Les fossiles peuvent parfois contenir de l’ADN qui peut être séquencé s’il est bien conservé et pas trop contaminé par de l’ADN de bactéries, de virus ou de chercheurs.
En quoi le séquençage de génomes d’êtres humains fossiles, comme les Néandertaliens, et la comparaison avec les génomes actuels renseignent sur l’histoire de l’humanité ?
! Chaque individu possède une combinaison unique d’allèles lui provenant pour moitié de son père et pour moitié de sa mère.
! Les mutations sont à l’origine de nouveaux allèles. Une mutation peut être conservée ou non dans une population par sélection naturelle.
Décrire les migrations liées à l’histoire de l’humanité. Lister les nouvelles conditions rencontrées par les Hommes modernes ayant migré d’Afrique en Europe il y a 45 000 ans.
= L’Homme migre d’Afrique en Europe il y a 50000 ans, cela concerne 2000 individus.
Ils se retrouvent dans des conditions climatiques et un environnement de vie très différent, notamment avec l’apparition du froid et des maladies comme les virus.
Ils rencontrent aussi de nouvelles populations, les Dénisoviens.
Calculer le nombre théorique d’ancêtres d’un être humain et le comparer à l’effectif qui a migré
Au bout de 1000 ans : on obtient 234 = 1,16x 1015 ancêtres possibles pour un individu actuel
Au bout de 10000 ans : on obtient 2340 = 9,14x 10147 ancêtres possibles pour un individu actuel
Au bout de 100000 ans : on obtient 23400 = une infinité d’ancêtres possibles pour un individu actuel
Formuler des hypothèses pour expliquer certaines caractéristiques des génomes actuels en lien avec l’histoire de l’humanité
Le séquençage du génome néandertalien et sa comparaison globale avec les génomes actuels permettent de constater que toutes les populations actuelles possèdent un % d’ADN néandertalien plus ou moins important qui diffère d’une population à l’autre.
Ce % s’explique par des croisements entre Néandertaliens et Hommes modernes.
Il dépend de la superposition des sites de vie des néandertaliens et des Hommes modernes
après leur migration en Eurasie (il est nul en Afrique et beaucoup plus fort en Europe).
Le pourcentage d’ADN néandertalien est d’autant plus faible que le fossile est récent.
On peut faire des comparaisons concernant des allèles et non des gènes.
On constate que certains allèles des génomes actuels sont des allèles des génomes des
néandertaliens. Ils ont subsisté dans notre génome par sélection positive
(qui tend à augmenter la fréquence d’un génotype qui a un meilleur succès reproducteur).
