Partielo | Créer ta fiche de révision en ligne rapidement

Sans titre

I. La Composition du Conseil Constitutionnel

  • Membres de droit :
  • Ce sont les anciens présidents de la République.
  • Ils n’ont pas systématiquement le droit de siéger (c’est bien précisé).
  • Membres nommés :
  • 9 membres, avec un mandat de 9 ans non renouvelable.
  • Répartition exacte :
  • 3 nommés par le Président de la République.
  • 3 par le Sénat.
  • 3 par l’Assemblée nationale.
  • Président du Conseil : nommé par le Président de la République, avec une voix prépondérante en cas d’égalité.
  • Critiques :
  • Absence d’exigence de compétence juridique.
  • Dépendance possible vis-à-vis des autorités les ayant nommés.
  • Problèmes de conflit d’intérêts.
  • Limite d’âge et composition discutables.
  • Le rôle du secrétariat pour faire des constats et propositions est également mentionné.

II. Compétence du Conseil Constitutionnel

  • Juge de la constitutionnalité des lois :
  • À priori (avant promulgation).
  • À posteriori (par le biais de la QPC, ajoutée en 2008).
  • Juge des élections : compétences pour les élections parlementaires et présidentielles.
  • Répartition des compétences : vérifie les limites entre le pouvoir législatif et le pouvoir réglementaire.
  • Autres fonctions : préparation des référendums ou report des élections présidentielles.

III. Les Juridictions Supranationales

  1. Juridictions mondiales :
  • CIJ : mention des différends réglés, conditions de consentement, exemples (frontières terrestres/maritimes), délais de décision (2 à 8 ans), et rôle du Conseil de Sécurité en cas de non-exécution.
  • CPI : tous les détails sont inclus :
  • Création en 2002, génocide, crimes de guerre, etc.
  • Incompétence en matière de terrorisme.
  1. Juridictions régionales :
  • CEDH :
  • Recours interétatique et individuel explicités.
  • Nécessité d’avoir épuisé les recours internes avant saisine.
  • Décisions contraignantes pour les États.
  • Exigence pour les États de modifier leurs lois nationales après condamnation.
  • CJUE :
  • Tous les types de recours (annulation, carence, manquement, responsabilité) sont détaillés.
  • La question préjudicielle est bien explicitée, avec un exemple concret (litige sur la Super Ligue européenne).

IV. Acteurs de la Justice

  • Distinction entre magistrats du siège et magistrats du parquet (gens du roi).
  • Définitions précises des rôles respectifs.
  • Éclaircissement sur l’origine historique et les différences terminologiques.


Fiche de Révision : Les Attributions des Magistrats du Parquet

A) La Diversité des Attributions

1. Attributions non pénales du parquet

  • Rôle étendu et diversifié, au-delà du domaine pénal :
  • Interventions en matière de filiation, état des personnes (état civil), et autres procédures collectives.
  • Missions de protection des personnes vulnérables (tutelle, curatelle).
  • Objectif général : Veiller à la juste application de la loi et à la préservation de l’ordre public.

2. Attributions pénales du parquet

  • Deux missions essentielles :
  • Exercice de l’action publique :
  • Le parquet agit devant les juridictions répressives pour demander l’application de la loi pénale contre les auteurs d’infractions.
  • Présence systématique du ministère public dans les procès pénaux.
  • Missions extérieures au procès pénal :
  • Mise en œuvre de la politique pénale décidée par le ministre de la Justice.
  • Rôle en amont de la saisine d’un juge, notamment en matière de prévention et de recherche des infractions :
  • Autorise les perquisitions.
  • Prolonge des gardes à vue.
  • Décide de poursuivre, de classer sans suite ou d’orienter vers des voies alternatives.
  • Direction des officiers et agents de police judiciaire.

B) Conséquences sur l’Organisation du Travail

1. Différences entre magistrats du siège et du parquet

  • Magistrats du siège :
  • Fonction de juger exige une indépendance totale.
  • Magistrats du parquet :
  • Défendent les intérêts de la nation, justifiant une organisation hiérarchisée et basée sur le principe d’indivisibilité.

2. Composition du parquet

  • Tribunaux judiciaires :
  • Dirigé par un procureur de la République, assisté de :
  • Procureurs adjoints.
  • Vice-procureurs.
  • Substituts du procureur.
  • Cours d’appel :
  • Parquet général dirigé par un procureur général, assisté de :
  • Avocats généraux.
  • Substituts généraux.
  • Cour de cassation :
  • Parquet général à la Cour de cassation dirigé par :
  • Le procureur général.
  • Les premiers avocats généraux.
  • Les avocats généraux.
  • Les avocats généraux référendaires.
  • Particularité :
  • Ne mène pas d’action publique.
  • Rôle consultatif (article L.432-1 du COJ), rendant des avis dans l’intérêt de la loi.

3. Subordination hiérarchique

  • Hiérarchisation :
  • Organisation nécessaire pour une politique pénale cohérente, adaptée aux contextes locaux :
  • Le ministre de la Justice (article 30 CPP) harmonise les fonctions du parquet à l’échelle nationale.
  • Les procureurs généraux relaient cette politique et l’adaptent au territoire.
  • Limites de la hiérarchie :
  1. Observations orales libres (article 33 CPP) :
  • Les magistrats suivent les réquisitions écrites mais développent librement leurs arguments oraux.
  1. Affaires individuelles :
  • Le ministre ne peut pas donner d’instructions dans des affaires spécifiques, seulement des directives générales.

4. Principe d’indivisibilité

  • Le ministère public est une entité unique et indivisible :
  • Un dossier peut être pris en charge par différents magistrats sans rupture.
  • Chaque magistrat représente l’ensemble du ministère public.