La collaboration entre la France et l'Allemagne nazie prit plusieurs formes, allant des collaborations politiques, économiques, à la collaboration militaire. Le gouvernement de Vichy, dirigé par le Maréchal Pétain, est le principal symbole de cette coopération. Politiquement, la France de Vichy adopta une législation antisémite similaire à celle de l'Allemagne nazie. Du point de vue économique, les industriels français collaborèrent en fournissant des matériaux et des produits manufacturés (ex : Renault). Sur le plan militaire, le régime de Vichy créa la Milice française, une force policière paramilitaire pour aider la Gestapo dans la traque des Juifs. Il y a la création du service de travail obligatoire : les jeunes Français étaient tenus d'aller travailler en Allemagne.
Définitions
Définition
Les différentes formes de collaboration de la France avec l'Allemagne nazie
Qui rejoint la résistance au cours de la guerre?
La Résistance française était composée d'une diversité d'individus et de groupes issus de différentes origines et motivations. Des militaires souhaitaient continuer la lutte après l'armistice. Les communistes se sont engagés massivement après la rupture du pacte germano-soviétique en 1941. Les gaullistes, fidèles à l'appel de Londres lancé par Charles de Gaulle, et divers civils opposés à l'idéologie nazie ont rejoint les rangs. À ces groupes, s'ajoutaient les étrangers, les étudiants, et les fonctionnaires désireux de restaurer l'honneur français. Suite à l'institution du service de travail obligatoire, de nombreux jeunes ne voulant pas partir en Allemagne ont rejoint la résistance.
Rôle du Conseil national de la Résistance
Le Conseil national de la Résistance (CNR) joue un rôle crucial dans l'unification des différents mouvements de résistance. Sous l'impulsion de Jean Moulin, délégué de De Gaulle, le CNR centralise les efforts des résistants. Il prépare également un programme politique et social pour la France d'après-guerre, impliquant des réformes économiques et sociales majeures. Ce programme inclut la nationalisation de plusieurs secteurs industriels et la création de la sécurité sociale. Elle a pour but de mener une guerre libératrice. Des réseaux de résistance se mettent en place : ils collectent du renseignement qu'ils transmettent aux Alliés ou à la France libre, font de la propagande, fabriquent de faux papiers, puis peu à peu passent au sabotage.
Création des chambres à gaz et autres procédés d'extermination
Les chambres à gaz représentent l'une des inventions les plus sinistres du régime nazi pour l'extermination systématique des Juifs. Ces installations étaient principalement situées dans des camps d'extermination en Pologne occupée comme Auschwitz, Sobibór et Treblinka. En parallèle, d'autres procédés meurtriers étaient employés, tels que les fusillades de masse ou les gazages par camions hermétiques. Ces méthodes participaient à la mise en œuvre de la 'solution finale', visant l'anéantissement des communautés juives européennes. Il y a 3 millions de victimes tuées dans les 6 centres de mise à mort, en tout entre 5 et 6 millions de victimes juives et 220 000 Tziganes.
