Selon D. Hymes : il ne suffit pas de connaître la langue et son système linguistique pour communiquer il faut être capable de s’en servir en fonction du contexte social. Pour le CECRL, la compétence de communication se compose d’une compétence linguistique ( vocabulaire d’une langue par exemple ) et une compétence sicio-linguistique ( règles de politesse ).
Il s’agit de la maîtrise des codes et des variantes sociolinguistiques en fonction d’une communauté. La compétence de communication est une valeur en hausse de part l’utilisation des médias et des nouvelles possibilités de rencontre avec des étrangers. La question de la communication est centrale dans une société de part la manière dont elle s’enseigne et s’acquiert : elle ne peut pas être conçue en dehors des outils qui lui servent.
Cette omniprésence des outils est étudiée par Louis Porcher qui définira cela comme « le marché économique du signe », la maîtrise de la langue s’est développée sous une pression économique / militaire. Avec le temps cette capacité va se développer et nous avons besoin de nouveaux outils.
Dans les années 70 il y a de nouveaux besoins en langue : il y a un changement d’objectifs dans l’enseignement des langues étrangères avec l’arrivée de plus d’adultes en Europe = renouvellement des concepts ( acte, besoins..) En 1976 , il y a la publication d’un « Niveau Seuil » pour le français pour inciter les adultes à apprendre les langues étrangères ( dans lequel on privilégie la compétence de communication ).
Dans ce niveau seuil, on met l’accent sur les actes de paroles « speech acts » selon Austin : il y a des actes locutoire ( production d’un énoncé doté d’un sens et une référence ) / un acte illocutoire ( doit être décodé et identifié pour que l’acte soit réussi ) / un acte perlocutoire ( tout acte de discours vise un effet sur l’auditoire, comique, émotif…)
Ces travaux sont accompagnés de ceux de D. Hymes qui va élaborer un modèle pour analyser les composants de « l’évènement de communication » : SPEAKING en 1991 qui met en relation les réalisations linguistiques et les éléments de l’évènement de parole.
S = cadre de l’échange / P = caractéristiques des acteurs présents / E = objectif visé par l’acte de communication / A = contenu, forme du message / K = manière dont se déroule l’activité langagière du point de vue linguistique / I = moyens de communication / N = règles, modes d’interactions / G = type d’activité du langage.