- Humanisme _> période d'effervescence intellectuelle _> proposent renouvellement des idées
- Réflexion sur l'éducation y joue un rôle central _> comme le montre le texte d'Érasme
- Érasme _> un des + célèbres humanistes ; penseur hollandais (1469 - 1566) ; a beaucoup voyagé à travers l'Europe et a composé beaucoup d'ouvrages d'une très grande érudition (connaissances très vastes) ; était un modèle pour Rabelais
- Dans ce texte, La Folie, personnifiée, va condamner une nouvelle catégorie de fous : les faux savants/ grammairiens
- En quoi le rire nourrit-il la réflexion sur les savoirs et leur transmission ?
I. Des individus violents et misérables (l.1-12)
II. La critique de l'imposture (l.13-17)
III. De ridicules rivalités (l.18-22)
Dans cette 1ère partie, la Folie va révéler les conditions d'enseignement catastrophiques en ridiculisant les grammairiens
- (l.1) _> souligne le décalage entre ce qu'ils sont étudiés se qu'ils pensent être _> évocation de "l'apparence de la sagesse" le montre
- Métaphore du rameau d'or (l.2) _> témoigne de leur orgueil et le ridiculise + souligne goût pour les humanistes
- "la plus calamiteuse, la plus affligée, la plus haïe des dieux" : Ton de la Folie très virulent : rythme ternaire + hyperboles (superlatif) _> montre l'ampleur de la haine ressentie envers eux
- Métaphore des écoles, les associant à des lieux de souffrance et de torture _> rythme ternaire et gradation _> dépeint un tableau cauchemardesque
- Champ lexical saleté _> "puanteur" ; "infection" ; "s'asphyxient"
- Idée de pénibilité _> bruit, chahut _> "assourdis de cris"
- Lignes correspondent à la dure réalité de leur existence misérable néanmoins il sont fous ("grâce à ma faveur"), donc ils n'ont pas conscience du réel _> ils croient être "les premiers des mortels" _> vanité tournée en ridicule : manque de discernement
- Autosatisfaction liée à la crainte qu'ils communiquent aux élèves _> champ lexical de la peur : "terrorisent" "visage et voix menaçante"
- Angoisse règne/ mauvaises conditions d'enseignement _> violence physique + morale sur les élèves _> "voix menaçante" "coups de férules et fouets" _> dénonciation des châtiments corporels, atteinte à la dignité humaine _> va à l'encontre des principes humanistes (éducation dans le respect de l'individu)
- Fin du paragraphe : réseau d'antithèses _> "saleté"/"pure élégance" ; "puanteur"/"embaume la marjolaine" ; "esclavage"/"royauté"
Portait très critique des grammairiens envers leurs élèves : Ils sont ridiculisés : leur vanité et orgueil les rendent ridicules _> nous savons ce qu'ils sont en réalité ; et font preuve d'une violence extrême envers leurs élèves. Cela amène à la réflexion et à la conclusion que ce sont de mauvais précepteurs _> ils vont à l'encontre de tous les principes humanistes en terme d'éducation qui se fait dans le respect de l'individu (donc pas de violence) et dans de bonnes valeurs morales (pas de vanité ou orgueil) _> réflexion sur l'éducation humaniste : elle est meilleure que celle des grammairiens
Dans cette 2ème partie, la Folie va cibler la façon dont les grammairiens considèrent leurs connaissances
- Celles-ci procurent une grande satisfaction _> "Mais la haute opinion qu'ils ont de leur savoir les rendent bien plus heureux" _> orgueil encore ridiculisé
- Selon la Folie, les gram. sont inutiles, n'accomplissent pas correctement leur travail _> "inculquer aux enfants de pures extravagances"
- Folie emploie des tournures exclamatives _> "Bon dieux ! Quel Palémon ! Quel Donat !" _> référence à l'Antiquité (renvoi à l'humanisme) _> tellement orgueilleux qu'ils se croient supérieurs à de grandes figures du passé _> vanité sans limite, les rend ridicules
Folie lucide quant à leur réelles capacités _> ils n'enseignent pas bien aux enfants : "pures extravagances" ; elle se montre impitoyable avec leurs productions écrites _> adjectifs et superlatifs péjoratifs : "leurs petits vers, les plus froids et les plus insipides" _> aucune valeur, émotion, utilité
- Orgueil des gram. atteint son paroxysme _> se prennent pour les nouveaux Virgiles (nouvelle référence à l'Antiquité : renvoi à l'humanisme) très ridiculisé encore
2ème partie montre encore que ce sont de mauvais précepteurs, ils sont encore ridiculisé par leur orgueil et vanité sans limite : tout au long du texte nous avons conscience de la réalité (ils ne sont pas de bons précepteurs) contrairement à eux : cela les rend ridicules tout ce qu'ils sont ou ce qu'ils font va à l'encontre des valeurs humanistes, qui prône des valeurs morales et intellectuelles ainsi qu'une attente de connaissances maîtrisées, ce qu'il n'ont pas
La 3ème partie est consacrée aux relations qu'ont les gram. entre eux
- Fortement ridiculisés ici encore, toujours registre satirique pour mieux les dénoncer
- Les gram. ne cessent pas de se faire des compliments/ de se valoriser _> pas pour autant que c'est une chose positive _> compliments non sincères, dans le but d'en recevoir en retour _> preuve d'égocentrisme et d'orgueil
- Orgueil ridiculisé par l'emploi d'une animalisation _> âne, qui renvoie à la stupidité, la bêtise (alors ce ce sont des savants ) _> manière de les ridiculiser, de les discréditer
- Reprise anaphorique (l.21-22) _> énumération avec un effet d'accumulation _> montre disproportion des réactions outrées des autres à une simple faute _> absence de tolérance, de solidarité _> contraire aux principes humanistes : comportement immature et puérile
- Nouvelle référence à l'Antiquité : "par Hercule" (renvoi à l'humanisme)
3ème partie montre encore que les grammairiens ne peuvent pas être de bons enseignants : ils sont ridiculisés toujours par leur orgueil avec une animalisation mais ici aussi par le comportement puérile dont ils font preuve. Cela nous amène encore à la même réflexion sur l'éducation humaniste qui elle, est contraire à celle des gram. _> valeurs morales (pas de comportement puérile, et solidarité + tolérance)