté de l’entreprise, elle peut acheter 1 EUR au prix de 1,11 USD ou bien vendre 1 EUR à la banque qui lui rachètera 0,90 USD !
Les « spread » de changes : une opportunité de spéculation !
L’écart entre le prix de vente et le prix d’achat d’une devise s’appelle le « spread »
C’est une sorte de rémunération sur chaque opération dans le cadre d’une prise de risque de change. Les opérateurs (banques et cambistes) jouent sur le « Price Interest Point » (PIP)
Si EUR/USD = 1,1102/18 alors il y a une différence de 16 pips entre le prix demandé et le prix offert [1,11(18) – 1,11(02) = 0,00(16)]
LE TAUX DE CHANGE CROISÉ !
Le cours croisé correspond à un cours de change d’une devise contre une autre, calculé à partir du cours de ces deux devises contre une devise commune.
* Soit : USD/CHF = 1,08563 et USD/MXN = 12,2674. Quel est le cours CHF/MXN ?
1 CHF = 0,92112 USD (USD côté à l’incertain), avec ces 0,92112 USD on peut acheter des MXN au taux de change en vigueur : 1 USD = 12,2674 MXN, soit : 0,92112 x 12,2674 = 11,29979 MXN.
Ainsi 1 CHF = 11,29979 MXN, ou : CHF/MXN= 11,29979 !
Bien que les calculs soient effectués par des tableurs ou des logiciels, comprendre cette logique : c’est être capable d’arbitrer en achetant ou vendant des devises là où les marchés sont les plus favorables !
Le risque de change : de quoi parlons-nous ?
Le risque de change est lié à la fluctuation du cours des devises relativement à la monnaie nationale (domestic currency unit) sur les marchés (élément exogène),
Et à l’exposition stratégique de l’entreprise au risque, telle que : les investissements à l’étranger (élément endogène).
Réduire son exposition au risque de change, c’est :
- choisir la monnaie de facturation.
- recourir aux clauses monétaires (clause d’adaptation des prix proportionnelles). On décide de manière contractuelle de se partager.
- le Termaillage : spéculer sur le taux de change d'une monnaie en ralentissant, ou, au contraire, en accélérant, les règlements que l'on doit effectuer.
- le Netting : compenser les entrées et les sorties de devises dans le but de diminuer le nombre et le volume des transactions en devise.
FAIR VALUE → Valeur juste = prix de vente - coût de
A partir de quel moment doit-on considérer le risque de change ?
- Le risque de change aléatoire correspond à la période pendant laquelle aucun engagement ferme et définitif n’est pris que ce soit du côté de l’exportateur, ou bien de l’importateur. Il s’agit de la période de prévision budgétaire, de la préparation d’un catalogue ou bien de la préparation d’une réponse à appel d'offres.
- Le risque de change conditionnel correspond à une situation où un engagement irréversible a été pris d’un côté sans que l’autre partenaire n’ait manifesté sa volonté. Il y a donc incertitude car tout dépend de la décision du second.
- Le risque de change réel/certain correspond à la situation de deux engagements irréversibles et réciproques (signature d’une commande ou réponse > 0 à un appel d’offre).
Comment mesure-t-on le risque de change ?
La position de change d’une entreprise est un « document qui recense, par échéances et par devises, le montant des devises à recevoir et à livrer, résultat des différents engagements pris par l’entreprise ».
La monnaie de référence reste en principe, et malgré l’internationalisation croissante des entreprises et des économies, celle du pays dans lequel est implantée l’entreprise.
Position de change opérationnelle
Ensemble des opérations qui donnent lieu dans un avenir proche et prévisible à un flux de devises contre EUR
Position de change structurelle
Ensemble des investissements à plus ou moins long terme (immobiliers, actifs financiers, filiales), qui ne donnent pas dans un futur proche et prévisible à un flux de devises
Position au comptant
Ensemble des opérations effectuées au comptant en devises
Position à terme
Ensemble des opérations d’achat et de vente à terme de devises, prêts et créances, emprunts et dettes, commander à livrer et à recevoir existant à la date de la prise de position
1 - Choisir la monnaie de facturation.
À retenir.
Monnaie nationale (1)
Devise (2)
Atouts
- rdc est nul
- Facilités comptables
- bénéfices certains
- intéressant ssi la parité (1)/(2) est intéressante
- baisse du rdc global
Limites
- pouvoirs de négociations réduits
- risque commercial : perte de compétitivité-prix
- s’extraire d’un potentiel bénéfice de rdc
- dépenses ou recettes inconnues à la signature du contrat,
- rdc « réel »,
- lourdeur comptable
Position courte ou position longue ?
Evolution des cours
Conséquences sur le résultat
Position courte
(Dettes > Créances)
Hausse des cours
perte
Baisse des cours
gain
Position longue
(Dettes < Créances)
Hausse des cours
gain
Baisse des cours
perte
Soit un exportateur allemand et un importateur japonais. Ils co contractent un contrat de 700 K.EUR sur la base de 100 JPY= 0,85 EUR, livrable et payable à échéance de 3 mois. La contre-valeur au jour de la signature est de 7 x 0,85 = 5,95.
Si 100 JPY = 0,82 EUR à 3 mois alors, sans CAPP, l’exportateur récupère : 7 x 0,82 = 5,74 ; soit une perte de 0,21
Si il y a CAPP alors le prix de la facture et payé est : 700 x (0,85/0,82) = 725, 61 (dépréciation répercutée sur le prix, c’est l’exportateur qui bénéficie finalement de la dépréciation)
Si 100 JPY = 0,87 EUR à 3 mois, alors : 700 x (0,85/0,87) = 683,91 alors c’est l’importateur qui bénéficie de l’appréciation !
À calquer.
À 80% la sortie se fera en tendance “baissière”.
Le résultat de la révolution des 3D :
Désintermédiation : promotion de méthodes de financement direct reposant sur l’émission et l’échange de titres négociables entre des agents à besoin de financement et des agents à capacité de financement, aux dépens des intermédiaires financiers.
Déréglementation : entrée dans un environnement financier flexible non soumis à un grand nombre de contraintes destinées à stabiliser le système de financement, mais qui contribueraient à en limiter l’efficacité?
Décloisonnement : abrogation de la segmentation des marchés, la possibilité d’opérer dans une gamme d’activités et sur un nombre de marché, beaucoup plus étendu.
PARTIE 2 : LES MARCHÉS FINANCIERS ET LEURS INSTRUMENTS.
Les marchés de spécialistes reposent sur les mécanismes de prix (finance directe).
Les marchés de clientèle à la OKUN : marchés où les prix résultent du comportement de marge des offreurs (finance indirecte).
Les marchés peuvent être primaires (marché du neuf) au comptant (spot) à dénouement immédiat (obligation, actions).
Les marchés réglementés sont hautement sécurisés : prix publics et liquidité importante. Les échanges y sont assurés par une chambre de compensation (clearing house).
La finance de marché est celle des investisseurs (supply side), offre de capacités de financement sur le marché primaire, et correspond au couple “rentabilité-risque”
LE MARCHÉ AU COMPTANT
Marché sur lequel les ordres d’achat et de vente donnent lieu à un échange immédiat des titres contre le numéraire” Gourlaouen 1988
Le marché des actions est un marché des valeurs à revenu variable.
Le marché primaire des actions permet le financement des besoins à long terme des entreprises par capitaux propres.
Le marché secondaire permet la valorisation et offre une liquidité des titres émis.
Les droits attachés aux actions sont (Furubotn et Pejovich (1972)) :
- USUS : Usage de l’entreprise, la gestion
- ABUSUS : Disposition de l’entreprise, la création et l’annulation de titres
- FRUCTUS
LES ACTIONS ET LEURS DROITS ATTACHÉS.
actions ordinaires
actions démembrées (actions dont les droits attachés ont été modifiés)
De la création de valeur en finance : la somme actualisée d’une valeur future
Si PER est élevé alors cela signifie que le titre est attractif pour le marché. C’est pourquoi, il est possible de faire appel aux documents comptables pour estimer les revenus futurs.
PERFORMANCE ÉCONOMIQUE ET PERFORMANCE FINANCIÈRE.
RNC : Résultat net comptable.
D : dividendes par action
CP : montant des capitaux propres (capital social + réserves)
P = cotation de l’action sur les marchés financiers
À LA RECHERCHE DE “JUSTE VALEUR” (FAIR OR TRUE VALUE) : VERS UNE HARMONISATION OU BIEN UNE NORMALISATION COMPTABLE?
Vers une acculturation comptable?
Fried (2005, 3) :
“La définition d’un langage comptable n’est pas du seul ressort des spécialistes de la comptabilité. Comme toute langue, le langage comptable n’est pas neutre, il véhicule une véritable conception du monde économique, en reflétant, renforçant ou contrecarrant sa dynamique. Ainsi, le changement des normes comptables apparaît comme l’aboutissement d’un mouvement, entamé il y a plus d’un quart de siècle, de convergence pour ,ne pas dire d’alignement des normes comptables nationales vers le modèle anglo-saxon”.
En France, l’ensemble des entreprises doit se référer à un règlement financier tandis qu’en Angleterre → coutumier, la réglementation n’est pas pareil.
LES ÉTATS FINANCIERS SELON LES APPROCHES CULTURELLES.
La culture au niveau des pays anglo-saxons est libérale, c’est la personne qui compte et non pas les collectifs. Le plus riche est le plus fort à tous les droits. La comptabilité se fait en toute indépendance, on n'est pas obligé de présenter tous les détails.
Ce n’est pas le cas dans la comptabilité continentale.
Dans la culture asiatique, africaine et latine, on a une réglementation et un droit écrit.
Plus l’information doit être court termiste et plus la production sera coûteuse.
Les anglo-saxons vont regarder le compte de résultat, les continentaux vont regarder le bilan.
Compte du résultat → modèle économique
Bilan → structure financière
LIRE LES TYPES D’ENTREPRISES À PARTIR DU PLAN COMPTABLE GÉNÉRAL (Hoarau, 1992)
Une représentation économique fonctionnelle de l’entreprise liée à la notion d’entité, concernant toutes les parties prenantes;
Une représentation juridique fondée sur la théorie de la propriété (principe de patrimonialité), concernant les propriétaires de l’entreprise et l’administration fiscale;
Une représentation financière relative aux comptes consolidés de groupes cotés, concernant les investisseurs financiers.
DÉFINIR LA VALEUR.
coût historique → Current entry values.
valeur in use → valeur d'entrée + sortie + économique.
La juste valeur est définie par le montant pour lequel un actif peut être échangé ou un passif émis entre deux parties volontaires et bien informées, dans le cadre d’une transmission RHEAUHUEIQJAOIQ
STATEMENTS OF FINANCIAL ACCOUNTING CONCEPTS → SFAC (depuis 1973)
LES RÉTICENCES DES ACTEURS DE LA COMPTABILITÉ CONTINENTALE/ JUSTE VALEUR.
- Les marchés financiers sont supposés se comporter comme des « marchés efficients » (théorie financière). Mais, en réalité, ils ne le sont pas !
- La production de l'image fidèle résulte, en réalité, de modes de valorisation parfois très différents mêlant logique de valeur de liquidation et valeur d'utilité pour l'entreprise (hypothèse de continuité).
- Les Autorités françaises insistent sur la pertinence du principe de prudence, et sur celui de non concurrence entre la mesure du risque par le marché (enregistrement de la perte de valeur selon le degré de risque), et celle issues des méthodes administrées du risque.
- Il existe en France un droit d'accès aux données comptables (L.434-6 du Code du Travail) qui limite cette opportunité.
- Elle accentue la tendance « court termiste » selon laquelle les actionnaires arbitrent leur décision aux réactions instantanées du marché.
LES PARTISANS DE LA JUSTE VALEUR, PROMOTEUR DE LA COMPTABILITÉ ANGLO-SAXONNE.
Elle impose la production d'une information qui intègre les tendances de marché.
Elle évite les pratiques opportunistes de gestion du résultat (cherry picking), car la valorisation est équivalente pour un même instrument financier quelle que soit sa période d'acquisition.
Elle réconcilie résultat économique et résultat comptable.
Elle valorise la neutralité de l'information produite (données exogènes), et facilite son accès.
PROCESSUS INSTITUTIONNEL (COLASSE) OU PROCESSUS POLITIQUE (HOARAU) D’HARMONISATION COMPTABLE?
En 1973, la création de L’international accounting standards committee (IASC)
En 1990, ce mouvement se renforce avec l’IAC.
En 2005, la mise en app des normes IAS IFRS
L’IAS, c’est le Droit, l’IFRS c’est l’app du Droit et la normalisation de l’info financière.
Les modèles de comptabilité dans le Monde d’après Colasse 2012.
