Cette hormone agit sur les reins. Elle se fixe sur des récepteurs spéciaux et permet aux reins de fabriquer des canaux (appelés aquaporines). Ces canaux aident l'eau à passer du tube collecteur du rein vers le sang. Cela permet de réduire la quantité d'urine et de la rendre plus concentrée.
Action de l'AVP dans le canal collecteur
Le diabète insipide est un problème où le corps ne peut pas retenir l'eau. Il existe deux types principaux :
- le diabète insipide central, où le cerveau ne produit pas assez de vasopressine, et
- le diabète insipide néphrogénique, où les reins ne réagissent pas à la vasopressine, même si elle est présente.
Les signes de personnes atteintes de diabète insipide ont un syndrome polyurodipsique intense. Elles urinent de très grandes quantités d'eau, jour et nuit (polyurie), et ont une soif extrême (polydipsie) pour compenser cette perte.
Il est important de faire la différence entre le diabète insipide et la potomanie. La potomanie est une soif excessive où la personne boit beaucoup sans raison médicale, souvent liée à des problèmes psychologiques. Contrairement au diabète insipide, il n'y a pas de problème avec la vasopressine.
Pour aider au diagnostic, on recherche des indices. Une hypernatrémie (trop de sel dans le sang) suggère un diabète insipide, tandis qu'une hyponatrémie (pas assez de sel dans le sang) peut indiquer une potomanie. L'IRM du cerveau peut aussi montrer des anomalies en cas de diabète insipide central.
Le test le plus important est le test de restriction hydrique. Il se fait à l'hôpital : on réduit la quantité d'eau que la personne boit pendant 8 heures. On mesure ensuite la quantité d'urine et le sel dans le sang et les urines.
