Jalon 1 : Exploiter et protéger une ressource “naturelle” : la forêt française depuis Colbert
I. Introduction
Accroche
• Citation : “La France périra faute de bois” ou “La forêt est un trésor qu’il faut soigneusement conserver” - Jean-Baptiste Colbert.
• Actualité : Dans son dernier rapport d'évaluation publié en avril 2022. le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) préconise parmi les solutions pour lutter contre le réchauffement climatique, "la protection et la restauration des forêts".
Définition
1. Exploiter :
Utilisation non régulée des ressources forestières.
2. Protéger :
• Conserver : Usage encadré et limité de la forêt.
• Préserver : Interdiction d’exploiter pour protéger durablement.
3. Ressource “naturelle” :
Bien offert par la nature, mais modifié par l’homme (forêt secondaire en métropole).
4. Forêt française :
• 4e forêt européenne (31% du territoire métropolitain, jusqu’à 96% en Guyane).
• 75% privée, 25% publique (domaniale).
• 72% feuillus (chênes, hêtres), 28% résineux (pins, sapins).
• Progression de la couverture forestière depuis le XIXe siècle.
Cadres chronologique et spatial
• Chronologique : Du règne de Louis XIV à aujourd’hui, en lien avec les évolutions politiques et économiques (mercantilisme, libéralisme, mondialisation).
• Spatial : Forêts métropolitaines et des DROM pour l’époque contemporaine.
Problématique
Comment l’État français prend-il en charge la gestion de la forêt, entre exploitation et protection, de l’Ancien Régime à nos jours ?
1) De l'Ancien Régime à la deuxième moitié du XIXe siècle ,il s'agît de protéger la forêt pour mieux l'exploiter :
1-1-L'Ordonnance de Colbert (1669) et le Code Forestier (1827) mettent en place une gestion et une exploitation raisonnées de la forêt pour servir la grandeur de la France:
A) L'Ordonnance des eaux et forêts de 1669.
Contexte:
• Déclin de la forêt : Superficie forestière passe de 22 millions d’ha au XVe siècle à 12 millions en 1669.+forêt est une ressource essentielle pour la population
• Besoins croissants : Construction navale pour la puissance militaire et commerciale de la France, bois essentiel pour la population (chauffage, construction).
Définition
Ordonnance royale :
Loi applicable dans tout le royaume, préparée par Colbert, principal ministre de Louis XIV.
Objectifs de l’ordonnance
1. Stopper le recul de la forêt : “La France périra faute de bois”.Colbert
2. Exploitation raisonnée : Améliorer qualité et quantité du bois.(protéger la forêt, au sens de la conserver,)
3. Soutenir la grandeur de la France : fournir du bois pour construire les navires de guerre et de commerce.
Mesures mises en œuvre
• Réglementation stricte : Âge minimum pour abattre les arbres fixé à 10 ans
- délimitation de zones plus ou moins préservées
• Création de futaies : Forêts de grands arbres aux troncs droits planter par l’homme
• Contrôle royal renforcé : Corps de gardes forestiers royaux et autorisation royale pour vendre les grands arbres.
Conséquences
• Création d’un paysage forestier spécifique : le taillis sous futaie (arbres âgés entourés de jeunes pousses).
• Échec : L’ordonnance n’a pas empêché la diminution des superficies boisées.
Héritage
• Introduction des principes de gestion et exploitation raisonnées.
B) Le Code forestier de 1827
Contexte
• Nouvelle baisse de la superficie forestière : 7,5 millions d’ha en 1827.
• Pressions multiples : besoins en bois (construction, charbon), pâturage, cueillette, chasse, pratiques traditionnelles des communautés villageoises.(la forêt est une ressource indispensable pour les communautés villageoises)
Définition
Code forestier :
Recueil de lois adopté sous Charles X pour réglementer l’usage des forêts et renforcer le contrôle de l’État.
Objectifs et mesure
1. Augmenter la superficie forestière : Reboisement et contrôle renforcé.
2. Limiter les usages traditionnels :
• Interdiction de pâturage et de défrichement sans autorisation royale.
• Récolte réglementée des fruits forestiers (glands, etc.).
• Contrôle strict des forêts communales et domaniales.
Conséquences
• Résultats positifs : Augmentation de la superficie forestière, fondation de la législation forestière moderne.
- le Code forestier de 1827 est le fondement de la législation actuelle sur la forêt.
• Conflits d’usage : Opposition des populations rurales (accès limité aux forêts).
C)« La guerre des Demoiselles » (1829-1830).
définition termes clés et contexte:
- révolte de paysans dans l'Ariège (Pyrénées) 1829 avec l'application du Code forestier. les paysans se déguisent en femmes avec de longues chemises blanches et des peaux de mouton pour ne pas être reconnus par les gardes-forestiers, les gendarmes, les charbonniers (qui fabriquent du charbon de bois) et les grands propriétaires.
causes
- application du Code forestier restrictions au mode d'exploitation traditionnel de la forêt ariégeoise : les paysans n'ont plus accès ou de façon très limitée à leur espace-ressource indispensable
- => rupture de l'équilibre entre le svstème traditionnel agro-sylvo-pastoral pyrénéen et le nouveau système économique de proprietaires qui veulent intensifier le charbonnage (charbon de bois)pour alimenter en source d'énergie l'industrie naissante
Faits
Confiscation des troupeaux pâturant librement dans la forêt
Mouvement spontané et massif
Bilan
• 2 morts, extension de la révolte aux départements voisins.
• Allègements du Code forestier, mais tensions latentes jusqu’au XXe siècle.
1-2- Les opérations de boisement sous le Second Empire sont une politique volontaire qui répond aux besoins en bois de l'industrialisation en plein essor mais aussi aux premières préoccupations environnementales.
A) Les opérations de boisement sous le Second Empire
contexte
• Napoléon III (1852-1870) : Industrialisation en plein essor (besoins en bois pour mines, chemins de fer, urbanisation).
Définition
Action de boisement ou reforestation de la France
Plantation de forêt inexistante ou restauration de massif forestiers dégradés
Actions mises en œuvre
1. Reboisement massif :
• Landes : Création d’un grand massif forestier pour lutter contre l’érosion et produire de la résine (industrie chimique).
• Sologne : Assainissement des zones marécageuses.
• Champagne pouilleuse : Transformation des terres pauvres en forêts impériales.
2. Restauration des Terrains de Montagne (RTM) : Reboisement pour stabiliser les sols après les inondations (1860).
Bilan
• Renforcement de la couverture forestière et assainissement du territoire.
• Résistances locales (expropriations et conflits d’usage).
• Loi de 1860 renforcée sous la IIIe République avec la loi de 1882.
B) L'École nationale des Eaux et forêts dite École de Nancy, 1824.
Contexte
Fondation sous Charles X, alors que la forêt est en déclin.( Au plus bas)
Définition
L’école nationale des eaux et forêts(ENEF)
C’est une école forestière fondé à Nancy, appeler d’abord école Royal forestière créé le 26 août 1824, par ordonnance royale
Objectifs :
1. Former des professionnels compétents pour gérer les forêts domaniales.
2. Uniformiser les pratiques forestières et développer la recherche scientifique.
Bilan :
• Renommée internationale (accueil d’étudiants étrangers comme Gifford Pinchot, pionnier du mouvement conservationniste aux USA).
Transition vers la partie 2
De Colbert à la fin du XIXe siècle, la forêt est avant tout protégée pour être exploitée. L’approche anthropocentrée, motivée par des objectifs politiques et économiques, provoque tensions sociales et pressions environnementales, amorçant une évolution vers des préoccupations de préservation.
2) De la fin du XIXe à la deuxième moitié du XXe siècle – De la protection à la préservation de la forêt
2-1. Une approche biocentrée : préserver la forêt pour elle-même
A)Réserve artistique de Fontainebleau (1861)
Contexte et causes
• 2ᵉ moitié du XIXᵉ siècle : industrialisation accrue → prise de conscience des impacts environnementaux. une nouvelle vision de la forêt.
• École de Barbizon : peintres paysagistes (comme Théodore Rousseau) attirés par la beauté de la forêt de Fontainebleau, menacée par les coupes forestières. nouveau courant de peinture.
Faits
• 1852 : Théodore Rousseau alerte les autorités sur les dégradations de la forêt.
• 1861 : Création d’une “réserve artistique” (1 097 ha) dans la forêt, exemptée de coupes réglementaires pour préserver la beauté naturelle.
Bilan :
• Première mesure de préservation d’un site naturel au monde, avant même le parc de Yellowstone (1872).
• La forêt devient un espace de contemplation pour artistes et touristes.
B)Parc national de la Vanoise (1963)
Contexte :
créée dans les années 1960, période de prise de conscience écologique qui donne à la nature une valeur en soi. Elle doit être à tout prix préserver des attentes des activités humaines.
Fait :
Premier parc créée en 1963, dans le massif de la Vanoise, au milieu montagnard, comme tous les autres part au cours des années 60 à 70
Objectif :
• Limiter les activités humaines (interdiction dans la zone “cœur” du parc).
• Préserver un patrimoine naturel et culturel exceptionnel.
• Exemple récent :
• Parc national des forêts de Champagne et Bourgogne (2019) :
• Protéger des forêts anciennes (90 % du cœur du parc).
• Promouvoir un développement durable pour le territoire rural.
2-2. L’Office national des forêts (ONF, 1964) : concilier exploitation et préservation
A) La création de l’ONF (1964)
Contexte :
• Après-guerre
• Nécessité de restaurer les forêts endommagées.
• 1946 : Création du Fonds forestier national pour valoriser la forêt économiquement.
• Années 1960 : Sous De Gaulle, adoption d’une loi en 1964 pour fonder l’ONF.
Objectifs et missions de l'ONF :
• 4 missions principales :
1. Produire du bois pour l’économie.
2. Préserver la biodiversité des forêts publiques.
3. Accueillir le public dans un cadre naturel.
4. Prévenir les risques environnementaux (incendies).
• Finalité : Trouver un équilibre entre exploitation économique et protection écologique.
Critique formulées à l'encontre de l'ONF :
• Endettement et baisse des effectifs → difficulté à remplir toutes ses missions.
• Dérives économiques :
• Exploitation intensive avec des essences comme le pin Douglas (construction).
• Pratiques contestées :
• Coupes rases → destruction des écosystèmes, assèchement des sols, perte de biodiversité.
• Associations comme Vercors Vie Sauvage militent pour une gestion sans intervention (500 ha laissés en libre évolution).
• Conflits d’intérêts :
• Exploitants sylvicoles vs associations environnementales → tension entre rentabilité et préservation.
Conclusion / Transition vers la partie 3
• Logique de préservation initiée par la forêt de Fontainebleau (1861) : protection stricte pour la contemplation et l’art.
• Évolution vers des outils modernes comme les parcs nationaux (Vanoise) et l’ONF pour préserver la forêt tout en poursuivant son exploitation.
• Cependant, la coexistence entre exploitation, conservation et accueil du public reste un défi majeur, encore non résolu.
3)Aujourd’hui, conservation et préservation de la forêt : enjeux et tensions
3-1. Conservation et conflits d’usage : la forêt, un espace multifonctionnel
Les fonctions économiques, environnementales, sociales et protection contre les risques naturels entraîne des conflits d usage
Définition
Conflit d’acteur
opposition entre différents utilisateurs ou gestionnaires (exploitants sylvicoles, écologistes, chasseurs, touristes).
Conflit d’usage
lorsque plusieurs fonctions d’un espace (économique, environnementale, sociale, protection) entrent en compétition.
Les fonctions principales de la forêt :
1. Économique :
• Production de bois : bois d’œuvre (construction), bois d’industrie (papier), bois-énergie (chauffage).
• La filière forêt-bois emploie 400 000 personnes en France (plus que l’industrie automobile).
• Le bois, matériau écologique et renouvelable, est central pour remplacer les énergies fossiles.
2. Environnementale :
• Réservoirs de biodiversité : entretien des zones humides, arbres morts, zones Natura 2000.
• Collaboration entre l’ONF, les collectivités, associations locales et habitants.
3. Sociale et récréative :
• Forêts = lieux de détente (700 millions de visites annuelles).
• Aménagements : sentiers, parcours pédagogiques, installations sportives.
4. Protection contre les risques naturels :
• Stabilisation des sols (forêts littorales et montagnardes).
• Rôle contre l’érosion, les avalanches, les glissements de terrain, les crues.
Conflit d'usage
• Parc des forêts de Champagne et Bourgogne :
• Opposition des chasseurs, agriculteurs et sylviculteurs (perte estimée : 330 000 €/an).
• Associations environnementales jugent les mesures de protection insuffisantes (chasse et agriculture autorisées).
• Guyane et le parc amazonien :
• Tensions entre préservation de la biodiversité et maintien des pratiques agricoles traditionnelles (abattis-brûlis).
3-2. Préservation et enjeux climatiques : vers une gestion durable
La loi d'orientation forestière de 2001
Contexte environnemental
• Réchauffement climatique :
• Forêts françaises captent 15 % des émissions annuelles de CO₂ (1 m³ de bois stocke 1 tonne de CO₂).
• Capacité de stockage divisée par deux en 10 ans (sécheresses, incendies, parasites).
• Perte de biodiversité :
• Dégradation des écosystèmes forestiers, aggravée par les coupes rases et l’exploitation intensive.
Objectifs
appliquer les principes du développement durable :
• Protéger et valoriser le patrimoine forestier.
• Maintenir des activités économiques et touristiques (filière bois, accueil du public).
• Contexte historique : réforme du Code forestier (1827 → 1985 → 2001).
• Logique de conservation :
• Exploitation raisonnée pour des enjeux économiques et stratégiques (filière bois, sécurité des territoires).
• Logique de préservation :
• Protection biocentrée visant à réduire l’impact humain pour préserver la biodiversité.
Conclusion jalon 1
Depuis l’Ancien Régime, l’État français cherche à concilier exploitation et protection de la forêt. Aujourd’hui, la lutte contre le réchauffement climatique et la protection de la biodiversité redoublent d’importance. L’arbitrage entre conservation et préservation reste un défi crucial, au cœur de tensions entre les multiples acteurs et fonctions de cet espace essentiel.
Ouverture :
Protéger la forêt française doit s’inscrire dans une logique mondiale, pour éviter une déforestation importée et répondre aux enjeux globaux de durabilité comme le préconise le GIEC.
Jalon 2 : le rôle des individus est des sociétés dans l’évolution des milieux.« La révolution néolithique » et la « révolution industrielle ».
1) LA RÉVOLUTION NÉOLITHIQUE
Définition
« Révolution néolithique, »
• Étymologie :
• Révolution = bouleversement brusque et rapide.
• Industrie = production de biens par transformation de matières premières.
• • Étymologie :
• Néolithique = « pierre nouvelle » (neos = nouveau, lithos = pierre).
• Caractérisée par l’usage de la pierre polie.
• Signification :
• Rupture majeure dans le mode de vie humain :
• Passage de la cueillette et chasse à l’agriculture et élevage.
• « Révolution » désigne un bouleversement brusque et rapide.
1) Origine du concept et remise en question
• Origine :
• Formulé en 1920 par Vere Gordon Childe (archéologue australien).
• Pourquoi les guillemets ?
• Concept remis en question depuis la fin du XXe siècle :
• Alain Testart (Les chasseurs-cueilleurs ou l’origine des inégalités, 1982) : rejette l’opposition stricte entre chasseurs-cueilleurs et agriculteurs.
• Jean Guilaine et Jean-Claude Demoule : refusent l’idée d’une rupture rapide, préférant un processus lent et complexe.
• Les guillemets soulignent une contestation scientifique.
2) Terme préféré : la néolithisation
Définition
la néolithisation
• Définition :
• Évolution progressive sur plusieurs millénaires :
• Usage de la pierre polie.
• Développement de l’agriculture et de l’élevage.
• Apparition de la céramique.
• Mutation lente des modes de vie, en opposition à une idée de révolution rapide.
3) Chronologie
Apparition entre -12 000 et -9 000 avant notre ère (XIIᵉ au Xe millénaire).
4) Diffusion mondiale
• Apparition simultanée dans plusieurs foyers répartis sur chaque continent.
• Exemple :
• Croissant fertile (Proche-Orient) : diffusion vers l’Europe, l’Égypte et la péninsule arabique.
• Montre une tendance universelle des groupes humains vers la sédentarité.
5) Conséquences de la néolithisation
Milieu naturels
-déboisement
→nouveaux paysages(ex : mitages)
→ fin Forêt primaire en Europe
- domestication
→ plantes(ex: espèces nouvelles)
→ animaux(ex: espèces nouvelles ,hausse du nombre de maladies et de GES, réduction taille
→baisse animaux sauvages ( ex : disparition auroch )
Sociétés
-sédentarisation
→villages (ex : villes, états, empire)+ écriture
→ inégalité sociales
- santé
→ hausse natalité
→ modification corps humain (ex : mal de dos)
→ transformation alimentation (ex : plus sucrée = caries)
6)Facteurs non économiques de la néolithisation
• Selon Jacques Cauvin (Naissance des divinités, naissance de l’agriculture, 1997) :
• Facteurs psychologiques et idéologiques :
• Les groupes humains changent leur vision de la nature, passant de la soumission à une volonté de contrôle.
• Une révolution des idées précède la transformation technique :
• Apparition d’une nouvelle psychologie collective favorisant la domestication.
Conclusion
La néolithisation, processus long et progressif, remplace l’idée de « révolution néolithique » pour mieux refléter la complexité des transformations humaines, techniques et idéologiques de cette période.
2)LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE
Définition
révolution industrielle
• Étymologie :
• Révolution = bouleversement brusque et rapide.
• Industrie = production de biens par transformation de matières premières.
• Signification :
• Passage d’une société agricole et rurale (XVIIIe siècle) à un monde industrialisé et urbain.
• Insiste sur l’importance des techniques (machine à vapeur), des inventeurs (James Watt), et la rapidité apparente du processus.
1)Origine du concept et remise en question
• Origine :
• Concept introduit à la fin du XVIIIe siècle dans le contexte de la Révolution française.
• Pourquoi les guillemets ?
• Concept contesté par des historiens :
• Jean-François Jarrige (Révolutions industrielles : histoire d’un mythe, 2015) :
• Rejette l’idée d’un changement rapide des modes de production.
2)Terme préféré : Industrialisation
• Pourquoi ?
• L’industrialisation désigne une mutation lente et graduelle, non uniforme.
• Précisions :
• Coexistence des anciens modes de production (travail artisanal) avec les nouveaux.
• Rôle secondaire de la machine à vapeur pendant une longue période.
• Distinctions terminologiques :
• Première industrialisation :
• Période des mécanisations textiles et de l’usage du charbon (XVIIIe siècle).
• Deuxième industrialisation :
• Apparition de l’électricité, du pétrole et des industries chimiques et automobiles (1880).
3)Chronologie
• Apparition au Royaume-Uni, deuxième moitié du XVIIIe siècle.
4) Diffusion mondiale
• Par les flux de marchandises, d’hommes et de capitaux à l’échelle globale.
5) Conséquences de l’industrialisation sur l’environnement
- Milieux naturels
→ pollution → air (fumées charbonneuse)
→ eau ( pluies acides )
→ sol ( engrais chimiques )
→ surexploitation ressources → épuisement + dégradation
- sociétés
→ santé = maladies respiratoires ( hausse mortalité, baisse espérance de vie
6)Prise de conscience et premières mesures environnementales
• Acteurs :
• Associations de riverains.
• Sociétés naturalistes (défense de l’environnement).
• États et pouvoirs publics :
• Napoléon Ier (France).
• Parlement anglais.
• Artistes (courant romantique).
• Actions :
• Justice : plaintes des riverains (ex. affaire Holker, 1774).
• Législation :
• Décret impérial de 1810 en France (autorisation et zonage des industries polluantes).
• Lois anglaises contre les fumées, peu contraignantes.
• Art : sacralisation d’une nature idéalisée (peintures de paysages).
• Portée :
• Mesures peu efficaces :
• Lois non appliquées (industriels souvent élus locaux).
• Priorité donnée aux intérêts économiques (concurrence internationale).
Synthèse
• Anthropisation : transformation des milieux naturels par l’homme.
• Début avec la néolithisation (domestication, déboisement, etc.).
• Accélération avec l’industrialisation (urbanisation, pollution).
• Conséquences :
• Transformation irréversible des relations entre les sociétés et leur environnement.
• Développement économique souvent au détriment des milieux naturels.
• Remise en cause du terme “révolution” :
• Ce sont des mutations progressives sur le temps long.
• Néolithisation : plusieurs millénaires.
• Industrialisation : plus d’un siècle.
Néolithisation et industrialisation représentent des transitions majeures, marquant des ruptures dans l’histoire humaine, mais ces mutations restent lentes et complexes.