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Chapitre 5 - Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production

commerce international

I- Les fondements du commerce international

spécialisation


  • Adam Smith -> théorie des avantages absolus : chaque pays a intérêt à se spécialiser dans les productions ou il est le plus efficace, càd celle pour laquelle ses couts de production sont les + bas par rapport aux autres pays limite : ne permet pas de savoir si un pays doit se spécialiser lorsqu'il est plus ou moins productif dans toutes ses productions
  • David Ricardo (complète l'analyse de Smith) -> théorie des avantages comparatifs : un pays a un avantage comparatif lorsqu'il a le + faible cout d'opportunité pour produire un bien, tous les pays, mémé a développement diffèrent, ont intérêt à se spécialiser et à échanger


avantages comparatif


  • dotations factorielles (facteurs travail, facteur capital, capital naturel) + un facteur est abondants, - il est couteux
  • dotations technologiques (dépend du capital humain et des investissements en R&D dont dépendent les innovations)


pays comparable


commerce interbranche + commerce intrabranche


différenciation horizontale des produits + différenciations verticale des produits


-> conditions :

  • présence de consommateurs recherchant la variété
  • pays comparable en terme de niveau de vie  (capables d’acheter ces produits)
  • marchés assez vaste, donc nécessité de l'ouverture aux échanges internationaux

-> gains à l'échange

  • pour les consommateurs : préférence pour la variété, + de choix = augmentation du bien être
  • pour les entreprises : possibilité de se différencier autrement que par le prix des produits

II- Les fondements de l'internationalisation de la production

fragmentation et internationalisation de la chaine de valeur, FMN (frimes internationales) = entreprises implantés dans au moins deux pays avec filiales (sociétés contrôlées + de 50% par la société mère)


  • Préproduction : conception, design, R&D
  • Fabrication : production de composants
  • Assemblage final : mise en forme du produit


deux modes d’internationalisation :


  • en interne :

→ Investissement Direct à l’Étranger (IDE) : création, rachat ou prise de participation dans une entreprise étrangère pour en prendre le contrôle.

→ parfois associé à une délocalisation : fermeture d’un site dans le pays d’origine et transfert de la production à l’étranger.

→ la production revient ensuite vers le pays d’origine.

  • par externalisation

→ recours à d’autres entreprises pour certaines étapes de production.

→ formes : joint-venture, sous-traitance.

→ avantage : spécialisation du partenaire.

→ inconvénient : coûts + risque si le cœur de métier est externalisé.


logique géographique


  • PDEM (pays développés) : tâches à forte valeur ajoutée, nécessitant capital et travail qualifié (R&D, conception, marketing).
  • PED (pays en développement) : tâches à faible valeur ajoutée, nécessitant travail non qualifié (assemblage, production de masse).

=> cela crée une hiérarchie des tâches et tend à renforcer les inégalités entre pays selon leur niveau de développement


conséquences économique :


  • interdépendance accrue entre pays
  • compétition pour attirer les IDE
  • croissance du commerce intra firme (entre filiales d'une même FMN)


compétitivité prix, dépend des coûts de production et de la productivité ou du taux de marge des entreprises


productivité


compétitivité coût, dépend des coûts de matière premières, de l’énergie, de la main d’œuvre, mais aussi de la fiscalité, des droits de douane, productivité, taux de change


compétitivité hors prix, dépend des facteurs de qualité des produits au sens strict : gamme de produit, qualité des composants, duré de vie du produit… mais aussi au sens large : réputation du produit/ de la marque, design, marketing, qualité du service

III- Les conséquences du CI sur l'économie mondiale

libre échange :


économie d’échelle = situation de baisse du coût de production moyen

unitaire engendrée par une augmentation des quantités produites


  • cause : spécialisation des pays → hausse de la productivité + extension des marchés → permet aux entreprises d’augmenter leur production pour satisfaire la demande étrangère.
  • conséquences : baisse du prix des produits au niveau mondial + stimulation de la consommation et l’investissement → augmentation de la demande globale adressée aux producteurs


effets a un niveau microéconomique : (microéconomie = loupe sur les individus

macroéconomie = vue d’ensemble sur l’économie d’un pays ou du monde)


  • pour les consommateurs :

→ offre de biens et services plus abondante (spécialisation permet des gains de productivité et donc l’augmentation des quantité de produits) et plus variée ( en raison du commerce interbranche et du commerce interbranche)

→ offre de produits moins chère ( car l’intensification de la concurrence pousse les entreprises à diminuer les prix et la spécialisation et l’ouverture des économies permet de diminuer les coûts unitaires de production et donc les prix)


  • pour les producteurs :

→ nouveaux débouchés pour leurs produits

→ acheter moins cher leurs biens intermédiaires et donc diminuer leurs coûts de production

→ transfert de technologie

=> hausse des profits des entreprises


effets a un niveau macroéconomique


  • augmentation de l’offre et de la demande mondiale de biens et services
  • => augmentation de la production, croissance mondiale plus forte, augmentation de la richesse des pays participants au CI


Le CI peut aussi générer des perdants :


  • l’UE a négocié un traité de libre échange avec le Mercosur qui va probablement rentrer en application, les défenseurs de cet accord avancent les arguments classiques en faveur du libre échange, nouveaux débouchés pour les produits européennes , gains de compétitivité vis avis des pays du Mercosur


  • critique de cet accord :

→ normes de production différentes, créer concurrence déloyale

→ faillite dans les secteurs exposé dans cette nouvelle concurrence

→ émission de GES


protectionnisme :


justifications à sa mise en place :


  • le protectionnisme offensif vise à tenter de conquérir des parts de marché. La théorie du protectionnisme éducateur ou de protection des industries naissantes va dans ce sens : quand des secteurs industriels apparaissent dans un pays ils feraient faillite si ils se retrouvent exposés à la concurrence étrangère, il s’agit alors de les protéger le temps nécessaire pour pouvoir affronter cette concurrence, il s’agit d’un protectionnisme provisoire..


  • le protectionnisme défensif a plutôt comme objectif d’empêcher des secteurs de disparaître.

- la protection des industries vieillissantes, il s’agit d’étaler dans le temps la disparition de secteur condamné à disparaître ( accords multifibres)

- pour ne pas exposer ces secteurs à une concurrence déloyale : concurrence fiscale, sociale, environnementale, sanitaire (dumping)

- pour garantir une autonomie alimentaire, PAC (politique agricole commune)

- pour des raisons d’autonomie stratégique : l’énergie nucléaire, la défense, production de médicaments (doliprane)


=> Dans tous les cas, le protectionnisme devrait concerner des secteurs ciblés et ne pas être généralisé.


Les instruments des mesures protectionnistes, concernant les modalités de protectionnisme, on les divise en deux catégories :

- le protectionnisme tarifaire qui va jouer sur les prix des exportations et importations

- le protectionnisme non tarifaire qui va agir sur les quantités


les limites du protectionnisme :

  • le protectionnisme doit être manœuvré avec précaution afin d’éviter des risques.
  • il est coûteux économiquement : hausse des prix et sauvegarde d’emplois à des coûts trop élevés.
  •  dans certains cas, il nuire à la compétitivité : si il augmente les prix des CI importés, s’il s’applique aux clients dont les fournisseurs sont des entreprises résidents

les conséquences du CO sur les inégalités de revenus :


le CI réduit les inégalités entre les pays


  • Depuis les années 1980, les écarts de revenus entre pays diminuent : rattrapage économique des PED vis-à-vis des PDEM. Croissance plus forte dans les pays en développement, notamment grâce à la mondialisation.
  • Raisons principales : transferts de technologies favorisent l'imitation et l'innovation ; développement des échanges Nord/Sud et Sud/Sud ; exemple clé : Asie du Sud-Est, en particulier la Chine.
  • Attention : ce recul des inégalités n’est pas uniforme ; il concerne surtout certains pays d’Asie.


le CI accroît les inégalités à l’intérieur des pays


  • La mondialisation creuse les écarts de revenus en interne :

- Spécialisation et chaînes de valeur mondiales : travail qualifié → PDEM, travail peu qualifié → PED. Résultat : augmentation des écarts salariaux dans chaque pays.

- Effet superstar : les individus les plus talentueux ou visibles (PDG, stars, sportifs, etc.) gagnent énormément grâce à l’accès à un marché mondial.

- Concurrence fiscale et sociale : les États baissent les impôts et les protections sociales pour attirer les investisseurs, ce qui profite surtout aux plus riches.


Illustration : la courbe de l’éléphant


  • Une courbe célèbre (Milanovic) montre :

- Hausse forte des revenus des classes pauvres des PED ;

- Stagnation des classes moyennes des PDEM ;

- Explosion des revenus du 1 % le plus riche dans le monde.

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