Qu’est ce que le langage ?
( Différence entre le langage et la parole.)
Sommaire
* La maîtrise de la langue est la clé de la réussite scolaire c’est l' objectif majeur de l’école maternelle et primaire
* Cet apprentissage est l’un des premiers de la vie on examinera ce qu’il se construit à la naissance avant et avec les premiers mots, il faut aussi définir ce qu’on apprend exactement un répertoire de mot des règles syntaxique et l' utilisation des énoncés.
Un autre points important c’est de savoir ce qui permet d' apprendre à parler certains auteurs pensent qu’on est des sortes d' animaux pré-câblé et que le rôle de l' entourage est essentiel dans cet apprentissage
1- le langage, un domaine d’apprentissage spécifique
Cette activité spécifique à l' homme se caractérise par des acquisitions rapide dans un ordre assez précis et donc plusieurs théorie rendent compte de l’acquisition du langage
De nombreux chercheurs ont fait des expériences sur les chimpanzés mais on s‘est vite rendu compte que le chimpanzé était vite limité qu’il n’était pas capable de faire des phrases de plus de deux mots et qu’il n’était pas capable non plus de rentrer dans tout ce qui était imaginaire et donc tout ce qu’il fait abstraction.
Maîtriser le langage c’est pas seulement associer des signes ou des mots à des objets c’est aussi établir une relation avec un univers abstrait dans lequel un mot quelqu’il soit peut entretenir une relation avec un objet sans rapport entre eux. C’est aussi la capacité de produire des discours originaux pour créer pour soi ou pour autrui un monde de représentation grâce aux signes et là réside la part spécifiquement plus humaine
2. la rapidité des acquisitions
Si certains chimpanzés peuvent acquérir en plusieurs années un répertoire de quelques centaines de mots, c’est avec un véritable dressage quotidien dans lequel avec plusieurs éducateurs et des limites qui viennent d’être présentées.
La facilité de l’enfant à fixer un mot entendu une fois ne se retrouve pas chez le chimpanzés, lui a besoin de nombreux entraînements et exercices pour y parvenir.
L’apprentissage de sa langue chez l’enfant n’a pas de caractère systématique ( on imagine mal une mère donnant des leçons de langage quotidiennement à son enfant en lui demandant de répéter et qu’elle associerait aux objets présentés) les résultats d’un tel enseignement serait probablement désastreux on peut imaginer que l’enfant chercherait à développer rapidement d’autres moyens d’expressions. Mais de fait la question ne se pose pas car l’enfant est un partenaire très actif de communication avec ses congénères, cherchant dès les premières semaines à établir un contact une sorte de conversation avec les adultes reconnu comme partenaire privilégié, avec des moyens non verbaux gestes, sourires, mimiques à sa disposition puis avec des moyens vocaux comme des gazouillis, des vocalise puis des syllabes répétées approximations de mots puis des mots reconnus. Tout d’abord isolés puis rapidement combinés.
Il manifeste du coup très tôt une sorte d’appétit du langage tout comme il montre dès les premières semaines de vie un besoin de comprendre son environnement humain et physique.
On le dit les enfants quand ils sont tout petits, ce sont des éponges.
L’ enfant manifeste un intérêt inné pour le langage pour lui communiquer correspond à une motivation très forte sauf cas pathologique et donc la faciliter dans son langage lui permet d’aller beaucoup plus vite et beaucoup plus loin dans ses acquisitions. L’apprentissage de la langue maternelle prend seulement deux ou trois ans pour que l’enfant arrive à se faire comprendre verbalement. Plus deux ou trois ans encore pour posséder les bases de la langue à la fois du point de vue du lexique de la syntaxe et des principales fonctions du discours. C’est peu si on compare aux années nécessaires pour apprendre une langue étrangère dans le cadre scolaire qui sera rarement aussi bien maîtriser que la langue maternelle et même pour exercer des fonctions importantes.
Donc cet apprentissage de la langue est très rapide.
La langue est un statut multiple et complexe parce qu’elle est à la fois un objet d' apprentissage vecteurs de nombreux autres apprentissages notamment dans le domaine scolaire et professionnel support essentiel de l expression personnelle et de la communication avec nos congénères, l' application de mots ou d’expression nouvelles le changement le renouvellement des significations, la création de métaphore, de jeux de mots qui correspond à une prise de distance par rapport au langage qui semble reste le propre de l’homme
2- les acquis de la vie foetale
Pour beaucoup de personnes le langage commence dès les premiers mots c'est-à- dire vers la fin de la première année hors les mois qui précèdent sont riches d’apprentissage et de communication tout à fait essentiel dans la suite du développement langagier. Au cours de la première année les enfants apprennent à communiquer avec leur entourage, ils développent leur compréhension du monde et du langage oral et ils commencent à s'exprimer vocalement par divers sons ou séquences sonores par des approximations de mots puis par des mots proprement dit. Le répertoire va donc se développer à partir de la deuxième année lentement tout d’abord pour les 50 premiers mots puis sous forme d’explosion verbale mais avant même de venir au monde les enfants ont déjà des capacités à identifier certaines caractéristiques de la langue.
Pendant les dernier mois de la vie foetale le cerveau humain est extrêmement développé et correspond a un stock d’ environ 100 milliards de neurones corticaux, des cellules nerveuses. La création des neurones au niveau genèse commence pendant la 18eme semaine de gestation, leurs développement continue encore au cours des deux premières années et se poursuite ensuite pour certains types de neurones tout au long de la vie. Mais en parallèle l’élimination de neurone sur numéraire commence dès les premières années. Tandis que se développe un prodigieux réseau de connexions neuronales qu’on appelle les synapses.
Donc la densité synaptique c’est à dire le nombre de liaisons entre les neurones est maximal au cours de la première est de la deuxième année et de 50% supérieur que celle du cerveau adulte, se stabilise ensuite et commence par décroître au cours de la troisième année.
Le développement cognitif correspond donc à une élimination des synapses rarement ou jamais utilisé et donc à une réorganisation des liaisons neuronales une sorte d’élagage sous l’effet de l’expérience et de l’environnement. Vers 16 ans la densité synaptique atteint le niveau auquel elle se m’attendra toute la vie d’adulte avant d’autre modification sous l’effet du vieillissement.
Déjà tout bébé les systèmes neuronaux se mettent en place et c’est là qu'il faut stimuler l’enfant pour que justement il ne perdent pas des neurones qui pourrait lui être nécessaire ( tout se conditionne depuis tout bébé).
L’appareil auditif est opérationnel dès la semaine de gestation, 10 semaines plus tard le niveau d’audition du foetus est proche de celui des adultes. Le bébé est donc en mesure de percevoir non seulement les bruits physiologiques émis par le corps de sa mère mais aussi certains bruits du monde environnant. Installé dans la poche du liquide amniotique il perçoit la voix maternelle et les autres bruits environnant dans un bruit de fond constitué de respiration de battement de cœur et de la digestion de la mère. La voix maternelle est mieux perçue que les autres parce que doublement émise par voie aérienne et par voie interne.
Pour info: on s ‘est également intéressé à la mémoire des nouveaux nés pour savoir s' ils leurs restent une trace de leurs expériences prénatales. La technique utilisé est ici de la suffire non nutritive
Il s’agit d’un comportement bien maîtrisé dès la naissance et vital pour le bébé, une tétine est reliée à un ordinateur et on enregistre les mouvements de succions non spontané ce qui correspond à une ligne de base puis elle mesure les variation de rythme de succion du bébé.
Les nouveaux nés préfèrent la voix de leurs mères à la voix d’autres femmes et leurs langues maternelles a une autre langue. Ils conservent la mémoire de la musique des textes que la mère leur a lu plusieurs fois autour de la 36ème semaine de vie. Après leurs naissances ils préfèrent écouter souvent des sons déjà écouter avant plutôt qu’un nouveau son. Ils sont sensibles à l'intonation de la voix humaine et ils préfèrent une intonation habituelle lorsque la mère leurs lit une histoire normalement plutôt qu’un texte habituel et une intonation différente. Ils discriminent mieux les sons lorsque c’est la voix d’une femme supposé s ‘adresser a un jeune enfant que quand elle est censé parler a un adulte
L’équipe d’Isabelle Brunet a pu montrer que l’audition fœtale dans la langue maternelle influe aussi sur la production orale des nouveaux nés le contour mélodique de sa langue.
3- l’apprentissage de la communication pas besoin de mot pour communiquer
Dès sa naissance le bebe se trouve au contact des être humains établit un contact corporel et visuel avec lui, il lui parle, lui même crie à la naissance sauf pathologie, des l’expérience de la respiration aérienne dans les semaines suivantes la production vocale est assez limité surtout lié à ses états physiologiques ( pleurs, rots). Les premières vocalises apparaissent vers l' âge de deux mois avec les ageuh, arreuh et seulement en position coucher. Si ces deux morts paraissent pauvre au point de vue de la parole et la physiologie de l' appareil vocal ils sont plus riche au niveau de la communication, le nourrisson est vraiment très attentif aux personnes qui s' approche de lui il les regarde intensément les écoute et il suit les mouvement des lèvres, il est capable d’imiter l ouverture de la bouche et tirer la langue au début le bebe est dans le mimétisme. Cette imitation de la profusion de la langue est participe d’un ensemble de mouvement du nouveau né qui reproduit l’interlocuteur qui est face à lui on l’a appelé la danse motrice synchronique du nourrisson il s' agit de mouvement au rythme de la parole ou des livres de la personne en face et la personne en face change sa façon de parler selon les mouvements de tête et de bouche du bébé
1) agir sur autrui
Si il ne dispose pas beaucoup d’expression varier au début, il apprend très vite que ses cris et ses pleurs et réactions physiologique sont un moyen plus simple d’agir sur autrui, ils provoque généralement l'arrivée de l’adulte et d’autre choses gratifiantes
A deux mois le nourrisson a reconnu un partenaire privilégié et vocalise quand il est là. Des 4mois c ‘est plus structuré et ça ressemble à une conversation ( à tour de rôle avec des pauses)
— première acquisition de ce qu’est le tour de parole
4- le développement du langage oral
Le langage articulé, système formaté très complexe c’est développer mécaniquement chez l’humain grâce notamment a la forme coudés spécifique de son système phonatoire donc les langues extrêmement nombreuses sont toutes fondées sur un système de phonème, c’est les sons du langage dont la combinaison en syllabe en nom en verbe ou en autre mots qui permet de former des phrases. Mais chaque langue est unique car elle sélectionne et organise de façon singulière ses éléments dans le contexte socio-culturel ou elle s’inscrit.
Petit point phonologie:
Par exemple: chocolat = 6 phonèmes
Alphabet phonétique international
Les enfants doivent maîtriser et identifier la rime ( papa chocolat), ensuite il doit pouvoir identifier les syllabes et la dernière étapes c’est les phonèmes
C’est grâce à eux qu’ils vont pouvoir entrer dans le langage écrit. Si l’enfant n’a pas acquis tout ce qui est rimes, syllabes, phonèmes il n’entrera pas dans le langage écrit.
Il existe justement un alphabet phonétique international
Les caractéristiques articulatoires:
Pour parler, on a l’appareil vocal qui va constituer les mouvements de la bouche, de la langue, de la gorge, des cordes vocales, et des poumons. Pour produire au rythme de 15 à 20 son/sec coordonnés plus ou moins 100 muscles, mouvement de respiration, larynx, glotte, voile du palais, mâchoire, lèvres et la langue.
Les cordes vocales vibrent pour émettre des sons.
Donc il va exister 6 critères qui permettent de distinguer les phonèmes:
Donc si il y a une obstruction totale de l’air la consonne est dite exclusive ou occlusive, au contraire si les cordes vocales ne sont que resserrer la consonnes est dit constrictive.
Le langage va se décliner selon les registres de la prosodie, de la phonologie , de la morpho-syntaxe, de la pragmation. Le registre de la sémantique est transversal pour accéder au sens, il est nécessaire d’extraire les indices des autres registres pour pouvoir accéder au sens.
Le langage a deux versants, celui de la réception et celui de la production. D’un point de vue développement mental la production et la réception n’évolue pas de manière synchrone car elles sont tributaire de mécanismes et processus différents. L’audition est fonctionnel dès le stade fœtale mais son tractus phonatoire pour l’expression est encore immature ce qui ne lui permet pas de produire un langage articulé au départ.
Donc la compréhension arrive avant l’expression. Donc forcément l’enfant va avoir un meilleur niveau de compréhension que d’expression au départ. C’est de toute façon par la compréhension que l’enfant va enrichir son lexique et va pouvoir produire derrière.
Donc le langage dont la principale fonction est l’expression et la communication inclut la parole, l’expression gestuelle et le langage écrit. La parole représente la modalité privilégiée mais le langage écrit le remplace dans certaines circonstances. Ces trois modalités mettent en jeu les mêmes facultés langagières qui sont sur les capacités lexicales grammaticales et pragmatiques. Tous ces registres sont intégrés quand la compréhension et la production du discours permettent la communication.
L’enfant vient au monde avec des connaissances, des principes universels qui structurent le langage mais il ne peut pas développer son langage. Sur le plan réceptif, organiser les informations sensorielles, segmenter la parole qui est une langue continue en extraire les indices pertinents. Sur le plan expressif, mobiliser son tractus phonatoire et agencer les unités de parole.
Donc il ne pourrait développer son langage que si certaines conditions physiologiques sensorielles, perceptives, cognitives et affectives sont remplies et donc fait pathologique du langage consécutives à des dysfonctionnement sensoriels et cérébraux en témoigneront. Et donc si il existe des prédispositions inné pour le langage ce ne sont pas pour autant des modules encapsulés spécialisé et inscrit dans une architecture neuronale fixe. Donc la modularité est un produit et non une condition de développement du langage, ce qui veut dire qu’elle se construit a la faveur de l’expérience de l’enfant.
Le développement du langage procède par chevauchement et par recouvrement. Ainsi la prosodie peut servir de point d’appui à la syntaxe, car elle introduit dans et entre les mots, les pauses et des accentuations qui servent d’indices a la compréhension des phrases. et la défaillance d’un domaine peut produire des effets de cascade, des difficultés phonologiques primaires peuvent engendrer des difficultés de compréhension syntaxique du langage écrit, de communication et/ou de troubles psychoaffectifs.
L’enfant n’acquiert pas les outils linguistiques de façon isolée et n’en généralise pas immédiatement l’utilisation. Il construit ses connaissances linguistiques au cours d'activités langagières particulières qui constituent ses expériences et donc ses connaissances s' étendent ensuite à divers contextes et se généralisent. donc le développement du langage de l’enfant est tributaire des échanges sociaux et des rapports avec l'intégrité.
Audition, prosodie, phonologie
Les neurones corticaux se développent entre la 6e et 7e semaine de la gestation. Le système auditif du fœtus est fonctionnel dès la 25e semaine, proche de celui de l’adulte vers la 35e semaine. En état de veille, le fœtus perçoit les stimuli sonores dépassant les 60 décibels. Ces capacités auditives précoces lui permettent de traiter des sons langagiers.
Les recherches menées sur la capacité du foetus (suggèrent qu’il est sensible à la voix, la prosodie et à la phonologie. Ainsi, il fait la distinction entre biba et Babi, ce qui montre l’existence d’une imprégnation précoce, prénatale par le langage.
Le cerveau du bébé contient environ dix milliards de neurones, dont les connexions synaptiques se développent très fortement jusqu’à la 3ème année de vie. Cette plasticité et cette connectivité du cerveau permettent à l’enfant de sélectionner certains éléments, en fonction des apports de l’environnement. Donc le cerveau se modèle progressivement en progression et interaction constante avec le monde extérieur.
grâce a la prosodie de la langue parlée autour de lui, la spécificité de sa langue maternelle quand elle est accentuée par le motherese. C’est le langage enfantin », c’est une langue interactive spéciale que les mères emploient pour faciliter la communication avec leur enfant.
Ce langage particulier adressé à l’enfant par l’adulte se traduit par la modulation de la voie et de la prosodie, l’accentuation et le contour de la parole. Les bébés portent une plus grande attention a cette parole qu’il leur est destiné plutôt qu'à une parole échangée entre adultes.
Cette discrimination est fondée sur les propriétés prosodiques des langues.
En plus de la prosodie l’enfant dispose d’aptitude phonologique, il différencie les syllabes telles que ba et pa et appréhende principalement les sons de la parole de manière catégorielle.
Ils sont potentiellement sensibles aux contrastes acoustiques entre les sons et les langues. Cette attitude discriminatoire est universelle puis elle se spécialise avec la langue maternelle autour de la première année de vie. A 6 mois sous l‘effet de la langue parlée autour de lui, le bébé discrimine de moins en moins les sons qui ne font pas partie du répertoire de sa langue maternelle. Il devient très sensible aux sons spécifiques autour de lui. Le dvltp langagier va s’accompagner d’une perte de sensibilité pour les caractéristiques des langues dite étrangères; vers les 9 mois, il perd son clavier international.
C’est pour ça que plus on attend, plus c’est difficile d’apprendre une langue étrangère.
Le bilinguisme :
Les études ont prouvé que les enfants bilingues ne sont pas du tout confus.
Ils sont non seulement capables de différencier les deux langues mais aussi de savoir qui parle quelle langue C’est très important parce qu’on pense souvent qu’apprendre deux langues à la fois est source de confusion pour l’enfant. A l'école par exemple, on préfère que l’enfant s’exprime dans une seule langue car on pense que ça peut engendrer un retard. Mais s’en est jamais un au contraire il développe des compétences. Et le cerveau des enfants bilingues est entraîné à discriminer très finement les sons en général il garde cet avantage jusqu’à l’âge adulte.
À la découverte des mots :
L’enfant parvient à distinguer des mots d’un flux sonore continu que constitue la parole grâce à la prosodie comme en témoigne la sensibilité des bébés par rapport à l'intonation qui ont été négligée par la linguistique structuralisée. Des indices prosodiques propres à chaque langue permettent la segmentation. En français les frontières entre les mots sont marquées par l’allongement des dernières syllabes et les variations de fréquences et d’intensité. Et donc dès l’âge de 5 mois le bébé est sensible aux histoires racontées avec la prosodie et le motherese. A 9 mois, il est sensible aux phases ou les pauses coïncident avec les frontières comprises entre sujet et verbe. Cet enchaînement prosodique est cohérent avec l’organisation des unités syntaxiques.
Pour résumer: la prosodie va permettre à l’enfant de segmenter/ d’organiser les unités syntaxiques dans la phrase, le motherese va encore avoir son rôle la dedans à partir de 5 mois
Des indices phonémiques aident également à segmenter le flux sonore et à discriminer les sons. Grâce à ces indices phonologiques et phonémiques dans le lexique le bébé apprend à discerner la frontière entre les mots donc a 9 mois il peut identifier les formes sonores selon le contexte. A 11 mois il peut segmenter les unités lexicales et choisir les propositions dans lesquels les pauses entre les mots et vers l’âge de 12 mois la découverte du sens et de la phonologie. Donc lorsque l’enfant entend des mots biberon et Dideron de manière continue il ne les différencie pas car il privilégie l’enveloppe sémantique.
Donc l’analyse phonémique va donner place à une analyse davantage sémantique. Le développement lexical confronte l’enfant à un système de contrainte: il doit associer des séquences de syllabes à des objets en activant des représentations mentales, cette association est arbitraire. L' enfant ne peut l’acquérir que par mémorisation. Il doit apprendre à maîtriser les relations d’impulsion, les relations entre les parties, les incompatibilités lexicales, les différentes significations, ou même la prononciation sur les homophonies , et les similarités sémantiques entre les synonymes. Dans tout ça il faut encore intégrer les indices morphologiques, les genres, nombres etc, la catégorie grammaticale est ce que c’est un nom ou un verbe de chaque terme lexical.
Donc l’enfant de 18-20 mois est capable de comprendre une vingtaine de mots, on passerait environ à 500 mots à 30 mois, 1500 mots à 48 mois et environ deux milles mots à 5 ans. Et si le développement lexical s’accélère entre les 20-24 mois c’est probablement parce que l’enfant a saisi des objets des personnes, des situations, des événements et leurs propriétés qualité quantité etc. On parle d’explosion du vocabulaire.
2) le développement de la production
En parallèle, on a cette production qui va se mettre en place. Il existe toujours un décalage entre la compréhension et la production ( la compréhension vient vers 8-10 mois et la production vient en général 5 mois plus tard) même si la rapidité de la maturation motrice, qui sous-entend la production, peut varier d’un enfant à un autre. Le décalage semble impliquer qu’il existe 2 lexiques différents, ou deux voies distinctes d’accès au lexique. Il semblerait que la compréhension lexicale et la production lexicale impliquent des mécanismes cognitif et des systèmes neuronaux en partis distincts. La compréhension lexicale précoce étayer sur les indices pragmatiques et contextuels relèverait d’une activité mentale globale activant les deux hémisphères. Alors que la production des signes précoces plus analytiques sollicitera plus spécifiquement l’hémisphère gauche.
Pour parler, l'enfant doit maîtriser son appareil vocal, doit coordonner les mouvements du larynx, du voile du palais, de la mâchoire, des lèvres de la langue en synchronisant l’activité respiratoire et vocale. Comme à la naissance le bebe ne dispose pas d’un conduit vocal lui permettant ces activités, c’est seulement à 5 mois qu’il va maîtriser son activité respiratoire et son larynx comme un adulte. Puis très progressivement jusqu’à ses 6 ans il va apprendre à contrôler sa langue, son palet, l’ouverture de son larynx en même temps que sa respiration.
Le babillage :
Jusqu’à deux mois les vocales comme les pleurs et son végétatifs sont des réflexes, entre deux et quatre mois le bebe produit des sons pré-vocaliques durant jusqu'à 1400 millisecondes. Entre quatre et huit mois apparaît le babillage, c’est la première production langagière, l’enfant produit des quasi-voyelles, des pré-consonnes palatales puis des syllabes complètes et bien formées principalement au départ de type consonne + voyelle qui peuvent être répéter ou diversifier. Et enfin entre 9 et 15/18 mois apparaissent des pré-mots qui permettent de signifier de façon stable l’unité de référence. L’enfant babille dans sa langue.
Il y a quand même un ordre d’acquisition des phonèmes durant le babillage, notamment avec les consonnes cela correspond au niveau de difficulté articulaire. L’enfant maîtrisant d’abord les côtés externes des lèvres et produit en premier les consonnes labiales, la différenciation consonantiques possède ainsi selon le mode et le lieu d’articulation, la première voyelle émise par l’enfant est souvent le « a » et la consonne le « p » . Ces deux phonèmes offrent un très fort contraste acoustique et articulatoire, la voyelle « a » par une large ouverture buccale et le p a les caractéristiques articulaires inverse.
Jakobson a émis l’hypothèse aujourd’hui que c’est que dès le développement phonologique l'enfant imite les séquences syllabiques produites par les adultes en les simplifiant.
Des nouveau nés sourds eux vocalisent mais jusqu’à 5 ou 6 mois ils ne babillent pas, c’est après un an qu’ils composent un babillage composés de syllabes qu’ils peuvent voir sur les lèvres des adultes, ceux à qui on parle dans la langue des signes babillent gestuellement vers 8 mois, ils produisent des segments de gestes.
La production lexicale:
Vers 9-10 mois ou un peu plus tard, les enfants commencent à produire des séquences sonores suffisamment proches des mots et ça dans des contextes particuliers. Cette étape est vigoureusement fragile parce qu’il est difficile de comprendre la signification des premiers mots comme mama pour maman mais aussi pour manger. Donc le fait qu’ils utilisent des mots d’adulte ne veut pas dire qu’ils leur donnent la même signification.
Pour produire un mot, l’enfant doit le sélectionner dans le répertoire lexical en trouver le programme phonétique correspondant, établir les séquences articulatoires nécessaire a sa prononciation. Son répertoire lexical a été enrichi par la compréhension. Donc l’enfant produit des sons compréhensibles pour les adultes qui apparaissent entre le 11e et le 14e mois. Les enfants mettent 6 mois pour continuer un répertoire de 50 mots, ils produisent en moyenne 10 mots a treize mois, 50 mots a 17 mois, et 310 mots à 24 mois, cela varie selon les enfants jusqu’à leurs 3 ans. Entre 16 et 20 mois l’augmentation du vocabulaire est particulièrement sensible, vers la fin de la deuxième année alors que l’enfant atteint un stock de 60- 70 mots se produit la phase de l’explosion lexicale, dont sont énoncés entre 4 et 10 mots nouveaux par jour.
Désormais les mots sont codés comme les unités phonétiques porteuse d’informations non seulement sémantiques mais aussi grammaticales.
Après l’apparition des premiers mots et du rythme, le développement du lexique varie beaucoup selon les enfants et leurs environnements, on estime qu’il faut 5 ou 6 mois après le premier mots pour avoir un lexique d’environ 50 mots.