Plantes ligneuses oléorésines
- Leurs tissus secrètent des oléorésines, qui ensuite se rassemblent dans des canaux sécréteurs à résine, d’où leur autre nom de « Résineux »
Feuilles = écailles ou aiguilles
Feuillage persistant
Résistant à sécheresse et gel => ++ régions froides et montagne.
Cônes mâles = petits, (1-2 cm),
axe simple + feuilles sporangifères (=microsporophylles) disposées en spirale. On les appelle encore étamines
Chacune de ces feuilles porte deux microsporanges = sacs polliniques à sa face inférieure
Début printemps : dans sacs polliniques, cellules mères des spores (2 n) → méiose → tétrades de spores (n) = 4 microspores haploïdes.
(4 spores par cellule mère, mais il y a de très nombreuses cellules mères par sac pollinique !).
Chacun des spores subit 2 mitoses : chaque microspore se développe en grain de pollen= jeune gamétophyte mâle (= 4 cellules)
Cônes femelles.
Ecailles disposées en spirales, via très courts rameaux, reliés à l’axe par une bractée.
- La première année, à l’intérieur de cet ovule, comme dans les cônes mâles, la cellule mère de macrospore (2n) subit la méiose pour donner 4 cellules filles (n)
- Une seule de ces macrospores (ou mégaspore) va subsister/être fonctionnelle, les trois autres plus proches du micropyle dégénèrent rapidement.
- La macrospore fertile restante va subir des divisions, toujours à l’intérieur du cytoplasme. Elle va ainsi donner naissance à l’endosperme. Cet endosperme est a d’abord une structure cœnocytique : c’est à dire qu’un seul cytoplasme contient de nombreux noyaux.
La croissance s’arrête là la première année
- L’année suivante, l’endosperme va se cloisonner et acquérir une structure cellulaire pour devenir l’homologue du prothalle femelle : le gamétophyte femelle, ou macrogamétophyte (encore appelé macroprothalle)
- L’endosperme a digéré une partie du nucelle, il est constitué de nombreuses cellules et il est entouré d’une puissante membrane cutinisée, interrompue dans la partie supérieure. A cet endroit, il se forme deux ou trois archégones: ce sont les gamétanges femelles. Ces gamétanges, à maturité, vont produire des gamètes femelles appelées oosphères.
Notez la co-existence de parties haploïdes et diploïdes dans l’ovule.
tube pollinique → traverse les tissus de l’ovule et pénètre → col de l’archégone
=> l’extrémité du tube pollinique se rompt et le gamète le plus proche féconde l’oosphère dans l’archégone
Le transport des gamètes mâles chez les Spermatophytes se fait donc par l’intermédiaire d’un tube pollinique : on dit qu’il y a siphonogamie. La fécondation est donc indépendante de l’eau (du milieu extérieure).
- Le premier gamète, quasiment réduit à son noyau, a donc fécondé l’oosphère, le deuxième gamète dégénère.
- Les oosphères de tous les archégones (deux ou trois) sont ainsi fécondées: on parle de polyembryonie. Cependant un seul embryon se développe généralement.
- Le tube pollinique permet aux Spermatophytes d’amener les gamètes mâles, non mobiles, jusqu’à l’oosphère. Grâce à cette innovation, les Spermatophytes ne dépendent plus de la présence de l’eau libre pour assurer la fécondation : c’était une nécessité chez toutes les Cryptogames.
Anciennes classifications : Préspermatophytes Jurassique
Ginkgo biloba ou « arbre aux quarante écus »
Les ovules du Ginkgo se forment par paires à l’extrémité de courts pédoncules sur les rameaux. Cependant un seul ovule (= macrosporange) par paire se développe
Ovule nu = archégones (1 ou 2) entourées de l’endosperme coenocytique + nucelle + tégument.
Au sommet se trouve le micropyle. Comme chez les Pinales cet ovule regroupe donc à la fois des tissus diploïdes du sporophyte et des tissus haploïdes du gamétophyte. C’est l’ovule qui est disséminé, avant fécondation, et non pas une graine (= ovule fécondé). On ne parle donc pas de graine dans ce cas.
Organes reproducteurs mâles : « chatons »(ce sont des grappes de feuilles modifiées, des écailles sporangifères)
Sacs polliniques : méiose des ¢ mères spores
→ microspores → grains pollen.
Grain de pollen = 3 cellules
- cellule végétative (ou cellule du tube)
- cellule basale
- cellule générative (ou cellule initiale).
Germination grain de pollen :
Division cellule générative → cellule socle + cellule spermatogène.
Division cellule spermatogène → 2 anthérozoïdes mobiles (= équipés d’un flagelle)
=> Il y a néanmoins bien siphonogamie (formation d’un tube pollinique pour accompagner les anthérozoïdes jusqu’à l’oosphère).
Après fécondation, l’embryon se développe immédiatement
- Développement immédiat du zygote
- Pas de graine
- Pas de dormance
Autrefois Préspermatophytes
+++ au Mésozoïque (-250 à -6 Millions d’années).
Actuellement 11 genres, environ 140 espèces.
Beaucoup sont très toxiques : elles produisent des neurotoxines et des substances carcinogènes.
Genre le plus représenté actuellement = Cycas sp.
Ces plantes ont développé des relations de symbiose avec des cyanobactéries ce qui leur permet de fixer l’azote atmosphérique – elles peuvent ainsi se développer dans des terrains relativement pauvres.
Arbres ou arbustes à allure de grandes fougères
Régions tropicales et sub-tropicales
Les racines ont une forme particulière : elles sont appelées coralloïdescar leur forme rappelle le corail. Ce sont ces racines qui abritent les cyanobactéries symbiotiques
Espèces dioïques (pieds mâles et pieds femelles séparés)
lianes, arbustes, (arbres).
Régions tropicales humides.
« Fructifications » (ex. Gnetum gnemon).
=> Les fructifications sont des grappes de graines à enveloppe charnue colorée, simulant des baies ; certaines sont comestibles et Gnetum gnemonest cultivé à cet effet
buissons ou lianes très ramifiées, à rameaux articulés.
Steppes, déserts, régions tempérées chaudes (sud de l’Europe), régions sèches : dunes, rochers.
Welwitschia mirabilis
« fossile vivant », déserts de Namibie, Afrique du Sud et Angola.
La longévité peut atteindre plusieurs siècles (on estime la longévité maximale à 2000 ans ?!). Elle paraît se régénérer difficilement et fait l’objet de mesures de protection très strictes.
Elles possèdent un méristème qui leur permet de s’accroître indéfiniment, mais sont progressivement déchirées.