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Chapitre 7 : L’ État de santé des français

I. Des Français globalement en bonne santé :


Une espérance de vie élevée mais un essoufflement des progrès de l’espérance de vie.

Une mortalité évitable après intervention du système de santé, grâce à la prévention primaire ou aux traitements parmi les plus faibles d’Europe avec 202 décès pour 100 000 habitants en 2020.

Une tendance à la diminution du taux de mortalité prématurée (16,7% des décès).

La France consacre 5,5 % de ses dépenses de santé à la prévention en 2021.


Autres données relatives à la santé des français :

  • Les maladies cardio-neurovasculaires sont les maladies chroniques les plus fréquentes, suivies par les maladies mentales, le diabète et les cancers.
  • Une personne sur dix présente des symptômes dépressifs en 2019.
  • 9 % de personnes sont handicapées, au sens où elles sont fortement limitées depuis au moins six mois dans les activités que les gens font habituellement à cause d’un problème de santé.
  • 13 % des résidents de France métropolitaine considèrent bénéficier d’un soutien social faible.
  • Une personne sur trois se plaint de problèmes de sommeil.

II. Des spécificités selon les groupes d’âge :


La grossesse :

Environ 20 à 25 % des femmes enceintes fument pendant leur grossesse.

L'âge maternel et les grossesses multiples influencent la mortalité maternelle, qui est de 10,8 pour 100 000 naissances vivantes, un taux élevé comparé à l'Europe, dont la moitié serait évitable. En 2019, il y a eu 232 200 interruptions volontaires de grossesse, un niveau record depuis 30 ans.


La santé des enfants :

En 2021, la France enregistre 3,7 décès d'enfants de moins d'un an pour 1 000 naissances, dont la moitié surviennent durant la première semaine.

Depuis 2015, ce taux dépasse la moyenne européenne.

La prématurité (7,3 % des naissances) contribue fortement aux décès néonataux et aux handicaps à long terme.

Les principales causes de décès sont les maladies congénitales (3,4 %), les accidents et les morts violentes.


La santé des jeunes :

Les 15-25 ans se disent en bonne santé (86% des garçons, 78% des filles).

Les conduites à risque (consommation de psychoactifs, troubles alimentaires, comportements routiers dangereux) diminuent, mais accidents et suicides restent les principales causes de décès.

Les violences et négligences subies pendant l'enfance influencent fortement la santé adulte (ONU).


La santé des adultes :

Les risques psychosociaux sont un enjeu majeur : en 2013, 61% des actifs étaient exposés à au moins trois facteurs de risque.

En 2022, près de 2,5 millions de salariés souffraient de burnout sévère.

En 2019, 27% des actifs devaient souvent cacher leurs émotions.

Ces risques contribuent aux maladies cardio-vasculaires, aux troubles mentaux et aux troubles musculo-squelettiques.


La santé des personnes-âgées :

À partir de 70 ans, les limitations fonctionnelles augmentent.

En 2019, 91 % des personnes de 75 ans ou plus avaient une pathologie ou un traitement chronique.

Dès 80-85 ans, ces limitations impactent fortement le quotidien, en raison du vieillissement et des effets des maladies chroniques invalidantes.

III. Des inégalités sociales et territoriales de santé marquées et persistantes : 



 Des inégalités sociales de recours aux soins :

Les populations défavorisées consultent moins les médecins généralistes (20%), gynécologues ou dentistes (40%), malgré une santé plus fragile.

Les femmes précaires ont les suivis prénataux les plus insuffisants, et, à conditions égales, les patientes atteintes de cancer du sein ont 40% moins de chances d'être opérées par un spécialiste.


Inégalités sociales d’accès à la prévention :

Le dépistage du cancer varie selon le niveau de vie : en 2019, 24 % des femmes aisées de 50-74 ans n'avaient jamais eu de mammographie ou pas depuis plus de 2 ans, contre 39 % des femmes modestes.

De plus, l'écart de tabagisme entre les personnes sans diplôme et celles ayant un niveau supérieur au baccalauréat a triplé entre 2000 et 2014.


 Des inégalités marquées dès l’enfance :

Les enfants de milieux modestes présentent plus fréquemment des naissances prématurées ou de petits poids.

Les déterminants de santé, comme la nutrition et l’activité physique, suivent des gradients sociaux : en grande section, les enfants d'ouvriers sont deux fois plus en surpoids que ceux des cadres.

En 2017, 18 % des élèves de troisième sont en surpoids (3 % pour les enfants de cadres, 8 % pour ceux d'ouvriers), et cette tendance augmente.

Les enfants d'ouvriers ont plus de troubles visuels non corrigés, malgré une amélioration générale de la santé bucco-dentaire.


Des inégalités territoriales de santé :

La mortalité, la morbidité et l'espérance de vie varient fortement selon les régions, avec une mortalité plus élevée dans le nord et le nord-est de la France, particulièrement pour les cancers, maladies respiratoires et cardio-neurovasculaires.

Ces disparités, difficiles à interpréter, sont influencées par des facteurs multiples tels que les conditions de vie, de travail, et les comportements sociaux.

Les caractéristiques sociodémographiques (niveau de formation, de vie et catégorie socio-professionnelle) expliquent partiellement ces différences territoriales.

IV. Points clés de la situation française :


État de santé moyen satisfaisant, meilleur chez les femmes que chez les hommes, mais marqué par des inégalités sociales et territoriales persistantes.

Les cancers sont la première cause de décès, suivis par les maladies cardiovasculaires. La consommation de tabac, d’alcool, la pénibilité du travail et des facteurs environnementaux continuent d'affecter la santé.


Chapitre 7 : L’ État de santé des français

I. Des Français globalement en bonne santé :


Une espérance de vie élevée mais un essoufflement des progrès de l’espérance de vie.

Une mortalité évitable après intervention du système de santé, grâce à la prévention primaire ou aux traitements parmi les plus faibles d’Europe avec 202 décès pour 100 000 habitants en 2020.

Une tendance à la diminution du taux de mortalité prématurée (16,7% des décès).

La France consacre 5,5 % de ses dépenses de santé à la prévention en 2021.


Autres données relatives à la santé des français :

  • Les maladies cardio-neurovasculaires sont les maladies chroniques les plus fréquentes, suivies par les maladies mentales, le diabète et les cancers.
  • Une personne sur dix présente des symptômes dépressifs en 2019.
  • 9 % de personnes sont handicapées, au sens où elles sont fortement limitées depuis au moins six mois dans les activités que les gens font habituellement à cause d’un problème de santé.
  • 13 % des résidents de France métropolitaine considèrent bénéficier d’un soutien social faible.
  • Une personne sur trois se plaint de problèmes de sommeil.

II. Des spécificités selon les groupes d’âge :


La grossesse :

Environ 20 à 25 % des femmes enceintes fument pendant leur grossesse.

L'âge maternel et les grossesses multiples influencent la mortalité maternelle, qui est de 10,8 pour 100 000 naissances vivantes, un taux élevé comparé à l'Europe, dont la moitié serait évitable. En 2019, il y a eu 232 200 interruptions volontaires de grossesse, un niveau record depuis 30 ans.


La santé des enfants :

En 2021, la France enregistre 3,7 décès d'enfants de moins d'un an pour 1 000 naissances, dont la moitié surviennent durant la première semaine.

Depuis 2015, ce taux dépasse la moyenne européenne.

La prématurité (7,3 % des naissances) contribue fortement aux décès néonataux et aux handicaps à long terme.

Les principales causes de décès sont les maladies congénitales (3,4 %), les accidents et les morts violentes.


La santé des jeunes :

Les 15-25 ans se disent en bonne santé (86% des garçons, 78% des filles).

Les conduites à risque (consommation de psychoactifs, troubles alimentaires, comportements routiers dangereux) diminuent, mais accidents et suicides restent les principales causes de décès.

Les violences et négligences subies pendant l'enfance influencent fortement la santé adulte (ONU).


La santé des adultes :

Les risques psychosociaux sont un enjeu majeur : en 2013, 61% des actifs étaient exposés à au moins trois facteurs de risque.

En 2022, près de 2,5 millions de salariés souffraient de burnout sévère.

En 2019, 27% des actifs devaient souvent cacher leurs émotions.

Ces risques contribuent aux maladies cardio-vasculaires, aux troubles mentaux et aux troubles musculo-squelettiques.


La santé des personnes-âgées :

À partir de 70 ans, les limitations fonctionnelles augmentent.

En 2019, 91 % des personnes de 75 ans ou plus avaient une pathologie ou un traitement chronique.

Dès 80-85 ans, ces limitations impactent fortement le quotidien, en raison du vieillissement et des effets des maladies chroniques invalidantes.

III. Des inégalités sociales et territoriales de santé marquées et persistantes : 



 Des inégalités sociales de recours aux soins :

Les populations défavorisées consultent moins les médecins généralistes (20%), gynécologues ou dentistes (40%), malgré une santé plus fragile.

Les femmes précaires ont les suivis prénataux les plus insuffisants, et, à conditions égales, les patientes atteintes de cancer du sein ont 40% moins de chances d'être opérées par un spécialiste.


Inégalités sociales d’accès à la prévention :

Le dépistage du cancer varie selon le niveau de vie : en 2019, 24 % des femmes aisées de 50-74 ans n'avaient jamais eu de mammographie ou pas depuis plus de 2 ans, contre 39 % des femmes modestes.

De plus, l'écart de tabagisme entre les personnes sans diplôme et celles ayant un niveau supérieur au baccalauréat a triplé entre 2000 et 2014.


 Des inégalités marquées dès l’enfance :

Les enfants de milieux modestes présentent plus fréquemment des naissances prématurées ou de petits poids.

Les déterminants de santé, comme la nutrition et l’activité physique, suivent des gradients sociaux : en grande section, les enfants d'ouvriers sont deux fois plus en surpoids que ceux des cadres.

En 2017, 18 % des élèves de troisième sont en surpoids (3 % pour les enfants de cadres, 8 % pour ceux d'ouvriers), et cette tendance augmente.

Les enfants d'ouvriers ont plus de troubles visuels non corrigés, malgré une amélioration générale de la santé bucco-dentaire.


Des inégalités territoriales de santé :

La mortalité, la morbidité et l'espérance de vie varient fortement selon les régions, avec une mortalité plus élevée dans le nord et le nord-est de la France, particulièrement pour les cancers, maladies respiratoires et cardio-neurovasculaires.

Ces disparités, difficiles à interpréter, sont influencées par des facteurs multiples tels que les conditions de vie, de travail, et les comportements sociaux.

Les caractéristiques sociodémographiques (niveau de formation, de vie et catégorie socio-professionnelle) expliquent partiellement ces différences territoriales.

IV. Points clés de la situation française :


État de santé moyen satisfaisant, meilleur chez les femmes que chez les hommes, mais marqué par des inégalités sociales et territoriales persistantes.

Les cancers sont la première cause de décès, suivis par les maladies cardiovasculaires. La consommation de tabac, d’alcool, la pénibilité du travail et des facteurs environnementaux continuent d'affecter la santé.

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