Distinguer l’éducation de l’enseignement.
- Le 1er objet de l’enseignement = matières à enseigner
- dénonce une dérive de l’école (USA, 60's) qui se concentre + sur l’éducation que l’enseignement.
- Si l’école oublie son rôle (transmettre des savoirs) = profs enseignent sans être spécialiste de leur matière = problème d’autorité de fait
- Ne restera que l’autorité de droit et méthodes de coercition
- Selon l’approche didactique, le maître et les élèves sont réunis pour le savoir = amène à se questionner sur les contenus à enseigner et la manière
- Chaque matière a ses propres manières d’apprentissage optimale.
- Pédagogie élabore des principes d’enseignements généraux/transversaux, valables pour toutes les matières.
Approche lyrique
- Si volonté de transmettre explicité = structure en petits éléments --> accessible à tous
Approche romantique
- Si élève dans un environnement construit = développe seul les facultés que l’on attend de lui --> compréhension du monde + connaissances
- Vrai que une certaine tranche d’âge
L’approche didactique critique ces 2 approches car isolent les facteurs influant sur la réussite/l’échec de l’enseignement :
- Réussite/l’échec mise sur la bonne/mauvaise transmission du savoir.
- Réussite/l’échec repose sur l’élève et ses capacités ainsi que sur l’enseignant qui peut mal ou bien expliquer
L’approche didactique :
- S’oppose aux approches qui isolent les facteurs.
Hypothèse :
- Savoirs à transmettre ne sont pas seulement des énoncés mais = culture.
- Ne peut pas se passer d’un moyen de transmission de savoir
- Comprendre comment on peut apprendre un savoir et quelle est la meilleure manière de l’enseigner
Didactique = fin 60's --> travaille sur la clarification de l’enseignement et de l’apprentissage.
- 1ère didactique = didactique des maths.
Conceptions = pas tout de suite conformes à celle que l’école souhaite transmettre.
Conceptions « fausses » ont plusieurs origines :
- Enseignement lui-même = véhiculer une mauvaise idée de ce que l’on veut enseigner.
- Environnement social, quotidien = mauvaise représentation à cause d’exemples vus dans la vie de tous les jours.
- Raisonnements primaires et naturels = associations d’idées fausses.
- Cette notion de conception = problème --> tenir compte dans l’éducation Il faut que
- Professeurs doivent comprendre que l’on puisse ne pas comprendre = élève pas la même culture et en tête des conceptions obstacle à la compréhension de ce qu’on lui enseigne.
- Enseigner = connaître --> légitimité
- Raisonnement naturel = proche du début de la compréhension d’une notion --> histoire permet d’identifier les conceptions naturels des élèves.
- Devoir d'étudier les élèves, identifier leurs conceptions
- Elaborer des méthodes pour déstabiliser les conceptions par la formulation de ce qu’ils ont en tête = confrontation à d'autres points de vue --> constitue les recherches en didactique et en partie la formation des enseignants.
- Pour changement des conceptions de l'élève --> déstabilisation = confronter les élèves aux limites de leur conception et les reconstruire
- Vision qui nécessite beaucoup de travail.
- Varier le vocabulaire et les façons de faire
- Enseigner = étudier pleinement une notion et mettre en place une manière d’élargir ou de changer leur conceptions
- Problèmes dut à l’enseignement et au renforcement des conceptions naturelles.
Conclusion :
- Erreurs non contingentes reposent sur les connaissances que les individus ont, qui sont valides quelque part.
- L’approche didactique de l’enseignement cherche à en comprendre les raisons et moyens de faire évoluer les conceptions des élèves
Définition
Erreur contingente
Qui peut se produire ou non, hasard, lié au circonstances
Erreur non-contigente
manifestation d’une connaissance insuffisante ou employée hors de son domaine de validité. Encrée, persistante
Savoir
Partie institutionnelle, publique du contenu à enseigner.
Conception
Système de connaissance relatif à un savoir, d’un sujet, à un moment donné de son développement. Ensemble de connaissances toutes relatives au même savoir.
Connaissance
Propre à l’individu, pas forcément conforme au savoir même si on lui a enseigné un savoir correct.
Empirique
Qui se fonde sur l'expérience, sur des faits observés et vérifiés.
- Effets de l’enseignement
- Introduction des notions
- Environnement social, quotidien
- Raisonnements naturels, primaires
- Analogie
Une prise en compte éducative essentielle, repérée depuis longtemps :
- Le professeur doit savoir ce que pense l’élève et les connaissances avec lesquels il vient à l’école car s’appuie dessus même si c’est incorrect pour le changer
Prise en compte éducative qui nécessite
- Etude de la notion --> histoire : donne des pistes et indices de la manière dont les notions se sont construites et épistémologie
- Etude in situ : identification des conceptions des élèves
- Elaboration de méthodes de déstabilisation et d’évolution
- Recherches en didactique + Formation enseignants
L’enseignement = évolution de conceptions, de déstabilisation de connaissances insuffisantes ou invalides
- Nécessite de bien comprendre le domaine concerné pour
- Les identifier
- Comprendre leurs origines

- Important de ne pas rester cloisonné dans une structure compatible avec l’élève car ne change pas ou n’enrichie pas leurs connaissances
Nature des énoncés :
- Etat ou transformation
- Relation de composition, de comparaison ou de transformation
- Forme de l’énoncé (cohérence du vocabulaire, mots inducteurs…)
Variation progressive de ces éléments permet de faire évoluer les conceptions de l’élève.
- Sont différentes mais peuvent cohabiter et s’expriment ou non suivant ce qui est invoqué
- Cohabitation de conceptions a priori contradictoires = en partie véhiculée par l’organisation des programmes
Conclusion
- Bonnes notes n’assurent pas une compréhension complète = rôle de la didactique de le constater
- Erreurs non contingentes = bonnes raisons d’apparaître
- Mettre en concurrence les conceptions avec des conceptions + scientifique = montrer les failles
Constat
- Savoirs à enseigner = pas identiques aux savoirs « savants » utilisé par les professionnels du métier
- Perturbe le monde enseignant qui pense être vecteur
- Savoirs à enseigner ne sont pas un sous-ensemble ou un résumé
- Savoirs à enseigner = choix et ordonnancement de --> correspondent aux objectifs et moyens de l’école
- Programmes, manuels « maniés » en classe par les enseignants
- Discours, leçons, cahiers…
- La sphère scolaire transforme, vulgarise
Savoir savant
- Savoir de référence puis
- Savoir à enseigner puis
- Savoir enseigné
Etapes :
- 1/ Sélection des savoirs
- 2/ Mise en forme pour enseigner
- 3/ Modification en enseignants
Caractéristiques des processus associés aux étapes de la transposition :
- Etape 1 - Isolement notionnel : savoirs isolés les uns des autres
- Etape 2 - Agencement didactique : savoirs détachés de leur contexte
- Etape 3 - Décontextualisation : savoirs détachés de leur contexte
- Etape 4 - Recontextualisation : enseignant propose une contextualisation locale, accessible aux élèves
Remarques
- Temps didactique et temps de l’apprentissage : pas toujours compatibles
- Savoir à enseigner agencé selon un processus cumulatif et séquencé
- Temps de l’apprentissage procède par réagencements, réorganisations, régressions …
Evolution des savoirs de référence
- Paradoxe de l’ « utilité » de l’école : enseigner ce que chacun sait, mais pas seulement
- Selon les besoins et volontés politiques
Variations internationales
Des notions « clandestines »
- Notions « paramathématiques » : notions outils, nommées mais non enseignés
- Notions « protomathématiques » : attributs non explicites
Dernières remarques
- Transposition didactique n’est pas évitable
- Ne pas espérer « coller » au domaine de référence
- Travailler les contenus pour qu’ils soient adapté à l’école mais on ne peut pas s’en détacher complètement
- L’autonomie permet l'enseignement mais le maillon laisse une part de dénormalisation.
- Autonomie de l’enseignement pour arriver à enseigner de façon la + possible

- Certaines caractéristiques de notre culture ne se perçoivent que par un observateur extérieur
- Ce qui parait normal ne l'est pas forcément pour l’autre.
- Ecole porte une certaine culture spécifique de la manière d’enseigner
Rapport au savoir :
- Maitre = savoir et élève = savoir faible --> Il en a conscience
- Jeu paradoxal : L’élève sait qu'il ne sait pas et le professeur aussi
- Professeur doit trouver un équilibre pour que l’élève avance de lui-même en partie
- Equilibre délicat = autonomie suffisante mais pas trop grande non plus
- Maître ne peut pas dire à l’élève ce qu’il attend de lui mais il doit faire en sorte que l’élève produise la réponse attendue
- L’élève sait que le maître connait la réponse, mais qu’il est là pour apprendre = accepte de chercher et de prendre en compte les informations que le maître lui fournit
- Comportements s’élaborent au cours de la scolarité car reproductions lorsque récompense et élimination des comportements à issus favorable.
Le contrat didactique en classe de maths porte sur 3 niveaux de comportements :
- 1/ les attitudes : comportements sociaux spécifique de l’école. Compréhension de ce qu'on attend d'eux et changement
- 2/ Contenus, savoirs : considérés comme acquis, savent qu’on ne vient plus dessus. Le rôle de l’évaluation = marquer la fin du chapitre et les connaissances acquises
- 3/ Les techniques = au début pas évident, peut poser problème à un moment donné car d'acceptation sur la méconnaissance de la technique
Remarques :
- Contrat didactique permet la viabilité du triangle
- Comportements qui sont lié pour qu’un société fonctionne --> s’apprend
- Fait évoluer les rapports que l’élève entretient avec les savoir
- Cette culture peut créer des biais négatifs --> enseignants pas assez dynamique
En classe, s’instaure des règles que les élèves intègrent, il y en a 4 :
- 1/ Problème posé à toujours une solution unique = normal car culture sociale --> même si la question n'as pas de sens, l'élève répond car autorité et demande du professeur
- 2/ Ce résultat si toutes les données sont utilisées
- 3/ Aucune autre indication n’est nécessaire --> en générale il ne manque rien
- 4/ Solution fait appel aux connaissances enseignées --> exploiter ce que l'on sait
Fonctionne dans le cadre d’un enseignement où les profs ne font pas attention à ce contrat et les enferme donc = Rupture du contrat
- Montrent aux élèves que les exercices n'ont pas de forme unique = empêche le raisonnement mécanique
- Problèmes qui ne respectent pas les 4 règles = règles de culture communes.