Les cultures politiques en pratiques
• Aborder le politique par le biais du culturel.
• La politique : L’organisation des pouvoirs, de ceux qui l’exercent comme de ceux qui y aspirent comme des rapports entre les pouvoirs et les sociétés. • Le culturel accorde toute son importance aux représentations, matérielles mais aussi symboliques porteuses de normes, de valeurs qui parcourent des familles idéologiques et définissent des traditions politiques.
Cette approche repose sur l’idée :
Ou• d’une lecture commune du passé (distinction de grandes périodes du passé ou de périodes de déclin
• d’une vision partagée de l’organisation politique de l‘état, avec des données philosophiques ou doctrinale partagées
• d’une conception partagée du futur (société idéale ou fin des temps)
Les enjeux ?
• Envisager ces cultures politiques en historienne : filiations, constructions de traditions, événement et périodes, manières de se projeter dans l’avenir • Insister sur les formes dans lesquelles ces cultures politiques s’incarnent, et avec quels acteurs : associations…
• Prendre en compte la dimension symbolique : L’emblématique : Logique d’exhibition, le monumental : la logique d’inscription dans l’espace public → exemple = le Panthéon et le rituel → manifestations, les funérailles…
COURS 1 : Libéralismes, parlementarismes et monarchies (1870-1920)
I – L’ancrage des cultures politiques libérales
A) Une philosophie politique
Depuis le 19e siècle, la culture politique dominante en Europe Occidentale est marquée par le libéralisme. Ce courant se manifeste à la fois dans l'économie, avec le principe du laisser-faire, et dans la politique, en plaçant la liberté individuelle au centre des préoccupations. Le terme "libéralisme" place la liberté individuelle au cœur de tout, considérant cette liberté comme primordiale par rapport à l'intérêt de l'État. Avec l'émergence de la bourgeoisie à la seconde moitié du 19e siècle, cette philosophie politique se structure autour de la théorie des droits naturels, qui inclut les droits de propriété, de sûreté et de tolérance religieuse. De plus, le libéralisme repose sur l'idée du contrat social : accord entre individus qui sont d’accord pour déléguer une partie de leur liberté à une puissance publique. Des philosophes comme Hobbes au 16e-17e siècle, ainsi que Locke, Montesquieu, Constant et Tocqueville, tous figures importantes de l'époque, ont contribué à cette pensée. Cette philosophie s'est développée de manière continue du 16e au 19e siècle.
Les libéraux veulent à tout limiter le pouvoir absolu et de promouvoir une séparation des pouvoirs. Les libéraux accordent une grande importance aux lois, car elles assurent la liberté des citoyens. Ils sont particulièrement attachés aux institutions représentatives et au principe du consentement à l'impôt. Ils militent pour des régimes parlementaires et constitutionnels, où les pouvoirs se contrôlent mutuellement (bicamérisme).
B) Le modèle britannique
Le régime libéral britannique protège et garantit les principales libertés, comme le montre la Bill of Rights de 1689. Le droit de propriété est assuré par la législation. L'Habeas Corpus protège la sûreté des personnes en garantissant qu'on ne peut pas être emprisonné sans motif valable. Parmi les libertés protégées, on trouve la liberté de parole et d'expression, qui se manifeste notamment dans la liberté de la presse. Par exemple, Victor Hugo a toujours soutenu cette liberté. L'homme politique irlandais Burk a même parlé de la presse comme du "quatrième pouvoir". La tolérance religieuse est également incluse dans ces libertés. Cependant, deux églises prédominent (les presbytériennes et les anglicanes), et les droits des minorités religieuses ne sont pas entièrement garantis. En Irlande, où la majorité est catholique, la situation est compliquée, avec des exclusions comme le droit de vote.
II – Essor d’une culture parlementaire en Europe Occidentale
A) La Grande-Bretagne, berceau du parlementarisme comme pratique politique
La monarchie britannique est une institution ancienne, ayant dû accorder des droits très tôt. Dès le 14e siècle, le roi a reconnu des droits aux parlements, et le système bicaméral s’est mis en place avec deux chambres : la Chambre des Lords et la Chambre des Communes.
La Chambre des Lords, aussi appelée la chambre des pairs, est présidée par le Lord Chancelier. Elle est composée de grands seigneurs nommés par le souverain, représentant l’aristocratie foncière (qui possède des biens) et l’église anglicane ; ils siègent toute leur vie. En revanche, la Chambre des Communes, qui représente la nation, est dirigée par un speaker. Cette chambre a un droit exclusif en matière financière, ratifie les traités et contrôle les actions du gouvernement.
Selon François Charles Mougel, le modèle de Westminster représente une forme spécifique de régime : une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Ce modèle britannique est marqué par la force des élites, un groupe relativement homogène socialement qui exerce le pouvoir. En 1890, il est démontré que ce système élitaire a un pouvoir bénéficiaire, connu sous le nom de "the rules of the betters", et est considéré comme un héritage national. Les élites partagent une culture de commandement. → Les élitistes ont conscience d’incarner l’aristocratie : « nés pour gouverner » → establishment en anglais.
B) Le poids du bipartisme
Les députés de la Chambre des Communes et les Lords se divisent en partis politiques, avec deux formations dominantes : les Tories (ou les Conservateurs) et les Whigs (ou les Libéraux). Les Tories, ou Conservateurs, ont été constitués en 1834 à partir des associations héritières des anciens Tories, auxquelles se sont joints les unionistes, c’est-à dire ceux qui souhaitaient maintenir l'union avec la Grande-Bretagne.
Le Parti conservateur, fondé en 1834 à travers des associations, est soutenu par l'aristocratie. À l’époque où les Conservateurs sont au pouvoir, comme sous Salisbury, le rôle politique des Lords commence à diminuer. Avant la Première Guerre mondiale, l'aristocratie perd une grande partie de son pouvoir politique. Benjamin Disraeli, une figure importante des Conservateurs, mène une politique impériale.
Les Whigs, qui apparaissent à la fin du 17e siècle, prônent le libre-échange, l’importance de la paix entre les peuples et respectent la monarchie tout en condamnant le pouvoir aristocratique ; peuvent également compter sur d’autres églises (pas l’église anglicane) À la fin du 19e siècle, le parti évolue. Les Whigs préféraient à l’époque que le gouvernement soit dirigé par les élites. Ils sont également réticents à l'idée d'une démocratie étendue, la réservant plutôt aux personnes instruites et riches. William Gladstone, une figure clé des Whigs, a été plusieurs fois au gouvernement et à la tête de son parti. Il a développé l'enseignement primaire, reconnu les syndicats, introduit le secret du vote et mis en place des réformes électorales importantes.
- Walter Bagehot, théoricien de The English Constitution (1867)
Le troisième parti majeur est le Parti travailliste. À ses débuts, en 1906, il se constitue d’abord en commission parlementaire et est fortement lié au mouvement syndical. Les militants travaillistes sont généralement membres d'organisations syndicalistes mais ne sont pas affiliés à des partis politiques. Aux élections de 1910, le parti obtient 7 % des voix. 1911 : le Chef Ramses McDonald dirige le groupe. Ce n’est qu’à partir de 1914 qu'il devient véritablement un parti politique avec 1,5 millions de membres. Près de 80 % de ses membres proviennent du milieu syndical. Le Parti travailliste utilise beaucoup les manifestations, qui occupent une place importante au 20e siècle.
C) L’age de d’or de la culture parlementaire en Europe et ses limites
Les pratiques parlementaires britanniques ont servi de modèle pour d’autres systèmes, créant ainsi une forme de matrice parlementaire britannique. Les assemblées adoptent des structures similaires, avec des bureaux, des présidents, et des commissions. Elles établissent un ordre du jour pour les débats, et le droit de parole est organisé par les présidents du parlement.
Les commissions sont responsables de la gestion des finances, des affaires étrangères, des lois, ainsi que de l’audition des ministres et fonctionnaires, ce qui souligne l’importance du travail parlementaire. Les représentants parlementaires reçoivent des indemnités pour leur travail.
Il existe également un cérémonial parlementaire, qui inclut des discours politiques, comme le discours du Trône au Royaume-Uni, prononcé par le chef du gouvernement. La civilité
parlementaire et la rhétorique des discours font partie intégrante de la culture parlementaire.
La mise en place des pratiques démocratiques a été progressive. Un régime démocratique implique que l'ensemble du peuple soit représenté. En Grande-Bretagne, le scrutin secret a été instauré en 1872, suivi par la Belgique en 1877, l'Allemagne en 1903, et la France en 1913. L'indemnité parlementaire a été introduite en France en 1848 et en Italie en 1912.
Avant 1914, le suffrage universel était essentiellement masculin sauf le Danemark et la Norvège. La progression vers une démocratie parlementaire en Grande-Bretagne a été longue. Tout au long du 19e siècle, la réduction du cens a élargi le nombre d'électeurs, facilitant ainsi l’évolution graduelle d'une monarchie parlementaire à une démocratie parlementaire. La Grande-Bretagne a joué un rôle pionnier, aux côtés des pays d'Europe du Nord, dans ce processus. L'émancipation des femmes a été fortement liée à leur droit de vote. La première pétition en faveur du suffrage féminin a été lancée en 1866 au parlement britannique.
Les suffragettes, un mouvement féministe important, ont joué un rôle crucial dans cette lutte. En 1897, la National Union of Women's Suffrage Societies a été fondée. Mary Richardson a été arrêtée après avoir attaqué un tableau au musée, et il y a eu une procession de suffragettes lors de la Women’s Coronation Procession. Emily Davison a été heurtée par un cheval lors du Derby d’Epsom en 1913, symbolisant les actions militantes des suffragettes.
En France, la situation était compliquée : le Sénat redoutait que le vote des femmes favorise les partis conservateurs → Inquiétude
III – 1870-1914, une Europe dominée par la monarchie
A) Le cas britannique
En Grande-Bretagne, la fonction royale bénéficie d’un grand prestige. La personne du roi est considérée comme sacrée. Le monarque, en tant que chef de l'Église anglicane, exerce plusieurs pouvoirs importants, tels que nommer des personnes à des postes, possède le droit de grâce, dissoudre la Chambre des Communes, et créer des pairs. La monarchie vit de la liste civile, voté chaque année par le Parlement. Cependant, ses pouvoirs sont souvent limités à des prérogatives. Disraeli participe à la popularisation de la couronne.
À la fin du 19e siècle, la monarchie britannique est extrêmement populaire, bien que le pouvoir réel soit exercé par le Premier ministre. Le rôle de la Reine Victoria est principalement symbolique et religieux, contribuant à l'exaltation de la grandeur British. Ex : Le jubilé d’or de la reine Victoria (1887)
B) Le cas allemand
Empire Allemand : le 2ème Reich (1871-1918)
Le Kaizerreich a été proclamé en 1871 à Versailles, avec Otto Bismarck, qui était à la fois ministre et chancelier → régime impérial. Il y avait bien un suffrage universel masculin et deux chambres mais → le système était en réalité fédéral et éloigné des pratiques autoritaires, conserve quelques éléments du régime absolu.
L'Empire s'est aligné sur les pratiques politiques de la Prusse → mettant en avant l'importance des élites foncières et un loyalisme dynastique fort. De plus, la langue allemande est imposée dans les régions non germanophones.
C) L’ancrage de la monarchie parlementaire en Italie
Risorgimento : L'unité italienne
Italie → monarchie parlementaire → puissant facteur d’intégration et facteur exclusif de l’unité
L'unité italienne s'est réalisée progressivement, commençant en 1848 avec 7 États ; 1871 : Rome devient la capitale de l’Italie. Le pouvoir monarchique dispose d’un système avec des chambre des députés et d'un sénat → cependant, le suffrage reste censitaire. La monarchie repose sur une base sociale très étroite, avec des bourgeois qui se méfient des classes populaires. Le roi possède un grand prestige et joue le rôle de médiateur. La Maison de Savoie cherche à affirmer sa légitimité en se présentant comme l’italianité (roi de tous les Italiens) Exemple : Victor Emmanuel II.
Conclusion
Un « modèle » britannique sui se répand à la fin du XIXe en Europe, soit un régime parlementaire lié au bipartisme.
• Large octroi des libertés publiques
• Sans que soient remis en cause les principes du libéralisme, une montée en puissance de la volonté de réforme
sociale.
• Une démocratisation à petits pas, notamment en matière de suffrage universel. • Une Europe dominée par les monarchies pour lesquelles la Grande-Bretagne fait figure là aussi d’exemple.
Culture républicaine et démocratique (France)
La république, qui signifie "chose publique", renvoie à un modèle de gouvernement fondé sur des principes républicains, incarnés à travers des structures sociales, morales et politiques. Il s'agit également d'un système de pouvoir et de gouvernement dans un État, généralement régis par le vote. Dans l'histoire, ce système était rare à l'époque où les monarchies dominaient.
La Troisième République française, qui a duré 70 ans (de 1870 à 1940), illustre un exemple de ce modèle républicain. Ce type de gouvernement était extrêmement rare à l'époque, et à part en France, on le retrouve en Suisse, ainsi qu'au Portugal, où il s'est inspiré de la Troisième République, et brièvement en Espagne.
En France, à partir de 1870, une véritable culture républicaine se développe durant la Troisième République. Ce processus, marqué par des acteurs, des événements et des symboles, est pratiquement achevé avant la Première Guerre mondiale. Cependant, ce modèle républicain suscite des appropriations diverses, parfois même sources de conflits.
I/ LES PREMIÈRES ANNÉES GLORIEUSES ET CONTRARIÉES DE LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE
A/ 4 SEPTEMBRE 1870 : LA RÉPUBLIQUE EST PROCLAMÉE
La proclamation de la République est marquée par la guerre. Le 2 septembre, Napoléon III, alors à la tête du Second Empire, subit une défaite qui entraîne la chute de ce régime. La proclamation de la République se fait sur la place de l'Hôtel de Ville à Paris, où des citoyens envahissent le Palais Bourbon, incitant plusieurs députés à se joindre à eux, comme lors des événements de 1848.
Cette scène symbolique est capturée par Paul Louis Delance, dont l'œuvre met en avant le mythe républicain du peuple français, soulignant l'importance de l'iconographie dans la construction de cette image collective.
Un "gouvernement de défense nationale" se forme, composé de députés républicains comme Léon Gambetta, qui s'associent à d'autres opposants à Napoléon III → conseil confié au gouverneur militaire. C'est également à ce moment qu'émerge la "république des Jules" (référence à des figures comme Jules Ferry et Jules Favre).
Pendant ce temps, les Prussiens sont aux portes de Paris. Le 5 septembre, Victor Hugo, qui était en exil à Bruxelles depuis vingt ans, rentre en France, espérant la chute de l'Empire et le retour de la liberté pour laquelle il attendait pour revenir.
B/ LA CONTINUATION DE LA GUERRE ET L’ÉPISODE DE LA COMMUNE
Pendant les fêtes de 1870-1871, la situation militaire et politique en France est particulièrement complexe. Les armées prussiennes, puis allemandes, assiègent Paris entre septembre 1870 et janvier 1871. Bismarck, le chancelier allemand, exige des élections rapides. Celles-ci, tenues sous la pression des Allemands, amènent une majorité monarchiste au pouvoir → prônait une paix immédiate, alors que Paris avait voté massivement républicain.
Après la capitulation de Paris, les conditions de paix sont imposées par le Second Reich et acceptées par le gouvernement français. Parmi ces conditions, la France perd l'Alsace et une partie de la Lorraine, un traumatisme territorial majeur, et se voit contrainte de payer de lourdes indemnités financières.
L’insurrection parisienne démarre peu après. Adolphe Thiers, désigné chef de l’exécutif, est perçu par une partie de la population comme le représentant d'une assemblée monarchiste. Face à lui, les Parisiens s’organisent. Ils forment des associations et des comités pour gérer la vie quotidienne et défendre la capitale. Leurs bataillons se transforment en Garde nationale.
L’insurrection débute le 18 mars 1871, et en seulement dix jours, le 28 mars, la Commune de Paris est officiellement proclamée. Son objectif principal est de donner le pouvoir au peuple, et elle inspire des mouvements similaires dans d’autres villes comme Lyon et Marseille, légèrement précédés par la Commune parisienne.
Partout dans Paris, des clubs et comités de quartier se forment, impliquant hommes et femmes. De nombreux journaux voient le jour, reflétant la vitalité politique de l’époque. Une assemblée communale est créée, composée de différentes commissions. Le programme de la Commune inclut le vote du budget de la ville et la séparation de l’Église et de l’État, avec une volonté claire d’instaurer une république sociale.
La Commune de Paris s’intéresse notamment à la corporation des ouvriers boulangers, cherchant à intervenir dans la vie quotidienne. Elle s’inscrit dans une dynamique de république sociale. Cependant, la Commune ne dure que 70 jours, marquée par des barricades jusqu’à la "Semaine sanglante". Cette répression sévère est menée par le gouvernement de Thiers, qui ne s’appuie pas sur les assemblées mais sur la bourgeoisie et combat les "Rouges" de Paris. Des villes qui voulaient soutenir la capitale sont désarmées par Thiers.
Les barricades, symboles de la résistance, deviennent des lieux de combats, surtout dans l’est, le nord et le sud de Paris.
Léon Gambetta et Georges Clemenceau auraient souhaité éviter cette répression. Les conséquences sont lourdes : environ 30 000 morts, des arrestations massives, et des déportations vers des colonies comme la Nouvelle-Calédonie ou l’Algérie. De nombreux communards partent en exil, en attendant une amnistie, qui sera accordée en 1880. Cette amnistie est cruciale, car elle prépare le terrain pour la consolidation de la République.
C/ LE LONG CHEMIN VERS LA RÉPUBLIQUE
Adolphe Thiers, un orléaniste favorable à une monarchie libérale, finit par soutenir la République, car il la considère comme le régime qui divise le moins la nation. C’est cette conviction qui le pousse à démissionner de la présidence de la République et à jouer un rôle crucial pour mobiliser les républicains, contribuant à leur succès dans les élections à venir.
Les lois constitutionnelles de 1875, adoptées seulement cinq ans après, résultent d’une alliance temporaire entre les républicains et les orléanistes. Ils s’unissent par peur du retour des bonapartistes, qui remportaient plusieurs élections. La République en France étant encore récente, cette alliance sert à renforcer ses bases. Parmi les caractéristiques de la Troisième République, on trouve un système bicaméral.
Le gouvernement est dirigé par le président du Conseil, qui est responsable devant le Parlement et peut être renversé en cas d'absence de majorité. Quant au président de la République, ses pouvoirs sont précisés par l’amendement Wallon : il est élu à la majorité absolue par le Sénat et la Chambre des députés réunis, pour un mandat de sept ans, et est rééligible.
Ce régime repose sur plusieurs piliers, avec une séparation stricte des pouvoirs entre le Sénat et la Chambre des députés, même si le texte constitutionnel reste très libéral. À la suite de ces lois, les républicains connaissent une série de victoires électorales, notamment lors des législatives de 1876. Divers partis républicains émergent, comme les républicains modérés et l'Union républicaine dirigée par Léon Gambetta, ainsi que la Gauche républicaine.
Ce parcours vers la victoire républicaine est marqué par la crise de 1877, provoquée par un conflit entre le président Mac Mahon, qui souhaite restaurer la monarchie, et Jules Simon, républicain et président du Conseil. Cela aboutit à la dissolution de la Chambre des députés et à une campagne électorale intense menée par Gambetta. Il défie Mac Mahon avec son célèbre slogan : "Se soumettre ou se démettre", l’incitant à accepter le verdict des électeurs. De nouvelles élections se tiennent le 25 juin 1877, et les républicains l'emportent de nouveau avec 323 sièges contre 208 pour les conservateurs.
Mac Mahon finit par démissionner en 1879 et est remplacé par Jules Grévy. Les républicains continuent à remporter des élections et, en 1884, une loi constitutionnelle est adoptée, stipulant que la forme républicaine du gouvernement ne peut plus être révisée, et que les membres des familles royales ayant régné sur la France sont désormais inéligibles.
1873 → échec de la restauration monarchique
II/ ACTEURS, PRATIQUES, MOMENTS
A/ ACTEURS
Les "Pères fondateurs de la République" comme Jules Simon, Jules Grévy, Jules Ferry et Léon Gambetta ont été profondément marqués par leur opposition au Second Empire. Ils éprouvent une certaine nostalgie de la République, qu’ils considéraient belle sous le régime impérial (1852-1870), et n’apprécient pas Napoléon III et l’Empire.
Léon Gambetta est souvent appelé "le commis voyageur de la République" car il parcourt sans cesse la France pour rallier de nouvelles couches sociales, notamment les électeurs ruraux. Il s’efforce de convaincre les habitants des campagnes que la République n’est pas une menace. Entré très jeune en politique, il se présente aux élections législatives de 1869 avec un programme républicain qui prône la liberté de la presse, la séparation de l’Église et de l’État, la mise en place d’un impôt, l'abolition des armées permanentes. Il est également défenseur de la nation ; En 1881, lorsqu’il devient président du Conseil, il adopte également une posture de réformateur. En hommage à sa contribution, un monument est inauguré en 1884, deux ans après sa mort, représentant un soldat français transportant le cœur de Gambetta.
Jules Ferry, qui fut président du Conseil à deux reprises (1880-1881 et 1883-1885), est notamment reconnu pour ses politiques scolaires et coloniales. Parmi les rares figures radicales ayant eu une longévité comparable à Ferry, on trouve Émile Combes et Georges Clemenceau. La Troisième République, cependant, connaît une grande instabilité ministérielle, car l’autorité du président du Conseil repose essentiellement sur la majorité parlementaire.
Concernant les présidents de la République, leurs prérogatives sont limitées, bien qu’ils jouissent d’un certain respect. Initialement, les lois constitutionnelles leur conféraient beaucoup de pouvoirs, mais la crise politique a conduit à la "doctrine Grévy", du nom de Jules Grévy, qui a renoncé à utiliser son droit de dissolution. Depuis, le président ne fait que proposer des personnalités au poste de président du Conseil.
Les présidents de la République ne figurent pas sur les timbres.
Les présidents de la République sont à l’image d’une conception austère de l’État issue de la bourgeoisie.
Jules grévy → president de la chambre des deputes en 1876, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN 1879, RÉÉLU EN 1885 JUSQU’À SA DÉMISSION EN 1887 → président qui a forme de prestige mais qui ne gouverne pas
B/ PRATIQUES POLITIQUES
Dans la Troisième République, les Français participent à de nombreuses élections, notamment pour élire les conseillers municipaux, généraux, d'arrondissement et les députés. Cependant, il n’y a pas d’élections pour les fonctionnaires publics, bien que Gambetta ait proposé dans son programme d'élire des magistrats. Même si la méritocratie élective s'étend avec la Troisième République, les républicains ne multiplient pas les élections.
L’isoloir devient un symbole fort de l’ancrage républicain, renforcé par une série de gravures montrant des hommes en train de voter, soulignant l’importance du suffrage.
Sur le plan politique, les républicains sont divisés en plusieurs tendances et groupes. Les républicains de gouvernement, souvent appelés républicains modérés, sont eux-mêmes partagés entre l’Union républicaine de Gambetta et la Gauche républicaine de Jules Ferry. Ces deux groupes dominent la scène politique. Lorsqu'ils forment un gouvernement de "défense républicaine" en 1885, leurs opposants les qualifient d’opportunistes, un terme que ces républicains finiront par s’approprier.
Leur stratégie, portée par Gambetta, consiste à réaliser les réformes du programme républicain de manière progressive, en saisissant chaque opportunité, d’où le terme "opportuniste".
Les républicains radicaux, quant à eux, s'opposent à cette approche progressive et rompent avec les gouvernements en place dès 1876. Parmi les figures des radicaux, on retrouve Georges Clemenceau.
Entre 1880 et 1910, les radicaux républicains, puis les radicaux-socialistes, progressent fortement. Les républicains modérés, autrefois à gauche de l'Assemblée, se retrouvent désormais à droite.
Les républicains modérés se transforment en un parti, l'Alliance républicaine démocratique, entre 1901 et 1940, dirigé par Raymond Poincaré, représentant l’aile gauche cherchant à s’allier aux radicaux-socialistes. D’autres républicains, plus hostiles à cette approche, forment la Fédération républicaine en 1903, active jusqu’en 1940.
Lors de la Première Guerre mondiale, une union sacrée est déclarée pour rassembler les Français, permettant → deux socialistes rejoignent le gouvernement.
Les banquets, une tradition datant de la Révolution française et de la Deuxième République, se multiplient sous la Troisième République. D'abord utilisés pour soutenir les républicains face aux monarchistes, ils deviennent des glorifications de la République. Par exemple, lors de l’Exposition universelle, un banquet rassemble 20 000 maires avec des députés, préfets, et journalistes, dirigé par Émile Loubet, symbolisant l'ancrage de la République. La presse observe avec fascination ces banquets, tout en les critiquant parfois. Ils jouent un rôle important dans la vie sociale, réunissant instituteurs, associations, et syndicats.
Outre les banquets, la République se manifeste à travers la presse, les cabarets, et les sociétés, qui reflètent la vie sociale.
C/ DES MOMENTS
La Troisième République se caractérise par des moments marquants, notamment une politique d’« Ordre moral » entre 1873 et 1879, qui est peu favorable au républicanisme.
Les lois libérales
De 1881 à 1884, on entre dans une période de lois libérales, correspondant à l’ère des opportunistes. Ces lois ont pour but d’éclairer l’opinion publique et de promouvoir le suffrage. Par exemple, la loi de 1881 sur le droit de réunion et celle de la même année sur la liberté de la presse abolissent toutes les restrictions antérieures. Cependant, les républicains restent méfiants envers les pouvoirs intermédiaires, ce qui a retardé la reconnaissance des syndicats, ainsi que le droit d’association, établi en 1901.
Les lois Ferry
Les lois Ferry de 1881-1882 rendent l'école primaire gratuite, obligatoire et laïque. L’école devient ainsi un des lieux où la République s’enracine, tout comme l’armée. L’enseignement secondaire, quant à lui, demeure payant, avec la création d’écoles pour les jeunes filles et très peu de bourses. Moins de 2 % des garçons réussissent à obtenir le baccalauréat, et la bourgeoisie se compose d’une petite classe de lycées.
D’une part, l’école est perçue comme un instrument de progression pour le pays, mais d’autre part, elle ne remet pas en cause les hiérarchies sociales existantes.
La crise boulangiste
La crise boulangiste (1886-1889) constitue un moment clé, marqué par la grande popularité du général Boulanger. Face à cette menace, les forces républicaines s’unissent pour protéger la Troisième République.
Les scandales financiers
Bien qu’ils soient peu nombreux, les scandales financiers, comme celui de Panama entre 1891 et 1893, remettent en cause le personnel républicain. Pour les détracteurs, ces scandales contribuent à fragiliser le modèle républicain vertueux et alimentent un fort anti parlementarisme à l’extrême gauche comme à l’extrême droite.
Les attentats anarchistes
Entre 1892 et 1894, plusieurs attentats anarchistes, dont celui d’Auguste Vaillant qui a placé une bombe à l’Assemblée, entraînent des lois d’exception contre les groupes anarchistes.
L’Affaire Dreyfus
L’Affaire Dreyfus met en lumière l’antisémitisme et divise la population entre dreyfusards et anti-dreyfusards. Les dreyfusards incluent la gauche républicaine et socialiste, tandis que les anti-dreyfusards se composent de la droite nationaliste, conservatrice et catholique.
Le gouvernement Waldeck-Rousseau
Les différentes crises entraînent des réactions de défense au sein du gouvernement, illustrant ainsi les défis de la Troisième République.
III/ PRINCIPES ET SYMBOLES
A/ PRINCIPES, TRADITIONS, VALEURS
1er principe : La Troisième République s'inscrit dans l'héritage des Lumières, incarnant l'esprit de raison, de science et de progrès. Ainsi, la France développe un sentiment de patrie.
2e principe : Elle s'inscrit également dans la tradition.
3e principe : La République est caractérisée par un État centralisé.
4e principe : Il est crucial d'articuler politique et science ; le progrès scientifique doit contribuer à réduire les préjugés religieux. La politique doit être expérimentale, guidée par la raison. Un certain nombre de scientifiques, comme Pasteur, mérite d'être honoré. 5e principe : La cohésion de ces valeurs doit être liée à une croyance partagée dans le progrès social. Le mot "solidarité" prend de l'importance au début du XXe siècle, théorisé par Léon Bourgeois en 1897. Cette solidarité représente une transformation du libéralisme, où l'État doit intervenir dans les politiques sociales, ce qui se traduit par des politiques d'assistance médicale et une prise en charge des risques.
B/ POLITIQUES SYMBOLIQUES
L'architecture républicaine et la symbolique qui l'accompagne sont abstraites. Les fresques, comme celle de la fête du Landit, n'ont pas de lien direct avec la République. Les statues, comme celle inaugurée en 1883 sur la place de la République par les frères Morice, symbolisent la majesté de la République, représentant le bonnet phrygien et illustrant les valeurs de liberté, égalité et fraternité à travers des bas-reliefs évoquant la naissance de la République.
Marianne est également représentée comme une femme, allégorie de la liberté et du peuple. En 1879, la Marseillaise devient l'hymne national ; ce chant, datant de 1792, se distingue par son caractère hybride, à la fois populaire et militaire. En 1880, le 14 juillet est établi comme fête nationale, célébrant à la fois cet événement et la fête de la Fédération.
Le défilé des enfants des bataillons scolaires sur la place de la République, le 14 juillet 1883 à Paris (artiste inconnu), illustre cet engouement.
Conclusion
Le modèle républicain bénéficie d'un grand prestige dans les États multinationaux ; le ralliement des partis socialistes renforce la légitimité de la forme républicaine.
Nationalismes, Patriotismes, Impérialismes
nationalisme → jusqu’en 1848, on parle de mouvement de nationalité, se généralise à la fin du 19e siècle dans sa forme française, anglaise ou allemande (un autre mot autour de volk), Maurice Bares → nationaliste fr, dans le figaro arrache ce terme de nationalisme au vocabulaire de la politique étrangère, dans la diplomatie, elle prend donc une signification nouvelle. → désigne tt système relativement cohérent de pensée, de sentiment ou d’émotions qui sont essentiellement accès sur la défense et l’exaltation de l’idée nationale. ( formule barésienne)
nationalisme → exaltation du patriotisme ou l’exacerbation du sentiment national, une dimension passionnelle voire agressive, la culture politique nationaliste s’oppose à l’universalisme des lumières du 18e siècle fondée sur les droits de l’homme, s’oppose aussi à l’ouverture internationale, s’oppose à l’internationalisme du mouvement ouvrier et socialiste
l’idée que les nations s’opposent entre elles étaient déjà présente au 18e siècle → une idée de conflit qui n’est pas nouvelle mais elle est renouvelée par le darwinisme social ( à partir des an 1800-70, l’idée reprise de la zoologie qui a observé la sélection des espèces naturelles et de cette observation des espèces animale, un certain nombre de penseurs ont appliqué cette idée d’une sélection entre les peuples, et ce sont les nations les plus fortes qui gagnent sur les peuples les plus faibles) → darwinisme sociale : appliquer à la société des races inférieurs et supérieurs, dans ces conditions, une guerre est une des modalités du nationalisme
le recours à la violence est envisagée par toute une série de théoricien → georges sorel, refléxion sur les violences
les mouvement et les partis socialistes ne constituent pas les forces politiques puissantes dans les pays du programme
la nationalisme avant la grande guerre → idéologie et culture politique nation buliding → assister à un renforcement des états ( nationalisation des masses )
I/ NATIONALISMES AVEC ET SANS ETATS
A/ LE RENFORCEMENT DES ETATS-NATIONS
LA « NATIONALISATION DES MASSES » GEORGE MOSSE
une formule utilisé par un ministre italien : l’italie est faite, maintenant il faut faire les italiens
il s’agit soit d’une étape supplémentaires pour les états unifiés, et les pour état nations fondé depuis plusieurs dates.
• Faire des nations des espaces politiques, autour des rois des chefs d’états, du gouvernement
• espaces monétaires, douaniers et économiques → les nations vont détenir une seule monnaie ( ex : francs en france, reichmarks ? En allemagne), en dehors de la GB ( détient un empire colonial ) qui est favorable à la libre-échange, dans la période se multiple les barrières douanières pour protéger ses frontières à la fin des années 1870, véritables guerres douanières,
• espace éco → progr!s de l’intégration économique qui est considérable, carte sur l’achèvement des réseaux ferrés qui permet unification, développement de spécialités régionales grâces aux trains
• espaces militaires : un rôle intégrateur de l’armée c’est à dire un service national obligatoire ( conscription), ce système de service n’est pas généralisée par exemple dans le Reich, il préfère exempter les populations populaires, la gb → armée de métier. En france et en italie → service militaire généralisé (voir dates)
• l’armée joue un rôle important dans l’exaltation d’un sentiment national, se situe dans le prolongement de l’école où les corps et esprits sont habitués à cette idée de national, prolongement des sociétés de gymnastiques
espaces culturels : la langue → espace linguistique partagée autour d’une langue officielle, pour faire une nation, il faut savoir parler la langue, enseignement scolaire joue un rôle dedans : france avec les lois ferry, cherche à nourrir cette espace linguistique communal, la presse national joue un rôle : le petit journal qui fait des milliers d’exemplaires qui nourrit l’idée qu’il y a une info national qui se distingue des infos mondiale, actualités filmées avec invention du cinéma, des réseaux de télégraphies contribuent à la diffusion de nouvelles
faire nation → elle passe aussi par se forger une espace symbolique et nationale → le partage du meme drapeau, hymne national, devise, des mêmes fêtes nationales, defilés militaire, les mêmes statues, timbres,le tourisme : se développe à la même période que les chemins de fer, l’automobile, Guide michelin pour se repérer
B/ LE NATIONALISME IRLANDAIS
lié à la GB
Une grande famine en Irlande dans les années 1840 → après cette famine, le nationalisme irlandais du second 19e siècle n’est pas uniforme, bloc catho qui se dresse contre la domination anglaise et protestante
le cardinal cullen a essaye de diriger une renaissance irlandaise dans le cadre d’une société chrétienne → force catholique loyaliste, partisan de la loi légale, hostilités au républicains, ce bloc suit la voie de la réforme, sur le terrain parlementaire, l’église est réticente à l’action de Charles Parnell du parti Home Rule Party par rapport à cette idée d’autonomie.
Une éventuelle autonomie voulu mais repousée par le parlement britannique deux fois. Se développe des projets révolutionnaires tel que le groupe Sinn fINN fondée en 1902 → qui recours à la violence, d’ialleurs l’IRA commence son essor avant la premiere guerre mondiale
ces mvts nationalistes qui sont animés par des projets révolutionnaires → paques sanglantes de Dublin : VÉRITABLE insurrection nationaliste, bombardements, répression sanglante, à la suite de cet event, une division de l’ile en 1921 entre d’une part 26 comtés de la rep de l’irlande et 6 comtés au nord qui demeure avec l’angleterre
Guerre civile irlandaise de 1921-1922.
C/ LE SIONISME
forme de nationalisme dvlp la fin du 19e siècle → situation diff sur le plan démographique pour les juifs à l’est et l’ouest de l’europe
pour les pays d’europe occidentale, certains ne se considérent pas comme juif mais français confession israélites
en allemagne → allemands confessions mosaique
l’apparition du sionisme est un fait tardive → mvt qui nait de l’affaire dreyfus, se fait à l’initiative de Herzl, bouleversé par la montée de l’antisémitisme, il faut donc un état juif pour les persécutés de Pogrom, il préconise la création d’un état juif
sionisme → mouvement politique et religieux qui émane d’Europe
1897 organisation sioniste mondiale à Bale ↘
sur le modèle du nationaliste européen → le sionisme se dote d’un drapeau, d’un hymne
son influence est forte en europe orientale → avant la 1ere guerre mondiale, première implantation en Palestine
ce nouveau nationalisme juif confronté à des opposition à lintérieur de l’état juif → ce qui qui explique la déclaration Balfour pour rallier les pop juive à la cause des alliés, envisage favorablement l’établissement en Palestine, sur un meme territoire → 2 populations, à l’origine du conflit israel et Palestine
II/ SURENCHÈRE ET DÉRIVES PATRIOTIQUES : LE CAS DE LA FRANCE A/ ÉTAPES
France
le nationalisme français surgit par vague dans des années qui suivent l’établissement de la République, vague qui poussent des citoyens dans le nationalisme
la crise boulangiste → entre 1886-89, des ambiguités du nationalisme fr le boulanger → un militaire qui a défendu Paris durant la semaine sanglante, se retrouve ministre de la guerre au debut 1886, très apprécié, introduit de l’amélioration dans les nourritures des soldats, bon général républicain
revue militaire → il se fait acclamée, chanson dédié au ministre de la guerre, il est très populaire et multiplie les discours patriotiques, lui ce qui l’interesse c’est la revanche suite à la perte de territoire, il multiplie les provocations vis-à-vis de l’allemagne et perd son ministère → révolte des citoyens suite à cet évenement
le boulangisme devient un mouvement politique à partir de 1887, a la soutien de l’extreme gauche, de la droite monarchiste, un certain nombre de antisémite
il se présente à divers élections sur le thème de la révision de la constitution, veut un pouvoir législatif avec un programme fort
tout cela est assorti d’un violent anti-parlementarisme
gagne plusieurs élections mais refuse de se lancer dans un coup d’état il est condamné à la déportation, se suicide
La république se défend bien, surmonte cette épisode nationalistes
cette épisode marque l’entrée du nationalisme , de l’antiparlementarisme et de l’antisémitisme dans la culture politique fr
LES SCANDALES POLITICO-FINANCIERS
2e étape qui marque la montée d’un nationalisme
le scandale de Panama, scandales des décoration → climat de défiance à l’égard des députes → certains se laissent corrompre, des phénomènes de généralisation
l’affaire dreyfus → antisémitisme devient une des composantes du nationalisme. L’affaire dreyfus rend manifeste l’antisémisme, sert de révélateur, espionnage met en cause le
capitaine d’origine juive qui a optée pour La France à la suite de la découverte d’un bordereau, accusé d’espionnage au bénéfice de l’allemagne. Inculpé et reconnu coupable de trahison en 1894 → dégradée publiquement, condamné à la déportation en Guyane
cpdt, à partir de sa condamnation, il a été défendu par sa famille et des personnalités publiques comme journalistes, lieutenant-colonel le défend car pas de preuves, véritable coupable est défendu par la hiérarchie.
Un certains nombre d’hommes politiques entendent cette injustice commises et se rallie à dreyfus ; l’affaire dreyfus prend une dimension nationale 1897-99
dreyfusards : la gauche républicaine et radicale, une partie de la gauche socialistes les anti dreyfusard ; droite conservatrice qui défend l’armée
la véritable affaire commence en 1898 quand émile zola publie un journal en demandant la révision du procès
un innocent a été condamné, il démonte l’engrenage qui a conduit à la condamnation de dreyfus → met en avant le poids de l’antisémitisme
au debut de l’année 1898, que ce manifeste réellement la coupure
acceptations de la révision du procès, jugé et de nouveau condamné, il est gracié en 1899 ; il faut attendre 1906 pour qu’il soit rétabli dans l’armée
affaire a mis au coeur des passions politiques et civiles, se caractèrise d’un cote par la création de la ligue des droits de l’homme et de la ligue de la patrie française en 1898, cette affaire a permis aux partis de gauche de se réunir et qu’une partie de la droite est antisémite
b) Des traits communs
• sentiment de décadence :
• rêve de l’unité du peuple : Maurice Barrès, « ce parlementarisme dont notre patrie se meurt »
• Anti-individualisme → priviligier l’unité spirituelle de la nation et tt ce qui diviserait est honni
• Xénophobie et antisémitisme : xénophobie → rejet de l’ennemi intérieur, la france est suposée etre menacé d’invasion
antisémitisme : inséparable du nationalisme fr (ex : la france juive, édition populaire illustrée, Drumont), antisémitisme a tendance à cimenter après affaire dreyfus
C/ DES VOIX DIFFÉRENTES
• des nationalistes qui développe la perspectibve d’une republique de l’ordre et de l’autorité : incarne par Paul Déroulède et la ligue des patriotes qui s’engagent dans la politique, préparent la revanche, persuadée que le régime en place est incapable de faire front à bismarck, il faut en finir selon lui avec le régime parlementaire, instaurer une régime présidentielle et plébiscitaire, prone l’union du peuple et armée
• le nationalisme de Maurice Barrès : développe un nationalisme qui accorde une importance à la Terre et aux ancetres → « Notre terre nous donne une discipline et nous sommes les prolongements de nos morts, dans Scènes et doctrines dunationalisme, 1902
• Le nationalisme de Charles Maurras ou nationalisme intégral : il fonde en 1898 → l’action française dénonce la menace des ennemis extérieurs et les ennemis ↘ intérieurs de la france (les 4 états confédérés : les francs-maçons, les protestants qui sont jugés suspect de germanophilie ou anglophilie, les juifs, les « météques » → des immigrés trop nombreux, ouvriers) Maurras condamne la République, le parlementarisme, soutient le retour à une monarchie et défend les hiérarchies naturelles, défend l’église catholique mais comme institution de l’ordre morale
• l’action française est mvt monarchiste
Revue d’Action française, 1899
Action française, quotidien, 1908
également Organisation de jeunesse → partie de la jeunesse attirée par cette idéologie DIRIGEANTS DE L’ACTION FRANÇAISE, FÊTE DE JEANNE D’ARC, 8 MAI 1927
• Développement de ligues et mouvements nationalistes → contestent le régime parlementaire et après la première guerre mondiale, ils réunissent d’anciens combattants
ce sont les Croix-de-feu qui sont au départ une asso de combattants, ils ne remettent pas en cause la 3e République
• les bonapartistes
• ephemere mvt fasciste : le faisceau
ccl : une différenciation progressive entre un nationaliste républicain, où sont mêlés sentiment national et défense de la république et un nationalisme exclusive incarne par ensemble de mouvements politiques dont certains sont anti-républicain qui va s’ancrer vers l’extrême-droite
III/ IMPÉRIALISMES : DÉCLINAISONS NATIONALES
la formation des empires coloniaux fait de la colonisation et de l’impérialisme un facteur de tension entre les états-nations
les européens contrôlent 1/3 des terres émergés de la planète à l’exception des Amériques→ ont conservé la canada, les antilles
en asie, ils controlent tout sauf la chine et le japon
protectorat en tunisie
la péninsule indo-chinoise
• 2 empires coloniaux ( britanniques et françaiss), des empires coloniaux anciens comme le Portugal, indonésie, néerlandais
• 3 nouvelles puissances coloniales ; allemanges ( le cameroun, une partie de l’afrique orientale), italie, belgique
• le partage du monde au bénéfice de l’europe atteint son apogée le lendemain de la 1er GM car l’allemagne est démantelée, l’empire ottoman est réduit à la Turquie ( le royaume uni prend la Palestine et Irak)
• conflits territoriaux : le colonialisme a entraine des différents entre nations qui ont jalonnée la période. Fachoda : oppose la GB et la France, chacune des donations partageant une part de l’afrique
• la guerre des bourres
• crise de Tanger et le coup d’Agadir en 1905-1911
III/ IMPÉRIALISMES : DÉCLINAISONS NATIONALES
A/ LE CAS BRITANNIQUE
→ idée que l’empire britannique est persuadée de importance de leur empire colonial ( dans les sociéts colonial, soc géographiques)
→ un certain nombre de penseur en GB comme Charles Dlike en 1867 pense que les britanniques est un peuple qui doit dominer le peuple
Discours de Joseph Chamberlain, secrétaire aux Colonies :
« je crois que la race britannique est la plus grande des races
dirigeantes que le monde a jamais connue » (Times, 12
novembre 1895).
divise le monde entre une nation vivante et une nation
→ tout cela se traduit par enthousiasme
populiste → jingoisme ; developpé lors de la guerre des bourres
sont unis dans l’idéal impériale
b) CAS FRANÇAIS
des les années 1880 → jules ferry engage à la reprise de l’empire coloniale. La colonisation pour eux : acte de bienfaisance
la france doit coloniser pour des questions économiques, pour le cote humanitaire et civilisateur, ,pour motifs politiques ; dans la compet entre pays, il faut la gagner
parti colonial qui se développe → le fait qu’il y ait des expositions coloniales en 1906 à marseilles par exemple ou en 1931 vers le zoo de vincennes (zoo humain), 8 millions de visiteurs
C/LE CAS ALLEMAND
2 perspectives : l’idée de la necessité d’un espace vital, l’allemagne connaît une montée démographique, le pangermanisme ( réunir les peuple de l’an allemande) le peuple a des besoins vitaux et doit d’étendre
politique de militarisation de l’allemagne
dvlp de la velt politk
li’dée de s’etendre en europe notamment à l’est sur les pop slaves considérés comme inférieur
