-> différence entre morale et éthique
- La morale consiste en des prescriptions catégoriques qui conditionnent la vie en société: ne pas tuer, ne pas voler, respecter ses promesses, ne pas mentir, ne pas se faire justice soi-même
=> Ex: si un réanimateur anesthésiste empoisonne un patient, sa conduite bafoue un interdit moral, personne ne peut le défendre. Il n’y a pas de discussion
=> En revanche, s’il réanime un candidat au suicide, on peut dire que sa décision comporte une dimension éthique car il a privilégié une valeur (sauver sa vie) contre une autre (respecter son choix). On peut prendre une autre décision (contingence)
-> La sensibilité est un obstacle en science mais une ressource en éthique
L’éthique est la gestion des dilemmes moraux
- 2 possibilités s’offrent à nous (ex: laisser mourir ou maintenir en vie) et aucune d’elle n’est satisfaisante. Nous devons nous mettre autour d’une table pour en discuter
- D’abord, plusieurs sentiments, émotions, intuitions vont s’exprimer
- Ensuite, on va commencer à argumenter, c’est le moment de la délibération
-> On se rendant attentif à nos émotions, nous découvrons les valeurs qui sont importantes pour nous
- émotions: compassion, crainte, respect, indignation, gêne, culpabilité, soulagement, honte, embarras, agacement
- une même émotion peut nous diviser:
-pro choice / pro life: on ressentira de la compassion pour les parents et de la compassion pour le jeune handicapé
d’autres émotions peuvent nous alerter sur d’autres valeurs, par ex: la crainte que la poursuite des TTT aggrave encore sa souffrance
- parfois les parents supplient pour ne surtout pas avoir d’enfant handicapé
- intensité émotion est révélatrice de importance que revêt pour nous une émotion
=> les émotions sont des révélateurs de nos valeurs et représente aussi une énergie affective grâce à laquelle nous arrivons à les mettre en oeuvre
=> (1) Repérer les valeurs avec lesquelles nos émotions nous mettent en relation
Les émotions nous font découvrir nos valeurs. Émotions sont des mess int qui nous rappellent l’importance que nous accordons à telle valeur, + émotion est forte et + attachement à cette valeur est important
- respect -> autonomie
- compassion -> humanité, bienfaisance, fraternité, sollicitude
- indignation -> justice
- honte -> pudeur
- crainte -> non-malfaisance
=> (2) Formaliser nos valeurs à travers des principes universels
différents principes:
respecter choix patient même si refus de soin, lui demander de consentir sans essayer de l'influencer
- Le principe de bienfaisance
accomplir en faveur du patient un bien qu'il puisse approuver comme étant son bien
- Le principe de non-malfaisance
éviter les risques de provoquer des souffrances supplémentaires au motif de les apaiser (haut degré de pertinence quand patient ics), ne pas accabler autrui d'une souffrance cruelle (ne pas humilier/épouvanter)
avoir une égale considération pour tout les patients
=> Les principes éthique sont pas principes fondamentaux comme les interdits moraux. Ce sont des principes dérivés qui ont des propriété d'être révisables: on peut faire prédominer bienfaisance sur autonomie dans certains contextes