Chapitre 2 : L’économie sociale comme forme de réponse au développement de l’économie capitaliste
I/ Structures et réalités du capitalisme libéral
> Un capitalisme dépouillé d’institutions salariales...
fin 18ème début 19ème : Construction du K. Les structures du Kisme se mettent en place et constitue une forme de L libre, MAIS il y a des contraintes de L si on veut obtenir les ressources nécessaires à sa survie. Le mode de régulation le + efficace est celui d’après-guerre. La 1ère forme de régulation de Kisme est le Kisme libéral dans le sens où il est dépouillé d’institutions salariales.
19ème au 20ème : Constitution des institutions salariales. Temps long de construction des institutions salariales. C’est donc le Kisme le + libéral qui s’exerce.
> …Conduisant à la précarisation des conditions d’existence
Kisme industriel et libéral qui se met en place avec l’inexistence des régulations du travail.
Conséquence : précarisation des conditions d’existence. On pourra alors observer l’exode rural et de concentration urbaine + misère sociale = précarisation des niveaux de santé.
=> développement du Kisme grâce au rapport de Villermé qui porte sur l'étude de Mulhouse ville phare de l’industrie textile cotonnière.Il reprend Penot à travers : effets énormes des conditions de santé qui fait passer d’une espérance de 25 ans à 21 ans. l’espérance de vie des enfants de dirigeants est de 42 ans, alors que fils d’ouvrier est de 17 ans = Grosse inégalité. Etudes qui vont déboucher sur une si grande indignation que de nombreuses réglementations vont être mises en place.
1841 : loi inspirée des travaux de Villermé : Interdiction du travail des enfants de moins de 8 ans. Limitation de la journée de travail à 8 heures pour les 8-12 ans et à 12 heures pour les + âgés et Interdiction du travail de nuit (9h du soir – 5h du matin) aux moins de 13 ans, et pour les plus âgés, 2 heures comptent pour 3. Réglementation du travail mais Sans inspections du travail !
1874 : Création de l’inspection du travail + interdiction du travail des enfants de moins de 12 ans.
Il y a des pouvoirs régulatoires assez faible encore à l’époque.
II/ Une autre économie pour faire face aux dégâts du capitalisme : l’associationnisme ouvrier
?Associationnisme ouvrier est un mouvement porté par les ouvriers qualifiés et les ouvriers du livre et de l’imprimerie. Ces ouvriers savent lire et écrire, ils ont une rémunération supérieure au salaire de subsistance ce qui leur permet de financer ces associations.
> Société de secours mutuel
--> premières formes d’association après l’Ancien Régime, les associations vont se reformer sur une base professionnelle mais de manière +/- clandestines suite à la loi Le Chapelier. Elles seront surtout dans les grands centre urbains industriels où les conditions de vie sont les + déplorables, elles connaissent une grande croissance pendant le 19ème siècle.
Voir les chiffres de création de sociétés qui vont exploser grâce à l'épidémie avec 565 000 membres à rapporter sur 37 Millions d’habitants donc c’est environ 9% de la population. Mais elles restent marginale dans la société mais se développe grâce au Kisme industriel.
Henri Desroches donne 3 fonctions aux sociétés de secours mutuels :
>Les associations ouvrières de production et de consommation (ancêtre des coopératives)
Le modèle français renvoie au modèle d’associationnisme ouvrier dont font aussi parti les sociétés de secours mutuels. Leur objectif est de remplir collectivement les fonctions d’entrepreneurs individuels pour ne plus dépendre d’un patron. cette idée profonde de se débarrasser du parasitisme ( du patron)
--> renvoi au courant Marxiste formé sur l’abolition de l’exploitation ouvrière. Les commerçants sont vus comme des parasites car ils prennent une marge sur les produits. Pour se dégager du parasitisme des commerçants on va créer des coopératives de consommation à vendre à prix coûtants ou à prix préférentiels pour les membres de la coopérative.
2 objectifs des associations d'ouvriers de production et consommation:
=>volonté de créer une alternative au monde Kisme.
Les contres la sortie du Kisme : l’anarcho-syndicalisme, de christianisme social, paternalisme industriel.
III/ Une multiplicité de courants politiques et de fractures idéologiques
L’économie sociale qui se met en place à l’époque n’est pas un tout homogène. Elle va de de l’anarchisme terroriste à la droite anti-républicaine. il y a une présentation sous le symbole de l’unité alors qu’en réalité il y a une extrême diversité de courants idéologiques.
> Opposition au capitalisme libéral par la pratique économique : entre socialisme utopique et catholicisme social
2 choses ont puissamment construit l’économie sociale au 19ème siècle :
En 1891 : le pape Leon XII fait une tirade assez violente contre les dégâts sociaux du Kisme, et prône la constitution d’association syndicale. 6 ans après la loi Waldeck Rousseau (loi instaurant la relégation des récidivistes), afin d’encourager certaines associations, notamment les associations catholiques pour que les individus se coalisent.
--> Le Vatican appelle les chrétiens à créer des nouveaux modes de vie mais également lutter contre le socialisme anarchiste qui est trop radical.
> Des pensées alternatives à leur mise en pratique
Industriel qui est intéressant sur certains points du socialisme utopique. C’est l’un des grands penseurs alter-capitaliste. condamne la propriété privée avec un projet de construction de communauté de vie. Un principe d’un retour à la terre avec communautés autarciques vivant en auto-suffisance et condamne la monnaie, préconise les échanges via des bons de L. On échange directement son L.
mise en œuvre de coopératives et d’une production réalisée en coopératives et en communauté avec l’organisation d’un système très familial. ex: Le Familistère de Guise la vie dans l'entreprise.
l’instauration d’ateliers sociaux sous l’égide du ministère du L, Mise en pratique du droit à l’emploi et droit aux salaires des français. Son modèle serait des ateliers sociaux qui auraient l’appui du Ministère du L pour accueillir des personnes sans emplois pour travailler, sous un modèle coopératif. Un modèle mit en œuvre mais qui sera très autoritaire, les employés seront casernés, le modèle coopératif n’est pas retenu du coup vote pour fermer les atelier nationaux car pensée socialiste qui porte atteinte au libéralisme.
Il prône 2 choses pour les membres du christianisme social, pour les moins qualifiés une coalition en syndicat, car ils ne sont pas en capacité de développer une entreprise n’ayant pas toutes les qualités requises. Et pour les + qualifiés une institution de coopératives. Il est dans une vision du Kisme pacifié + soucieuse des conditions de vie des Leurs.
pensée anarchiste qui vise à sortir du Kisme et essaie de mettre en pratique les institutions qui permette de sortir de ce modèle Kiste. Il va travailler sur la question de la monnaie et des crédits. Les crises Kistes démarrent par la finance, Il est pour la croissance avec un partage égalitaire. Il faut mette en place des structures financières a-capitaliste. ex: mise en place banque mutualiste pour favoriser l’accès au crédit pour les ouvriers qui souhaitent se constituer en coopérative.
Conclusion : diversité d’initiatives concrètes qui globalement ont échouées ou limitées. Mais on est dans la proposition d’une alternative pour sortir ou améliorer le système. Le socialisme utopique et l’anarchisme se font sortir du modèle international et le socialisme classique mettra en place des assurances sociales etc…On a un contexte politique marqué par les luttes sociales, mais ces luttes vont de pair avec les luttes démocratique, de lutte pour le suffrage universel. avec envie de lutte pour l’égalité.