Trois grandes anomalies neuropathologiques caractérisent cette affection :
- L’accumulation anormale de protéines β-amyloïdes au niveau des cortex cérébraux associatifs,
- L’accumulation de protéines TAU hyperphosphorylées dans les régions temporales internes,
- La dégénérescence neurofibrillaire pouvant conduire, quand elle est massive, à une atrophie corticale.
Diagnostic :
Le diagnostic de certitude repose sur la neuropathologie en post-mortem.
Le diagnostic du vivant du patient est donc un diagnostic de probabilité.
Le tableau clinique repose principalement sur l’apparition progressive de troubles cognitifs :
- L’anomalie principale est un trouble de la consolidation en mémoire épisodique.
- La maladie évolue ensuite en présentant une atteinte plus ou moins sévère, dite syndrome aphaso-aproxo-agnosique, et des fonctions exécutives qui peuvent altérer l’autonomie du malade.
- Dans les stades plus avancés de la maladie, il peut exister des troubles du comportement avec agitation, hallucinations et d’autres signes neurologiques avec troubles de la posture et de la marche par exemple.
On retrouve également une atrophie corticale diffuse à l’imagerie cérébrale.
Les diagnostics différentiels sont éliminés par la réalisation d’un bilan biologique et dans les cas de diagnostics difficiles, on pourra rechercher une augmentation des protéines β-amyloïdes et TAU hyper-phosphorylées dans le LCR.
